Besançon - Rouen (12 octobre 2002)

 

Match comptant pour la cinquième journée du Championnat de France 2002/03 (Super 16).

Avec les blessures et le départ de joueurs qui "gênaient le fonctionnement du groupe", Alain Pivron avait songé à rechausser les patins pour rejoindre ses douze joueurs de champ restants. On se léchait les babines d'avance à l'idée d'un duel avec Franck Pajonkoswki si d'aventure lui aussi remontait sur la glace. Mais finalement, le duel des entraîneurs n'aura pas lieu et les deux hommes restent sagement en civil derrière leur banc.

Mais Pivron a néanmoins ménagé une belle réception aux Rouennais. Postés à quatre sur la ligne bleue, extrêmement accrocheurs dans leur zone, les Bisontins ne laissent pas se développer le jeu adverse et parviennent même à se créer quelques occasions à la faveur d'une obstruction de Pousset après une minute de jeu. Cinq minutes plus tard, Philippe Tremblay ouvre la marque d'un slap puissant.

Rouen ne s'attendait pas à un tel accueil et tente de faire le siège des buts de Stéphane Ménard, mais ne parvient pas à le tromper, pas même en supériorité numérique. L'atout maître de Besançon multiplie les bons arrêts, et, comme tous, les bons gardiens, la réussite lui sourit. Il détourne un lancer de Nicolas Pousset sur la transversale et est sauvé deux autres fois par son poteau sur des actions de Bourdeau et Besse.

Besançon a réussi à préserver son avantage jusqu'à la pause, et aurait même pu l'augmenter sur un breakaway de Daniel Samuelsson ou un autre de Kadlec à la reprise. Mais le quatrième jeu de puissance rouennais est finalement le bon, dans les ultimes secondes, grâce à Arnaud Briand. Puis Besançon encaisse un deuxième but de suite par un Alain Vogin revenu en grande forme.

La fête est finie, se dit-on. Mais les Rouennais ne sont pas encore au bout de leurs peines. Déjà sanctionné deux fois au cours la rencontre, Nicolas Pousset prend carrément une pénalité de match pour une charge dans le dos, pour laquelle il plaide innocent, estimant que le "joueur est tombé car il a glissé sur [sa] crosse". En plein milieu des cinq minutes de pénalité, François Bourdeau est lui aussi envoyé en prison pour un coup de crosse.

Mais Besançon ne profite pas de ces deux minutes à cinq contre trois et Rouen se croit, à tort, sorti d'affaire. Dès le début du troisième tiers-temps, Allan Carriou est sanctionné pour coup de coude et Philippe Tremblay vient prendre un rebond égalisateur. Cinq minutes plus tard, Rouen est finalement sauvé par Éric Doucet, qui lui offre la victoire d'un tour de cage parfait. Malgré quelques tirs isolés de Vorel et Favreau, Besançon n'a cette fois plus la force de revenir.

Rouen a donc dû s'employer plus que de coutume pour obtenir cette victoire. Besançon repart encore bredouille, mais a effectué son meilleur match et cette courte défaite face au grand favori a de quoi rendre optimiste pour les matchs suivants, théoriquement plus faciles.

 

Commentaires d'après-match (dans Paris-Normandie et L'Est Républicain)

Alain Pivron (entraîneur de Besançon) : "Depuis le match d'Amiens, nous sommes sur une pente ascendante. Après vingt minutes, nous sommes rentrés aux vestiaires la tête sur les épaules. On savait les Rouennais capables de revenir. On l'avait déjà vérifié en finale de la Coupe de France, quand nous avions mené 1-0 avant d'encaisser huit buts... Une fois encore, nous avons été déstabilisés. Mais j'ai découvert une âme, ce soir. Après avoir livré une telle prestation, nous pouvons éprouver des petits regrets. Pourtant, il serait malvenu d'être déçu. Quand nos recrues seront sur la glace, ça devrait aller encore mieux. Maintenant, il faut montrer rapidement que l'on peut renouveler cette prestation contre toutes les équipes. Je l'ai déjà dit, il n'y a pas de formations imbattables dans ce championnat. Prendre deux points lors des cinq premières journées aurait été fabuleux. Nous n'en avons engrangé aucun. Cette fois, il faut réaliser une bonne série. On joue Dijon et Dunkerque à deux reprises, il y a huit points à prendre... Je ne veux pas lâcher, on peut encore se remettre dans le coup, d'autant que l'on recevra également Angers et Tours par la suite."

Franck Pajonkowski (entraîneur de Rouen) : "Ce fut difficile mais c'est une victoire méritée, et l'important ce sont les deux points. Finalement c'est une bonne répétition avant la venue d'Amiens. L'équipe a dû se battre jusqu'au bout. C'est plus profitable que de gagner 6-0."

 

Besançon - Rouen 2-3 (1-0, 0-2, 1-1)

Samedi 19 octobre 2002 à 19h30 à la patinoire Lafayette. 600 spectateurs.

Arbitrage de M. Bourreau assisté de MM. Charmillot et Barbez.

Pénalités : Besançon 12' (6', 2', 4'), Rouen 33' (2', 29', 2').

Évolution du score :

1-0 à 06'10" : Tremblay assisté de Kohvakka et Drzik

1-1 à 27'24" : Briand assisté de Lacroix et Kevorkian (sup. num.)

1-2 à 32'41" : Vogin assisté de Saint-Pierre et Doucet

2-2 à 43'02" : Tremblay assisté de Samuelsson et Kohvakka (sup. num.)

2-3 à 48'24" : Doucet assisté de Vogin et Saint-Pierre

 

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