Chamonix résiste aux mauvais temps

 

La période actuelle est économiquement délicate pour tous les clubs français, et le doyen d'entre eux n'est pas épargné. Certes, Chamonix est le club de Ligue Magnus - avec Nice - qui est le moins dépendant de la billetterie. Néanmoins, les Pionniers ne voudraient pas que soit cassée la dynamique positive constatée sur la fréquentation, notamment celles des loges VIP. Plus généralement, la vallée de l'Arve est le centre de production majeur du décolletage (usinage de pièces tournées), industrie de sous-traitance très dépendantes de ses clients que sont l'automobile et l'aéronautique, des secteurs frappés de plein fouet par les conséquences du Covid-19. Le tourisme, l'autre ressource économique majeure locale, est également impacté. Comme partout ailleurs, Chamonix est dans l'expectative, mais heureusement, l'examen des comptes par la CNSCG s'est bien passé depuis deux ans.

Sabol sera-t-il laissé moins seul ?

Les deux dernières saisons ont aussi été satisfaisantes sur le plan sportif, puisque la qualification en play-offs a été atteinte. Aucun match n'y a été gagné, car la huitième place oblige toujours à affronter un "ogre" en quart de finale. La principale marge de progression est connue : les Pionniers ont été l'avant-dernière défense du championnat, ne laissant derrière eux qu'une équipe de Briançon en grande difficulté. Pour sa seconde saison au club, l'entraîneur finlandais Timo Saarikoski devra donc avoir comme priorité de renforcer la mise en place de ses systèmes défensifs, maintenant que ses joueurs les connaissent mieux.

Si Chamonix encaisse autant de buts, ce n'est vraiment pas la faute de Richard Sabol. Le gardien slovaque - systématiquement élu joueur de la saison par le public depuis son arrivée - a dépassé pour la première fois les 91% d'arrêts, des statistiques très dignes dans le contexte. Elles ont d'ailleurs toujours été bien meilleures que celles de ses partenaires successifs. Il aura une quatrième doublure différente en quatre ans, et peut-être que celle-ci sera cette fois là pour durer. Après avoir dû engager un gardien étranger (Isokangas) faute de s'être entendu avec Lucas Mugnier, le CHC a de nouveau recruté un jeune portier français, Clément Ginier. Ancien international junior de roller-hockey, le Lyonnais a épaté depuis deux ans en D2 avec Roanne, et sa performance pour éliminer le favori Morzine a marqué les esprits en Haute-Savoie. Ses premiers pas à haut niveau en Ligue Magnus seront donc scrutés d'un śil très intéressé.

L'objectif doit être que Sabol ne finisse pas encore premier de la ligue au nombre de tirs arrêtés. Une statistique peu glorieuse... pour ses coéquipiers. La défense a grandement manqué toute la saison dernière d'un vrai meneur capable de la stabiliser par son expérience. La tâche de protéger la cage est certes partagée entre les cinq hommes sur la glace, mais les lignes arrières de Chamonix ont souvent suscité un certain scepticisme tant le niveau individuel et/ou l'expérience du haut niveau paraissaient faibles pour la Ligue Magnus. Une impression qui n'est pas totalement dissipée...

Dans le nouveau casting, Samuli Rahikainen doit être le principal défenseur offensif. C'était le coéquipier des frères Ville au RoKi Rovaniemi, un club entraîné par ex-Morzinois Santeri Immonen. Il a un profil assez semblable à son ancien coach : technique, relanceur, avec un petit gabarit. Sauf qu'Immonen avait une expérience notoire en élite finlandaise, alors que Rahikainen a passé trois ans en Mestis et jouait auparavant un cran plus bas en troisième division finlandaise. Ce n'est pas un vécu de haut niveau pour s'imposer aussi naturellement comme un cadre de métier.

On peut en revanche ranger dans la catégorie des certitudes Numa Besson. Il reste sur sa saison la plus accomplie à 33 ans avec une fiche de 22 points et un impact très nettement positif dans une défense pourtant en difficulté (+9). Colin Sullivan a quant à lui remplacé Sabol comme le joueur pour qui le vécu de terrain s'éloigne le plus du bilan des éplucheurs de statistiques, basiques comme avancées : son impact chiffré est très négatif, mais à Chamonix, l'ancien défenseur d'ECHL est adopté, nanti l'an passé d'un "A" d'assistant-capitaine et considéré primordial dans son enclave par son impact physique.

Pour renforcer cette robustesses nécessaire au combat défensif, les Pionniers ont cessé d'explorer des championnats à la jauge incertaine et se sont tournés vers la division 1 et Tours. Gašper Sušanj est un choix sûr parce qu'il a déjà passé six ans en Ligue Magnus avec Épinal, jusqu'à la liquidation des Gamyo. Le Slovène peut donc être considéré comme un homme fidèle et loyal, une qualité qui sera appréciée au pied du Mont-Blanc. Il est d'ailleurs annoncé avec le numéro 88 et représentera donc un peu les Vosges au sein de la Magnus ! Défenseur physique qui a su se discipliner et éviter les pénalités au fil des ans, Sušanj n'est pas le plus rapide sur les patins mais il possède un lancer puissant qui peut être un atout quand le jeu est installé. Il arrive de Tours en même temps que Camil Durand, gabarit similaire qui prolonge la tradition de son père Éric, triple vice-champion de France avec les Huskies de Chamonix de 1992 et 1994, ainsi que de son oncle Thierry qui jouait pour sa part en attaque à la même époque.

La défense est bâtie de manière équilibrée avec 3 joueurs qui tirent de la gauche et 3 de la droite, en sachant que les droitiers sont purement défensifs (Durand et Sullivan)... sauf Clément Mermoux. Celui-ci ne cachait pas son ambition de "faire partie des défenseurs importants pour l'équipe, avec un véritable rôle, performer et prouver qu'on peut compter sur [lui] dans tous les systèmes de jeu, et notamment sur le powerplay." Il a déjà inscrit 7 points à 5 contre 5, et connaissant la qualité de son lancer de la bleue, il mériterait ce temps de jeu espéré en avantage numérique. Le septième défenseur Valentin Coffy est lui aussi droitier. Le Morzinois ne sera pas là pour faire banquette : grâce à la réduction des feuilles de match à 18 joueurs, soit il sera dans les six titulaires (pour remplacer un blessé voire supplanter Durand) soit il retournera le week-end dans son club d'origine pour jouer en D2.

Risque russe mais meilleure répartition ?

L'attaque chamoniarde est restée performante l'an passé, mais avec des écarts de performance peut-être un peu trop grands entre les lignes. Or, les deux ailiers finlandais qui avait porté l'offensive - le buteur Samuel Salonen (qui avait remplacé Kivimäki blessé en début de saison) et le passeur Joonas Sammalmaa - sont partis. Leur remplacement s'annonçait donc compliqué. Chamonix s'est orienté vers une source nouvelle, la VHL, la deuxième ligue russe et antichambre de la KHL. Avec le plafond salarial dans cette ligue et quelques clubs en moins (Admiral et plusieurs équipes de VHL), plus les incertitudes sur la reprise des ligues nord-américaines, plusieurs joueurs ont en effet toqué à la porte du marché européen. Sur le papier, les profils conviennent : Evan Jasper est efficace dans le dernier geste (21 buts dans sa saison ECHL ou encore 19 buts en VHL) alors qu'Andrei Rychagov est un bon passeur. De quoi espérer un nouveau duo prolifique après le tandem Higby-D'Arrisso puis la doublette finlandaise.

Encore faut-il pour cela que l'adaptation fonctionne. Evan Jasper présente les meilleures garanties : le Canadien a été nommé capitaine à sa dernière année junior et à sa dernière année universitaire (dans les deux cas aux côtés de son ami d'enfance Justin Danforth, le meilleur joueur de la dernière Liiga finlandaise qui était son assistant-capitaine), il a toujours utilisé sa vitesse dans les deux sens de la glace et n'est pas effrayé par le jeu physique (il a aussi pratiqué le rugby dans sa jeunesse), et il s'est déjà adapté à des environnements bien plus exotiques que Chamonix, jusqu'à une équipe chinoise de VHL. On ne peut pas tout à fait en dire autant de Rychagov qui, hormis quelques semaines en Suède, connaîtra sa première expérience à l'étranger... à 37 ans. Certains ont connu des déboires avec des joueurs russes de cet âge, à cause d'organismes usés et/ou de problèmes extrasportifs, et un tel recrutement est toujours considéré comme un pari risqué.

S'il faut savoir prendre des risques pour réussir, le CHC s'est limité à ce pari et est resté en terrain de connaissance pour le reste de son recrutement offensif. Malo Ville a réussi son retour de convalescence et s'est imposé comme le centre numéro 1 entre les deux Finlandais. Il a obtenu un essai cet été avec un club d'Extraliga tchèque - Ceské Budejovice - mais cet essai n'a duré que cinq jours avant que l'équipe ne soit mise à l'isolement pour cause de cas positifs de Covid-19. Au sortir de la quarantaine, le club s'est séparé de quatre joueurs à l'essai car il devait déjà réduire son effectif pour suivre son tableau de marche. Les joueurs spécifiquement engagés pour amener de la concurrence n'ont donc pas eu le temps ni l'occasion de prouver leur valeur à l'entraîneur Václav Prospal, sachant que Malo Ville partait de plus loin puisque les trois autres dont l'essai a avorté avaient déjà une expérience de l'Extraliga. Ce sera pour une autre fois mais ce premier contact avec le haut niveau est toujours positif.

Le deuxième centre Mathieu Briand est en revanche bel et bien parti à l'étranger, certes pas au même niveau puisqu'il s'agit d'une division déjà connue de Malo Ville, la Mestis. Le géant Briand cherchait à franchir un palier supplémentaire après une bonne saison, et comme il n'a pas éveillé un intérêt soutenu des grands clubs français, il a utilisé les contacts d'un autre hockeyeur saint-pierrais - Valentin Claireaux - pour signer en Finlande. Ses deux ailiers de la saison dernière sont toujours présents : Benjamin Lagarde se distingue par sa vitesse, qui lui permet de se procurer souvent des échappées, mais aussi de savoir les convertir efficacement. Arrivé en octobre à la faveur d'un échange avec Nice contre Hrehorcak, Fabien Kazarine a obtenu à Chamonix le rôle de top-6 qu'il cherchait pour se mettre en évidence, et pour décrocher la sélection qu'il espérait en équipe de France.

Les contrats de Malo Ville et Fabien Kazarine ont été les derniers annoncés fin août pour clore le recrutement. Le CHC n'était pas en détresse pour finaliser ces signatures car il pouvait toujours recruter un étranger en cas d'échec. Il avait gardé une place en réserve du fait de la retraite du fidèle Henric Andersen après cinq ans au club : le Suédois poursuit son rêve d'enfant - mais pas le métier le plus porteur du moment en intégrant une école de pilotes de ligne dans son pays. Il y a donc toujours un poste de non-JFL qui n'est pas utilisé, ce qui laisse une marge de manśuvre en cas de pépin.

Une situation permise par le retour rapidement négocié de figures très appréciées à Chamonix, Clément Masson et Vincent Kara, qui ont tous déclaré revenir dans leur "club de cśur" alors que leur rôle risquait d'être plus limité dans des grosses écuries. Champion de France 2019 avec Grenoble, Kara revient dans sa ville d'origine. Il s'agit d'une patrie d'adoption et d'un choix familial pour Masson - formé à Viry - qui a signé pour deux ans avec une promesse de future reconversion au sein du club. Clément Masson remplace donc en quelque sorte au centre Mathieu Briand, et on peut difficilement envisager des gabarits plus différents puisque 30 centimètres les séparent. Quant à Kara, il devrait retrouver à ses côtés l'habile Matthias Terrier dans un duo complémentaire qui a fait ses preuves y compris à l'autre bout de la France (ils ont aussi été compagnons de ligne à Bordeaux).

Il y aura toujours un Suédois dans l'attaque chamoniarde, Lukas Hilding : cet ailier droit a signé parce qu'il a participé depuis deux ans au camp d'été de Christophe Ville. Sans cela, il n'aurait pas trouvé de club dans un championnat du niveau de la Ligue Magnus car ses références sont bien inférieures à celles d'un Johan Eriksson (arrivé en novembre dernier pour remplacer Scott Jacklin qui n'avait pas retrouvé son niveau à son retour de blessure) ou même d'un Henric Andersen. Mais ses 40 buts inscrits sur ses deux dernières saisons, même si ce n'est qu'en division 2 suédoise (quatrième niveau), dénotent des capacités qui pourraient servir à donner plus de secondary scoring à Chamonix et à soulager le premier trio.

Pour que l'équilibre offensif fonctionne parfaitement, il faudra aussi que la quatrième ligne construite autour de l'explosif Loïc Coulaud soit plus performante. C'est particulièrement vrai de Maxence Leroux qui avait très mal démarré avec une fiche négative sur chacune de ses huit premières rencontres mais qui s'était plutôt amélioré au fil du temps.

Le fond du banc de Chamonix ne présente pas que des joueurs destinés aux sacrifices défensifs. Deux internationaux juniors peuvent se révéler. Enzo Baravaglio a du talent et en a déjà fait la démonstration sur un temps de jeu limité. Samuel Guer a fini la saison sur la deuxième ligne de Mont-Blanc et a planté 3 buts en quarts de finale de division 1. Enfin, Lauric Convert constitue une sorte de couteau suisse : après une formation d'attaquant, il a joué les Mondiaux U20 dans un rôle de défenseur reconverti puis a été recruté en tant qu'arrière par Lyon... avant de passer la saison dans l'attaque de Mulhouse après l'exclusion des Lions. Entre la polyvalence de Convert et le réservoir du HC74, les Pionniers auront sûrement toujours de quoi aligner un effectif complet. Certains concurrents à la relève plus limitée et à la masse salariale contrainte peuvent les observer avec envie sur ce point.

Le CHC n'est donc pas le plus mal loti au moment de commencer la saison de son 110e anniversaire. Cette histoire si riche fera bientôt l'objet d'un beau livre d'exception... mais on aura l'occasion de vous en reparler.

Marc Branchu (photos d'Anthony Mangeard et Philippe Crouzet)

 

PS : Sami Tavernier, hockeyeur franco-finlandais formé à Morzine-Avoriaz puis en Finlande où il a été international junior, débutera la saison avec Chamonix. Il ne sait en effet pas quand reprendra la saison en AHL, ligue oů il n'a pu jouer qu'un match à la fin de sa saison universitaire avant que toutes les activités ne soient arrêtées par la pandémie. C'est un renfort certes peut-être temporaire, mais un renfort de luxe pour Chamonix...

 

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2019/20   MJ   Min   Moy.    %
 1 GINIER Clément        07/10/1998  185  82  Lyon              Roanne      FRA-3   21  1282   3,42
36 SABOL Richard         31/01/1994  180  80        (Slovaque)  Chamonix    FRA-1   41  2445   3,48  91,2%

Défenseurs

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2019/20   MJ   B   A Pts   +/-   Pén
 5 SULLIVAN Colin        26/03/1993  185  93       (Américain)  Chamonix    FRA-1   38   1   0   1   -9    44'
26 RAHIKAINEN Samuli     27/12/1993  175  76      (Finlandais)  RoKi        FIN-2   39   9  19  28   +6    36'
32 BESSON Numa           06/08/1987  183  82  Megève            Chamonix    FRA-1   44   4  18  22   +9    38'
46 DURAND Camil          05/01/1996  186  90  Chamonix          Tours       FRA-2   29   0   2   2   -3    38'
54 COFFY Valentin        09/10/2000  179  63  Morzine           Morzine     FRA-3   16   4   4   8         16'
88 SUSANJ Gasper         30/06/1988  186  91         (Slovène)  Tours       FRA-2   29   3  12  15   +11   18'
94 MERMOUX Clément       08/03/1999  185  72  St-Gervais        Chamonix    FRA-1   41   2   5   7    0    10'

Attaquants

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2019/20   MJ   B   A Pts   +/-   Pén
 3 MASSON Clément        03/05/1986  167  67  Viry              Angers      FRA-1   44  11  22  33   +20   24'
10 BARAVAGLIO Enzo       24/03/2001  183  70  Lyon              Chamonix    FRA-1   32   1   1   2   +1    39'
                                                                Mont-Blanc  FRA-2    5   1   1   2   +3    10'
14 JASPER Evan           29/01/1992  178  86        (Canadien)  ORG Pékin   RUS-2   52  19   8  27   -1    28'
15 CONVERT Lauric        26/02/1999  176  71  Grenoble          Mulhouse    FRA-1   28   1   1   2   -1     8'
                                                                Colmar      FRA-3    9   3   2   5         22'
16 GUER Samuel           06/05/2001  181  75  Megève            Mont-Blanc  FRA-2   25   5   3   8   -6     2'
17 KARA Vincent          09/07/1992  180  86  Chamonix          Grenoble    FRA-1   44   7  15  22   +13   24'
19 KAZARINE Fabien       21/07/1995  179  81  Compiègne         Nice/Cham.  FRA-1   41  13  18  31   +4    34'
21 VILLE Malo            03/06/1995  180  84  Chamonix          Chamonix    FRA-1   43   8  27  35   +3    50'
27 LAGARDE Benjamin      24/05/1993  176  80        (Canadien)  Chamonix    FRA-1   42  16  26  42   +5    38'
28 RYCHAGOV Andrei       25/08/1992  181  92           (Russe)  DSP/Rubin   RUS-2   36   7  20  23   +21   35'
37 HILDING Lukas         27/09/1996  189  95         (Suédois)  Nacka HK    SUE-4   27  24   9  33         16'
72 COULAUD Loïc          25/05/1997  174  74  Gap               Chamonix    FRA-1   40   4   4   8   -11   48'
77 LEROUX Maxence        09/12/1998  173  66  Dammarie          Chamonix    FRA-1   44   1   3   4   -18   12'
91 TERRIER Matthias      05/08/1991  178  70  Chamonix          Chamonix    FRA-1   38   7  12  19   -6    75'
   TAVERNIER Sami        25/04/1997  182  79  Morzine           Merrimack   NCAA    34   6  15  21   -12   43'
                                                                Syracuse     AHL     1   0   0   0   -1     0'

Entraîneur : Timo Saarikoski (FIN, 51 ans).

Partis : Severi Isokangas (G, 3MJ à 87,9%, Virkiä Lapua, FIN-4), Fredrik Widén (D, 2+15, Lindau, ALL-3), David Sätmark (D, 1+6), Jérémie Penz (D, 2+3, Cergy), Santeri Saari (D, 1+2), Samuel Salonen (A, 26+15, Sparta Sarpsborg, NOR-1), Joonas Sammalmaa (A, 12+29, Cergy), Mathieu Briand (A, 14+22, Hokki Kajaani, FIN-2), Johan Eriksson (A, 10+8, Strömsbro, SUE-3), Henric Andersén (A, 6+7, arrêt), Joona Tolvanen (A, 3+7), Adrien Glévéau (A, 1+3), Scott Jacklin (A, 0+3).

 

Revoir la présentation 2019/20

 

Retour à la Ligue Magnus 2020/21