Asiago - Jukurit Mikkeli (24 novembre 2002)

 

Match comptant pour le troisième tour de la Coupe Continentale 2002/2003, poule K.

Si Gigi Da Corte, cloué au lit après un choc au dos, est contraint à déclarer forfait, Pierangelo Cibien, Valentino Vellar et Stefano Frigo tiennent leur place malgré les blessures à la main des deux premiers et les douleurs au cou du troisième. La mobilisation générale est donc décrétée pour atteindre l'objectif déclaré de la qualification en finale et ne pas laisser une fois de plus Milan défendre seul le championnat italien parmi les meilleurs représentants du continent. Pour réussir à devancer Minsk, il faudra quand même battre le Jukurit Mikkeli par trois buts d'écart - ou par deux buts d'écart en marquant au moins cinq fois.

Autant dire qu'il vaut mieux s'y prendre tôt, et c'est ce que fait Richard Laplante qui livre un service parfait en contre-attaque à Stefano Frigo, qui loge le palet sous la transversale. Premier but après dix minutes de jeu, Asiago suit pour l'instant son tableau de marche. Le Jukurit paraît prenable et montre quelques signes de friabilité, surtout en zone neutre, mais Asiago, trop nerveux, n'en profite guère. Il faut ainsi un bon Gravel et notamment un arrêt à bout pourtant devant Ahvenainen pour conserver l'avantage jusqu'à la pause.

Dès le retour sur la glace, Teemu Siren trouve le poteau et Teemu Kohlemainen le petit filet dans deux incroyables occasions manquées. Le Jukurit Mikkeli parvient donc à couper court aux attaques italiennes et à se montrer dangereux de son côté, par Kantelinen qui manque de peu le cadre et encore par Kohlemainen qui trouve face à lui Gravel. Passée la mi-match, Asiago domine la rencontre en faisant preuve de beaucoup d'intensité, mais de peu de lucidité. En supériorité numérique après une obstruction de Jormakka, Savage ne parvient pas à conclure, pas plus que Jason Cirone qui dévie un tir de Bergqvist. Et c'est finalement à cinq contre trois qu'Asiago se procure la meilleure occasion, dans un moment qui aurait pu être idéal en fin de tiers : le centre canadien Dany Bousquet, meilleur joueur des jaune et rouge dans ce tournoi, se balade dans une défense finlandaise déconcentrée mais se heurte à un nouveau bon réflexe de Tommi Nikkilä.

Avec un seul but marqué en quarante minutes, Asiago a tout donné mais s'est nettement éloigné de son objectif, et le pessimisme règne avant d'aborder la dernière période. Il se traduit bien vite dans les faits, puisque le premier changement de ligne italien de la troisième période est manqué permet à Kiiskinen de partir seul vers Gravel, mais il rate complètement son tir. Ce n'est que partie remise puisque Samuli Piiroinen, parfaitement libéré par Sipiläinen, transperce la défense italienne trois minutes plus tard pour un poteau rentrant imparable.

C'est fini pour Asiago, et le Jukurit le confirme lorsque le capitaine Teppo Tuomanen, après avoir conservé le palet de façon magistrale, l'offre à Kiiskinen, seul dans l'axe, qui n'a plus qu'à l'envoyer sous la barre. Privés de Reggie Savage qui prend une méconduite de match, les joueurs d'Asiago tentent jusqu'au bout d'égaliser, non plus pour arracher une qualification déjà envolée, mais pour préserver leur invincibilité dans les compétitions européennes. Mais celle-ci s'éteint lors de ce sixième match européen du club, qui n'a pas encore réussi à concrétiser ses ambitions continentales.

C'est donc Minsk qui se qualifie pour le tournoi final européen, pour la première fois depuis sept ans. À l'époque, la qualification des Biélorusses avait été obtenue sous fond de polémique sur les licences de quatre joueurs non inscrits sur les listes européennes et sur un résultat nul soupçonné d'être arrangé. Le dindon de la farce avait alors été Rouen, et Benoît Laporte est bien placé pour le savoir : l'actuel entraîneur d'Asiago était alors celui de Rouen.

 

Voici les meilleurs joueurs du tournoi élus par les journalistes.

Meilleur gardien : François Gravel (Asiago).

Meilleur défenseur : Esa Hämäläinen (Jukurit Mikkeli).

Meilleur attaquant et meilleur joueur : Dmitri Dudik (Keramin Minsk).

 

 

Asiago (ITA) - Jukurit Mikkeli (FIN) 1-2 (1-0, 0-0, 0-2)

Dimanche 24 novembre 2002 à 20h30 au Stadio Odegar d'Asiago. 1530 spectateurs.

Arbitrage de Tomas Turkan (TCH) assisté de Christian Gamper et Christian Virgilito (ITA).

Pénalités : Asiago 43' (6', 12', 25') ; Mikkeli 14' (2', 8', 4').

Tirs : Asiago 32 (9, 12, 11) ; Mikkeli 34 (15, 12, 7).

Évolution du score :

1-0 à 10'21" : Frigo assisté de Laplante

1-1 à 43'28" : Piiroinen assisté de Ahvenainen

1-2 à 48'56" : Kiiskinen assisté de Tuomanen

Meilleurs joueurs (vote des entraîneurs) : Michele Strazzabosco pour Asiago et Olli Sipiläinen pour Mikkeli.

 

Asiago

Gardien : François Gravel.

Défenseurs : Giovanni Marchetti - Pierangelo Cibien ; Valentin Vellar - Michele Strazzabosco ; Stefan Bergqvist - Florian Ramoser ; Michael Corradin.

Attaquants : Mika Kortelainen - Jason Cirone - Giorgio De Bettin ; Reggie Savage - Dany Bousquet - Stefano Frigo ; Riccardo Mosele - Richard Laplante - Luca Rigoni ; Andrea Rodeghiero - Gianluca Schivo - Luca Roffo.

Remplaçant : Nicola Lobbia (G). Absents : Lucio Topatigh (fracture du larynx), Luigi Da Corte, Fabio Rigoni, Paolo Basso.

Coach : Benoît Laporte.

Jukurit Mikkeli

Gardien : Tommi Nikkilä.

Défenseurs : Esa Hämäläinen - Ville Hyrkäs ; Teemu Kolehmainen - Matti Kuusisto ; Teppo Tuomanen - Pasi Järvinen ; Perttu Ahvenainen.

Attaquants : Antti Laakso - Petri Lehtonen - Teemu Siren ; Tuomo Jormakka - Juha-Pekka Hytönen - Niko Kantelinen ; Samuli Piiroinen - Timo Koponen - Olli Sipiläinen ; Miro Laitinen - Ville Kiiskinen.

Remplaçants : Ville Vähäsalo (G), Ilkka Kallioinen, Marko Tauriainen.

Coach : Risto Dufva.

 

 

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