Chamonix se reconstruit après le divorce

 

Rarement le hockey haut-savoyard aura connu un tel fossé entre les ambitions et la réalité. La fusion entre Chamonix et Morzine avait pour objectif une équipe compétitive face aux grands clubs, mais le top-4 que l'on avait fait miroiter était en décalage avec le niveau finalement décevant de la nouvelle création. Le CMHC fusionné a fait moins bien que les deux clubs séparément, il a fini dernier et a été relégué.

Si la greffe n'a jamais pris dans le vestiaire, elle n'a pas pris non plus en coulisses dans l'organisation. La complexité de gérer un club dans deux villes séparées n'avait pas été complètement appréhendée. Quand on mélange deux organigrammes, le compromis n'est pas facile à trouver entre la nécessaire efficacité dans les prises de décision et la concertation tout aussi nécessaire pour les faire admettre. L'éviction de l'entraîneur Stéphane Gros en février n'avait ainsi pas l'assentiment de la partie morzinoise des dirigeants : elle incarnait la mainmise du directeur sportif Christophe Ville sur les décisions sportives. L'ancien grand joueur de l'équipe de France avait alors lui-même pris place sur le banc, sans pouvoir sauver la situation (deux victoires dans les neuf dernières rencontres).

Quand on ne partage pas une vision commune, quand on ne parvient pas à vivre sous le même toit, cela fait-il encore sens de vivre ensemble ? La réponse a été assez vite évidente. La relégation a forcément remis en cause le projet des Pionniers, en obligeant à une réflexion sur sa logique et sur son avenir. Les supporters ont vécu dans l'expectative pendant les trois mois de silence dans la communication officielle. C'est que, pendant ce temps, Chamoniards et Morzinois réglaient les détails du divorce en ayant la décence de ne jamais laver leur linge sale en public. Dans ces cas-là, l'important est que ce ne soit pas les enfants qui pâtissent de la séparation. De fait, chacun est reparti de son côté sans que cela n'affecte le fonctionnement du Hockey Club 74, structure commune des clubs haut-savoyards dans le hockey mineur.

Dans un divorce, même à l'amiable, il y a toujours un membre du couple qui prend l'initiative. Ce furent les Morzinois, dès la fin avril. Ils ont très tôt calculé que la relégation en division 1 aurait signifié le partage de seulement 13 matches à domicile sur deux patinoires, ce qui était inconcevable. Ils ont senti qu'à long terme le centre de gravité du club se serait forcément de plus en plus éloigné de Morzine. Même le possible repêchage en Ligue Magnus n'aurait pu les convaincre de revenir sur leur décision. Ils ne partageaient plus la stratégie des Pionniers, et les dissensions étaient devenues trop fortes. La commune de Morzine, logiquement en phase avec les dirigeants locaux, a donc signifié la fin de son engagement avec les Pionniers pour soutenir un redémarrage de Morzine en division 3. Les conditions du contrat de mariage et leurs conséquences étaient en effet parfaitement connues : la licence sportive du club fusionné appartenait à Chamonix. Les Morzinois savaient qu'ils repartiraient sans pension alimentaire, et qu'ils n'auraient aucun droit à repartir ailleurs qu'au bas de l'échelle. Ils ont néanmoins tenté de déposé un dossier de repêchage auprès de la FFHG pour la place vacante en D2. Ils ont été amers, non seulement de la décision de la fédération, mais surtout du ton du courrier qui n'était pas très neutre et objectif et laissait sous-entendre qu'on les "punissait" pour leur choix de renoncer à la fusion.

Le repêché repêche les Dijonnais à l'eau

Chamonix, de son côté, avait également remis un dossier prévoyant la possibilité d'un repêchage, en Ligue Magnus cette fois. La rumeur courait en effet depuis longtemps des difficultés financières des Ducs de Dijon. En juillet, les Pionniers ont donc été finalement réadmis dans l'élite du hockey hexagonal. Ils sont repartis avec presque le même logo, en remplaçant simplement le sous-titre "Chamonix Morzine" par la dénomination officielle de la commune "Chamonix Mont-Blanc" qui occupe le même espace. Beaucoup de supporters chamoniards auraient aimé aller encore plus loin et abandonner ce nom funeste de Pionniers pour revenir à la tradition. Mais le club a paré au plus pressé dans cet été tumultueux.

Il est vrai qu'il y avait d'autres urgences. Le club devait reconstruire une équipe presque de zéro. Il devait y parvenir avec un budget à peine supérieur à un million d'euros, et avec une masse salariale divisée par deux. Presque tous les partenaires historiques du CHC étaient certes à bord, et on revenait peu ou prou aux conditions antérieures. Sauf que la continuité a été totalement perdue dans l'intervalle. On n'avait plus une fidèle colonne vertébrale autour de laquelle bâtir. Il restait, en tout et pour tout, le second gardien Jimmy Darier et un junior intégré en cours de saison dernière, Kévin Tassery. Jusqu'à mi-juillet, l'incertitude rendait les démarches de recrutement difficiles, même en présentant un projet ambivalent de "D1 compatible Magnus".

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, une source évidente de recrutement était quand même apparue : le retrait de Dijon signifiait que beaucoup de joueurs, français en particulier, se retrouvaient sur le carreau alors que les effectifs étaient assez remplis. Il était donc assez logique que pas mal d'entre eux atterrissent à Chamonix. Dans un cas, il s'agissait même d'un retour : Numa Besson avait quitté les Pionniers après la relégation et est donc revenu à la case départ quelques semaines plus tard, seul "cadre" pouvant amener son expérience de la saison passée à ne pas revivre. Un autre défenseur se joignait à lui, l'international junior Vincent Melin, prometteur par sa technique mais aussi par son engagement physique.

Deux attaquants alpins se rapprochaient également de leurs origines : le Grenoblois Robin Lamboley, après une saison en partie tronquée par une blessure à l'épaule, et l'Annecien Julien Laplace, déjà passé par Chamonix dans les catégories juniors.

Un cinquième joueur prévu dans le futur effectif des Ducs avait donné son accord au même moment, le défenseur Cédric Custosse, mais il est finalement revenu sur son engagement pour retourner dans son club précédent Lyon, attitude peu appréciée en Haute-Savoie. Le cinquième "Dijonnais" sera finalement plus logiquement Anthony Goncalves, un natif de Chamonix qui n'était jamais revenu dans la région depuis son départ pour le centre de formation rouennais à 17 ans. Cet attaquant de petit gabarit compense par l'énergie de son patinage.

C'est donc une ligne complète, grosso modo une troisième ligne, qui a fait la navette depuis Dijon. Encore fallait-il recruter le reste, et notamment les renforts étrangers. Or, cela n'a jamais spécialement été le point fort d'un club au long héritage comme Chamonix. Devoir le faire en moins d'un mois avant le début du camp amplifiait encore le défi de Christophe Ville, qui n'a pas de grands réseaux à l'étranger.

Trois gardiens sans grandes références

S'il est un poste capital quand on s'attend à souffrir en bas de tableau, c'est bien celui de gardien. Chamonix a jeté son dévolu sur Richard Sabol, passé par toutes les équipes nationales juniors de Slovaquie en U18 et U20, et même titulaire à sa dernière année U20. Sa carrière n'a néanmoins jamais totalement pris essor. Il a commencé la saison passée en Finlande, et s'il s'est félicité d'être dans un pays de gardiens où il travaillait au quotidien avec un entraîneur spécifique, il n'a joué qu'un match en Mestis et le reste en Suomi-Sarja (troisième niveau). Il a ensuite été rappelé en Extraliga slovaque par l'entraîneur Mikeš qui l'avait coaché dans le petit club autrichien de Kapfenberg, mais il n'est jamais entré en jeu.

Avec des références aussi minces à bon niveau, il n'était donc pas étonnant qu'il fût sans emploi cet été quand Chamonix l'a contacté. Le recrutement s'est vite fait car la Ligue Magnus a très bonne presse en Slovaquie, grâce au contrôle de gestion rigoureux exercé chaque été avant les validations financières, qui garantissent que les salaires promis soient effectivement versés (ce qui n'est pas le cas dans le championnat slovaque). Sabol est donc une recrue un peu mystérieuse, même si on peut au moins louer son état d'esprit et sa motivation. Il est aussi connu pour quelques danses ou spectacles auxquels il se livre parfois avant et après le match. Amuser la galerie est décidément une spécialité des gardiens slovaques : tiendrait-on là un successeur sur nos glaces au retraité Hiadlovsky ? Il y aurait pire comparaison, mais l'ancien gardien de Tours, Dijon et Strasbourg est arrivé en France plus jeune, d'abord en D1, et alors qu'il était second gardien d'une Extraliga slovaque alors en bien meilleur état que de nos jours...

L'autre nouveau gardien, le Franco-Finlandais Nicolas Luomi, a encore moins joué l'an passé, et pour cause puisqu'il effectuait l'année de service militaire obligatoire en Finlande. Il a surtout évolué chez les juniors. Quant à Jimmy Darier, s'il a pris de l'expérience la saison passée pendant les blessures du titulaire Missiaen, ses statistiques restent faibles malgré quelques belles performances. Chamonix a donc trois gardiens, mais aux garanties relativement limitées.

Une défense très petite sous la toise

En défense, la recrue présentant les meilleures références est de loin le Canadien Luke Juha : une carrière universitaire tout à fait réussie à Penn State, puis une première expérience professionnelle établie en ECHL. Sa qualité de passe et sa vision du jeu sont de bons atouts pour l'offensive, mais il sait aussi couper les lignes de passe et détourner les tirs adverses. Juha est apparié avec Gasper Cerkovnik. Le Slovène est bien connu pour ses deux années à Briançon, où il a été champion de France 2014. Mais il avait alors terminé la saison en jouant les bouche-trou sur... la quatrième ligne d'attaque. C'est un joueur de devoir, pas vraiment un pilier majeur, mais cela fait au moins une valeur connue dans une équipe qui part un peu dans l'inconnu.

L'autre paire étrangère pourrait être un peu suspecte dans les aspects strictement défensifs. Aleksi Honka est le cadet d'une fratrie de quatre hockeyeurs, dont le plus connu est le numéro 3 (un des plus grands espoirs du pays, Julius Honka des Dallas Stars, qui a surnagé dans l'équipe finlandaise aux derniers Mondiaux de Paris). C'est un joueur impliqué dans la construction offensive... mais parfois trop au risque de délaisser ses tâches défensives. Son collègue Danny Divis est un défenseur de petit gabarit, rapide et également assez organisateur dans l'âme. Il est connu en NCAA pour son leadership, en tant que capitaine mais aussi comme co-récipiendaire du trophée de l'activité humanitaire (pour avoir éveillé les esprits sur les problèmes psychiatriques). Il veut vivre intensément cette expérience en Europe comme une année sabbatique avant de continuer ses études de droit, mais la marche avec le haut niveau peut être rude pour un joueur venant d'une université de division III.

La principale surprise est certainement la venue d'Alain Birbaum. Il est en effet très rare qu'un joueur suisse débarque dans le championnat de France, et cela en fait deux d'un coup avec Antonietti à Rouen. Très bon techniquement, ce petit gabarit a été rodé physiquement au haut niveau pendant onze saisons de LNA à Fribourg-Gottéron (son club formateur) et deux à Ambrì-Piotta. Il jouait depuis deux ans en LNB à Martigny avant de se retrouver planté en juin par la faillite de son club, le "HC Red Ice", victime d'investisseurs russes qui ont peu concrétisé leurs paroles en actes. Comme les Dijonnais, il s'est donc retrouvé au chômage au mauvais moment. Il a donc franchi la frontière : Martigny est moins loin de Chamonix que Morzine ! Birbaum était venu pour un essai pendant le mois d'août : non seulement il a été conservé, mais en plus il a été nommé capitaine ! Son expérience pourrait être très précieuse pour les Chamoniards, afin de la diffuser à un espoir comme Vincent Melin.

La constitution de la défense des Pionniers laisse toutefois un peu dubitatif par son manque de diversité des profils. Aucun joueur ne tire de la droite, et tous les gabarits sont petits voire très petits. Des lignes arrières dont la taille moyenne est inférieure à 1m80, c'est rare. Si l'on retranche du calcul le huitième défenseur Baptiste Bruyas (un Chamoniard exilé de retour au style plutôt physique mais qui ne jouait déjà presque pas en D2 et en D1), la taille moyenne tombe même à 1m77 ! Avant la fusion, Chamonix manquait déjà un peu de gabarit, et ce handicap semble s'être accentué.

Des tests pour trouver le bon top-6

La préparation d'avant-saison a été l'occasion de tester les joueurs étrangers. Et ce ne sont pas forcément - comme avec Birbaum - les joueurs déclarés à l'essai qui ont montré leurs limites. Andrew Johnston, qui bénéficiait de la recommandation du joker de la saison dernière Gaelan Pettersson, a démontré ses qualités de patinage et sa capacité à peser dans le slot adverse. On pouvait le présumer par ses références nord-américaines (en ECHL et AHL à l'époque où il avait été mis sous contrat par les Flyers de Philadelphie en sortant de junior A) et par sa bonne saison en Hongrie. En revanche, l'universitaire américain Jamie Hill - par "manque de physique et notamment de patinage" - et Ville Vepsäläinen - "trop juste techniquement" et recasé au Mont-Blanc voisin - n'ont pas été conservés.

Il faut voir là surtout la conséquence du temps très limité qu'avait eu Chamonix pour recruter : quelques semaines de plus ont permis de trouver indubitablement mieux. Même si sa seconde saison à Épinal, avec le handicap d'une blessure au pied, a été moins convaincante que la première, Dominik Fujerik peut être considéré comme une valeur sûre de la Ligue Magnus. C'est un joueur rapide et technique qui se distingue par sa vision du jeu. Il est polyvalent et peut jouer au centre mais également à l'aile de Johnston. Avec 187 cm pour 92kg, Emppu Pulliainen devient quant à lui le plus gros gabarit d'une équipe qui en manque cruellement. Même si Vepsäläinen était venu "en duo" avec le centre Paulus Rundgren, son ex-coéquipier en junior et à Tours, il ne fait guère de doute que Pulliainen, marqueur régulier en Mestis, est d'un calibre supérieur. Ses qualités de finisseur seront certainement utiles pour compléter les passes de Rundgren.

Deux Suédois complètent ce top-6 offensif. Henric Andersen est un joueur assez complet qui avait été pendant deux ans l'ailier attitré de l'ancien capitaine Clément Masson avant la fusion. Il revient à Chamonix un an plus tard et se voit confier le même rôle aux côtés de Fujerik et Johnston. Champion de Suède junior en 2012 avec Linköping (deux ans après Andersen avec Leksand), Joakim Erdugan est quant à lui un petit gabarit qui pourra prendre place avec les deux Finlandais grâce à ses bases techniques et tactiques.

En plus des Dijonnais et de Tassery déjà cités, l'attaque chamoniarde est complétée de trois joueurs qui amèneront du travail et de l'intensité physique. Le centre Leyland Plaire a fait ses classes en division 1 avant de frapper à la porte de la Ligue Magnus. Deux joueurs font leur retour dans la région, Patxi Biscard, parti lors de la fusion après quatre années de présence au sein des "Chamois", et Adrien Glévéau, formé à Megève et non conservé par Mulhouse après le titre de D1.

Enfin, le club pourra toujours disposer des meilleurs éléments issus des rangs du HC74, dont Mickaël Sergienko, natif de Manchester (Angleterre) où il a commencé le hockey avant de rejoindre la Haute-Savoie.

Quatre entraîneurs en un été

On savait d'avance que le pari du maintien serait difficile. Il n'est pas facile de revenir en arrière. Avant la fusion, Chamonix avait des cadres stables, un système connu et un entraîneur fixe, Stéphane Gros. Cet été, il a fallu reformer une équipe de zéro. Pas évident à faire pour une équipe de tradition comme Chamonix, surtout en aussi peu de temps, sans que ça ait l'air d'un assemblage disparate.

Mais la constitution de l'effectif a presque été une sinécure à côté du feuilleton des entraîneurs, pour le moins inquiétant. Chamonix a d'abord annoncé que le coach serait Santino Pellegrino (déjà vu à Épinal). Avant même que le camp d'entraînement ne commence, le club publiait le communiqué suivant: "Après des entretiens de pré-saison avec la direction pour évoquer le plan de bataille, au-delà de problèmes personnels et administratifs, la motivation et la détermination du technicien italo-canadien sont rapidement apparues insuffisantes. Chamonix a besoin d'un profil de guerrier avec un gros leadership, un coach entièrement concentré sur sa mission." Pellegrino, ayant apparemment d'autres préoccupations familiales, est retourné au Québec pour entraîner en junior AAA. Après tout, les joueurs n'ayant pas encore rencontré Pellegrino, cette péripétie n'était pas encore très grave.

L'arrivée de Jan Tlacil, lui aussi bien connu dans les Vosges, pouvait rassurer. Le Tchèque, persuadé que le management par la terreur ne fonctionne pas et que les colères théâtrales ne fonctionnent qu'une fois avant de se banaliser, n'avait pas vraiment le profil du "guerrier" annoncé. En revanche, il est reconnu pour ses qualités de formation : voulant que son équipe joue plus par envie que par peur, il avait inculqué ses principes aux "dorost" (moins de 17 ans) de Ceské Budejovice, champions tchèques en 1999 et 2000. La génération qu'il a fait éclore comprenait Michal Barinka et Jiri Novotny (deux champions du monde 2010), Milan Michalek (plus de 800 matches en NHL), Michal Vondrka (74 sélections en équipe tchèque), mais aussi Jan Chabera (le nouveau gardien de Strasbourg). Après son dernier passage en France à Asnières, Tlacil était retourné comme formateur de juniors en Suisse avant de prendre en charge des équipes de haut niveau à Ambrì-Piotta puis en Extraliga tchèque. Le fait de devoir entraîner un possible candidat à la relégation ne devait pas lui faire peur : c'est ce qu'il a fait la saison passée à Karlovy Vary, et il a raté le maintien d'un rien.

Mais alors que Tlacil a conduit les Pionniers pendant la pré-saison, on apprenait qu'il était à son tour écarté en raison de divergences stratégiques avec Christophe Ville. Se ce dernier a encore assuré l'intérim et coaché l'équipe pour l'ouverture du championnat contre Rouen, cette solution restait provisoire. L'entraîneur de Chamonix cette saison sera finalement Heikki Leime, l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de 2000 à 2004. Après son dernier passage à Amiens pendant deux ans et demi, le Finlandais était retourné en Suisse, à Olten. Mais depuis qu'il en a été viré en 2016 au beau milieu des play-offs de LNB, il cherchait un poste. Il restait cependant en contact avec le hockey français, et on l'avait croisé aux championnats du monde de Paris, lors de France-Finlande, où il avait un visage catastrophé par la performance de son pays.

Quatrième entraîneur en l'espace de deux mois, Leime doit maintenant rasséréner l'équipe, mais aussi l'environnement du club, en ramenant de la stabilité et une direction claire. Joueurs, coach : Chamonix est maintenant en place. Cette intersaison faite de séparations multiples est enfin dans le rétroviseur. Mais la saison passée a montré combien il était difficile de se remettre d'un mauvais départ. Il faut donc rapidement se mettre en ordre de bataille pour rendre le maintien possible.

Marc Branchu

 

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2016/17   MJ   Min   Moy.    % 
31 DARIER Jimmy          10/07/1994  180  69  Villard           Chamonix    FRA-1   14   663   5,61  84,7%
35 LUOMI Nicolas         01/06/1995  191  85  (Fra/Finlandais)  -------------- n'a pas joué --------------
39 SABOL Richard         31/01/1994  180  80        (Slovaque)  TuTo Turku  FIN-2    1         2,99  90,6%
                                                                VG-62 Naan. FIN-3   11         4,39  90,1%
                                                                Nové Zamky  SVK-1    0

Défenseurs

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2016/17   MJ   B   A Pts   +/-   Pén 
 2 CERKOVNIK Gasper      17/04/1992  177  76         (Slovène)  Jesenice    AUT-2   49   2   5   7   +8    40'
 3 DIVIS Danny           25/05/1992  171  82       (Américain)  St. Michael NCAAd3  24   4  15  19         14'
 7 HONKA Aleksi          27/03/1993  178  83      (Finlandais)  JYP-Akat.   FIN-2   49   1   8   9   -9    44'
 8 JUHA Luke             03/02/1993  180  90        (Canadien)  Missouri    ECHL    43   1  12  13   -3    10'
11 MELIN Vincent         16/08/1998  181  83  Viry              Dijon       FRA-1   44   0   2   2   -14   65'
32 BESSON Numa           28/07/1983  183  82  Megève            Chamonix    FRA-1   38   3  13  16   -16   53'
52 BIRBAUM Alain         11/10/1985  172  82          (Suisse)  Martigny    SUI-2   53   4  19  23   +15   36'
85 BRUYAS Baptiste       23/02/1997  183  82  Chamonix          Anglet      FRA-2    6   0   0   0   +1     0'

Attaquants

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Ch 2016/17   MJ   B   A Pts   +/-   Pén 
 9 ERDUGAN Joakim        14/05/1993  174  80         (Suédois)  Tranås AIF  SUE-3   35   5  12  17   +1    12'
10 JOHNSTON Andrew       06/07/1991  185  87        (Canadien)  Miskolc     HON-1   55  22  35  57         45'
13 LAMBOLEY Robin        07/11/1995  186  89  Grenoble          Dijon       FRA-1   38   2   3   5   -16   10'
15 RUNDGREN Paulus       12/06/1992  183  83      (Finlandais)  Tours       FRA-2   24  10   9  19   +14   43'
18 SERGIENKO Mickaël     04/06/1999  185  81  Manchester(GBR)   Mont-Blanc  FRA-3    4   0   0   0          0'
                                                                HC 74 U20   FRAjr   23  14   8  22         12'
19 FUJERIK Dominik       24/03/1993  180  80        (Slovaque)  Épinal      FRA-1   35   7   6  13   -4    47'
21 GONCALVES Anthony     27/08/1992  169  72  Chamonix          Dijon       FRA-1   50   3   6   9   -16   24'
23 BISCARD Patxi         18/04/1990  184  89  Wasquehal         Nice        FRA-1   46   1   1   2   -12   12'
24 PULLIAINEN Emppu      17/08/1989  187  91      (Finlandais)  KeuPa HT    FIN-2   54  14  18  32   -7    56'
29 LAPLACE Julien        24/01/1995  174  82  Annecy            Dijon       FRA-1   46   3   7  10   -19   29'
33 PLAIRE Leyland        28/01/1994  186  82  Neuilly           Vanoise     FRA-2   29   3   4   7   -5     0'
71 TASSERY Kévin         03/04/1998  174  78  Rouen             Chamonix    FRA-1   24   0   3   3   -4     2'
74 GLÉVÉAU Adrien        07/10/1995  187  90  Megève            Mulhouse    FRA-2   32   1   4   5    0    16'
81 ANDERSÉN Henric       15/04/1991  182  84         (Suédois)  Östersund   SUE-3   35  13   8  21   +9    53'
                                                                W.Auckland  NZL-1   12  13  24  37   +33    6'

Entraîneur : Heikki Leime (FIN, 55 ans).

Partis : Jason Missiaen (G, 39 MJ à 89,6%), Dominic Jalbert (D, 10+20, Anglet, FRA-2), Carl Hudson (D, 7+11, Milton Keynes, GBR), Gaelan Patterson (D, 3+14, Coventry, GBR), Vladimir Lukacik (D, 5+9, Jastrzebie, POL), Théo Lanvers (D, 0+1, Mulhouse), Clément Colombin (D, 0+0, Brest, FRA-2), Clément Masson (A, 12+25, Angers), Luke Moffatt (A, 15+16, Manchester, GBR), Peter Hrehorcak (A, 12+16, Nice), Arnaud Hascoët (A, 6+18), Lou Bogdanoff (A, 14+6, Nice), Pierre-Antoine Devin (A, 11+5, Épinal), Eetu Karvinen (A, 5+11), Peter Holecko (A, 8+4, La Roche/Yon, FRA-2), Daniel Erlich (A, 2+12), Josselin Besson (A, 2+11, Morzine, FRA-4), Gabin Ville (A, 7+3, Grenoble), Adel Koudri (A, 3+5, Grenoble/Vaujany), Edgars Homjakovs (A, 2+5, Liepaja, LET), Paul Schmitt (A, 2+4, Strasbourg).

 

Revoir la présentation 2016/17

 

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