Milan - Rouen (26 février 2000)
Match comptant pour le tournoi franco-italien.
Énième partie-farce de ce tournoi avec des Français qui, s'ils se présentent bien au complet, ne se démarquent pas des équipes qui les ont précédés en ce qui concerne le faible engagement et la paresse (témoin le fait que Rouen aligne dès le début du match le deuxième gardien, l'Italien Antinori). Les deux équipes sont très peu lucides et déséquilibrées et les six buts marqués dans les cinq premières minutes de jeu sont un témoignage clair de l'absurdité générale qui caractérise les dernières parties de ce tournoi.
En une minute, Milan porte le score à 2-0 grâce à des buts de Esposito sur un une-deux rapide avec Bachelet et de ce même Bachelet sur assist de Jennings. Moins d'une minute passe et en l'espace de vingt secondes, Rouen égalise : deux tirs, deux buts. Encore une minute et Milan en remet une couche avec les buts de Torkki (sur assist de Kuzetsov et Fleutot) et Adey (assist de Stevens). A ce point, la partie retourne à des tons plus ou moins normaux et, avant la fin de la période, on n'enregistre que le but du 5-2 réalisé par Stevens, lancé en contre par une passe fantastique de Paul Adey (passe du coin de sa zone défensive qui traverse la glace vers son compagnon positionné sur la ligne bleue adverse, réalisée en puissance et en aveugle).
La deuxième période commence tout de suite avec un autre but milanais réalisé sur un slapshot en entrée de zone par Esposito (palet qui s'enfile entre les jambes d'un Antinori complètement coupable). Énième vide défensif de Milan et Rouen réduit (si l'on peut dire) l'écart. La partie se poursuit jusqu'à la fin de la période avec des Milanais qui marquent par trois fois avec Jennings (assist de Peca), Penttinen (palet perdu par la défense adverse et situation de penalty parfaitement conclue par le Finlandais) et encore Esposito (tir sans prétention qui surprend la gardien jaune et noir, pas concentré).
Dans le troisième tiers, la partie meurt définitivement. Bachelet marque encore pour Milan (assisté de ses compagnons de ligne Esposito et Jennings), alors que les Français trompent par deux fois Lindfors, encore à cause de deux énormes erreurs de la défense milanaise.
En général, le match a été conforme aux dernières prestations à domiciles de la Saïma, avec la grosse différence que cette fois, même notre équipe a joué n'importe comment. Dans ces matches où il n'y a rien d'autre à faire qu'essayer de marquer le plus de buts possibles, les Milanais attaquent constamment à cinq, et tous les schémas, surtout défensifs, sont désormais oubliés, comme le prouvent les cinq buts encaissés par Lindfors (furieux au terme de la rencontre, et c'est un euphémisme) qui n'a jamais pris autant de buts que dans les derniers matches (et ce n'est sûrement pas sa faute). Même offensivement, la recherche obsessionnelle du but semble créer des déséquilibres entre les lignes. La chose pourrait devenir préoccupante en vue des finales du tournoi, parce que les trois équipes françaises devraient s'y présenter déterminées et avec la volonté de vaincre les nôtres qui, ne jouant plus de vrais matches depuis des mois, pourraient s'y retrouver en grande difficulté.
En définitive, nouvelle large victoire, mais cette fois, prestation peu convaincante du collectif, notamment en phase défensive. A signaler les absences du côté milanais de Kivela (laissé dehors par précaution après le coup de mardi ?), Bortolussi et Giusti.
Compte-rendu signé Luca Mazzasogni