Suède 2025/26 : présentation
Les favoris
Comment ne pas mettre Luleå dans le groupe des favoris. Vainqueur du SM-guld pour la première fois en 29 ans, le LHF a surpris plus d’une équipe la saison passée. Habitués à les voir à bord du dernier wagon des séries éliminatoires ces deux dernières saisons, peu avaient de prime abord mis Linus Omark et ses coéquipiers parmi les favoris la saison passée. Une erreur tant les hommes de l’illustre Thomas Berglund ont pris au sérieux la quête qui leur incombait.
Pour s’attaquer à la reconquête de sa couronne, le LHF a opté pour un mélange d’expérience et de talent brut. Conscient des quelques largesses défensives qu’ils ont connu la saison passée, les hommes du grand Nord ont renforcé leur défensive : Oscar Engsund, qui évoluait à HV71 la saison dernière, rentre au bercail. Il est suivi par Edvin Hammarlund, artisan discret mais efficace de la remontée de Djurgården. Les Finlandais Kasper Kotkansalo et Otto Leskinen viennent quant à eux apporter une solution plus offensive sur les rangs arrières.
Sur le front de l’attaque, Luleå a connu un gros départ, celui de Linus Omark, parti pour Lugano. Albin Lundin retourne à l’échelon inférieur où son jeu offensif a su prendre racine. Mais pour les remplacer, le LHF a peut-être trouvé sa pépite en la personne de Filip Eriksson. À 20 ans, le prospect des Canadiens de Montréal améliore d’ores et déjà sa meilleure marque chez les pros, auteur de 7 points en 4 rencontres. De quoi faire de lui le pendant de Brian O’Neill ? Rien n’est moins sûr mais les hommes de Berglund font toujours partie du binôme de favoris.
Brynäs surprendra-t-il encore quelqu’un cette saison ? Promu ayant mué en leader mature et émérite, le BIF peut-il demeurer l’équipe-surprise cette saison ? S’il s’est renforcé notamment par l’arrivée de Monsieur Nicklas Backström, Brynäs semble avoir régressé sur les postes clés. Déjà fragilisé devant le filet lors de la finale du SM-guld, Gävle n’a guère progressé sur le sujet : le gardien italien Damian Clara retrouve le BIF après une saison plutôt compliquée à Färjestad. Pour l’accompagner, Colin Dellia. Complètement sorti du système des Blackhawks de Chicago, il rebondit sur le vieux continent mais son capital confiance peut-il suffir à porter Brynäs là où il souhaite être ? En plus du défi devant le filet, l’interrogation quant au remplaçant du défenseur offensif Charles-Édouard d’Astous subsiste.
Si Nicklas Backström entend bien retrouver du temps de jeu, le BIF a opté pour un recrutement quasi exclusif d’anciens du continent américain avec comme autres figures de proues Axel Jonsson-Fjällby (qui a essuyé le refus de Djurgården plus tôt dans l’été) ou encore le champion du monde 2024 Michal Kempny. Si le mix peut tout à fait se révéler doré, il va sans dire que le temps est une métrique sur laquelle Brynäs devra compter. Avec 17 buts encaissés en quatre rencontres, 2 victoires pour 2 défaites, le début d’exercice les place en queue de peloton mais cette équipe, aussi bien intrigante que passionnante, pourrait bien se montrer plus dangereuse que l’on ne le perçoit actuellement. C’est pour cela que nous les plaçons dans le wagon de tête.
«Avoir le Växjö» sera-t-elle l’expression à la mode en Suède ? Après près d’une décennie à côtoyer les sommets du championnat, les Lakers ont connu quelques difficultés à anticiper le cycle suivant mais les beaux jours pourraient bien être devant eux. Jörgen Jönsson a été remercié après trois ans de bons et loyaux services au profit d’un entraîneur que peu de gens voyaient sur le banc des quadruples champions de Suède : Björn Hellkvist. Il avait réussi à faire passer Leksand d’une équipe jouant la relégation à une équipe qualifiée pour les séries éliminatoires 4 saisons de rang… avant de devoir s’absenter en raison de la maladie de Parkinson. Au rebond à Björklöven, il connaissait une bonne première moitié de saison avant de quitter son poste en février.
Propulsé à la tête des Lakers cet été, Hellkvist semble avoir construit un effectif dépourvu de star à proprement parler mais profond et cohérent, le tout mené par des hommes d’expérience comme Lucas Elvenes et Dylan McLaughlin dans un système qui va ravir les supporters de Växjö, ayant d’ores et déjà pu assister à neuf buts en supériorité numérique… en quinze tentatives. Les Lakers, leaders du championnat après quinze jours, restent à l’heure actuelle membre du groupe des outsiders mais ils pourraient en sortir rapidement et prétendre à une cinquième couronne en onze ans.
L’ère Roger Rönnberg est enfin terminée à Frölunda et le cirque médiatique qui l’accompagnait s’en est allée avec. Le temps est-il enfin venu pour le FHC de retrouver ses lettres de noblesse ? Telle est la question que l’on se posera tout au long de la saison. La première victoire du club se résume peut-être par le fait que l’on peut enfin se concentrer non pas sur la nouvelle sortie médiatique de l’entraîneur - parti vers Fribourg-Gottéron - mais sur le jeu proposé par Göteborg.
Désormais sous la houlette de Robert Ohlsson, le FHC a peaufiné un effectif qui tirait vers le haut. Jere Innala, parti tenter sa chance à Colorado est de retour au bercail avec dans ses valises, l’une des rares satisfaction du MoDo Hockey la saison passée, Theodor Niederbach et un joueur que Robert Ohlsson connaît bien, Max Lindholm qui arrive en provenance de Skellefteå. Alors Frölunda peut-il profiter d’un effectif qui se connaît pour se lancer à la reconquête de son trône ?
Les outsiders
Skellefteå fait-il office de discret outsider ? Eliminé en demi-finale la saison passée, le SAIK a payé un été plutôt manqué avec des pari qui, s'ils avaient un potentiel intéressant dans leur quête d’un doublé, leur a coûté cher en séries. Depuis, une page s’est tournée : Robert Ohlsson s’en est allé avec dans ses valises Max Lindholm. Les paris ratés ont quitté le club et l’on espérait partir sous de meilleures auspices.
Malheureusement, le tandem de gardiens a rejoint l’infirmerie, à peine la saison commencée. Pour sauver les meubles, le SAIK a dû rappeler Strauss Mann, déjà passé par le club en 2021/22. Devant lui, le club a rajeuni la défense : Max Krogdahl, Victor Grahn et Emil Djuse viennent renforcer la ligne bleue tandis que sur le front de l’attaque, on a tenté quelques additions malines sans remanier en profondeur ce qui faisait leur force la saison passée.
Le mix passera-t-il ? Si le SAIK est selon nous l’un des outsiders cette saison, le plus gros du travail effectué par les hommes de Daniel Hermansson pourrait bien se passer sous les radars des autres grosses écuries.
Après 3 éliminations en quart de finale, Färjestad peut-il retrouver sa place de favori ? Une chose est sûre, la direction sportive a eu l’occasion d’identifier tout au long de la saison dernière, ce qui ne fonctionnait pas au sein de l’effectif : Une défense trop friable et des gardiens qui bien qu’en santé, n’étaient pas assez expérimentés et/ou talentueux pour combler les largesses défensives du FBK.
C’est donc en ce sens que les travaux menés par Rickard Wallin se sont concentrés sur la défense et les gardiens. Emil Larmi, laissé libre de tout contrat après une saison en demi-teinte à Växjö, viendra se relancer aux côtés d’Anders Lindbäck. En défense, Wallin a fait son marché en dehors du pays aux trois couronnes : Ronald Knot arrive de Finlande, Gabriel Carlsson rentre au pays après son passage à Zoug, Idem pour Filip Roos en provenance de Belleville. Enfin, piste la plus exotique, le Canadien Quinn Schmiemann arrive lui de Trenčín, en Slovaquie.
L’interrogation de la saison du FBK réside ici : Jörgen Jönsson arrivera-t-il à faire en sorte que ce melting pot adhère à son plan de jeu et plus encore, à ce que cela prenne ? S’il y parvient, Färjestad à au sein de son effectif, tout pour effrayer bien des équipes au moment des joutes printanières. Si la saison régulière pourrait ne pas être de tout repos pour ses supporters, ces précieuses 52 rencontres ont pour vocation de permettre à cette équipe de prendre forme.
Le maître de la surprise en playoffs peut-il enfin reprendre le dessus en saison régulière ? Depuis 2021/22, jamais Rögle n’a retrouvé le top 4 du classement à l’issue de l’exercice régulier. Si le RBK s'est offert à plusieurs reprises des équipes mieux placées que lui, jamais il n’a retrouvé l’éclat qui fut le sien au début de la nouvelle décennie. Alors, pour tenter de changer les choses, la direction a pris une décision radicale en se séparant de onze éléments. Réduisant par la même occasion la taille de l’effectif en ne recrutant que six joueurs. Seulement six, certes, mais qui pourraient faire la différence en défense : Calvin de Haan, Paul LaDue et Mark Friedman auront la lourde tâche de renforcer une défensive qui a fait défaut l’an passé (129 buts encaissés pour 126 marqués).
En attaque, Lubos Horky, Fredrik Olofsson et Karson Kuhlman auront eux la responsabilité d’apporter un vent de fraîcheur sur un alignement offensif qui en a cruellement manqué en fin de saison dernière. Mais serait-ce suffisant ? Telle est la question. L’enjeu de la saison régulière est, pour le club du sud-ouest de la Suède, le même que pour Färjestad : trouver son rythme, créer l’alchimie et les unités spéciales qui feront la différence une fois la “deuxième saison” démarrée. Ils sont selon nous l’outsider le moins sûr de ce groupe, c’est pour cela que nous les plaçons juste au-dessus du ventre mou du championnat.
Le ventre mou
Le promu de la saison passée (Brynäs) avait fait une bouchée de la saison régulière avant de s’incliner contre Luleå en finale de championnat. Djurgården peut-il faire aussi bien ? Une chose est sûre, de retour dans l’élite du hockey suédois 3 ans après l’avoir quitté, le club de Stockholm n’est pas venu pour faire de la figuration. Pour preuve, le zoo (traduction de Djurgården) a attiré de gros poissons lors de l’intersaison, la plupart venus d’AHL : Magnus Hellberg, Jesse Ylönen et Charles Hudon en tête de liste mais aussi l’expérimenté Joe Snively ou encore Gustav Lindström.
Cinq bons CV qui viennent s’ajouter à une filière norvégienne certes dépourvue de Patrick Thoresen mais renforcée par les prometteurs Mathias Emilio Pettersen et Håvard ∅strem Salsten. Un recrutement opportuniste et intelligent qui pourrait bien permettre au club de la capitale de se faire une place de choix dans le second wagon.
Si beaucoup d’observateurs locaux mettaient le DIF comme l’un des favoris à la relégation avant le début de la pré-saison, nombre d’entre eux ont depuis changé d’avis. Si le recrutement pouvait interroger de prime abord, le début de saison montre que le club de la capitale pourrait bien être tantôt poil à gratter, tantôt trop friable défensivement pour prétendre à quelque chose. Jacob Josefson, capitaine historique des dernières saisons du zoo en SHL le sait, les siens doivent être raisonnables et ne pas se brûler les ailes en voulant aller plus vite que la lumière. Djurgården sera selon nous l’élément perturbateur de plus d’un pronostic cette saison.
L’heure de l’éclosion est-elle venue pour Timrå ? En constante amélioration ces dernières saisons, le plus finlandais des clubs suédois pourrait bien être à l’aube de sa meilleure saison. Désormais entraîné par Tommy Samuelsson, Timrå s’en va dans la bonne direction. Intelligente, la direction sportive a été à l’écoute de la moindre opportunité de marché et a construit l’un des effectifs les plus entraînants de la ligue. Car s’il a perdu ses trois plus grands prospects NHL, il s’est aussi renforcé par des joueurs rompus à l’exercice et qui semblent appartenir au plan de jeu voulu par l’ex-entraîneur des Nybro Vikings.
Pas de véritable pari si ce n’est le jeune Emil Stadin, seulement des joueurs représentant une valeur sûre et remplissant un rôle précis. Ce Timrå IK n’est pas né pour être un effectif bourré de stars mais pour être une machine bien huilée, qui ne fera sans doute pas de cartons mais qui sera encore et toujours rude, difficile à manier, travailleuse et surtout efficace. En témoignent leurs trois succès en 4 matchs face à nul autre que Växjö et Färjestad. Dans cet effectif cohérent et conquérant, il sera intéressant de suivre le développement des deux attaquants repêchés en NHL, Eddie Genborg (Detroit) et Linus Eriksson (Florida).
Attention à la glissade pour Örebro. Sur deux déceptions dès les huitièmes de finale de playoffs, l’ÖHK pourrait bien connaître une chute impressionnante cette saison. S’ils affichaient d’ores et déjà un bilan négatif dans le temps réglementaire, ils partent cette saison sur de mauvaises bases. D’ores et déjà déchus à 4 reprises, les hommes de Niklas Eriksson semblent souffrir d’un effectif mal né. Les joueurs clés comme Hannes Björninen et Emil Larsson s’en sont allés et si historiquement Örebro a permis à des jeunes de s’exporter outre-Atlantique, cette saison pourrait bien faire exception.
Si le pessimisme est à l’oeuvre concernant le recrutement et la construction d’un effectif qui pourrait être mal né, certaines recrues ne demeurent pas moins intéressantes : Egor Polin, auteur d’une saison XXL à Södertälje la saison passée, pourrait bien être l’une des rares satisfaction du club rouge et noir. Il en est de même pour l’expérimenté Sean Malone qui tentera de dynamiser une offensive qui s’annonce timorée. Si Örebro n’est pas menacé de prime abord par la relégation, la durée des contrats de plusieurs recrues estivales pourrait bien être l’un des gros points noirs de ce qui pourrait bien être un exercice à oublier pour les hommes d’Eriksson.
Mission maintien
Leksand peut-il sauver sa place dans l’élite ? En proie à des soucis financiers depuis deux saisons maintenant et ce malgré l’investissement salvateur de Filip Forsberg, le LIF semble au bord du précipice. Déjà décevant la saison passée, les choses semblent aller de mal en pis sur les bords du Lac Siljan. 12 joueurs s’en sont allés, seulement 7 sont arrivés. Pire encore, les cadres ont quitté le navire dans cette vague de débarquements massifs : Mantas Armalis, Lucas Elvenes, Martin Karlsson, Patrik Zackrisson, Marek Hrivik ou encore Justin Kloos. Des noms qui avaient permis au LIF de se stabiliser comme un club respectable de milieu de tableau…
Le club peut-il désormais se reposer sur les épaules du talentueux Marcus Gidlöf ? À 19 ans, l’espoir des New York Islanders semble être propulsé gardien numéro 1 après une première saison productive en tant que remplaçant. Pour l’épauler, Leksand a tenté de recruter intelligemment. Nolan Stevens est la figure de proue, gagnant sa place en SHL après un exercice plus que productif à Södertälje. À ses côtés, Michael Lindqvist et Gabriel Fortier tenteront de former une offensive sur laquelle s’appuyer. S’il on est jamais à l'abri d’une surprise, force est de constater que beaucoup d’observateurs attendent de voir Leksand craquer à l’instar de la franchise de pain suédois qui porte le même nom. Déjoueront-ils les pronostics ? On ne miserait pas un kopek là-dessus mais pour leur donner un motif d’espoir : il y aura concurrence pour la descente.
Y a-t-il un capitaine à bord du navire Linköping ? Comment ne pas voir en cet exercice 2025/26 un véritable iceberg prêt à ne faire qu’une bouchée d’un LHC qui va de mal en pis. Abonné aux profondeurs du classement, il échappe année après année aux séries pour la relégation, aux dépens d’équipes encore plus mauvaises. Or, cette année, la concurrence pour la relégation sera rude et Linköping semble en être un favori. La cause ? Un été aux airs d’ingérence : 15 départs… et pas des moindres, pour 15 arrivées… questionnables. S’ils ont raté le coche sur le gardien Antti Raanta qui s’est finalement engagé en Suisse, ils se sont offert les services de Jakub Vrana, vu comme sauveur de l’offensive du LHC, privée de Broc Little et Lance Bouma pour ne citer qu’eux. Or, l'ancien vainqueur de la Coupe Stanley 2018 (avec Washington) peut-il à lui seul sauver le navire ?
C’est chose quasi impossible. D’autant plus que la quasi entièreté de la défense s’en est allée (le capitaine Oscar Fantenberg est resté... mais il s'est blessé à la main en préparation et sera absent de longs mois), que le tandem de gardiens a changé et qu’aucune alchimie ne semble prendre. Le portier Waltteri Ignatjew connaît des hauts et des bas. Convaincant en Mestis et à Mora, il semble encore loin d’avoir le niveau escompté. Mais si le Finlandais peine sous les 90%, il faut dire qu’il n’est pas aidé par sa défensive. Max Martin n’est pas le tube de l’été et les alignements défensifs, qui ont subi des modifications dès ce début de saison, ne prennent pas pour l’instant. Autant d’inconnues dans l’équation que doit résoudre au plus vite Mikael Håkansson, le tout dans ce qui s’annonce être sa première expérience comme entraîneur principal à 51 ans. Ses expériences à Djurgården et Berne lui sauveront-il la mise ? Jakub Vrana trouvera-t-il de quoi sauver les siens ? Autant de questions qui mettent du sel sur la saison de Linköping.
Malmö : un pas en avant, deux pas en arrière ? Après s’être qualifiés pour les quarts de finale du SM-guld la saison passée, les Redhawks sont-ils repartis pour un cycle en fin de tableau ? Les premiers signes sont pessimistes. Oscar Alsenfelt, directeur sportif du club, a eu du pain sur la planche : 10 départs pour 10 arrivées et des changements majeurs : 5 défenseurs ont quitté le club… alors que c’est ce qui avait permis au club de passer le cap tant attendu.
Sur le plan offensif, peu d’inquiétudes. Janne Kuokkanen est de retour après une saison compliquée en Suisse, Lauri Pajuniemi sera toujours là pour dynamiter l’offensive scanienne et les jeunes pousses comme William von Barkenkow, Filip Björkman et Isac Nilsson continueront à se développer lentement mais constamment. Dans l’équation que le club devra résoudre rapidement, la ligne bleue fait office d’inconnue. Si Patrik Noren vient apporter expérience et solidité, reste à savoir qui passera un cap : les jeunes Topi Niemela, Martin Schreiber et Eemil Viro auront-ils le niveau escompté ? Telle est la question. Ils n’auront pas le choix que de progresser rapidement pour espérer éviter à Malmö de régresser.
Le HV71 peut-il encore survivre à l’épreuve des séries pour la descente ? Après s’être offert le scalp d’Oskarshamn et MoDo, Husqvarna s’apprête à vivre une saison de plus dans le wagon arrière. Combien de temps Frederik Dichow pourra-t-il maintenir les siens à flot ? La pression pèse sur les épaules du gardien danois.
Si la tâche s’annonce plus rude que lors des éditions passées, c’est aussi et surtout parce que le club a vu ses talents s’exiler sur le continent nord-américain au terme de leur prêt respectif… avant d’être pillé de ses joueurs-clés par les autres formations. Si l’arrivée de Justin Kloos et Riley Woods en provenance de Leksand et MoDo était une bonne nouvelle, reste à savoir qui autour d’eux connaîtra une “breakout season” permettant au HV71 de trouver les ressources suffisantes pour se maintenir une fois de plus. Olle Alsing se muera-t-il en capitaine miracle ? Rien n’est moins sûr et c’est bien pour cela que le club de Jönköping est notre favori à la descente, sans grande surprise.
Nino Bourge-Maldinez