Strasbourg - Chamonix (13 janvier 2007)

 

Match comptant pour la vingt-et-unième journée de la Ligue Magnus.

Le - si petit - Iceberg fait toujours recette. Presque plein en semaine pour la visite de Briançon, il est plein ce soir pour celle de Chamonix. Et le public alsacien a raison d'encourager son équipe. Elle ne semble pas perturbée par les cinq défaites consécutives (dont trois face à des favoris, ce qui tempère ce bilan), et son buteur Jaro Jacko ouvre le score dès la huitième minute. Les jaune et blanc de Chamonix ont du mal à développer leur jeu face aux jaune et noir de Strasbourg. La confusion possible entre les maillots en est-elle une raison ? En tout cas, ils changent prestement de tenue avant de revenir sur la glace pour le deuxième tiers-temps.

La physionomie du match, elle ne change pas. Strasbourg s'accroche toujours à son avantage, grâce à une excellente prestation de son escouade défensive. On inclut naturellement dans celle-ci le gardien Gilles Beck, qui réalise une excellente semaine en remplacement de Nemcak malade. Tous les arrières font un bon match, très agressifs pour protéger leur enclave, mais le plus rugueux d'entre eux, Wes Jarvis, se fait sortir à la mi-match pour une charge avec la crosse. Les Alsaciens sortent de deux minutes passées à trois contre cinq, et voilà une infériorité numérique qui n'en finit plus... Au bout de l'effort, trois minutes et demie plus tard, les prisons de Masson et Hrehorcak les soulagent cependant, et le défenseur visiteur Martin Toms prend une pénalité de match pour une vilaine charge dans le dos. C'est au tour de Chamonix de passer plus de cinq minutes en infériorité...

Mais ce n'est qu'au retour sur la glace que le jeu de puissance de Strasbourg trouve la faille par Daniel Sevcik. Les occasions gâchées au passage paraissent dérisoires quand Sevcik marque le troisième but, à nouveau sur assistance de Hohnadel. 3-0 à sept minutes de la fin, le match paraît plié. Se déconcentrer est pourtant très dangereux en hockey, et le vétéran Richard Aimonetto le prouve vingt secondes plus tard. Fin du blanchissage pour Beck, et surtout fin des haricots pour Strasbourg : on rentre dans les cinq dernières minutes, et la hargne de Tobias Granath finit par provoquer une obstruction de Himler. Les visiteurs s'installent et Yven Sadoun ramène le score à 3-2. Daniel Bourdages demande un temps mort, peste et vitupère, mais rien n'y fait. Le duo Sadoun-Aimonetto, déchaîné, ajoute un troisième but et signe un retour inespéré.

Pendant toute la prolongation, Bourdages bout et rumine. La frustration de Strasbourg sera peu et peu atténuée en apprenant les résultats de la soirée. Avec les défaites d'Anglet et de Dijon, le maintien s'approche un peu plus. Mais quand on gagne un point dans de telles circonstances, on ne retient que le point de perdu.

 

Commentaires d'après-match (dans les Dernières Nouvelles d'Alsace)

Daniel Bourdages (entraîneur de Strasbourg) : "Quand on mène 3-0 et qu'il reste aussi peu de temps à jouer, on n'a aucune excuse à faire valoir. D'autant plus que nous n'étions pas dans une situation difficile, Chamonix était fatigué, ils ne poussaient pas énormément. Ça va être difficile à digérer parce que là, nous nous sommes fait très mal. J'ai mal, les joueurs ont mal. Il va falloir se regrouper et parler, vite."

Stéphane Hohnadel (capitaine de Strasbourg) : "C'est vrai qu'il faudrait une catastrophe incroyable pour ne pas aller en play-offs. C'était notre objectif en début de saison et on peut dire qu'il est atteint. Maintenant, c'est embêtant d'avoir lâché ce point, psychologiquement surtout. En fait, mener 3-0 était inespéré vu le déroulement du match. Nous n'avons pas dominé outrageusement et si Gilou (Beck) ne nous sort pas un gros match, on ne prend jamais le large comme ça. Pas mal de gars étaient malades cette semaine et les infériorités numériques dans le deuxième tiers-temps ont fait que nous avions les jambes lourdes. Mais ce n'est pas une excuse, nous aurions dû prendre les deux points."

 

Strasbourg - Chamonix 3-3 (1-0, 0-0, 2-3)

Samedi 13 janvier 2007 à 17h30 à la patinoire de l'Iceberg. 1393 spectateurs.

Arbitrage d'Alexandre Hauchart assisté d'Éric Bouguin et Damien Bliek.

Pénalités : Strasbourg 43' (4', 8'+5'+20', 4', 2'), Chamonix 39' (4', 6'+25', 2', 2').

Tirs : Strasbourg 37, Chamonix 39.

Évolution du score :

1-0 à 07'30" : Jacko assisté de Suoraniemi et Jarvis

2-0 à 40'51" : Sevcik assisté de Hohnadel (sup. num.)

3-0 à 52'53" : Sevcik assisté de Hohnadel

3-1 à 53'12" : Aimonetto assisté de Sadoun

3-2 à 57'05" : Sadoun assisté d'Aimonetto et Granath (sup. num.)

3-3 à 58'21" : Sadoun assisté d'Aimonetto et Böhme

 

Strasbourg

Gardien : Gilles Beck.

Défenseurs : Roman Gurican - Pavol Resetka ; Jonathan Jolette - Wesley Jarvis (A) ; Milan Dirnbach - Hughes Cruchandeau ; Thibault Dumuis.

Attaquants : Tomi Flinck - Mika Suoraniemi - Peter Himler (A) ; Jaro Jacko - Stéphane Hohnadel (C) - Daniel Sevcik ; Thomas Reverdin - Philippe Choinière - Maxime Catelin ; Mathieu Saint-Marc.

Remplaçants : Ludovic Rio (G), Damien Brau-Arnauty. Absent : Juraj Nemcak (gastro-entérite).

Chamonix

Gardien : Radek Lukes.

Défenseurs : Peter Hrehorcak - Rastislav Böhme ; Damien Torfou - Anders Torgersson ; Martin Toms - Maxime Claret-Tournier.

Attaquants : Tobias Granath - Richard Aimonetto (C) - Yven Sadoun ; Erwan Pain (A) - Clément Masson - Aram Kevorkian (A) ; Alexandre Audibert - Emil Tobiasson-Harris - Julien Lebey.

Remplaçants : Andy Foliot (G), Kévin Maresca, Mathieu Seguy. Absent : Vivien Renson (main).

 

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