Épinal - Rouen (17 janvier 2004)

 

Match comptant pour la troisième journée de la Poule Nationale du Super 16.

Comme prévu, c'est dans une patinoire pleine comme un œuf (1300 spectateurs) que les Dauphins recevaient les Dragons de Rouen hier soir à Poissompré. Même si l'issue de la rencontre ne faisait guère naître d'illusion dans les travées spinalienne avant le début de la rencontre, on voulait croire à un sursaut d'orgueil de la part des joueurs vosgiens, notamment en attaque pour aller titiller le portier visiteur.

Mais le miracle n'a pas eu lieu et les attaquants de la cité des images n'ont jamais trouvé la faille face à une défense impeccable et à deux gardiens efficaces, Raymond ayant été remplacé par le junior Thomas Picavet suite à un palet reçu au niveau de la carotide sur un puissant shoot de Roman Trebaticky (42'10").

Le premier tiers-temps avait pourtant bien commencé pour les Vosgiens qui durant les neuf premières minutes faisaient jeu égal avec Rouen. Le nombre de tirs était quasiment identique des deux côtés et il fallait un Éric Raymond convaincant pour mettre fin aux velléités spinaliennes, surtout sur des tirs cadrés et puissants de Novotny ou Trébaticky.

Mais la force de Rouen est de ne jamais perdre confiance et de respecter l'adversaire. Ces joueurs de haut rang ne ferment jamais le jeu, patinent telles des fusées, et c'est sur une accélération de l'international Maurice Rozenthal que, sur un rebond probablement trop rapide, Domin poussait la rondelle du patin au fond de ses propres filets (0-1 ; 9'35"). Ce fut ensuite Didier Drif qui, lors d'une attaque dans l'axe de Hård, s'interposait victorieusement mais ne parvenait pas à bloquer le palet qui retombait dans le but par l'entremise de Bellemare (0-2 ; 11'06").

Épinal tentait bien quelques actions offensives mais le manque de réalisme devant la cage adverse les rares fois où ils se jouaient des défenseurs visiteurs suffisait à entraver cette volonté de marquer jusqu'à la fin de la première période. Dans l'intervalle le junior Gautier Lafrancesca, lancé par Pousset, avait enfoncé le clou (0-3 ; 17'44").

À l'entrée du deuxième acte, les supporters spinaliens poussaient encore et toujours leurs protégés. Lorsqu'une double supériorité venait augmenter les chances de revenir au score, ils y croyaient encore plus. Mais durant cette minute trente au cours de laquelle les Dauphins tentaient de s'installer dans la zone des Dragons, seul Guillaume Papelier parvenait à porter le danger sur le but de Raymond en déviant un slap de Blaha sur le poteau. Novotny n'avait pas plus de chance quand, quelques minutes plus tard, son échappée solitaire avortait sur un portier Rouannais infaillible.

Ayant laissé passer la tempête arbitrale et repris leurs esprits après un court passage à vide, les joueurs de Franck Pajonkowski se remettaient à l'ouvrage et faisaient peu à peu tourner la tête (et les jambes) de Spinaliens offensivement limités et défensivement à la rue. Il n'en fallait pas plus pour réveiller le tableau d'affichage par trois fois en quatre minutes. C'est tout d'abord Alain Vogin qui s'imposait sur un tir puissant (0-4 ; 32'35"), puis Daniel Carlsson dans un angle relativement fermé (0-5 ; 35'20"). Et enfin Damien Raux clôturait le bal sur un centre-tir de Vogin (0-6 ; 36'29").

Physiquement diminués, agacés, et ne parvenant pas à trouver leurs marques en défense, les Vosgiens sauvaient les meubles en relançant approximativement des palets en zone neutre. Les attaquants étaient à l'arrêt ou s'énervaient et écopaient à nouveau de prisons stupides.

Ce n'est pas non plus le changement malheureux de gardien rouennais en début de troisième tiers qui allait changer quelque chose au sort des Dauphins. Pourtant, tel un match de gala, les hockeyeurs de la cité des images tentaient encore quelques actions face à des Dragons impassibles déroulant toujours à toute vitesse un hockey sur glace limpide. C'est d'ailleurs logiquement et sans trop de surprise que Maurice Rozenthal trompait une seconde fois le portier spinalien (0-7 ; 53'49") avant que Niko Kantelinen ne scelle le score (0-8 ; 55'50").

Épinal et les Dauphins venaient donc d'être renvoyés à leurs chères études par une équipe de Rouen qui n'a décidément rien à faire en poule Nationale si l'on compare le niveau des Dragons à celui de Dijon ou Villard. On notera néanmoins l'excellente prestation des supporters qui n'ont jamais baissé les bras et qui ont poussé jusqu'au bout des Dauphins protégés par un gardien - Didier Drif - n'ayant pas démérité malgré son maigre temps de jeu cette année, et le fair-play des deux équipes qui ont joué dans un très bon esprit.

Dommage toutefois que les Dauphins ne soient pas parvenu à sauver l'honneur dans une partie où Rouen était vraiment une taille au-dessus !

Les hommes du match : Guillaume Papelier pour Épinal et Éric Raymond pour Rouen.

Compte-rendu signé Nicolas

 

Épinal - Rouen 0-8 (0-3, 0-3, 0-2)

Samedi 17 janvier 2004 à 20h15 à la patinoire de Poissompré. 1100 spectateurs.

Arbitrage de Frédéric Barré assisté de Laurent Rouèche et Nicolas Charmillot.

Pénalités : Épinal 36' (4', 10'+20', 2'), Rouen 34' (6', 14'+10', 4').

Évolution du score :

0-1 à 09'35" : Rozenthal assisté de Carlsson

0-2 à 11'06" : Bellemare assisté de Hård (inf. num.)

0-3 à 17'44" : Lafrancesca assisté de Pousset et Vogin

0-4 à 32'38" : Vogin assisté de Rozenthal et Carlsson (sup. num.)

0-5 à 35'20" : Carlsson

0-6 à 36'29" : Raux assisté de Vogin

0-7 à 53'49" : Rozenthal assisté de Carlsson (inf. num.)

0-8 à 55'50" : Kantelinen assisté de Lefebvre

 

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