Mai 2018 : anecdotes

 

Malheureuse coïncidence

La Suède a donc encore triomphé aux Championnats du monde, mais ce nouveau succès ne s'est pas fait sans mal. Au cours du tournoi, la Tre Kronor a perdu deux maillons importants de son escouade : le défenseur Erik Gustafsson et le jeune prodige offensif Elias Pettersson.

Cependant, ces deux joueurs ont vécu une malchance similaire puisqu'ils se sont blessés tous deux contre la Suisse... avec une blessure quasiment identique au pouce de la même main ! Le sélectionneur Rikard Grönborg a concédé le côté "surréaliste" de la chose. Les deux blessés sont toutefois restés au Danemark pour soutenir leur équipe, qui est parvenue à arracher un deuxième titre mondial en deux ans.

Jim Carrey et Leo Dicaprio, hockeyeurs pour la bonne cause ?

L'illustre défenseur de l'Union Soviétique Vyacheslav Fetisov est depuis quelques années un politicien très actif en Russie, et depuis peu ambassadeur du Programme des Nations unies pour l'environnement. D'ailleurs, la fonte des glaces en Arctique et en Antarctique est devenue l'une de ses préoccupations.

Pour sensibiliser la population à ce malheureux phénomène, Fetisov souhaite organiser un match de hockey au Camp Barneo, une base russe située au Pôle Nord. Si faire venir d'anciens glorieux coéquipiers qui ont participé à la renommée du hockey russe n'est pas un problème, le soixantenaire (depuis le 20 avril dernier) souhaite également y convier des vedettes internationales pour obtenir un impact planétaire sur l'événement. Ainsi, Vyacheslav Fetisov est parvenu à contacter les acteurs Jim Carrey et Leonardo DiCaprio, tous deux sensibles aux questions environnementales. Si Carrey s'est dit très intéressé par la proposition, Dicaprio était bien plus hésitant, précisant qu'il ne savait pas patiner ! Finalement, Leo Dicaprio a promis à Fetisov qu'il travaillerait son patinage pour tenter d'être au rendez-vous. Pour l'heure, aucune date n'a été communiquée pour ce match pour la bonne cause.

Les orphelins de Gällsta

Le petit club du Gällsta IK, au nord-est de la Suède, a connu une catastrophe en mars dernier, lorsque la neige devenue trop lourde sur le toit a fait s'effondrer le Storgärdshallen, la patinoire locale. Il ne restait plus grand chose de l'enceinte qui s'était totalement aplatie comme une crêpe. L'ironie de l'histoire, c'est que cette patinoire avait été construite en 2000 grâce à des fonds provenant de l'Association des joueurs NHL (NHLPA) et de son programme "Goals & Dreams", destiné à des petits clubs du monde entier afin d'y développer le hockey auprès des plus jeunes.

Car si l'équipe senior n'est plus active depuis plusieurs années à Gällsta, une véritable école de hockey, avec garçons et filles de tous âges, s'était créée à la suite de cette initiative.

Devant le désarroi de ces jeunes hockeyeurs, une quête a finalement été lancée pour reconstruire totalement la patinoire. Une campagne fructueuse s'est rapidement développée à l'échelle nationale puis au-delà des frontières et des océans. Parmi les nombreuses initiatives, des maillots de Frölunda et Malmö, dédicacés par les joueurs, ont été mis aux enchères. Jesper Bratt, l'étoile montante du New Jersey, et Victor Hedman, la star de Tampa Bay, ont également mis des effets personnels aux enchères. Le succès est tel que la campagne avait déjà recueilli 110 000 couronnes (11 000 euros) en à peine deux mois. 2,5 millions de couronnes seront nécessaires pour que le Gällsta IK conserve ses activités, mais le projet de résurrection semble bien engagé.

Malheur aux tactiles !

L'improbable succès des Golden Knights de Las Vegas les a donc emmenés jusqu'en finale de la Coupe Stanley, et ce dès la première saison de leur histoire. À ce titre, Vegas a donc été couronné à l'ouest en éliminant Winnipeg, et s'est donc adjugé le trophée Clarence S. Campbell.

Mais une superstition entoure les deux coupes récompensant chaque vainqueur de conférence : celui qui touche le trophée ne gagnerait pas la Coupe Stanley. C'est pourquoi, le plus souvent, le capitaine de la meilleure équipe de la conférence se contente de poser à côté du trophée. Une tradition dont s'est passé Deryk Engelland, après s'être concerté avec ses coéquipiers de Vegas, qui s'est emparé de la récompense pour la ramener jusqu'aux vestiaires. Cette action portera-t-il malheur à l'équipe de Pierre-Édouard Bellemare ?

La dernière équipe de l'ouest à avoir touché le trophée était Calgary en 2004. Les Flames étaient parvenus à se qualifier pour la finale de la Coupe Stanley... avant de s'incliner face à Tampa Bay. Les supporteurs les plus superstitieux de Vegas ont toutefois été rassurés quelques jours après la qualification de leur équipe pour la grande finale puisque, vainqueur de la conférence est avec Washington, Alex Ovechkin a également touché son trophée. Les compteurs seront donc bien à zéro avant le début de la finale de la Coupe Stanley 2018 !

La reconnaissance, ce long chemin pour le hockey féminin

On connaît les grandes difficultés que connaissent les hockeyeuses à pratiquer et surtout vivre de leur passion. Des difficultés illustrées par le quotidien suisse Le Journal du Jura avec un article sur Sarah Forster. L'internationale suisse, qui hésite fortement à poursuivre sa carrière alors qu'elle n'est âgée que de 25 ans, dénonce ainsi les promesses plus ou moins tenues par la fédération suisse. Après la fantastique médaille de bronze obtenue aux Jeux olympiques de Sotchi, cette dernière avait promis en guise de récompense à Forster une voiture pour ses trajets et une prime. Sauf que le hockeyeuse nous apprend que la voiture n'est jamais arrivée et que la prime s'est élevée à... 1000 CHF (860 ) pour une médaille olympique. Que de chemin encore à parcourir...

 

 

La citation du mois

"Si c'est la solution finale, alors une place dans le top-8 mondial n'et pas faisable dans l'avenir."

Le sélectionneur allemand Marco Sturm critique durement, avant le championnat du monde, le plan de la DEL pour obliger - tout doucement... - les clubs à aligner des jeunes sur la feuille de match.

"Ils ont Russie écrit sur la poitrine [de leur maillot]. Ils sont nés avec les passes."

Le sélectionneur Ilya Vorobyov répondait ainsi à Copenhague lorsqu'un journaliste russe lui demandait si ses joueurs n'abusaient pas un peu des passes en jeu de puissance au vu de l'état moyen de la glace.

 

 

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