Besançon - Dunkerque (19 octobre 2002)

 

Match comptant pour la septième journée du Championnat de France 2002/03 (Super 16).

Après la défaite à Dijon, Alain Pivron a enfin arrêté de se mentir et a reconnu que la qualification était désormais impossible. Il importe maintenant pour Besançon d'obtenir sa première victoire face à un adversaire qui savait dès le début qu'il ne jouerait que le maintien et qui vient de remporter son premier point sur la glace contre Tours.

Les Bisontins semblent dominer la rencontre et Jozef Drzik adresse les premières salves à Andreas Aspblad. Mais ils laissent trop d'espaces aux Dunkerquois qui contraignent le gardien intérimaire Sundström à trois arrêts déterminants en trois minutes. Ces parades sont d'autant plus décisives que Maxime Boschetti est pénalisé dans la foulée et que Drzik ouvre le score, couronnant une bonne passe de Kohvakka et un collectif retrouvé. Mais Besançon baisse le pied, ce qui permet à Dunkerque de revenir dans le match par Jussi Haapsaari.

Ensuite, Besançon ne lâche plus rien et tient fermement les rênes. L'avantage aurait pu être apporté par Julien Aubry qui manque la cage ouverte, il l'est finalement par Karel Kadlec. Quand Benoît Guillemot prend 2'+2'+20', Lubomir Duda n'a besoin que de vingt secondes pour prendre un rebond gagnant. Rien ne va plus pour Dunkerque : Aspblad commet une énorme bourde et encaisse un quatrième but, tandis que Stéphane Sabourin est expulsé de son banc pour avoir dit son fait aux arbitres.

Au dernier tiers-temps, les Dunkerquois sont réduits à des tentatives lointaines et peu dangereuses. Ils ne peuvent plus que maintenir le score en l'état, grâce à des parades d'Aspblad devant Billard et Samuelsson, et aussi grâce au poteau qui renvoie un tir de Kadlec. Mais Besançon obtient une première victoire relativement nette face à l'adversaire présumé le plus faible.

 

Commentaire d'après-match (dans L'Est Républicain)

Alain Pivron (entraîneur de Besançon) : "A l'issue du premier tiers-temps, j'ai poussé une gueulante et pire même. Une manière de les booster car je n'avais pas l'impression de voir à l'œuvre des joueurs à la recherche d'un premier succès. Il ne mettaient pas assez d'agressivité dans le combat. C'est vrai que je suis heureux parce que nous avons enfin gagné un match et que nous prenons deux points au compteur. Mais je suis encore déçu par ce que m'ont montré mes joueurs. Lors du dernier tiers-temps, bien qu'on ait archi dominé, on a été incapable d'alourdir le score parce que chacun a voulu jouer en soliste plutôt que de chercher des solutions collectives. [...] Teemu Kohvakka veut de nouveau partir. C'est inadmissible ! Comment peut-il sans cesse remettre en cause le contrat qu'il a signé, sans compter que s'il partait maintenant, ça mettrait le club dans la panade puisque nous n'avons plus le droit de recruter."

 

Besançon - Dunkerque 4-1 (1-1, 3-0, 0-0)

Samedi 19 octobre 2002 à 19h30 à la patinoire Lafayette. 600 spectateurs environ.

Arbitrage de M. Bergamelli assisté de MM. Charmillot et Rouèche.

Pénalités : Besançon 10' (0', 2', 8'), Dunkerque 34' (2', 24', 8').

Évolution du score :

1-0 à 06'58" : Drzik assisté de Kohvakka et Kubis (sup. num.)

1-1 à 16'12" : Haapasaari assisté de Krisak

2-1 à 31'21" : Kadlec assisté de Subr et Duménil

3-1 à 34'48" : Duda assisté de Billard (sup. num.)

4-1 à 38'04" : Subr

 

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