Brest - Tours (25 octobre 2003)

 

Match comptant pour la septième journée du Super 16, poule ouest.

Favoris à l'entame de ce match, les Albatros n'ont pas failli à leur rang et se sont imposés en déroulant leu jeu "tranquillement", serait-on tenté de dire, pour finalement s'imposer 5-1. Ce score aurait pu être encore plus probant sans pour autant que cela s'apparente à un hold-up, tant la défense visiteuse a été timorée face aux nombreuses prises de tirs finistériennes, au même titre que l'offensive tourangelle qui a manqué de mordant pour espérer mettre en danger l'arrière-garde bretonne... Cette cinquième victoire conforte donc les Brestois en tête de leur division à l'aube d'un déplacement à haut risque chez le co-leader amiénois, mardi, pour savoir qui remportera le leadership de la poule ouest à mi-distance de cette première phase.

Les Albatros sans forcer

À l'image du match, la rencontre démarre tout doucement, sans à-coups, les premiers à se mettre en évidence étant même les Tourangeaux par Igor Boriskov (01'40) en contre ou Maros Bartek pour la mitaine de Bounoure à mi-distance (02'40) mais Gab' est dans le match et dit "niet" aux velléités tourangelles. C'est alors que jaillit peut-être une lueur d'espoir du coté des résidents d'Indre-et-Loire en voyant Bounoure à terre, victime d'une fracture du ménisque gauche sur un arrêt pourtant anodin mais qui a suffi à réveiller une douleur naissante de la veille déjà (02'59). Impossible de poser la jambe gauche à terre, il est donc évacué par ses coéquipiers, et le verdict ne devrait pas lui imposer plus de six semaines d'absence selon toute vraisemblance et aux dires des premières impressions des médecins. Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissements...

Passé ce triste intermède, c'est Julien Figved qui remplace donc au pied levé Gaby dans les cages. Difficile entrée en matière que de débarquer ainsi, mais ses coéquipiers le mettent dans le ton de la meilleur des manières en déflorant la marque dans la minute suivante en supériorité numérique par Loïc Sadoun (1-0 à 03'50) qui débloque au passage son compteur de buts cette saison. Peu ou pas d'occasions pour Figved de rentrer dans le match si ce n'est sur des tentatives sporadiques de Paillet hors-cadre (08'55) ou sur une combinaison entre Decaens et Boriskov avortée prématurément (11'58). Dans le même temps, les Albatros ne rangent pas les canons mais continuent à tonner par Arcangeloni sur la gauche (08'25), par Bona en accélération dans l'axe prenant au passage deux Tourangeaux à revers (11'22) ou encore par le duo Sadoun-Sadoun qui à égalité numérique continue de bombarder Hiadlovsky comme en jeu de puissance (12'30). Les banderilles de Grossi au forcing (13'52) et de Mikel plein axe (16'01) terminent inévitablement dans la niche de Hiadlovsky, mais Maynard, à la sortie d'une mise au jeu sur la droite, parvient à faire trembler la toile adverse, Hiadlovsky étant masqué au départ de la rondelle (2-0 à 16'07). De quoi assommer les visiteurs du Centre, d'autant que l'infatigable travailleur Ijäs vient titiller une nouvelle fois Hiadlovsky sur une bonne déviation (17'10), bien imité par Mikel, particulièrement présent sur le front de l'attaque, qui ne parvient pas à conclure un joli mouvement collectif dont il aurait dû être à la conclusion (18'15). Boriskov et Simak (19'27) tentent bien de faire parler la poudre afin de signifier leur présence en toute fin de tiers mais malgré le peu de sollicitations, Figved est bien présent et ne s'en laisse pas compter.

Trente minutes et "on plie le match"...

En effet, les Albatros sont pressés ce soir. Sans doute l'idée que le changement d'heure fera gagner une heure de sommeil en plus qui pousse les Bretons vers le dodo... Toujours est-il qu'après quelques formalités d'usage qui voient un tir de Novosad flirter avec le montant de Figved (22'01) et Arcangeloni se voir refuser un but dans une mêlée de joueurs dont un dans la zone du gardien (23'25), les Albatros se remettent aux choses sérieuses. En supériorité numérique, Ivan Borzik trouve un trou de souris sous Vladimir Hiadlovsky sur un bon lancer de volée en entrée de slot (3-0 à 24'22). Le n°63 Aleksandr Tsyplakov pour sa mitaine (25'23) et Yven Sadoun l'obligeant à un arrêt spectaculaire de l'épaule (26'10) viennent prévenir Hiadlovsky d'une nouvelle sanction. Une fois encore en supériorité numérique, les Brestois accroissent leur avance lorsque, malheureusement pour lui, Hiadlovsky dévie un tir de Grossi sur Jimmy Provencher qui traînait par là et qui n'a plus qu'à la pousser au fond au nez et à la barbe du dernier rempart des Diables Noirs, au sol pour l'occasion et donc impuissant (4-0 à 27'34). La réaction des Tourangeaux, sans doute un peu vexés de la tournure des évènements, ne se fait pas attendre, et après un lancer sur le poteau d'Igor Boriskov, c'est Desrosiers qui récupère la rondelle pour aller tromper Figved (4-1 à 28'24).

Mais comme tout va très vite dans ce match, les Albatros tiennent à se mettre à l'abri et assènent un dernier coup de massue par le capitaine Dino Grossi, excellent contre ses anciens coéquipiers, qui s'en va tromper seul à seul Hiadlovsky (5-1 à 31'27). Dès lors, le jeu se ferme de part et d'autres. Les Brestois sont satisfaits de ce score tandis que les Diables Noirs tiennent coûte que coûte à ne pas en prendre davantage, et pourquoi pas à en marquer un autre comme le sous-entend Radek Stepan sur un pétard plein axe mais hors-cadre (34'51). Ensuite, ce même Stepan sert Boriskov qui voit son lancer trouver comme seul preneur Figved (39'49).

... et on finit tranquille

Soucieux de conserver le score à l'identique tout en respectant leurs adversaires, les Albatros se remettent à l'attaque, que ce soit par l'intermédiaire de Tikhonov sur une reprise à bout portant (40'42), Grossi pour la lucarne manquée (41'47), Ijäs esseulé (43'35), Yven Sadoun sur un bon pétard (44'04) ou encore Bona pour la mitaine de Hiadlovsky (47'00). Tous participent à rendre vivant et animé le dernier tiers, même si d'enjeu il n'y a plus vraiment... Benoît Paillet sur une incursion en zone Brestoise (49'54) ou Igor Boriskov, encore, sur un tir vicieux (51'13) ne restent pas de marbre face aux escarmouches bretonnes, même si Kulonen, peu coutumier du fait, vient remettre tout le monde en place sur deux shoots consécutifs d'une violence assommante (52'37), pourtant bien au-dessus du cadre... La rencontre se termine sur ce rythme certes peu endiablé, Ijäs sollicitant la mitaine de Hiadlovsky une fois de plus (54'45), tandis que Yven Sadoun en fugue (55'20) ou Provencher par deux fois (55'49 & 56'19) ne trouvent comme dernière réponse tourangelle qu'un magnifique sauvetage de Figved glissant d'un poteau à l'autre pour fermer la porte grande ouverte à Zdenek Novosad, le revenant de l'effectif tourangeau (57'47).

Compte-rendu signé William Boussard

 

Commentaires d'après-match

Stéphane Arcangeloni (attaquant de Brest) : "On n'a pas pris le match à la légère, et c'est déjà une bonne chose, car il n'y a pas de petites équipes. On a bien joué collectivement. Malheureusement, Gaby s'est blessé, mais on attend le verdict final des médecins, heureusement Juju a bien tenu la baraque. Maintenant, on va de l'avant, on prend match par match. Mardi, ça va être autre chose avec Amiens mais on va jouer la première place."

Robert Millette (entraîneur de Tours) : "Je pense que l'on a été long à démarrer, on a un peu regardé Brest jouer au début. On ne les connaissait pas, on ne savait pas quelle équipe on allait rencontrer. On savait jusque que c'était fort et qu'ils avaient fait des gros matchs ici. Je pense qu'on a trop attendu, un peu trop figés, avant de commencer à jouer. Brest s'est montré très opportuniste en jeu de puissance, et je pense que le match s'est joué là. Ils méritent leur victoire."

 

Brest - Tours 5-1 (2-0, 3-1, 0-0)

Samedi 25 octobre 2003 à 20h00 au Rïnkla Stadium. 890 spectateurs.

Arbitrage de Jimmy Bergamelli assisté de Stéphane Phelippe et Alexandre Hauchart.

Pénalités : Brest 24 (4', 6'+10', 4'), Tours 22' (4', 6', 2'+10').

Tirs : Brest 45 (16, 14, 15), Tours 27 (2+6, 8, 11).

Évolution du score :

1-0 à 03'50" : L. Sadoun assisté de Y. Sadoun et Borzik (sup. num.)

2-0 à 16'07" : Maynard assisté de Bona et Arcangeloni

3-0 à 24'22" : Borzik assisté de Pulawski et Y. Sadoun (sup. num.)

4-0 à 27'34" : Provencher assisté de Grossi et Broz (sup. num.)

4-1 à 28'24" : Desrosiers assisté de Boriskov et Stepan

5-1 à 31'27" : Grossi assisté de Broz

 

Brest

Gardien : Gabriel Bounoure puis Julien Figved à 02'59".

Défenseurs : Ivan Borzik - Tadeusz Pulawski ; Aleksandr Tsyplakov - Jan Mikel ; Bruno Maynard (A) - Timo Kulonen.

Attaquants : Yven Sadoun - Janne Ijäs - Loïc Sadoun (A) ; Dino Grossi (C) - Ludek Broz - Jimmy Provencher ; Patrick Bona - Stéphane Arcangeloni - Jérôme Veret ; Maksim Tikhonov.

Remplaçants : Christian Élian, Thomas Gueguen.

Tours

Gardien : Vladimir Hiadlovsky.

Défenseurs : Frantisek Pulscak - Marcel Simak ; Peter Bartek - Radek Stepan ; Olivier Vandecandelaere - Vladimir Sabol.

Attaquants : Julien Desrosiers - Sébastien Decaens - Igor Boriskov ; Maros Bartek - Jaroslav Balaz - Jan Simko ; Zdenek Novosad - Benoît Paillet - Taras Bega ; François Gleize - Norbert Périnet.

Remplaçants : Guillaume Papillon (G), Valère Falck.

 

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