Nice se prépare à entrer dans l'Olympe
Pendant trois décennies, le hockey niçois a été incarné de manière presque exclusive par Stanislav Sutor (photo de gauche ci-dessous). C'est lui qui fixait la stratégie sportive et composait l'équipe. Sans ses efforts, Nice n'aurait pas aujourd'hui d'équipe professionnelle en Ligue Magnus. Mais ce modèle atteignait ses limites. Depuis un an et demi, Sutor a passé la main d'une de ses fonctions principales, celle d'entraîneur-chef. On se demandait si la passation tiendrait, et elle a tenu. Recruté l'an passé en provenance de Poprad (la ville d'origine de Stan Sutor), Frantisek Stolc (photo de droite ci-dessous) a pu s'imposer sur le banc. Il a réussi à faire revenir Nice dans les huit premiers pour la seconde fois seulement de son histoire (après 2019), et même à obtenir le premier succès du club en play-offs, en prolongation lors du match 3 contre Rouen.
Ce fut plutôt un triomphe modeste, car la qualification pour ce quart de finale a été obtenue par la glissade au classement du concurrent direct Chamonix en fin de championnat. Tout ne fut pas parfait, puisque la différence de buts (-46) a été la moins bonne des huit années passées par les Aigles en Ligue Magnus (à égalité avec 2022). Mais cela restait un bilan satisfaisant pour un club aux moyens modestes qui visait le maintien. Le staff technique a donc été reconduit dans son intégralité. Pour l'effectif, ce fut tout l'inverse puisqu'il a été modifié à 75%...


Il faut rappeler qu'avant ces play-offs inespérés, la saison 2023/24 fut tout sauf un long fleuve tranquille. En raison de deux départs volontaires pour raisons personnelles (Théo Lanvers et Joonas Larinmaa) et de deux opérations (la hanche du gardien Isaac Charpentier et le poignet de Kasper Elo), il avait fallu engager des recrues en cours de route. Même si Nice n'a jamais fait de folies, ces dépenses supplémentaires ont suffi à mettre les comptes sous la ligne de flottaison, et donc à accentuer la contrainte financière.
L'horizon olympique et la réalité immédiate
Le hockey niçois est en fait pris entre deux horizons temporels. Les perspectives sont radieuses à moyen terme, puisqu'on sait depuis l'automne dernier que la France est en négociation exclusive avec le CIO pour l'organisation des Jeux olympiques 2030, et donc que le projet de patinoire va forcément se concrétiser. Mais à court terme, les hockeyeurs azuréens doivent se contenter de leur anachronique patinoire du cinquième étage au Palais des sports Jean-Bouin. Difficile de retenir les joueurs avec le plus petit budget de la ligue et avec une infrastructure et des conditions d'entraînement qui ne s'amélioreront pas avant quatre ans...
La situation paraissait d'autant plus incertaine que cela faisait quelques années que les tiraillements étaient manifestes en coulisses entre Sutor et le vice-président Philippe Jot. Celui-ci cherchait à donner au club une dimension professionnelle plus structurée, mais il n'était pas encore prêt. L'annonce mi-mai de l'arrivée comme directeur général de Laurent Izapow (avocat spécialisé en droit du sport qui est licencié au NHCA depuis près de 20 ans et a par ailleurs fondé le petit club d'Auron sur la patinoire en plein air de la station d'altitude de Saint-Laurent-du-Tinée) n'aura finalement été qu'une diversion provisoire. Le futur projet niçois se construira avec des personnes venues de bien plus loin, mais il ne s'est dessiné que sur le tard (et c'est pourquoi nous l'évoquerons donc à la fin de cet article).


L'équipe 2024/2025 est donc la dernière à avoir été bâtie selon l'ancien modèle, sous la direction de Stan Sutor.
Le poste de gardien cristallisait souvent l'attention des Aigles et le recrutement d'un ancien portier de KHL - Nikita Bespalov - semblait constituer un saut qualitatif. Mais il y a une différence entre le CV et la réalité de la glace. Bespalov s'est montré irrégulier et a fini sous les 89% d'arrêts. L'Estonien Conrad Molder (photo de gauche ci-dessus), éternelle solution de recours du club, avait été rappelé pour pallier la blessure du numéro 2 Charpentier, mais a finalement supplanté le numéro 1. Plutôt qu'un passage transitoire, Molder restera donc en poste, même s'il - ou parce qu'il ? - n'a pas de grandes références hors de son pays. C'est sûrement le gardien étranger le moins coté du championnat, et c'est peut-être une chance pour Raphaël Garnier (photo de droite ci-dessus). Celui-ci a réussi de belles performances pendant trois ans à Grenoble quand il s'agissait de suppléer Stepanek, mais celui-ci était encore sous contrat avec les Brûleurs de Loups qui chassaient néanmoins une proie beaucoup plus prestigieuse (Pintaric). Devenir titulaire à part entière était difficile chez un candidat au titre, cela semble en revanche dans les cordes de Garnier à Nice. Une chance à ne pas manquer. L'entraîneur Frantisek Stolc décrit un concurrence toujours ouverte : "Conrad Molder a juste été meilleur devant le filet que Bespalov. C'est quelqu'un qui peut débuter numéro 1, mais ça peut changer. L'équipe lui fait confiance, mais le meilleur jouera, ils démarrent à égalité."
Un (seul) pilier d'expérience en défense
Nice avait la dernière défense de Ligue Magnus en 2023/24 (ex-aequo avec Briançon), et pourtant, Marc-André Levesque (photo de gauche ci-dessous) a réussi à terminer avec une fiche positive, ce qui est en soi un petit exploit. Le Canadien succède à son compatriote Belisle comme capitaine, un choix d'autant plus naturel que l'ex-capitaine de Bordeaux est le seul homme d'expérience dans une très jeune défense, dont tous les autres membres ont 25 ans ou moins. Leevi Karjalainen (photo de droite ci-dessous), qui disait vouloir "faire plus d'une saison à Nice" dans le communiqué annonçant son arrivée, a tout de même à son actif une vingtaine de matches en Liiga avec SaiPa et un titre de champion de Mestis 2022 quand il a été prêté au Ketterä Imatra avant de s'établir dans cette deuxième division finlandaise. Il s'agit d'un arrière fiable par sa solidité dans sa zone et par ses prises de décision.


Le Letton Harijs Brants est encore plus jeune à 22 ans. Il a passé une saison au Canada en junior majeur, mais n'a jamais pu y retourner l'année suivante car il a été bloqué (dont une fois lors de l'escale à l'aéroport de Roissy) faute d'avoir les autorisations administratives nécessaires pour justifier son entrée en territoire canadien alors que les déplacements étaient restreints pendant la pandémie de Covid. Il est donc rentré en Lettonie, mais s'est fait une expérience au Danemark. C'est un patineur de qualité qui bouge bien le palet et dispose d'un bon tir du poignet, qui pourrait être utilisé en avantage numérique. Les paires défensives ont varié en préparation, mais celle que Brants composait avec l'ex-Maerseillais Louis Cirgues était la plus stable.
Après avoir vu son rôle diminuer lors de ses deux saisons à Cergy, Jules Lefebvre s'est bien relancé avec plus de temps de jeu en remportant la division 1 avec Nantes et postule à de belles responsabilités. La dernière place de titulaire devrait se jouer entre Yoan Salve, qui a manqué une partie de la préparation sur blessure, et l'ex-international junior Maxime Corvez, issu de la formation grenobloise.
On recommence tout en attaque
Le renouvellement est encore plus spectaculaire en attaque. Il ne reste qu'un joueur qui ait commencé le championnat précédent, et c'est Alexis Sutor, le fils de Stan ! Autant dire qu'absolument tout est à reconstruire, ce qui ne facilite pas la tâche de Frantisek Stolc qui doit tout recommencer à zéro ou presque. La valeur sûre, un peu par défaut, se trouve donc être Luka Kalan, le joker slovène assez efficace l'an passé. Lui qui aime les responsabilités va en prendre puisqu'il se retrouve centre numéro 1 !
Le recrutement étranger recèle deux jeunes ailiers qui ont porté le maillot d'équipes nationales juniors dans des pays des hockey. Assistant-capitaine de la Tchéquie au Mondial 2018 des moins de 18 ans, Michal Kvasnica (photo de droite ci-dessous) a alors passé une saison et demie en junior majeur dans la WHL. Il ne craint pas de voyager puisqu'il a été meilleur marqueur du FPS Forssa à son arrivée en Finlande en tant que seul étranger de l'équipe. Il patine bien, a une bonne lecture du jeu et est assez polyvalent pour jouer centre si besoin. Marek Sloboda (photo de gauche ci-dessous) a été joueur de quatrième ligne en équipe de Slovaquie junior car il était considéré comme un gros moteur, mais avec des mains plutôt limitées. Il a déjà été testé en première ligne à Trencin, mais sans grand succès.


On peine donc à voir qui pourrait être un gros pointeur. Teemu Loizeau dispose des capacités techniques et physiques nécessaires, mais seul Kevin Hecquefeuille en avait vraiment tiré le meilleur à Mulhouse. Il sort d'une saison difficile à Gap où il espérait plus de temps de jeu, en particulier en avantage numérique. Il pourrait l'obtenir à Nice. Nicolas Ruel avait aussi connu une grosse saison offensive (à Briançon) mais il a gagné en polyvalence au fil des ans. Son ex-coéquipier marseillais Filip Dvorak est un joueur plutôt défensif qui peut aussi prendre un rôle de complément sur une ligne à vocation plus offensive.
En fait, la recrue qui avait vraiment le profil de marqueur, c'est Jérémy Lapointe. Surclassé assez jeune grâce à son gabarit qu'il a très tôt su utiliser, ce Canadien a toujours tiré profit de sa protection de palet pour l'amener dans le slot. Fort dans la zone de vérité, doté d'un bon tir, l'ailier gauche est un buteur d'instinct qui a planté 73 buts pendant ses deux dernières années en junior majeur. Il a commencé à apprendre un jeu plus adulte pendant son année universitaire avec les Aigles Moncton, mais un certain manque de vitesse peut être son handicap chez les pros. Malheureusement, il s'est blessé au genou dès le premier match de préparation !
Cela n'a pas facilité la tâche de Stolc. Le premier trio qu'il a fixé est le troisième. L'ailier gauche finlandais Taavi Tiala, un joueur collectif et travailleur mais limité techniquement parce qu'il a commencé le hockey sur le tard, y fait équipe avec deux joueurs français arrivés de division 1. Il est intéressant de revoir Julien Msumbu en Ligue Magnus après avoir glané de l'expérience pendant trois saisons à Tours, et les débuts dans l'élite du centre dunkerquois Joseph Broutin (photo de gauche ci-dessous) - tout petit gabarit à l'habileté remarquable - sont très attendus. La quatrième ligne a retrouvé son spécialiste d'infériorité numérique Hugo Proux (photo de droite ci-dessous) après une année d'éclipse dans sa région.


Pendant que l'équipe se formait, des évènements encore plus importants pour l'avenir du hockey niçois avaient lieu ailleurs. Tout d'abord, les Jeux olympiques d'hiver 2030 ont été officiellement attribuées à la France... sous réserve de la garantie de l'État. La dissolution inattendue de l'assemblée nationale a laissé le pays sans gouvernement pendant tout l'été, mais la nomination comme Premier ministre de Michel Barnier - le co-organisateur des JO d'Albertville - a levé tout doute au comité olympique. Les épreuves de glace auront bien lieu à Nice. Les tournois de hockey sur glace masculin et féminin se tiendront dans le stade de la ville - l'Allianz Riviera - mais la patinoire pérenne est celle qui sera construite juste à côté pour accueillir patinage artistique et short track. Elle accueillera 5000 places, 500 loges et un restaurant/bar dont le club sera évidemment candidat à la gestion. Ce serait la deuxième plus grande patinoire de France après celle de Marseille, de quoi devenir une puissance de Ligue Magnus.
Deux nouveaux investisseurs et un organisateur
L'autre changement plus immédiat concerne la direction du club. Cela faisait des années que Philippe Jot cherchait de nouveaux investisseurs, il les a trouvés au Canada avec deux entrepreneurs, Filipe Bastos, qui a fait fortune depuis 20 ans en dirigant la société de vente de téléphones D2 Technologies, et Étienne Boulay, ancien joueur professionnel de football américain qui est également connu au Québec comme animateur de télévision et de radio. Et il ne s'agit pas de partenaires symboliques ou lointains comme les actionnaires de Bordeaux. Mis en relation avec le club par des amis à l'occasion de vacances sur la côte avec sa fille, Bastos - qui a aussi joué au football américain jusqu'en université avec la référénce québécoise des Rouge et Or de Laval - compte acheter une résidence secondaire à Nice. Il peut aussi mettre ses ressources au service du club, notamment dans la communication. Les deux Canadiens étaient présents pour une conférence de presse le matin d'ouverture du championnat. La SARL qu'ils co-dirigent a injecté 300 000 euros d'augmentation de capital, aux côtés des dirigeants historiques que sont le président Jean-François Ropart et le vice-président Philippe Jot. Ces quatre hommes se sont accordés pour faire cause commune en juin, indépendamment de l'incertitude qui régnait encore sur les JO et le projet de patinoire.
La mécanique intellectuelle de Boulay et Bastos (photo de gauche ci-dessous) est de mettre en place une filière de développement des jeunes joueurs. C'est pourquoi une partie de l'argent qu'ils apportent ira au hockey mineur pour amorcer un mécanisme de formation. Ce n'est pas un hasard si le nouveau manager général, qui fera l'interface avec les actionnaires est Nicolas Tomasini, dont le CV est en adéquation avec les ambitions du club : non seulement il a été un des fondateurs de la structure professionnelle de Grenoble (GMH38) en 2000, mais en plus il était dernièrement le directeur du Centre de formation des Brûleurs de Loups, qui fait référence en France.


Tomasini doit mettre en place un organigramme de grand club professionnel, mais tout le monde est conscient que cela prendra du temps. Il cherche d'ailleurs des bureaux plus grands, car le bureau à la patinoire n'est pas prévu pour un tel développement. Tomasini a aussi rapidement audité la billetterie. Il s'est aperçu que le prix des abonnements était au niveau bas de la division 1, en dessous de Neuilly-sur-Marne. C'est pourquoi la première annonce a été l'augmentation du prix des billets et abonnements. Ce n'est pas la décision la plus populaire, mais elle était indispensable pour adapter peu à peu la réalité niçoise au haut niveau.
Si Tomasini ne s'était pas impliqué dans le recrutement, il aura dorénavant son mot à dire, mais dans un cadre qu'il définit comme collectif : "S'il y a des changements, ce sera fait collectivement. Je n'ai jamais pris une décision moi tout seul de toute ma vie. On se mettra autour d'une table, avec Stan Sutor et les entraîneurs Frantisek Stolc et Pascal Margerit. À partir de maintenant, on sera 4. Je ne travaille que comme ça. Toute personne compétente pourrait être la bienvenue, c'est un travail d'équipe." Un nouveau modèle tout de suite éprouvé : compte tenu de la blessure de Lapointe, un remplaçant a été engagé trois jours avant le début de championnat avec Adam Raska : cet ancien meilleur marqueur du championnat tchèque junior aux belles qualités techniques a eu au fil du temps un rôle moins offensif en Extraliga tchèque (59 points en 223 matches) mais l'a retrouvé à l'étranger en passant à Sheffield - où il a débuté au centre et fini à l'aile et à Cracovie, où il est resté centre. C'est le poste qu'il occupe chez les Aigles en stabilisant le deuxième trio, ce qui renvoie Dvorak en quatrième ligne et rend le tout plus homogène. Et un autre renfort suit - dépassant déjà le quota non-JFL même sans Lapointe - avec le Letton Daniels Berzins, autre centre polyvalent, mais droitier, et surtout bon patineur.
Marc Branchu
Effectif :
Gardiens
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ Min Moy. % 34 GARNIER Raphaël 25/01/1997 182 82 Caen Grenoble FRA-1 20 1207 2,24 91,2% 70 MOLDER Conrad 06/10/1999 185 87 (Estonien) Nice FRA-1 23 1317 3,96 89,1%
Défenseurs
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ B A Pts +/- Pén 2 BRANTS Harijs 03/05/2002 183 84 (Letton) Odense DAN-1 51 5 8 13 -2 14' 9 CIRGUES Louis 12/08/2001 183 85 Gap Marseille FRA-1 37 4 5 9 -2 6' 19 LEFEBVRE Jules 22/04/1999 182 77 Rouen Nantes FRA-2 39 7 13 20 +20 24' 29 SALVE Yoan 02/03/2000 182 77 Rouen Nice FRA-1 48 1 5 6 -20 32' 37 CORVEZ Maxime 02/02/2002 176 78 Grenoble Chambéry FRA-2 39 0 6 6 -5 10' 76 KARJALAINEN Leevi 04/03/2000 182 80 (Finlandais) K-Vantaa FIN-2 48 2 14 16 +14 36' 77 LÉVESQUE Marc-André 14/01/1991 188 91 (Canadien) Nice FRA-1 41 7 15 22 +1 10'
Attaquants
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2023/24 MJ B A Pts +/- Pén
11 KALAN Luka 03/05/1993 178 75 (Slovène) Celje AUT-2 6 3 4 7 0 2'
Celje SLO-1 3 3 2 5 10'
Nice FRA-1 30 10 13 23 -10 10'
15 LAPOINTE Jérémy 02/09/2002 188 97 (Canadien) U. Moncton CAN-U 35 17 22 39 +11 58'
16 TIALA Taavi 04/04/1993 181 88 (Finlandais) Ujpest HON-1 48 14 22 36 +4 16'
21 BERZINS Daniels 06/02/1999 186 82 Letton VHK Vsetin TCH-2 40 8 9 17 +6 24'
22 RUEL Nicolas 15/09/1996 181 82 Villard Marseille FRA-1 51 7 14 21 +5 29'
24 RASKA Adam 26/11/1994 180 85 (Tchèque) Cracovie POL-1 41 14 25 39 43'
25 PROUX Hugo 25/04/2001 175 72 Cholet Angers FRA-1 14 0 0 0 0 0'
Cholet FRA-2 29 2 8 10 -7 2'
38 KVASNICA Michal 17/04/2000 185 87 (Tchèque) Humenné SVK-1 4 1 0 1 0 0'
FPS / Hermes FIN-2 37 4 13 17 -2 45'
44 MSUMBU Julien 17/02/1997 183 76 Nantes Tours FRA-2 29 6 11 17 +5 2'
66 BROUTIN Joseph 18/09/2001 168 68 Dunkerque Dunkerque FRA-2 35 14 29 43 +11 20'
78 LOIZEAU Teemu 19/10/1999 190 89 Megève Gap FRA-1 47 6 12 18 -2 44'
86 SUTOR Alexis 18/02/1999 172 70 Nice Nice FRA-1 48 1 1 2 -19 4'
93 DVORAK Filip 09/03/1997 186 81 (Tchèque) Marseille FRA-1 50 5 5 10 0 26'
96 SLOBODA Marek 01/11/1997 182 82 (Slovaque) Trencin SVK-1 46 3 4 7 -12 10'
Entraîneur : Frantisek Stolc (SVK, 44 ans), assisté de Pascal Margerit (53 ans) à domicile et de Stan Sutor (53 ans) à l'extérieur.
Partis : Nikita Bespalov (G, 26 MJ à 88,4%), Isaac Charpentier (G, 0 MJ, Anglet), Louis Belisle (D, 6+21, Cholet, FRA-2), Ivan Esipov (D, 6+18, Anglet), Roope Reini (D, 2+7, TUTO, FIN-2), Lucas Villain (D, 1+8, Briançon), Yohann Alzon (D, 0+1, Brest, FRA-2), Jesper Larinmaa (A, 17+23, Amiens), Andrei Rychagov (A, 8+31, Anglet), Norbert Abramov (A, 15+17, Briançon), Mikael Kuronen (A, 9+19, Varèse, ITA-2), Yevgeni Nikiforov (A, 8+18), Bryan Sautereau (A, 12+12, Cholet, FRA-2), Ondrej Kopta (A, 11+12, Sokolov, TCH-2), Radek Cip (A, 8+10, Prerov, TCH-2), Louis Vitou (A, 10+5, arrêt), Daniel Babka (A, 3+3), Kasper Elo (A, 1+2), Kaïs Faure-Brac (A, 0+1, Brest, FRA-2)
Revoir la présentation 2023/24