Novembre-décembre 2017 : anecdotes

 

Le jeu de stratégie préféré des hockeyeurs

Quel était le jeu préféré d'un des plus grands passeurs de l'histoire du hockey sur glace, qui y a peut-être tiré sa vision du jeu et son sens stratégique ? Le vénérable jeu de société Risk ! Joe Thornton y voue en effet une passion depuis son enfance. Quand il partageait un appartement en Suisse avec son compère Rick Nash lors de leur saison à Davos (2004/05), les deux hommes y jouaient trois fois par semaine, et laissaient souvent le plateau de jeu intact pour y jouer le lendemain lors de parties interminables. Thornton a ensuite découvert la version en ligne (qui offre des parties plus brèves), a installé l'application et y joue contre des joueurs du monde entier. Il y a initié certains coéquipiers de San José.

Le même phénomène s'était produit chez les Capitals de Washington. Eric Fehr et John Carlson y avaient initié Jay Beagle, un joueur d'une autre génération qui n'avait jamais connu le jeu de plateau, mais qui s'est révélé imbattable. Selon l'article publié par le magazine sportif américain de référence Sports Illustrated, qui révèle cette passion inattendue, Beagle, dont la patience et le sang-froid font merveille à ce jeu, a déclaré : "Je suis vraiment bon à conquérir le monde. C'est un don."

Ras la casquette

C'est systématique en NHL : un coup du chapeau durant un match a pour incidence une pluie de casquettes sur la glace. Cette pratique est toutefois moins suivie en Europe. Et elle peut même coûter cher lorsqu'elle se télescope avec la législation en vigueur.

En Suède à Västervik, un supporteur de Troja/Ljungby l'a appris à ses dépens, jetant sa casquette après avoir constaté deux hat-tricks, ceux de Tor Immo et Jonathan Johnsson. Un geste qui n'a pas échappé à la police. "Il est strictement interdit de jeter quoi que ce soit sur l'aire de jeu, et cela a été assimilé à un trouble de l'ordre" a rappelé Tobias Halldén, représentant de la police à Kalmar. Le club de Troja/Ljungby a défendu son supporteur en qualifiant ce rappel à l'ordre de "ridicule".

 

Les citations du mois

"C'est comme s'il n'était jamais parti."

Will Acton, capitaine de Schwenningen, à propos du retour au club de l'international français Damien Fleury, 16 mois après son départ-surprise en KHL.


"Nous détestons tous ce jeu. Quand un club parle de blessure du haut du corps, vous (les journalistes) téléphonez au médecin et vous découvrez ce qu'a le joueur. Alors, pourquoi ne pas dire tout de suite de quelle blessure il s'agit. Nous rendrions votre travail plus facile. Les joueurs ne rentrent pas sur la glace en se disant : hé, celui-là s'est cassé le petit doigt, on va frapper dessus. Personne ne pense ainsi."

Ken Hitchcock, entraîneur des Stars de Dallas, se prononce franchement contre l'hypocrisie des blessures du "haut du corps" et du "bas de corps", termes de plus en plus fréquemment employés dans le hockey.

 

Les vidéos du mois

C'est le scandale du moment en Allemagne : David Leggio, le gardien du Red Bull de Munich, a déplacé volontairement la cage pour éviter une situation de 2 contre 0, provoquant un tir de pénalité qu'il a pu plus facilement arrêter. Or, Leggio avait déjà fait le même coup trois ans plus tôt en AHL, une action (visible à la fin de la vidéo ci-dessus) qu'il ne cessait de montrer dans le vestiaire et que tous ses coéquipiers munichois connaissaient donc. Ils n'ont donc pas été surpris du geste de leur gardien, qu'ils ont complimenté. Ce n'est pas l'avis du reste de l'Allemagne, choquée y compris par la censure du EHC Red Bull qui a passé sous silence l'incident dans le compte-rendu du match sur le site du club et a empêché Leggio de s'exprimer. L'AHL avait changé ses règles il y a trois ans à cause de Leggio, la DEL s'apprête à faire de même.

La vidéo virale du moment en République tchèque est moins scandaleuse et plus joyeuse. Lors d'un match universitaire à Plzen, le chanteur supposé entonner l'hymne nationale n'est pas venu : c'est donc l'arbitre qui l'a remplacé ! Et en plus il a une belle voix...

 

Les chiffres du mois

4 kilos / 896 pages / 1600 photos / 40 euros

C'est la somme du livre - de l'encyclopédie ? - sur l'histoire du EV Landshut, club formateur par excellence aujourd'hui en Oberliga (troisième division). Tous les bénéfices de l'ouvrage écrit par une équipe d'historiens, et imprimé en plus de mille exemplaires, sont reversés au hockey mineur. Des chiffres qui permettent de comprendre le poids de la culture hockey en Bavière.

 

 

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