Lyon - Cergy (18 décembre 2004)
Match comptant pour la quatorzième et dernière journée de division 1, poule sud.
Il ne manque qu'un point à Lyon pour se qualifier, alors que Cergy peut encore rêver d'un exploit ici après avoir remporté le match aller. Mais l'entraîneur rhodanien Roger Dubé va vivre une soirée difficile. Sa première erreur, c'est peut-être d'avoir voulu faire confiance à l'expérience de Frédéric Bochatay pour ce match décisif. Il est de plus en plus clair qu'il n'a plus son niveau d'antan, et qu'il n'est pas en mesure d'être le titulaire de D1 qu'il était. Abandonné par sa défense, il est rapidement passé à côté, et après avoir pris trois buts en 10'42", il a décidé de sortir, et a sans doute eu raison. Le jeune Sylvain Lerch a pris confiance tout au long de cette première phase et semble prêt à reprendre le relais.
Le jeu des Lions est décidément irrégulier en valeur puisqu'ils retrouvent leur mordant pour égaliser au deuxième tiers-temps, puis pour prendre l'avantage à dix minutes de la fin grâce à un hat-trick de Sylvain Favreau. C'est à ce moment que Lyon se relâche, ce qui ne pardonne pas face à une équipe de Cergy plus motivée qui a pris le dessus physiquement, les charges locales étant trop molles. En moins de trente secondes, Frédéric Hostein est sans opposition et prend tout son temps pour ajuster un magnifique slap égalisateur dû à un défaut de marquage. Puis à quatre minutes de la fin, le défenseur canadien reconverti à l'avant David Lapierre donne l'avantage à Cergy.
On s'attend alors à une révolte des Lyonnais, mais elle n'a même pas lieu. Ils n'ont pas cette rage d'aller chercher leur qualification et ne sont même pas dangereux, hormis sur un breakaway raté. Tout un symbole de l'indigence collective de l'attaque lyonnaise. À part dans ses systèmes en jeu de puissance, elle n'a pa de stratégie offensive, sauf celle de multiplier les débordements prévisibles et les rushs voués à l'échec, ce qui ne peut fonctionner que face à une défense lente. Or, c'est la surprise, la vitesse de patinage était en faveur de Cergy ce soir. Les tentatives personnelles et les envois au fond ne surprennent plus l'adversaire, alors que les passes manquées ont fini par lasser le public. Le jeu lyonnais est répétitif et son absence de progrès est déprimante.
Dominé aussi bien en combativité qu'en précision, Lyon n'a même pas su se rebeller sur la fin, le temps mort demandé par Roger Dubé à seulement cinq secondes de la sirène étant le signe d'un coaching qui s'est laissé dépasser par les évènements. Après cette terrible désillusion, les Lyonnais vont devoir passer les fêtes dans l'anxiété et espérer que, le 8 janvier prochain, Montpellier, le club dont Dubé avait dit qu'il faussait le championnat avec ses étrangers, aille gagner son match en retard à Cergy pour empêcher les Franciliens de passer devant.
Lyon - Cergy 4-5 (1-3, 2-0, 1-2)
Samedi 18 décembre 2004 à 20h30 à la patinoire de Saint-Gervais. 3000 spectateurs.
Arbitrage de Laurent Vaissaire assisté de Frédéric Brolis et Thierry Sècheresse.
Pénalités : Lyon 14' (2', 8', 4'), Cergy 22' (2', 4', 6'+10').
Évolution du score :
0-1 à 05'14" : Lahelma assisté de Boulot
0-2 à 07'47" : Fontaine (inf. num.)
1-2 à 09'10" : Favreau assisté de Lund (sup. num.)
1-3 à 10'42" : Hostein assisté de Viennot et Lahelma
2-3 à 32'17" : Berthet assisté de Lantier et Prochazka
3-3 à 34'37" : Favreau assisté de Carabalona (inf. num.)
4-3 à 50'35" : Favreau assisté de Lund et Prochazka
4-4 à 51'02" : Hostein assisté de Viennot
4-5 à 55'49" : Lapierre assisté de Viennot et Lahelma