Reims - Caen (16 avril 2000)

 

Finale retour du Championnat de France Élite.

Jonathan Zwikel face à Rodolphe Garnier

Vainqueurs 3-1 à l'aller, les Rémois possèdent une marge confortable et abordent ce match retour avec le statut de grand favori. Mais les Caennais savent qu'un but précoce pourrait changer la donne et se lancent à l'assaut des cages de Pietilä, qui doit s'interposer à plusieurs reprises. C'est une pénalité contre Bertand Pousse qui met un terme à cette période de furia normande. Durant la supériorité numérique, Virenius intercepte un centre de Briand destiné à un Zwikel démarqué, et ce même Zwikel est près de dévier une passe de Savoie. Mêmes revenus à égalité, les Rémois tiennent les rênes du match et Mortas a l'occasion de contourner seul la cage normande, mais son tir du revers se loge entre les jambières de Virenius, qui arrêtera ensuite les lancers en contre-attaque de Paradis et Ribanelli. Suite à un cinglage de Paradis sur Filippin, qui s'effondre assez théâtralement sur la glace, M. Colleoni donne 2'+2' au Canadien. Mais les Caennais gâchent cette opportunité par deux pénalités sifflées contre Rautio et Provencher. La première période se termine sur un score vierge qui favorise les desseins rémois.

Comme une pénalité a été sifflée contre Caen à la dernière seconde du premier tiers, Reims aborde la deuxième période en supériorité numérique, et Paradis ouvre même le score... du patin. Virenius pare ensuite un tir de Savoie. Caen peut légitimement souffler après avoir laissé passer l'orage. Après une charge a priori régulière, mais violente, de Bachet, qui propulse Grossi contre la balustrade derrière les buts, le Rémois commence à se plaindre du dos. Après cinq minutes, Ruokonen propulse Luc Chauvel sur la cage de Pietilä et une altercation éclate entre les deux joueurs. M. Colleoni donne 2' au Français et 2'+2' au Finlandais, auteur de la première obstruction, mais Caen ne profite pas de l'avantage numérique. C'est finalement Reims qui se crée la plus grosse occasion depuis le début de la partie avec une contre-attaque d'Arnaud Briand, qui échoue sur Virenius. En conclusion d'une succession de mises en échec dans la zone rémoise, Bachet charge à nouveau Grossi et est cette fois sanctionné. L'Italo-Canadien, qui se faisait masser le dos entre ses apparitions sur la glace, et pour qui le médecin diagnostiquait déjà une déchirure musculaire, sort ce coup-ci définitivement. À la dernière seconde, alors que le jeu se fait en entrée de zone rémoise sans plus aucun danger, Anthony Mortas concède une pénalité stupide en faisant trébucher Paananen.

Cette prison coûte cher puisque, après seulement 53 secondes de jeu dans le dernier tiers, un slap de Melong trompe Pietilä et redonne du piment au match. Loïc Sadoun a l'occasion d'égaliser dans la foulée en contre-attaque, mais bute sur Virenius. La domination reste rémoise et, quand ce n'est pas Virenius qui gagne son duel contre Paradis, c'est la barre transversale qui repousse un lancer de Savoie. Pourtant, les dix dernières minutes paraissent interminables au public rémois. Mika Pietilä, ventre à terre et en position pour le moins peu recommandée, réussit un arrêt aussi improbable qu'héroïque sur un tir de son compatriote Jouni Lahtinen qui pensait avoir la cage grande ouverte. Les Caennais utilisent leurs dernières cartouches, mais le temps mort demandé par Leime et la sortie de Virenius n'y changeront rien. Reims est enfin champion de France.

Les deux équipes se sont longtemps annihilées dans ce match physique et engagé. Caen n'a pas réussi à marquer d'entrée, mais a néanmoins ouvert le score à un moment propice. Mais Reims a pris l'ascendant sur le jeu et a affirmé sa maîtrise sur cette finale. Le titre revient logiquement à la meilleure équipe, qui a su attendre son heure.

Compte-rendu signé Marc Branchu

L'arrêt décisif de Mika Pietilä

 

 

Reims - Caen 0-1 (0-0, 0-0, 0-1)

Dimanche 16 avril 2000 à 18h15 à la patinoire Bocquaine. 1500 spectateurs.

Bon arbitrage de M. Colleoni, assisté de MM. Bellet et Leczko.

Pénalités : Reims 14', Caen 20'.

0-1 à 40'53" : Melong.

 

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