Chamonix épure son effectif et son maillot
Souvent, les Pionniers avaient connu un coup de mou plutôt en début de championnat, à l'automne. Mais en 2024/25, ils ont craqué en fin de saison. Ils ont terminé par cinq défaites d'affilée et ont donc laissé échapper une place en play-offs à laquelle ils semblaient cramponnés. Les renforts étrangers n'ont pas maintenu leur niveau de performance, à l'instar du meilleur marqueur Gabriel Chabot, qui avait donné une belle impression de technique et de rapidité, mais dont l'hygiène de vie et la condition physique devenaient de plus en plus suspectes au fil des mois passés dans la station.
Pour tous les supporters, ce fut une immense déconvenue. Le directeur sportif Christophe Ville n'a pu que constater ces montagnes russes émotionnelles : "En début de saison, on était au-dessus de notre niveau, on surjouait un peu. Le petit caillou dans la chaussure, ce fut la défaite 0-2 en Coupe de France alors qu'on avait dominé Bordeaux. Ça, plus les blessures, on est entré dans une mauvaise spirale. Cela a engendré beaucoup de déception, beaucoup se sont enflammés même si je donnais des signes de prudence."
Après une saison qui débute mal mais finit bien, on peut s'appuyer sur les derniers mois pour construire. Mais quand c'est le contraire, il est difficile de s'épargner un grand ménage de printemps. Chamonix n'a gardé que deux de ses joueurs étrangers. L'un est le défenseur tchèque au registre complet Jakub Müller. L'autre est Stanislav Lopachuk, ce qui peut surprendre car les statistiques du Biélorusse ont beaucoup décliné par rapport à ses deux saisons à Amiens. Un constat que relativise Christophe Ville : "Il a eu du mal à trouver l'alchimie, mais il n'a pas bénéficié d'un climat d'équipe favorable. Il a eu une fracture du pied, il a perdu trois mois. Pour moi c'est un gars à 35 points, mais on ne le prend pas forcément pour ses stats, on l'a conservé dans un registre particulier, celui de l'abnégation, pas de goleador." Il y a deux autres joueurs que Ville aurait bien voulu garder : l'attaquant Jack Walker, parti en Hongrie, et le pilier du vestiaire Mikko Kuukka, qui a mis un terme à sa carrière après une opération du genou.
En revanche, outre les étrangers, deux joueurs locaux ont aussi appris une non-reconduction à laquelle ils ne s'attendaient pas : Bastien Zago et surtout Matthias Terrier. Ce pur Chamoniard était une figure du club, qu'il n'avait quitté que lors de la fusion vite avortée avec Morzine (passant alors trois ans à Bordeaux). Sportivement, la séparation se justifie vite, car il entre dans l'âge du déclin (33 ans) et avait la pire fiche de l'équipe (-25). Mais humainement, n'était-ce pas difficile ? "Ça l'est toujours, répond Christophe Ville, ça l'avait été l'an dernier avec Kara, cela avait aussi été difficile de dire à Sabol qu'on ne la gardait pas. Nous avons accompagné Matthias Terrier pendant des années difficiles. C'est un choix sportif, on ne peut pas prendre uniquement en compte le fait que ce soit un gars d'ici. Il y a une exigence de résultats, la ville, les spectateurs le demandent. C'est quelqu'un d'attachant, il n'a pas accepté sa sortie mais on ne demandait pas qu'il le fasse. Le club est prêt à manifester sa reconnaissance. Forcément, je suis celui qui est montré du doigt comme celui qui n'a pas de cœur. On peut avoir de l'empathie mais on est dans un sport professionnel, cela enlève une petite part de ce qu'était un club associatif."
Un Chamoniard peut en cacher un autre. Le départ de Terrier libère en effet une place d'ailier pour Jordan Mugnier, autre enfant du pays parti lors de la fusion. S'il n'a pas répété la belle saison offensive de sa dernière année mulhousienne, il n'est pas à blâmer de la saison ratée de Gap car il a été le seul joueur des Rapaces à avoir fini la saison avec un bilan +/- positif (grâce à un +5 en poule de maintien). Hormis de brefs épisodes chez les jeunes - car ils ont trois ans d'écart - Jordan partagera pour la première fois le même vestiaire que son frère cadet.
Grand gabarit toujours capable de sortir un gros match comme lors de la victoire à Grenoble en début de saison, Lucas Mugnier reste en effet second gardien de l'équipe. Le titulaire est celui qui a montré la voie d'un retour à la maison réussi : Tom Aubrun (photo de gauche), content de retrouver sa famille après avoir engrangé de l'expérience dans un hockey nord-américain ultra-concurrentiel, a été rayonnant dans son environnement d'enfance.
Un entraîneur formateur et planificateur
Le bilan critique de la saison passée n'a pas épargné l'entraîneur Janne Sinkkonen, dont le système offensif a de moins en moins bien fonctionné. Il est remplacé par Anatoli Bogdanov. C'est un nom connu dans le hockey mondial car son père - qui porte le même nom - a entraîné l'Ukraine pendant huit ans, notamment pendant les premières années de ce pays dans l'élite. Le fils a appris le hockey en Finlande, où son père coachait des clubs en parallèle de ses fonctions de sélectionneur. Il a joué à petit niveau et est devenu très tôt - à 24 ans - entraîneur de jeunes au TPS.
Était-ce donc une vocation de suivre les traces paternelles, Anatoli ? "Peut-être inconsciemment, mais à la fin de ma carrière de joueur, j'étais sur une voie totalement différente, j'étudiais l'informatique à l'université. Le hockey restait ma passion, et je trouvais ça amusant d'entraîner des petits enfants. Je l'ai fait pendant un mois avant d'oser dire à mon père que j'étais entraîneur. Il m'a dit Es-tu fou, il a essayé de me dissuader. J'ai entraîné les U10, et en quatre ans je me suis retrouvé avec les U16 et U18. J'ai passé mon diplôme d'entraîneur pro assez rapidement à Vierumäki. C'est une profession venteuse, les choses vont vite et affectent votre vie. J'ai eu des offres à l'étranger très tôt, mais je suis une personne qui planifie en avance, je voulais être 100% sûr d'être prêt. J'ai réussi ça en allant en Hongrie. J'étais clair sur mon étape suivante, c'est un nouveau challenge, une nouvelle culture, une nouvelle langue."
Si Bogdanov dit avoir suivi depuis des années la Ligue Magnus et avoir beaucoup d'amis qui y ont coaché, il est intéressant de le voir citer comme particularité du championnat français un point que l'on néglige souvent : "Les voyages, c'est unique. Il n'y a pas beaucoup de ligues qui voyagent autant en Europe. Il faut que les joueurs restent frais." Une caractéristique qui se reflète quand on lui demande sa philosophie de jeu : "Notre plus grande valeur est le professionalisme. La façon de montrer du respect est de mettre notre meilleur effort. Nous voulons être plus durs à jouer, et je ne parle pas juste de dureté physique. Je veux utiliser tous les joueurs de l'effectif, notre effort doit toujours être à 100%. On veut que ce soit intéressant pour les spectateurs, amusant à voir, et évidemment avoir des résultats, car ça contribue à un bon produit."
Dans la ligue hongroise (et roumaine), Bogdanov entraînait la réserve de Fehérvár, dont l'équipe une évolue en ligue autrichienne. C'était donc plus un projet de développement, avec 75% de joueurs de moins de 23 ans. Il n'y a pas la même ambition directe que dans un club comme Chamonix, mais c'est aussi cette notion de formation qui a convaincu Christophe Ville dans son choix d'entraîneur : "C'est très important car nous menons aussi des projets personnels. Le progrès de groupe passe par des progrès individuels." Le coach finlando-ukrainien, lui, ne se fait pas une montagne de la gestion d'une équipe première : "J'entraîne depuis 15 ans, et que ce soient des juniors ou des hommes, la quantité de problèmes est la même."
Cette recherche de progression individuelle sera utile en défense où Jérémie Penz (photo de droite ci-dessus), Valentin Coffy et Alexis Dogémont n'ont sans doute pas encore atteint leur plein potentiel. Pour Camil Durand, qui est à 28 ans le défenseur français le plus âgé, il s'agira de maintenir un niveau de performance qui l'a vu boucler les deux dernières saisons avec des fiches positives - et il était le seul dans ce cas par les Pionniers 2023/24 !
Deux défenseurs offensifs car un powerplay n'a pas suffi
La première recrue en défense a été Jesper Åkerman, un arrière qui a été inconstant à Briançon, capable de donner de bons palets depuis la ligne bleue mais aussi d'en perdre pas mal. Compte tenu de son profil plutôt offensif, on pouvait imaginer l'arrivée comme seconde recrue d'un roc à la Kuukka. Au contraire, c'est un petit gabarit très habile en zone offensive qui débarque réputé, Tristan Thompson. Il était déjà passé par la France mais avait juste eu le temps de jouer 3 matches à Marseille (1 assist) avant que la seconde vague de Covid-19 n'arrête la saison de division 1. Mais ce sont les stats obtenues par la suite en deux saisons et demi d'East Coast Hockey League qui impressionnent : il y a réussi en moyenne 0,55 point par match, un ratio très élevé puisque Matt Prapavessis - meilleur pointeur des défenseurs de Ligue Magnus lors de la saison écoulée - n'était qu'à 0,45 point par match dans cette même ECHL ! Clairement, Thompson sera l'atout numéro 1 en jeu de puissance.
Christophe Ville explique pourquoi il a reconfiguré ainsi ses lignes arrières avec deux défenseurs offensifs : "On était un peu à court, les unités spéciales sont très importantes et ce n'était pas facile à trouver. Tristan devrait remplir cette fonction. C'est indispensable pour avoir deux unités de powerplay. Notre problème la saison dernière est qu'on avait qu'un seul powerplay qui marchait. Une fois que tout le monde a identifié comment jouaient Chabot et Persson, on a été démasqués."
Les deux nouveaux venus encadrent l'inusable capitaine
L'attaque ne compte que deux recrues inconnues en France, tout de suite alignées sur les ailes du premier trio. Ce rôle offensif sied bien à Jakub Ižacký, un Tchèque qui a toujours compté plus d'un point par match pendant ses six saisons en Hongrie, et - en saison régulière - en Pologne, mais qui a aussi réussi à mettre 7 buts en 18 matches lors de son passage à Nottingham dans une ligue plus physique. Il a la puissance pour se faire une place dans l'enclave adverse. Saku Kivinen, un ex-coéquipier de Gabin Ville au RoKi Rovaniemi, n'a pas un CV aussi ronflant. Ses stats en Mestis sont en dessous de celles de Valtteri Suni, la dernière recrue venue du RoKi qui n'avait pas particulièrement brillé. Il y a toutefois des arguments pour que Kivinen aie un autre impact que Suni : il a plus d'expérience, plus de gabarit, et déjà un an de vécu à l'étranger. Christophe Ville dit avoir été séduit par "son attitude, c'est un vrai gagnant."
Ižacký et Kivinen ont d'abord été essayés avec le centre Jérémy Fortin, un Canadien qui plante ses pitons un à un pour escalader la hiérarchie des championnats français : il a passé une saison en D2 à Poitiers puis deux en D1 (dont une chez le voisin Mont-Blanc) avant d'arriver en Ligue Magnus. La falaise était peut-être un peu haute. Assez rapidement, il a été remplacé par Clément Masson (photo de gauche) : à 38 ans, l'éternel capitaine, le seul joueur à avoir maintenu son niveau quand l'équipe connaissait des moments de crise, est toujours si performant que cette ligne semble très au point dès le début de championnat.
Deux ailiers ont déjà démontré sur d'autres glaces françaises leur capacité à faire des différences par leur patinage explosif et par leur agilité technique : l'ex-pensionnaire de SHL Nils Carnbäck, meilleur marqueur de Briançon après une saison en crescendo, et le moins expérimenté Ricards Grinbergs, un Letton vu en D1 à Cholet.
Quant à Matt Tugnutt, il n'a rien d'un inconnu : ce petit gabarit rapide était très apprécié à Chamonix lors de la saison 2022/23, mais sa saison s'était arrêtée sur une commotion cérébrale et le club avait hésité à le reprendre. Il a prouvé en ECHL puis en Grande-Bretagne qu'il s'est bien rétabli, en prenant de la maturité. Voici deux saisons, Tugnutt jouait à l'aile de Gabin Ville. Cette saison, Bogdanov utilise le polyvalent Américain au centre, dans un duo assez fixe avec Malo Ville sur son aile gauche.
Ce "changement de frère" est une obligation car Gabin Ville, top scorer de Chamonix en 2022/23 mais revenu frustré de sa faible efficacité dans le championnat norvégien, est actuellement à l'infirmerie, tout comme Charlie Simond, qu'on a fait revenir pour la profondeur de banc, et le décidément poissard Lopachuk, qui s'est fait une entorse en préparation contre Martigny.
Anatoli Bogdanov est donc obligé de commencer la saison avec 11 attaquants, dont Lauric Convert (photo ci-dessous) à qui on ne risque pas de redemander un coup de main en défense dans ces circonstances. C'est dommage car Chamonix donnait justement l'impression d'avoir une meilleure homogénéité cette saison, en particulier avec l'arrivée de Bryan Ten Braak, excellent centre défensif qui apporte à 34 ans une haute expertise des tâches obscures et de l'infériorité numérique. Ce handicap pèse sur le début de saison, mais il sera très intéressant d'observer l'équipe au complet.
Dis : "Solution !"
Les Pionniers continuent de tracer leur sillon, et ils le font en annonçant un maillot totalement épuré pour cette nouvelle saison. Les partenaires, dont la présence n'était déjà pas très invasive par rapport à ce qui se voit ailleurs, se sont engagés à se retirer complètement d'un maillot qui deviendra ainsi un bel objet à porter. Les supporters qui en achèteront un reverseront cinq euros à la collecte de déchets plastiques... qui devraient servir d'ici trois ans à la fabrication de futurs maillots recyclés.
Les Chamoniards s'engagent donc dans une démarche de déveoppement durable... mais ils jouent toujours dans une patinoire qui, elle, ne durera pas éternellement. Elle n'offre pas le meilleur accueil de la Ligue Magnus avec ses vestiaires au milieu du public. Les études préliminaires pour le nouveau complexe des sports de montagne ont été menées, mais l'AMO a conclu qu'il faudrait diminuer la capacité envisagée des tribunes (de 3000 à 2500 places) et qu'il serait compliqué de tenir le budget imparti de 40 millions d'euros.
La question du financement reste donc le nerf de la guerre, et la dissolution inattendue de l'Assemblée nationale a sérieusement compliqué la situation. Le président de région (Laurent Wauquiez) a quitté son poste pour devenir député et chef du groupe parlementaire LR. Lors de la campagne législative, le président LR du département (Martial Saddier) a quant à lui soutenu à la surprise générale un candidat allié au RN - quand même battu - contre celle qui était pourtant son ancienne suppléante, sans doute pour faire payer à celle-ci son opposition à la "Haute-Savoie Arena", un projet de vélodrome jugé pharaonique (officiellement 93 millions d'euros mais bien plus selon ses opposants) qui était de plus en plus perçu comme une lubie personnelle de Saddier et qui a été abandonné en début d'année quand la commune d'implantation (La Roche-Foron) a refusé de céder le terrain.
C'est donc avec un nouvel interlocuteur régional et avec un interlocuteur départemental marqué par cet échec et décrié dans sa propre famille politique qu'il va falloir engager le tour de table des collectivités et de l'État pour boucler le budget d'un autre équipement sportif ! Ce projet destiné au hockey sur glace, à l'escalade et au curling n'a pas suscité d'opposition pour sa part, mais il va falloir encore pas mal de doigté politique et de bonne volonté pour le mener à bien.
Marc Branchu (photos Anthony Mangeard)
Effectif :
Gardiens
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ Min Moy. % 29 MUGNIER Lucas 09/05/1999 195 79 Chamonix Chamonix FRA-1 13 723 3,65 89,3% 31 AUBRUN Tom 08/07/1995 182 77 Chamonix Chamonix FRA-1 40 2281 3,10 91,4%
Défenseurs
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ B A Pts +/- Pén
11 ÅKERMAN Jesper 02/10/1995 184 83 (Suédois) Briançon FRA-1 41 3 16 19 -9 16'
25 PENZ Jérémie 18/04/1999 184 84 St-Gervais Chamonix FRA-1 40 3 9 12 -10 20'
42 DOGÉMONT Alexis 02/04/2003 185 86 Nantes Chamonix FRA-1 37 2 3 5 -1 13'
46 DURAND Camil 05/01/1996 186 90 Chamonix Chamonix FRA-1 48 2 8 10 +2 38'
49 MÜLLER Jakub 23/08/1999 188 91 (Tchèque) Chamonix FRA-1 32 2 7 9 -7 6'
54 COFFY Valentin 09/10/2000 179 65 Morzine Chamonix FRA-1 48 2 8 10 -20 18'
72 THOMPSON Tristan 02/01/1997 175 84 (Canadien) Adirondack ECHL 38 5 14 19 +9 14'
Lip. Mikulas SVK-1 14 0 5 5 -7 10'
Attaquants
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ B A Pts +/- Pén
3 MASSON Clément (C) 03/05/1986 167 67 Viry Chamonix FRA-1 48 13 20 33 -10 8'
9 GRINBERGS Ricards 09/04/2000 181 78 (Letton) Cholet FRA-2 30 17 17 34 0 40'
15 CONVERT Lauric 26/02/1999 176 71 Grenoble Chamonix FRA-1 36 1 2 3 -10 40'
17 MUGNIER Jordan 04/07/1996 184 79 Chamonix Gap FRA-1 43 7 13 20 +3 32'
19 TUGNUTT Matt 14/05/1996 178 84 (Canadien) So. Carolina ECHL 54 7 18 25 +2 20'
Guildford GBR-1 36 6 11 17 -6 10'
21 VILLE Malo 03/06/1995 180 80 Chamonix Chamonix FRA-1 31 11 11 22 -3 6'
27 FORTIN Jérémy 09/07/1999 185 86 (Canadien) Tours FRA-2 6 1 2 3 -3 7'
Neuilly FRA-2 17 7 24 31 +8 12'
28 CARNBÄCK Nils 27/09/1997 185 80 (Suédois) Briançon FRA-1 44 10 25 35 -14 56'
39 IZACKY Jakub 25/11/1993 187 87 (Tchèque) Jastrzebie POL-1 38 13 20 33 36'
41 VILLE Gabin 25/09/1997 186 85 Chamonix Lillehammer NOR-1 46 7 10 17 -32 46'
77 TEN BRAAK Bryan 24/02/1990 188 82 Dammarie Marseille FRA-1 51 6 8 14 -10 30'
91 KIVINEN Saku 02/08/1995 184 87 (Finlandais) STS Sanok POL-1 15 1 7 8 16'
Rimavská S. SVK-2 22 12 6 18 -10 58'
95 SIMOND Charlie 29/10/2004 178 75 Chamonix Angers FRA-1 3 0 0 0 0 0'
Cholet FRA-2 10 2 0 2 -8 2'
Angers 2 FRA-3 12 6 9 15 6'
96 LOPACHUK Stanislav 16/02/1992 180 78 (Biélorusse) Chamonix FRA-1 29 6 9 15 -13 14'
Entraîneur : Anatoli Bogdanov (UKR/FIN, 39 ans) assisté de Sylvain Roy (43 ans).
Partis : JC Brassard (D, 6+24), Mikko Kuukka (D, 3+2, arrêt), Gabriel Chabot (A, 18+29, Saint-Georges-de-Beauce, LNAH), Jack Walker (A, 16+21, Ujpest, HON), Jari Sailio (A, 12+17), Julius Persson (A, 8+12, Torun, POL-1), Daniil Tarasov (A, 8+8, Yunison Moskva, RUS-2), Valtteri Suni (A, 7+8), Aleksi Poikola (A, 3+13), Matthias Terrier (A, 3+12, Mont-Blanc, FRA-2), Bastien Zago (A, 2+1, Morzine/Avoriaz, FRA-2), Marius Hénin (A, 0+0).
Revoir la présentation 2023/24