Dijon - Grenoble (21 janvier 2004)
Match comptant pour la quatrième journée du Super 16, poule Magnus.
Les Dijonnais, avec leurs moyens, n'avaient pas grand-chose à se reprocher à l'issue de cette rencontre face à un adversaire largement dominateur lors des deux dernières périodes. Ce sont pourtant les Ducs, en infériorité numérique, qui ouvrent le score par un break puissant de Vavroch qui ne laisse aucune chance à Rolland. Une relance hasardeuse de la défense dijonnaise, une égalisation grenobloise, et la machine dauphinoise va imposer une pression énorme, installant un système de jeu bien huilé : relances millimétrées, placements, vitesse de patinage.
Gérald Guennelon possède deux blocs très bien calibrés qui mettent les Dijonnais sous l'éteignoir. Podlaha, physique et sacré manieur de crosses, Forsell dans son rôle d'attaquant-défenseur, la ligne B.Bachelet-Meunier-Kaartinen (c'est un tout bon, celui-là, élu meilleur joueur grenoblois pour son premier match en France), face à cette déferlante, la défense dijonnaise, pressée, au four et au moulin, avec ses sorties de zone précipitées, perd beaucoup de palets mais ne rompt jamais. Mais, sans un Franta Neckar phénoménal, l'addition aurait pu être plus salée. L'attaque dijonnaise, quant à elle, ne trouvera jamais la solution (14 tirs) pour franchir le rideau de fer isérois (Saarinen-Bonnard, Amar-S.Bachelet) qui tue cinq supériorités dijonnaises avant que Miroslav Pazak ne scelle le score du match avec un but "tango-tango", c'était un peu "Holiday on Ice" devant la cage de Rolland.
Les Ducs ont tout donné, Neckar, Bouché, une troisième ligne volontaire, mais les "moyens" étaient grenoblois, disait Daniel Maric, un coach qui va retrouver dès samedi un autre poids lourd de cette coupe Magnus, Amiens, des Gothiques qui sont rentrés à moitié bredouille (un point) de leur déplacement en terre tourangelle où la cinquante-neuvième minute leur a été fatale avec l'égalisation tourangelle, ça nous rappelle quelque chose. Actuels leaders de la poule Magnus avec trois victoires et une défaite après prolongation. Antoine Richer et sa troupe aimeraient bien finir numéro un. Ça ne sera pas encore une partie de plaisir pour les Dijonnais, mais avec Maric et sa bande, sait-on jamais, le chaud ou le froid ?
Compte-rendu signé Pierre Sage
Dijon - Grenoble 2-5 (1-1, 0-0, 1-3)
Mercredi 21 janvier 2004 à 20h15 à Trimolet. 600 spectateurs.
Arbitrage de Thierry Calamoneri assisté de Damien Velay et Nicolas Barbez.
Pénalités : Dijon 12' (4', 4', 4'), Grenoble 10' (2', 6', 2').
Évolution du score :
1-0 à 05'00" : Vavroch assisté de Cihlar (inf. num.)
1-1 à 06'54" : Podlaha assisté de Forsell
1-2 à 49'08" : Kaartinen assisté de Meunier et B. Bachelet (sup. num.)
1-3 à 49'24" : Meunier assisté de Kaartinen et Fougère
1-4 à 58'09" : B. Bachelet assisté de Meunier et Amar (inf. num.)
2-4 à 59'22" : Pazak assisté de Dugas et Bouché
Dijon
Gardien : Frantisek Neckar.
Défenseurs : Marcus Abrahamsson - Joshua Allison ; Milan Tekel (A) - Mathieu Bouché ; Aymeric Gillet - Wilfried Molmy.
Attaquants : Miroslav Pazak - Julien Tiphaigne (C) - Stephen Dugas (A) ; Thomas Bergamelli - Robert Vavroch - Jiri Cihlar ; Aurélien Albano - Thomas Gueguen - Romain Gentilleau.
Remplaçants : Grégory Fougère (G), Thomas Bussat, Jean-Michel Bortino, Ludovic Duranceau, Guillaume Grandjean.
Grenoble
Gardien : Patrick Rolland.
Défenseurs : Jesse Saarinen - Jean-François Bonnard (A) ; Baptiste Amar - Simon Bachelet ; Roland Fougère - Martin Millerioux .
Attaquants : Benjamin Agnel (A) - Tero Forsell - Josef Podlaha ; Sami Kaartinen - Laurent Meunier - Benoît Bachelet (C) ; Andrei Shchevelev - Laurent Deschaume - Cyril Papa ; Xavier De Murcia.
Remplaçants : Fabrice Agnel (G), Timo Bayon et Christophe Tartari. Absents : Stéphane Gachet, Nicolas Antonoff et Romain Bachelet (blessés).