Dunkerque - Rouen (15 novembre 2003)
Match comptant pour la onzième journée du Super 16, poule ouest.
C'est un petit évènement à Dunkerque. Depuis presque dix ans qu'il a quitté son club formateur pour Reims, Maurice Rozenthal n'est en effet jamais revenu jouer dans la patinoire Michel-Raffoux. Même lorsqu'Amiens était allé y jouer des matches amicaux lors de son passage en Picardie, il n'était pas disponible. Il ne l'a plus vue depuis une époque où il y avait encore des filets derrière les buts, avant que l'on pose le plexiglas.
Maurice Rozenthal vit donc un retour aux sources dans cette patinoire qu'il a fréquentée assidûment pendant treize ans. Sa famille habite toujours à Dunkerque, et sa mère, sa sœur et son petit frère - qui a aussi joué au hockey tout comme l'aîné - sont présents en tribunes pour l'occasion. Il ne marquera pas de but contre son équipe d'origine, mais comptera deux assistances.
Contre la grosse équipe rouennaise et ses trois lignes de haut niveau, les Dunkerquois savent qu'ils n'ont rien d'autre à faire que de mettre tout leur cœur pour essayer d'être à la hauteur. Le poteau trouvé dès la première minute par le capitaine normand Arnaud Briand donne déjà le ton du match. Un slap de Briand et une contre-attaque du duo finlandais Karjalainen-Salminen permettent aux Dragons de s'envoler dès le premier tiers-temps. Les visiteurs donnent donc du temps de jeu à leurs juniors Dufournet, Raux ou Quessandier, ainsi qu'à Landry Macrez qui remplace Raymond dans les cages pour les deux dernières périodes. Les gardiens se partageront le blanchissage car, hormis quelques lancers épisodiques de la bleue, les Dunkerquois ne seront pas à même de proposer grand-chose.
Il n'y a guère que les poteaux, devant Rozenthal puis Pousset l'un après l'autre à la mi-match, pour sauver Rémi Caillou de la déroute. Les Dunkerquois sont dominés tout le match, logiquement inférieurs dans tous les domaines. Ils ont pourtant l'occasion de sauver l'honneur à cinq minutes de la fin lorsque Karl Dewolf parvient à s'échapper et est illégalement attrapé par Steven Low. Mais le tir de pénalité de l'entraîneur-joueur nordiste heurte le montant, défavorable aux locaux ce coup-ci.
Restant sur le point pris à Angers, les Dunkerquois ont peut-être fait leur moins bon match à domicile. Même si le score est encore plus franc qu'à l'aller (7-1), les Rouennais n'ont pas spécialement à se réjouir de cette victoire obtenue sans brio. À une semaine de la demi-finale de Coupe Continentale, on pouvait attendre d'eux un rythme plus élevé et une meilleure efficacité. Ils ont parfois sombré dans la facilité, et on n'a pas vu du grand hockey ce soir à Dunkerque. La seule authentique satisfaction est le premier triplé en Super 16 de Pierre-Édouard Bellemare, qui prend de plus en plus d'assurance dans son jeu.
Commentaire d'après-match (dans Paris Normandie)
Pierre-Édouard Bellemare (attaquant de Rouen) : "Souvent, quand je veux shooter, j'ai l'impression d'entendre Rozenthal et Briand arriver derrière moi, je me dis qu'ils sont mieux placés et qu'ils feront mieux que moi. Alors je fais la passe. Avant la dernière période, Pajonkowski m'a demandé de prendre plus souvent ma chance. Mais si je marque le dernier but, c'est parce que Maurice et Arnaud bloquent les adversaires."
Dunkerque - Rouen 0-7 (0-2, 0-2, 0-3)
Samedi 15 novembre 2003 à 18h45 à la patinoire Michel-Raffoux. 600 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Barré assisté de Gilles Magnier et Steve Bataillie.
Pénalités : Dunkerque 6' (2', 2', 2'), Rouen 10' (6', 0', 4').
Évolution du score :
0-1 à 06'13" : Briand assisté de Bellemare et Vogin (sup. num.)
0-2 à 16'37" : Salminen assisté de Karjalainen et Rousu
0-3 à 21'47" : Bellemare assisté de S. Lacroix et Briand (sup. num.)
0-4 à 30'47" : Briand assisté de Rozenthal et S. Lacroix
0-5 à 40'52" : Bellemare assisté de Briand et S. Lacroix
0-6 à 43'41" : Salminen (inf. num.)
0-7 à 57'05" : Bellemare assisté de Briand et Rozenthal