Le champion Bordeaux veut encore grandir

 

L'irruption de Bordeaux parmi les puissances de la Ligue Magnus est une lame de fond que l'on a senti venir. Cela fait trois ans de suite que les Boxers finissent dans les quatre premiers, mais aussi qu'ils confirment en playoffs en éliminant Marseille trois fois consécutivement. Ils ont fait mieux que ça avec une finale en 2024 et bien sûr ce titre historique en 2026. Un formidable dénouement parfaitement mérité pour les hommes d'Olivier Dimet qui ont clairement déployé le meilleur collectif face aux grands clubs de l'hexagone. Mais aussi une consécration qui arrive bien vite dans la construction du club quand on compare à Angers qui tourne autour de la Coupe Magnus depuis de longues années sans jamais la toucher.

Si les Bordelais étaient attendus plus près du sommet la saison dernière, on était loin d'imaginer une conclusion aussi heureuse après huit journées quand ils étaient... derniers ! Le redressement était arrivé à l'automne par une série de 11 victoires, dont 9 avec les cages défendues par Alex Dubeau, arrivé pour pallier la blessure à la cheville de Papillon. Mais là encore, le dernier mot n'était pas encore dit.

S'il est un symbole de résilience dans la réussite de Bordeaux, c'est bien Quentin Papillon. Sa blessure au mauvais moment a failli tout emporter : sa place de titulaire en équipe de France, juste avant les Jeux olympiques, mais aussi en club avec cette concurrence d'un gardien étranger. Quatre mois plus tard, celui qui semblait être au fond du trou rayonnait comme meilleur joueur des play-offs et champion avant de faire son retour sous le maillot bleu. Bordeaux a logiquement conforté Papillon comme gardien numéro 1, avec comme condition l'absence de clause de départ à l'étranger. Le plus haut niveau européen, c'est en CHL qu'il pourra mieux le côtoyer.

Bordeaux est aussi en terrain de connaissance avec le retour du gardien haut-alpin Gaëtan Richard qui avait fait la paire avec Clément Fouquerel pendant trois ans à Mériadeck et qui a gagné la concurrence la saison dernière à Gap face à... Antoine Gilbert, quand celui-ci a été éjecté de son poste de numéro 2 de Bordeaux par l'arrivée de Dubeau. Ce dernier, redevenu superflu, ira chez un concurrent direct, Angers.

On savait dès le début des play-offs que l'attaque perdrait deux joueurs de centre. Convaincu par Dimet de faire une dernière saison, le capitaine Loïk Poudrier n'a sûrement pas regretté son choix en soulevant Coupe Magnus. Il retournera au Québec où, tout en jouant avec son frère en LNAH, il suivra une formation dans le conseil bancaire en placements financiers. Quant à William Pelletier, le Rouge et Or de l'Université Laval l'avait annoncé début février comme son futur entraîneur-adjoint.

Sur les cinq attaquants nord-américains de 1m75 ou moins, il n'en reste donc plus qu'un, Tommy Giroux, meilleur marqueur bordelais en saison régulière comme en play-offs, qui s'est attaché à la ville de Bordeaux (et c'est réciproque pour les supporters qui en ont fait une idole). Dans leur volonté évidente de grandir, dans tous les sens du terme, les Boxers ont salué les deux retraités et se sont séparés des deux autres. Mathieu Pompei n'était plus aussi engagé qu'avant dans les duels après sa dernière commotion, le joueur d'énergie en fin de carrière sera quand même la recrue-vedette des Indians de Hanovre dans leur éternelle quête de montée en DEL2. Quant au joker ex-angloy Craig Puffer, il aura marqué moins longtemps l'histoire du club, mais a aidé une équipe qui se cherchait, quitte à adopter au fil du temps un rôle plus défensif.

Le contingent français ne subit pour sa part absolument aucun changement ! L'éternel centre de quatrième ligne Julien Guillaume a été récompensé pour sa fidélité par le titre. Et que dire qu'Aina Rambelo, dont la FFHG a récemment salué l'entrée dans le top-10 des joueurs les plus capés en Magnus, mine de rien, lui qui était pourtant rentré à Bordeaux (sa ville natale)... quand le club était en D1. Leur quatrième ligne, dévolue au travail de l'ombre, a même fini par recevoir un élément plus offensif avec Loïc Farnier. Si celui-ci n'a peut-être pas gagné autant de temps de jeu qu'il l'espérait en quittant Grenoble, il a obtenu la meilleure réussite collective qui soit à défaut de stats individuelles : Farnier a été champion deux ans de suite !

Deux joueurs originaires de Grenoble ont aussi participé à ce titre girondin. Le meilleur espoir de la saison 2023/24 Quentin Tomasino est déjà quatre fois champion à 24 ans, pas mal pour un joueur dont on critique parfois ses qualités de patinage pas toujours utilisées à bon escient. Et s'il n'a pas égalé ses stats rouennaises, c'est surtout à mettre au crédit de la densité et de l'homogénéité qui a fait la force de Bordeaux. A contrario, le jeune Tom Guidoux a grimpé de 6 à 12 points pour sa seconde saison aquitaine et se positionne en solution alternative pour un effectif qui gagne chaque année en densité et en concurrence.

La progression statistique s'est en revanche laissé attendre pour Baptiste Bruche, resté à 34 points dans une saison plus longue et avec une fiche négative. Mais cela ne doit pas faire oublier ses services rendus en infériorité numérique, où sa vitesse le rend redoutable. S'il a clairement subi la crise de l'équipe en début de saison, l'ailier droit a grandi avec elle jusqu'à inscrire 7 buts en playoffs. Il a même mis son premier but en compétition officielle avec l'équipe de France. Une sélection tricolore où Kaylian Leborgne fait lui aussi peu à peu son trou... mais il lui faudra déjà garder sa place en troisième ligne à Bordeaux.

La concurrence s'annonce en effet encore plus vive cette saison avec la "recrue cachée" Enzo Carry. Sa blessure à la main en présaison a mis bien plus de temps que prévu à se résorber et il a carrément vécu une saison blanche, paraissant même peiner à soulever la coupe. Mais il a suivi la préparation comme les autres et on espère qu'il reprendra là où il était resté en 2024/25, avec son jeu percutant à haute intensité.

Olivier Dimet aura donc encore plus de solutions en attaque, lui qui apprécie de disposer de joueurs complets et polyvalents. Félix Girard, s'il reste sur une année de semi-retraite en LNAH, dispose de sacrées références. Celui qui a remporté deux fois le trophée Guy-Carbonneau de meilleur attaquant défensif de LHJMQ a brillé offensivement dans des ligues au moins égales à la Magnus avec 0,87 point par match en Autriche et 0,80 en Norvège. Et s'il a tenu un rôle plus défensif dans ses deux passages en Suède à Björklöven comme centre de troisième ligne, il y prenait 60% des engagements ! C'est là un atout majeur qui manquait aux Boxers : plus encore qu'un Pierre-Olivier Morin qui était la référence dans l'exercice des mises au jeu, Girard peut être un précieux pourvoyeur de palets en début de présence.

L'autre nouveau centre Steven Fournier espérait finir en Ligue Magnus après la case D1, comme d'autres meilleurs marqueurs du junior AAA québécois avant lui. Ce n'était pas forcément gagné après une saison moyenne à Brest, mais il s'est grandement développé pendant deux ans à Tours. Rapide et explosif, il sait maîtriser le palet et faire la différence par ses passes et ses tirs. N'oublions pas que les Remparts sont le club-partenaire des Boxers, qui leur prêtent régulièrement des joueurs, et qu'il avait comme coéquipier le fils du manager bordelais (Stéphan Tartari). Le club champion ne manquait donc pas d'avis internes au vestiaire sur cet esprit à la fois blagueur et collectif qui a envie d'apprendre et ne triche pas défensivement. La marche s'annonce toutefois très haute : Fournier passera directement de la D1... à la Ligue des Champions !

Autre transition brutale, celle qui consiste à passer du dernier au champion. Meilleur marqueur d'une équipe de Gap en perdition, Luke Santerno est avant tout un joueur physique qui a un gros volume de jeu, offensif et défensif. Il est mobile pour son gabarit, mais ce sont plus ses décisions avec le palet qui sont un peu lentes. Il trouve de bonnes passes mais la qualité de son tir obère son efficacité. Comme joueur de soutien d'une ligne offensive, il peut cependant rendre de fiers services en s'imposant dans les bandes. Il semble ainsi prédestiné comme ailier droit de l'attaquant vedette Tommy Giroux et du premier centre Morin.

Le quatrième nouveau Canadien est le seul à être de petite taille comme les partants (1m75) mais il est solide du bas du corps avec son centre de gravité bas, capable d'aller à la chasse aux rebonds dans l'enclave. C'est un ailier gauche rapide, doté de mains assez habiles. Il est capable de donner de bonnes passes mais pèche parfois dans ses prises de décision. Ses parents ont tous deux quitté leur Cameroun natal pour des études d'ingénieur en génie électrique à l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis se sont installés à Gatineau. Yvan Mongo a hérité de l'ambition sportive de son père qui avait aussi lorgné sur une carrière de footballeur professionnel, mais a adopté le sport national du Canada en même temps qu'il enfilait l'équipement de hockey d'un cousin à 4 ans. Gros travailleur à l'entraînement et avec la tête sur les épaules, il a été choisi capitaine par entraîneurs et coéquipiers à l'université d'Ottawa. Sur ses quatre saisons pros en ECHL à Reading, il en a connu une seule à peu près en bonne santé (38 points en 55 parties en 2023/24) avant se de blesser de nouveau dans la présaison suivante et de revivre une convalescence de 6 mois.

Bordeaux n'a donc pas recruté de CV très clinquant, plutôt des joueurs qui présentaient ses réserves à cause de blessures, d'inexpérience, ou d'une dernière saison en semi-pro. Cela s'explique parce que le club est en recherche d'une nouvelle stabilité financière. Il a connu 23% de croissance l'an passé en bouclant son budget à 4,4 millions d'euros, mais a terminé en déficit de 4%. Si ces pertes sont majoritairement dues au défaut de paiement d'un sponsor important, elles obligent à une certaine prudence estivale. Avec une masse salariale encadrée pour passer le processus de validation financière, les conséquences se font surtout ressentir en défense.

Les Boxers ont été titrés grâce à de très fortes lignes arrières, composées de 4 étrangers et 2 internationaux français. Une défense impressionnante à partir de l'arrivée en joker de Jules Boscq, prêté par le club finlandais HPK. Qu'il reste est évidemment une grande nouvelle. Le retour de Boscq en Liiga attendra, car il a signé un contrat d'un an à Bordeaux pour jouer la CHL, qu'il n'avait que brièvement goûtée lors d'un prêt à Rouen avant de blesser.

Cette Ligue des Champions, Maxim Lamarche l'a jouée avec Grenoble, il connaît la difficulté de la tâche. Même si certains trouvent son patinage pas toujours très actif, le Canadien au jeu très calme a été la présence rassurante de la défense en gérant un grand temps de jeu. Sa paire avec Kevin Dusseau a fait preuve d'une grande maîtrise et cela a permis au Français de jouer enfin une première compétition officielle en bleu (le Mondial D1A), à 34 ans et après 46 sélections.

On est peut-être plus réservé sur le leadership de Jérémy Beaudry dans un contexte européen. Il a été le meilleur pointeur des arrières en Ligue Magnus, il a montré l'étendue de ses talents offensifs même lors des pénaltys, en plus de son slap dévastateur de la bleue et de la précision générale de ses tirs. Néanmoins, il a fini champion avec une fiche négative (qui date de la saison régulière car il était dans le ton en playoffs). Ayant fait toute sa carrière dans des championnats de niveau comparable à la Magnus, ne risque-t-il pas d'être exposé en CHL, comme un Kevin Spinozzi avait pu l'être avec l'équipe de France une fois transposé au niveau international ;?

Le problème principal, c'est cependant que les contraintes budgétaires laissent Bordeaux avec seulement six défenseurs, sans en avoir recruté un septième prévu, et avec comme seul recours la polyvalence de Rambelo (d´&jà utilisé derrière en présaison pendant la convalescence de Lamarche (qui a repris l'entraînement). Cela fait peser un poids important sur les épaules d'Ulysse Tournier, qui n'est plus septième défenseur mais pleinement intégré à la rotation. Il avait certes eu moins de déchets dans son jeu au fil de la saison, mais son temps de jeu avait aussi baissé, surtout après l'arrivée de Boscq. Il va se retrouver jeté dans le grand bain.

La pression pèse aussi sur la recrue qui en remplacera deux (Kindl et Pageau). Sans apparaître comme le défenseur dominant que son palmarès pouvait laissé entrevoir, Jakub Kindl montrait un métier indéniable dans nombre de détails avec son jeu simple. Sans présenter le même vécu, Jarod Hilderman a connu l'honneur très rare d'être double champion NCAA (Minnesota-Duluth est la seule université à avoir conservé le titre américain sur les vingt dernières années) et a donc une vraie culture de la gagne. Il a d'ailleurs aussi été champion avec Grenoble en 2025. Il a laissé le souvenir d'un joueur impliqué collectivement, robuste dans les duels, et ayant une bonne vision du jeu tant pour couper les actions adverses que pour lancer des transitions. Il a une qualité généralement recherchée mais presque superflue : il est droitier... et les trois défenseurs canadiens le sont donc !

C'et la première fois depuis une décennie qu'une nouvelle équipe française découvre la CHL. Il est normal d'être inquiet du défi que cela représente. C'est déjà un défi d'infrastructure, dans lequel la Mairie de Bordeaux a investi en finançant pour 350 000 euros les plexis flexibles obligatoires en Europe, comme dans beaucoup de ligues (jusqu'en DEL2), mais pas encore en Ligue Magnus. On ne peut que s'en réjouir pour la sécurité des joueurs, et de ce point de vue c'est un bienfait pour les patinoires françaises de voir les places en CHL tourner.

Ce qui doit changer par rapport à l'an passé, c'est qu'il faudra être performant tout de suite. Bordeaux, qui avait connu 5 défaites d'entrée en 2025-26, commencera par les deux adversaires les plus à sa portée avec un double déplacement en Autriche. Il ne servira sans doute à rien d'attendre octobre pour trouver son rythme car les adversaires européens qui se présenteront alors - le champion tchèque au chéquier illimité Pardubice et la référence continentale Frölunda - semblent inabordables. Or, si Morin semble en forme dès à présent contrairement à son arrivée l'an passé, d'autres en reprise de compétition de haut niveau (Girard, Carry) ou en découverte (Fournier).

La vitesse du jeu bordelais ne fonctionnera plus en CHL face à des équipes rompues à un rythme supérieur. Les attaquants auront bien plus de mal à faire la différence et la clé résidera dans l'homogénéité collective et la minimisation des erreurs. Un pas a été franchi en ajoutant du gabarit et du muscle pour éviter que Bordeaux ne soit un poids-plume européen, mais la défense réduite aura fort à faire. La construction et la consolidation d'un grand club passent en tout cas par ce genre de défis incommensurables...

Marc Branchu

 

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   Min   Moy.     %
32 PAPILLON Quentin      07/04/1997  177  82  Rouen             Bordeaux     FRA-1   30  1799   2,40   91,2%
38 RICHARD Gaëtan        09/04/1999  182  77  Briançon          Gap          FRA-1   32  1767   3,70   87,4%

Défenseurs

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 3 HILDERMAN Jarod       11/04/1997  185  95        (Canadien)  Nottingham   GBR-1   42   1  11  12   +1   51'
 8 BOSCQ Jules           22/02/2002  183  83  Bordeaux          HPK          FIN-1   24   2   3   5   -6    6'
                                                                Bordeaux     FRA-1   21   0   9   9   +3    8'
20 DUSSEAU Kévin         24/07/1991  186  97  Cherbourg         Bordeaux     FRA-1   55   5  10  15   +15  25'
23 TOURNIER Ulysse       06/06/2004  192  83  Bordeaux          Bordeaux     FRA-1   41   0  12  12   -1   13'
                                                                Tours        FRA-2   18   0   6   6   -4    6'
52 LAMARCHE Maxim        11/07/1992  191  99        (Canadien)  Bordeaux     FRA-1   50   6  39  45   +15  44'
58 BEAUDRY Jérémy        13/12/1993  178  88        (Canadien)  Bordeaux     FRA-1   57  20  26  46   -7   57'

Attaquants

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2025/26  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 7 GUIDOUX Tom           31/03/2004  177  68  Grenoble          Bordeaux     FRA-1   57   3   9  12   +2    2'
13 GUILLAUME Julien (A)  30/04/1996  182  76  Besançon          Bordeaux     FRA-1   55   2   8  10   -7   16'
14 TOMASINO Quentin      11/03/2002  173  71  Grenoble          Bordeaux     FRA-1   53  13  10  23   +11  16'
15 SANTERNO Luke         24/06/1996  191  91        (Canadien)  Gap          FRA-1   49  13  27  40   -5   60'
16 GIRARD Félix          09/05/1994  180  88        (Canadien)  Jonquière    LNAH    32  11  15  26   -3   38'
21 LEBORGNE Kaylian      21/12/2003  180  83  Rouen             Bordeaux     FRA-1   52   8   6  14    0   63'
24 CARRY Enzo            06/04/2003  187  90  Anglet            Bordeaux     FRA-1    0
72 BRUCHE Baptiste       27/01/2000  185  85  Amiens            Bordeaux     FRA-1   57  18  16  34   -1   15'
73 GIROUX Tommy          26/05/1992  174  81        (Canadien)  Bordeaux     FRA-1   58  23  33  56   +10   0'
76 RAMBELO Aina          31/01/1991  181  91  Bordeaux          Bordeaux     FRA-1   54   4   5   9   -10  36'
86 FOURNIER Steven       17/11/2002  183  88        (Canadien)  Tours        FRA-2   38  27  36  63   +24  39'
91 MORIN Pierre-Olivier  23/04/1991  183  82        (Canadien)  Bordeaux     FRA-1   54  20  31  51   +11  63'
96 FARNIER Loïc          28/04/1996  182  84  Valence           Bordeaux     FRA-1   57   4  10  14   +6   22'
   MONGO Yvan-Gabriel    11/03/1997  175  85        (Canadien)  Reading      ECHL    33   4   5   9   -4    4'

Entraîneur : Olivier Dimet (55 ans), assisté de Rémi Peronnard (41 ans).

Partis : Alex Dubeau (24 MJ à 91,9%), Jakub Kindl (D, 4+18), Nick Pageau (D, 4+9), Mathieu Pompei (A, 16+21, Hanovre Indians, ALL-3), Loïk Poudrier (A, 12+20, Thetford Mines, LNAH), William Pelletier (A, 11+13, arrêt), Craig Puffer (A, 7+15)

 

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