Rouen - Amiens (22 décembre 2007)

 

Match comptant pour la seizième journée de la ligue Magnus.

La dinde n'était pas cuite ou le quart d'heure am...iénois !

La mise en bouche du banquet annoncé fut pourtant bon pour les Dragons, avec un sérieux 2-0 acquis en 35 secondes pendant les dixième et onzième minutes de jeu du premier tiers-temps. Marc-André Thinel, en maître d'hôtel avisé, avait bien mis et remis le couvert en jeu de puissance. D'une lucarne chirurgicale au premier poteau (1-0 à 9'31) puis placé à la pointe d'un lancer du poignet (2-0 à 10'06). Landry Macrez avait beau très bien s'employer en fin de tiers pour gâcher la seconde tournée des plats normands, dans la période suivante Carl Mallette enfilait les buts comme s'il s'agissait de placer des boules afin de décorer un triste sapin de Noël picard. Une jaune dans la lucarne envoyée de l'enclave lors du cinquième power-play rouennais (3-0 à 28'40), une noire à ras la glace en infériorité (4-0 à 31'44) et une scintillante déviation d'un lancer de Jarkko Glad entre des jambières ne ralentissant pas complètement la rondelle (5-1 à 34'54). Pour Amiens, quelques secondes auparavant, Mickaël Bardet avait joué au père Noël, à un homme de plus, en offrant un cadeau à ses partenaires. Au second poteau, l'ailier reprenait adroitement une belle passe de Stevens passant devant le but (4-1 à 34'40).

Bref la soirée bien entamée s'annonçait belle. Après le trou normand créé par capitaine Mallette, nous pouvions passer au plat de résistance traditionnel : à la dinde et ses marrons. Les marrons sont arrivés avant le volatile. Anthony Mortas et Benoît Quessandier se les échangèrent à la fin du deuxième tiers (36'38).

Au tout début de la dernière période, le plat était de plus en plus appétissant après la première bouchée de Julien Desrosiers. L'international français (sic) reprit de près un rebond de Carl Mallette pendant une attaque à cinq (6-1 à 42'54). Appâté, les Dragons oublient qu'Amiens ne peut que faisander le plat pour échapper au festin. Alors, sûrs de leur avance, de leur supériorité technique et excédés par l'entreprise belliqueuse picarde et par plusieurs laxismes du siffleur zébré, la moutarde est montée un peu trop vite aux nez de plusieurs Dragons dès lors réprimandés. Moins d'une minute plus tard, la dinde se rebiffe et invite la foule au quart d'heure am...iénois.

Vincent Bachet se ressaisit après ses deux prisons et une "fameuse" entrée de zone atmosphérique. En bon capitaine, il indique clairement, d'un lancer de loin dans le haut des filets de Ramon Sopko, que la platée en cours servie par les Dragons n'est pas à son goût. Le gueuleton n'est pas terminé, la volaille noire et rouge n'est pas cuite, et elle ne se laissera pas manger toute crue non plus ! Sur leur lancée, les visiteurs en jeu de puissance se rapprochent doucement. Ils réduisent l'addition par l'intermédiaire du junior Grégory Beron (6-3 à 44'41). Mais l'arbitre continue d'éloigner les joueurs d'Alain Vogin de la table des réjouissances. Du coup les joueurs de Denis Perez en profitent et se ruent sur le buffet. En double avantage numérique, c'est encore un but du junior Beron qui est accordé (6-4 à 51'26). Alain Vogin réclame son temps mort pour réduire la cuisson de ses hôtes. Malgré tout, les Gothiques se lancent dans une course-poursuite alléchante et se reprennent à espérer le partage de la note. Surtout que Pavel Kowalczyk ajoute un peu d'épice aux victuailles. À une minute trente-cinq de la fin du match, sur une nouvelle supériorité numérique, l'arrière tchèque ramène son équipe à un but des locaux d'un tir de loin (6-5 à 58'25).

En bon chef "cuistot", Denis Perez demande aussitôt un temps mort afin de servir le dessert aux Rouennais, et de remplacer son gardien par un attaquant supplémentaire dès que l'occasion s'en présentera. Mais la cerise sur le gâteau, c'est finalement Julien Desrosiers qui la posera dans la cage vide des Gothiques pour offrir de la part des Dragons un bon réveillon de Noël à leurs partisans !

Compte-rendu signé Thierry Frechon

 

 

Rouen - Amiens 7-5 (2-0, 3-1, 2-4)

Samedi 22 décembre 2007 à 20h00 au centre sportif Guy Boissière. 2663 spectateurs.

Arbitrage de Didier Bocquet assisté d'Éric Bouguin et Thibaud Juret.

Pénalités : Rouen 42' (4', 16+10', 12'), Amiens 32' (8', 6', 8+10').

Évolution du score :

1-0 à 09'31" : Thinel assisté de Liwing et Bouchard (double sup. num.)

2-0 à 10'06" : Thinel assisté de Liwing et Doucet (sup. num.)

3-0 à 28'40" : Mallette assisté de Desrosiers et Glad (sup. num.)

4-0 à 31'44" : Mallette assisté de Glad et Desrosiers (inf. num.)

4-1 à 34'40" : Bardet assisté de Stevens et Mortas (sup. num.)

5-1 à 34'54" : Mallette assisté de Glad

6-1 à 42'54" : Desrosiers assisté de Mallette (sup. num.)

6-2 à 43'51" : Bachet assisté de Mortas et Beron (sup. num.)

6-3 à 44'41" : Beron assisté de Bachet (sup. num)

6-4 à 51'26" : Beron assisté de Bachet et Sadoun (double sup. num.)

6-5 à 58'25" : Kowalczyk assisté de Sadoun et Macrez (sup. num)

7-5 à 59'42" : Desrosiers assisté de Glad et Houde (cage vide)

 

Rouen

Gardien : Ramon Sopko

Défenseurs : Ladislav Benysek - Jonas Liwing ; Petri Virolainen - Jarkko Glad ; Daniel Carlsson - Benoît Quessandier [puis Cédric Custosse de 47'02 à 50'38].

Attaquants : Olivier Bouchard - Éric Doucet - Marc-André Thinel ; Éric Houde - Carl Mallette (c) - Julien Desrosiers ; Lionel Tarantino - Édouard Dufournet - Tristan Lemoine.

Remplaçants : Ronan Quemener (G), Jérémie Romand, Alexandre Sucré.

Amiens

Gardien : Landry Macrez [sorti de sa cage de 58'45" à 59'42"].

Défenseurs : Vincent Bachet (c) - Thomas Roussel ; Julian Marcos - Pavel Kowalczyk ; Mathieu Jestin - Benjamin Dieude-Fauvel [puis Alexis Birolini de 47'26" à 54'41"].

Attaquants : Rod Stevens - Anthony Mortas - Elie Marcos [puis Beron à 40'00"] ; Loïc Sadoun - Laurent Gras - Mickaël Bardet ; Pierre-Charles Hordelalay puis Simon Petit - Brian Henderson - Grégory Beron [puis E. Marcos à 40'00"].

Remplaçants : Henri-Corentin Buysse (G), Mans Papaux, Lionel Wiotte. Absents : Thomas-Jason Guidarelli (transféré définitivement à Olten), Fabien Leroy.

 

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