Chaque chose en son temps
Article de La Nouvelle République (2 février 2002).
Tous deux qualifiés pour les quarts de finale de la coupe de France, Dijon et Tours se retrouvent, ce soir, pour le compte de la 18e journée de championnat.
Surtout ne pas s'enflammer. La Coupe de France est une chose, le championnat une autre. Depuis que ses hommes ont décroché leur ticket pour les quarts de finale contre Anglet (élite), Bob Millette trouve qu'ils mélangent un peu les priorités. "C'est bien beau d'être enthousiaste, mais à force d'entendre tout le temps parler d'Angers, j'ai peur qu'on en oublie le match de Dijon, explique-t-il. On n'en a pas encore parlé ensemble, mais ce soir, je vais mettre les points sur les 'i' à l'entraînement".
Il faut dire que la rencontre d'aujourd'hui revêt une certaine importance. Car une victoire permettrait à l'ASGT de revenir à un tout petit point seulement de la deuxième place, avant d'entamer un calendrier beaucoup moins chargé que celui du mois de janvier. Tandis qu'une défaite condamnerait les Dijonnais à se battre pour rester parmi les trois premiers face à Nantes et Villard.
A l'aller, Tours s'était imposé 2-1 dans sa patinoire. "On connaît bien les forces de cette équipe, continue Bob Millette. Et on peut s'attendre à ce qu'elle joue de la même manière que chez nous, d'autant que leur glace est identique à la nôtre. On va donc utiliser notre vitesse pour mettre beaucoup de trafic devant les buts de Neckar, parce que c'est lui l'homme, là-bas." Les Tourangeaux, qui joueront au grand complet, pourront compter sur les retours de Goldman et Lefrançois, suspendus mardi dernier, pour faire pression sur l'ancien gardien mulhousien.
Bousculés depuis la reprise du championnat avec trois défaites contre Besançon, Strasbourg et Epinal, les Ducs de Dijon restent sur une très belle performance face à Amiens, en Coupe de France (4-3). Et, du coup, ils ont réussi à effacer les doutes qui commençaient à peser sur leurs épaules. La venue de Tours est pour eux l'occasion de se relancer un tout petit peu. A noter, coté effectif dijonnais, l'absence de Groleau (fracture du radius contre Amiens) et le retour de Teckel (entorse du genou).