Avril 2010 : anecdotes

 

Un grain de sable sur la glace

Wolfsburg n'était qu'un village avant l'installation de l'usine Volkswagen dans les années trente, et la ville est donc entièrement dévouée la marque automobile. Pour le premier match des play-offs de DEL, la patinoire était donc ouverte à la pause à un Touareg, une voiture de rallye-raid équipée de pneus cloutés, pour une démonstration de conduite sur glace, une habitude depuis deux ans.

Après coup, tout le monde a nié sa responsabilité. Le pilote Timo Gottschalk a dit avoir fait exactement les figures convenues. Ce qui est sûr, c'est qu'il a totalement ruiné la glace. Wolfsburg menait alors 3-0, et les règlements de la DEL laissent 90 minutes pour rendre la patinoire praticable et reprendre le jeu. Autant dire que l'incident pouvait saboter la saison du club. Il a fallu 88 minutes pour que le responsable de la glace et ses assistants remettent la glace en ordre : à deux minutes près, la victoire était sauvée, et Wolfsburg a éliminé Düsseldorf en trois manches pour se qualifier pour la première demi-finale de son histoire. La DEL a néanmoins infligé 10 000 euros d'amende au club pour cet incident.

 

 

Les citations du mois

 

"Autour du Yunost Minsk s'est développée une situation pourrie, tout le club a été victime d'une sorte de guerre de l'information : les joueurs et les entraîneurs ont été traînés dans la boue et humiliés pour faire vendre les journaux. [...] Il n'y a pas si longtemps, même le président du Bélarus Aleksandr Lukashenko a dit que Zakharov le battait en popularité et m'a recommandé la modestie. Récemment, j'ai arrêté de donner des interviews aux médias biélorusses, mais ils continuent d'écrire sur moi chaque jour. Je me sens mal de tout de cette attention. Maintenant, à Minsk, je ne peux même pas aller dans un restaurant ou dans un lieu public."

Mikhaïl Zakharov, le "Domenech biélorusse", entraîneur champion du Bélarus avec le Yunost et sélectionneur de l'Ukraine (après un intérim pour son pays durant les JO), confie son malaise au quotidien ukrainien Komanda.

 

"En soi, l'hôtel n'est pas mauvais. C'est juste que dans la chambre il y a un lit double. Nous ne sommes pas une famille suédoise*... Mais ce sont les Pays-Bas. Peut-être qu'ici les hommes dorment ensemble dans le même lit..."

* "Svedskaïa semia", expression russe issue d'une vision fantasmée de la Suède et décrivant une communauté de trois personnes ou plus partageant le même toit et le même lit

Le capitaine de l'équipe ukrainienne Vadim Shakhraïchuk fait étalage de ses préjugés dans Komanda pendant le Mondial de division I de Tilburg.

 

 

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