Tours - Brest (11 novembre 2002)

 

Match comptant pour le premier tour de la Coupe de France.

Après une première rencontre en championnat (match nul 4-4) et un match de préparation au mois d'août (victoire de Tours 5-4), l'ASGT recevait pour le compte du premier tour de la Coupe de France la solide équipe des Albatros de Brest. Deux jours après sa contre-performance contre Dijon en championnat (défaite 1-2), les Diables noirs avaient à cur de se ressaisir et de montrer un meilleur visage au public venu peu nombreux. Et c'est ce qu'ils ont su faire avec un match sérieux, plein d'entrain et enfin... des buts. La carence offensive des Diables noirs a été en partie comblée avec six réalisations, dont deux doublés d'Eizenman et de Bohunicky.

L'entame de match était idéale pour les Tourangeaux. Après une chaude alerte bretonne sur le but de Thierry Noël, Marcel Simak remonte le palet, lance Eizenman qui joue le une-deux avec son défenseur. Simak lance sur le gardien brestois qui laisse un rebond, repris instantanément par Eizenman qui a suivi (1-0, 01'25). Dans la foulée, Bohunicky, bien servi par son capitaine François Gleize, trompe une seconde fois le gardien de Brest en un peu plus de trente secondes ! (2-0, 01'52).

Après les déclarations du coach brestois sur la priorité au championnat, on se dit que Brest ne va pas jouer le coup. Ce n'est qu'une fausse impression. En fait, Brest n'a rien lâché dans ce match. Et les Albatros reviennent très vite dans la partie sur un but marqué en supériorité numérique, après que le défenseur tourangeau Jodoin (dont c'est désormais une mauvaise habitude) a concédé deux minutes de pénalité. Kastsyuchonak lance à la bleue et trompe le portier tourangeau (2-1, 03'24). A peine quatre minutes de jeu, trois buts, un match plaisant avec un jeu rapide et une volonté offensive nette des deux équipes, voilà qui promet un beau spectacle. Et on ne sera pas déçu.

L'ASGT a encore plusieurs occasions nettes (Grossi à la cinquième minute, Eizenman trente secondes plus tard) mais Dell'Ollio s'impose. Puis c'est au tour du vieux grognard tourangeau Norbert Périnet de tenter sa chance sur un tir puissant, sans succès, avant que, sur le contre, Thierry Noël montre ses qualités par un superbe arrêt sur un tir lointain de Loïc Sadoun.

Tours aurait pu reprendre le large grâce à un tir de pénalité donné par l'arbitre suite à une faute brestoise évidente sur Desrosiers qui filait seul au but. Mais le Canadien s'emmêle dans ses dribbles face au gardien et rate le cadre (09'20). Sur la remise en jeu, profitant d'une mauvaise relance tourangelle, Pulawsky lance à la bleue et trompe de nouveau Noël, peu à l'aise sur ces tirs lointains (2-2, 09'44).

La qualité de jeu est toujours là, notamment côté tourangeau : Simak puis Eizenman ont chacun une bonne chance de marquer. Et c'est finalement sur une superbe action collective menée par Desrosiers et Pulscak, que les Tourangeaux vont trouver une troisième fois le chemin des filets par Bohunicky, pour son doublé de la soirée, avec un tir en pleine lucarne (3-2, 14'15).

Le jeu s'équilibre ensuite et chaque équipe bénéficie d'occasions : Novosad en supériorité numérique (16'05), Yven Sadoun, également en supériorité numérique, mais Thierry Noël parvient à geler le palet sur une action très chaude (19'05). Le premier tiers est conclu par un nouveau tir lointain de Veret sur la cage de Tours, sans conséquence.

De retour des vestiaires, les Albatros montrent leur volonté de revenir au score : dans les premières secondes, on n'est pas loin de l'égalisation, sur une action litigieuse sur le but de Noël (20'42). Les Albatros toucheront même du fer, sur un tir de Pulawsky, sur le montant gauche de Noël. Du côté des locaux, Ilavsky, Eizenman se mettent en valeur par leurs actions offensives tranchantes, mais la défense brestoise, bien regroupée, tient le coup.

Sur une nouvelle erreur défensive (passe à l'adversaire de Vandecandelaere devant le slot de Noël), Tolstik récupère le palet et lance sur la gauche de Noël pour l'égalisation bretonne (3-3, 26'20). Pour les Diables noirs, tout est à refaire. Mais, courageux et volontaires, à l'image de Decaens, de Grossi ou encore d'Eizenman, les joueurs de Millette ne se découragent pas. Et c'est Decaens qui parvient à redonner un court avantage pour l'ASGT, profitant d'une belle remontée de Grossi. Son premier tir est dévié, mais l'attaquant reprend le rebond laissé, pour le 4-3 (30'03).

Dans ce match à suspense, les Bretons vont une nouvelle fois revenir à la marque, grâce à un trois contre deux très bien mené : Kysela trompe Noël (4-4, 32'56). Là encore, c'est une petite erreur tactique qui coûte ce but aux Tourangeaux. Pressés, les Diables noirs ne parviennent pas à se dégager. Ils ne peuvent effectuer un changement de ligne et à court physiquement, moins bien placés, moins lucides, ils concèdent logiquement l'égalisation.

Loin de se décourager, les joueurs de l'ASGT, bien décidés à se racheter, repartent à l'assaut des cages adverses avec notamment François Gleize pour montrer l'exemple (34'43). Mais Jodoin, de nouveau sur une faute stupide (coup de crosse alors que ses partenaires avaient le contrôle du palet et menaient une belle contre-attaque), offre une supériorité numérique à des Brestois qui n'en demandaient pas temps : ils font l'assaut des cages de Noël (tirs de Kastsiuchonak, Niedziolka) ; puis c'est au tour de Vandecandelaere d'aller se calmer sur le banc de la prison (jeu dur, 38'14). Une erreur qui ne prêtera pas à conséquence cette fois-ci mais qui oblige les Diables noirs à laisser beaucoup d'énergie dans ce genre de phase de jeu. Malgré une fin de seconde période à l'avantage des adversaires du jour, l'ASGT rentre aux vestiaires avec l'avantage au score.

Au début de la troisième période, les attaquants tourangeaux se distinguent : Eizenman, Ilavsky, Decaens mais sans faire le break. Et c'est finalement Jodoin, que l'on préfère nettement voir dans ce cas de figure, qui donne une bouffée d'oxygène à ses couleurs. Il profite d'un bon travail de Grossi qui s'était emparé du palet. L'attaquant contourne la cage brestoise pour revenir devant le portier mais perd le contrôle du puck qui file, en passe décisive, à Jodoin, seul devant le gardien. Son tir est imparable (5-4, 44'46).

Vexés, les hommes de Bounoure se ruent sur la cage de Noël qui tient bon, auteur une nouvelle fois, d'un très bon match. La rencontre est totalement débridée et le jeu va d'un but à l'autre : à une occasion très nette de Pulscak répond une tentative brestoise immédiate par Niedziolka. La rencontre aurait pu basculer sans cet arrêt exceptionnel, en deux temps, de Noël face à Pulawsky (48'13).

La fin de rencontre reste à l'avantage des joueurs adverses mais Tours ne reste pas sans arguments (Decaens, Gleize). Shariton s'essaye sur Noël mais le gardien arrête impeccablement. Une petite altercation, sans grande intensité, ne viendra pas ternir ce qui restera dans l'ensemble un match très correct.

A trente secondes de la fin, Toukmatchev fait sortir son gardien. La mise au jeu est dans la zone défensive de Tours. Eizenman remporte son duel et avec un peu de réussite, dégage le palet en l'air, qui se dirige finalement tout doucement vers la cage brestoise.

Victoire tourangelle donc, dans un match très ouvert où les deux équipes ont cherché à jouer le coup. Un match très plaisant qui contrastait avec la tension ressentie deux jours avant contre Dijon. L'ASGT poursuit sa route en Coupe de France.

Compte-rendu signé E. O'Grady

 

Tours - Brest 6-4 (3-2, 1-2, 2-0)

Lundi 11 novembre 2002 à 20h30 à Tours. 1200 spectateurs.

Arbitrage de M. Bocquet.

Pénalités : Tours 34' ; Brest 24'.

Évolution du score :

1-0 à 01'25" : Eizenman assisté de Simak

2-0 à 01'52" : Bohunicky assisté de Gleize

2-1 à 03'24" : Kastsyuchonak assisté de Slysh et Shariton

2-2 à 09'44" : Pulawsky assisté de Veret et Ijäs (sup. num.)

3-2 à 14'15" : Bohunicky assisté de Desrosiers et Gleize

3-3 à 26'20" : Tolstik assisté de Slysh et Pulawsky

4-3 à 30'03" : Decaens assisté de Grossi

4-4 à 32'56" : Kysela assisté de L. Sadoun et Y. Sadoun

5-4 à 44'46" : Jodoin assisté de Grossi

6-4 à 59'33" : Eizenman

 

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