Strasbourg - Epinal (18 novembre 2000)

 

Match comptant pour la onzième journée de la poule nord du Championnat de France de division 1.

Nouveau derby de l'Est, hier soir à la patinoire du Wacken qui s'était bien garnie pour l'affiche de la soirée. Les supporters spinaliens s'étaient encore déplacés en masse. Ils donnaient déjà le ton de la fête par un concours de lancer de papier hygiénique. La patinoire déjà agrémentée de décors pour Noël s'embellissait encore au plus grand bonheur des gamins. Tandis que les supporters locaux se préparaient à participer à la fête pour une chaude soirée en perspective. Une patinoire, d'ailleurs, qui porte encore les plaies du passage de Flinck, un Mulhousien... En effet, deux panneaux en contreplaqué se trouvaient en lieu et place de l'habituel plexiglas.

L'infirmerie spinalienne étant désormais vide, Jérôme Calatrava reprenait du service ainsi que Frédéric Pierre, Guillaume Chassard ou encore Jussi Haapasaari. Le match aller avait déjà été une partie serrée, mais là une place pour les play-off allait se dessiner. Et ce sont les Alsaciens qui prennent le jeu à leur compte empêchant les Dauphins de jouer. Un énorme pressing emmené par Jason Groleau va tenter de bousculer les Spinaliens. Les Vosgiens ne récupèrent alors que les miettes. Et la menace se fait de plus en plus pressante sur le but gardé par Yvan Bock. Les joueurs de l'Etoile Noire réussissent même à mettre le palet au fond. Malheureusement pour eux, le but n'est pas validé. Pas pour longtemps, à la remise en jeu, le palet retourne d'où il venait grâce à Groleau, la patinoire du Wacken peut enfin exploser de joie ! Le jeu musclé des Strasbourgeois allié à un arbitrage pointilleux et discutable empêchera les Vosgiens de faire douter la défense locale. Le tiers s'achèvera sur ce score agrémenté d'une grosse quantité de pénalités.

Pour le deuxième tiers, les Alsaciens sont moins percutants et vont le payer cash. Seul sur la ligne d'attaque Dehaëne hérite d'un palet relancé proprement. Il part défier Aikää, le gardien strasbourgeois, et égalise de belle manière. Les supporters spinaliens, à leur tour, acclament leur équipe ! Mais l'Etoile Noire veille et Schuchewytsch redonne l'avantage à ses couleurs. C'est alors que Mysicka va secouer tout ça et va tout d'abord donner le deuxième but à Haapasaari avant de, lui même, tripler le mise. 2-3, les Strasbourgeois secoués tentent de repartir. Sur un shoot alsacien, Tommi Ackerlund, prend le palet en pleine face ; il s'écroule. Le jeu est stoppé à la dixième minute du deuxième tiers. Bien sonné et blessé, le défenseur finlandais d'Epinal sort épaulé de ses coéquipiers. Une défense spinalienne qui souffre beaucoup ce soir, puisque Djamel Zitouni ne jouera pas la fin du match non plus sur une blessure au pied. Alors qu'Ackerlund se fait soigner puis part là l'hôpital pour se faire examiner, le jeu reprend de plus belle.

Et Mika Taurivuo marquera le quatrième but. Le tiers se termine sur 2-4. Les muscles alsaciens se réveilleront pour la fin du match et pour un pressing énorme. Les Dauphins allaient-ils craquer ? Oui, mais une seule fois par Groleau encore. Les arbitres par peur de voir dégénérer la rencontre siffleront très souvent au moindre contact pour donner des pénalités pas toujours justifiées. D'ailleurs Benoit Guillemot, déjà pénalisé pour 2', écopera de 10' supplémentaire pour avoir donné son avis à l'arbitre ("bravo M. l'arbitre !", je cite.) On verra d'ailleurs une bonne partie de la défense hôte collectionner les prisons. Pour finir la rencontre à 3 contre 6 ! Mais les Dauphins ne craqueront pas jusqu'au coup de sifflet final où tous les supporters et les joueurs se félicitaient de cette victoire obtenue avec les tripes ! Un pas de plus vers les play-offs, ceux-ci même qui s'éloignent un peu plus encore pour les Alsaciens. Seule ombre au tableau pour les Vosgiens : la blessure de Tommi Adckerlund, bien amoché à l'il, qui retournait à l'hôpital après la rencontre... On lui souhaite tous un prompt rétablissement.

16 points pour les Spinaliens, 4 victoires à Epinal et 4 victoires à l'extérieur, le bilan comptable est joyeux. On note même une aisance à l'extérieur qui d'habitude n'était que rarement fructifiée même la saison passée. Chapeau !

Compte-rendu signé Frédéric Lalevée

 

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