Strasbourg - Garges-lès-Gonesse (27 novembre 2004)
Match comptant pour la onzième journée de division 1, poule nord.
Strasbourg est aujourd'hui trop fort pour que l'ouverture tardive du Wacken le gêne en quoi que ce soit dans la qualification, mais d'autres inconvénients apparaissent. Après avoir battu tout le monde à l'extérieur, le challenge est maintenant beaucoup moins grand pour l'Étoile Noire qui n'a plus qu'à confirmer à domicile. La motivation n'est pas toujours évidente à trouver, et face à Garges et à l'opportuniste Ales Skokan, meilleur buteur du championnat, cela peut être dangereux.
La preuve en première période, où il faut que Gilles Beck, titularisé pour la deuxième fois de la saison après le match à Asnières, sorte le grand jeu face aux contres adverses pour rattraper des erreurs de sa défense. La menace dure un quart d'heure, le temps pour Maxime Schuchewytsch d'ouvrir le score. Ensuite, tout est plus facile. Le capitaine gargeois Sylvain Fernandez-Curiel est pénalisé pour un cinglage, et Éric Medeiros, blessé l'an dernier lors de la poule finale et qui donne maintenant sa pleine mesure au centre de la première ligne, double la mise, avant de donner le troisième but à Peter Himler en début de deuxième période.
Le match est bien évidemment plié, et tout le monde se met à faire un peu n'importe quoi dans les rangs locaux. Le jeu de puissance strasbourgeois laisse des opportunités lui filer sous le nez, ce qui ne lui ressemble pas, et puis, lorsque c'est finalement au tour de Milan Dirnbach de rejoindre la prison pour accrocher, un lancer de Petr Jaros est repoussé par la jambière droite de Beck, et Vincent Villette est à l'affût pour prendre le rebond. Ce but encaissé relève peut-être de l'anecdote, mais le jeune gardien voit sûrement les choses autrement, lui qui aurait pu signer son premier blanchissage en D1 ce soir. On notera d'ailleurs que le portier canadien Denis Larivière n'en a pas non plus réussi un seul. Au vu de la facilité avec laquelle Strasbourg domine cette poule nord, c'est un manque. Cela prouve que les Alsaciens ont du mal à rester attentifs pendant soixante minutes. Aujourd'hui, c'est un détail, mais en phase finale, la capacité à garder une concentration maximale aura certainement une toute autre importance.
Commentaire d'après-match (dans les Dernières Nouvelles d'Alsace)
Daniel Bourdages (entraîneur de Strasbourg) : "Le samedi, d'ordinaire, tout le monde est nerveux, tendu jusqu'au match. Là, non. Je l'ai encore redit aux joueurs dans les vestiaires : surtout, ne nous lassons pas de gagner. À chaque match, il y a des objectifs à atteindre. Il n'était pas facile de jouer contre cette équipe de Garges qui était venue à Strasbourg pour ne pas prendre de buts. Nous, pour en marquer, il nous fallait nous découvrir et nous exposer à leurs contre-attaques, toujours dangereuses quand elles sont menées par leurs deux Tchèques, Skokan et Sikl. Gilles Beck a dû faire face à quelques échappées et en est sorti vainqueur à chaque fois. Je suis très satisfait de savoir qu'il est capable de ça, et que l'on peut vraiment compter sur lui. Ses équipiers ne s'y sont pas trompés. Ils l'ont chaleureusement félicité à la fin du match. C'en était émouvant."
Strasbourg - Garges-lès-Gonesse 6-1 (2-0, 3-1, 1-0)
Samedi 27 novembre 2004 à 17h30 au Wacken. 900 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Sueva Torribio et Adrien Ernecq.
Pénalités : Strasbourg 34' (4'+10', 10'+10', 0'), Garges-lès-Gonesse 54' (10'+10', 12'+10', 2'+10').
Évolution du score :
1-0 à 15'17" : Schuchewytsch assisté de Grenier et Flinck
2-0 à 18'15" : Medeiros assisté de Sevcik (sup. num.)
3-0 à 22'13" : Himler assisté de Medeiros
3-1 à 30'11" : Villette assisté de Jaros (sup. num.)
4-1 à 35'32" : Medeiros assisté de Himler
5-1 à 36'10" : Brau-Arnauty assisté de Sevcik et Dirnbach
6-1 à 59'32" : Flinck assisté de Schuchewytsch et Hohnadel