Dijon - Dunkerque (5 octobre 2002)

 

Match comptant pour la quatrième journée de la poule nord du championnat de France 2002/03 (Super 16).

Après un début de saison difficile, néanmoins attendu, les hockeyeurs dijonnais nous ont époustouflés. C'est une équipe épanouie, joyeuse et décidée qui s'est présentée aux supporters dijonnais ce samedi. Leurs adversaires du jour : les Corsaires de Dunkerque. Tout comme les Ducs, les Dunkerquois espèrent gagner leurs premiers points lors de cette rencontre et chacun pense que celle-ci sera très disputée...

D'entrée de jeu, les Ducs prennent les choses en main, mais une première pénalité sifflée contre eux, les oblige à se replier en zone défensive pour faire face aux attaques des Corsaires. Les Ducs réussissent à dégager le palet que, Pazak, totalement démarqué, récupère du bout de la crosse et s'en va sans mal tromper le portier dunkerquois (1-0). C'est le début de la fin pour les Corsaires après seulement deux minutes de jeu.

Les Ducs se sentent légers et construisent de très belles actions collectives comme à la troisièle minute, par une relance de Tekel et un bon jeu de passes entre Dauphin et Bussat bien défendue par les Corasaires. A la cinquième minute, une petite faiblesse défensive du côté dijonnais laisse échapper Boschetti. Mais la chance ne sourit pas aux Corsaires. Quelques secondes plus tard, les locaux se retrouvent à nouveau en infériorité numérique, mais Pazak, toujours lui, subtilise le palet et tente de dribbler le gardien adverse qui repousse la rondelle dans la crosse de... Pazak. Nouvelle tentative, et c'est à côté.

Les minutes s'égrènent et la domination dijonnaise se fait de plus en plus sentir, jusqu'à ce qu'une nouvelle fois, un corsaire isolé s'échappe et se retrouve seul face à Neckar. Le portier dijonnais nous sort le grand jeu et stoppe net les espoirs des visiteurs. Espoirs d'autant plus réduits qu'à moins de deux minutes de la fin du tiers, Dugas finit par trouver la faille et permet aux Ducs de mener 2-0. Tout le monde pensait quitter la glace sur ce score, mais c'était sans compter sur Smidriak, qui bien placé en zone offensive, envoie un boulet, redirigé par Dugas puis Pazak, sur Peyre qui n'y voit que du feu (3-0).

On pensait retrouver en deuxième période des Corsaires remontés et désireux de faire oublier se passage à vide. Dès la première minute, l'un d'entre eux s'échappe et se retrouve à nouveau seul face à Neckar, qui sans hésiter sort de sa cage et plonge sur le palet. Puis ce sont cinq minutes d'enfer qui vont s'abattre sur le navire dunkerquois.

Les Dijonnais vont définitivement enfoncer le clou. Mattila, Bussat (deux fois) et Gillet vont pulvériser la défense dunkerquoise sur de superbes actions collectives. A mi-match, les Ducs mènent par 7 buts à 0. Suite au septième but, l'entraîneur des Corsaires, Stéphane Sabourin, demande un temps mort : il faut réagir ! Gagner semble impossible, il faut donc limiter la casse, et les Corsaires vont s'employer à jouer beaucoup plus en défense. Mais, Pazak, toujours égal à lui-même, et Bussat continuent leur festival et font tourner en bourrique leurs adversaires. A la douzième minute, les Ducs, en supériorité, s'installe en zone offensive. Pazak hérite du palet derrière la cage, observe et trouve Mô formidablement bien placé qui tire. Peyre repousse, Mô retente sa chance mais le portier visiteur bloque le palet. Sur une action similaire, le palet échappe aux Ducs et Saint-Amand va tenter sa chance, mais avant même qu'il ait pu se confronter à Neckar, Borzik, revenu rapidement sur lui, l'oblige à se replier.

La dernière minute du deuxième tiers-temps va encore être fatale aux Corsaires ; un penalty est accordé à Dijon, après une faute sur Mô prêt à tirer. Borzik, porté par les encouragements des supporters, ne manque pas cette occasion et rentre sur le banc avec un large sourire.

La troisième période est plus hachée, les Corsaires déprimés durcissent le jeu et se voient sanctionner. Installés en zone offensive, les Ducs inscrivent leur neuvième but par Bussat sur un tir de Bouché. A la troisième minute, les Corsaires pensent enfin qu'ils vont sauver l'honneur : Neckar stoppe le palet mais le relâche et celui-ci continue son chemin pratiquement jusqu'à la ligne de but... mais un Dijonnais bien inspiré arrive juste à temps et éloigne le danger. Profitant d'une supériorité numérique, les Corsaires vont s'installer dans le camp dijonnais et tentent leur chance, en vain... Les Ducs terminent la rencontre en gérant leur confortable avance et se créent encore quelques belles occasions, notamment par Bussat. Dunkerque voit tous ces efforts anéantis par des Ducs de plus en plus joyeux. La rencontre se termine sur le score sévère de 9-0 pour Dijon.

Les Dijonnais ont beaucoup gagné en confiance et en assurance, les automatismes qui leur faisaient défaut jusqu'alors se dessinent. Il faut continuer, maintenir la pression, et surtout garder cette bonne humeur si rayonnante sur leur visage. Un seul petit bémol à signaler : la défense se retrouve encore un peu trop souvent débordée.

Les Dunkerquois se sont montrés complètement débordés. Ils ont, semble-t-il, un gros souci en attaque, ils disposent de bons joueurs mais leur jeu n'est pas assez collectif et pas assez organisé.

Joueurs récompensés : Thomas Bussat pour Dijon et Mathieu Becuwe pour Dunkerque.

Compte-rendu signé @Ln

 

Commentaire d'après-match (dans Le Bien Public et sur le site du kop corsaire)

Daniel Brigand (président de Dijon) : "Outre la victoire, on a vu du beau jeu. Le travail porte ses fruits, on peut mesurer la progression de notre équipe par rapport à la fois au début de saison et à l'an passé. J'appréhendais un peu cette rencontre piège puisque l'an passé, nous avions gagné certes mais dans la douleur."

Stéphane Sabourin (entraîneur de Dunkerque) : "Un match où l'équipe de Dunkerque commence bien en se créant de très belles occasions d'entrée. Mais nous prenons des buts de malchance (le premier), nous sommes toujours incapables de marquer (quatre buts depuis le début du championnat en quatre matches). Un gros power play dijonnais (deuxième et troisième but), et le match est plié dans la tête des joueurs après un tiers malgré les changements apportés dans le match... On est toujours trop léger en attaque, et ce fut un match difficile pour nos gardiens (40 tirs pour Dijon, 9 buts, dont un penalty gratuit de l'arbitre)."

 

Dijon - Dunkerque 9-0 (3-0, 5-0, 1-0)

Samedi 5 octobre 2002 à 20h30 à la patinoire de Dijon. 800 spectateurs.

Arbitrage de M. Bachelet assisté de MM. Bouguin et Gremion.

Pénalités : Dijon 18' (6', 6', 6'), Dunkerque 24' (4', 12', 8').

Évolution du score :

1-0 à 02'14" : Pazak assisté de Smidriak (inf. num.)

2-0 à 18'20" : Dugas assisté de Smidriak et Pazak (sup. num.)

3-0 à 19'18" : Pazak assisté de Dugas et Smidriak (sup. num.)

4-0 à 22'27" : Mattila assisté de Pazak

5-0 à 23'16" : Bussat assisté de Dauphin

6-0 à 26'21" : Bussat assisté de Tiphaigne

7-0 à 27'12" : Gillet assisté de Pazak et Dugas

8-0 à 39'05" : Borzik (tir de pénalité)

9-0 à 41'04" : Bussat assisté de Bouché et Tiphaigne (sup. num.)

 

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