Dunkerque - Bordeaux (3 mars 2007)

 

Match comptant pour la neuvième journée de la poule de maintien de division 1.

Les Boxers ont engrangé des points importants au cours des dernières rencontres à domicile face aux équipes franciliennes, avant d'entamer une fin de saison marquée, outre la "réception" du leader avignonnais dans la ville rose, par cinq déplacements. À commencer par une visite du côté de Michel-Raffoux, qui s'annonce animée car, d'une part, les Corsaires connaissent des progrès constants en poule de maintien, et, d'autre part, les quatre meilleurs pointeurs du championnat se font face.

Qui de la paire Dewolf-N'Guyen ou du duo Tartari-Larrieu va faire parler la poudre ? Aucun indice pertinent ne transpire d'une entame équilibrée où chaque portier s'illustre : Peyre devant Cadren, à la réception d'une passe de Vannienwenhove, puis Burnet sur le contre de Minnebois. Dunkerque dispose d'un premier avantage numérique, sur lequel Grégory Dubois contraint le portier à dégager de la crosse au-dessus de sa cage (03'29"), mais se retrouve en difficulté sur une succession de fautes. Yann Vannienwenhove en profite pour tenter de surprendre Julien Peyre depuis l'arrière de la cage, avant que Stéphan Tartari ne montre la voie à suivre en reprenant à mi-distance la passe de Gauthier depuis la gauche (0-1, 04'43"). Les débats deviennent assez rugueux, les charges quelque peu appuyées, engendrant peu de jeu à forces égales, mais curieusement pas de réelles opportunités, notamment du côté des Corsaires, qui s'en remettent à leurs arrières pour créer un semblant de danger. Par deux fois Benjamin Louf vient ainsi allumer Christophe Burnet, mais se heurte à une mitaine solide ou ne peut voir ses équipiers profiter d'un rare rebond (09'04"). Puis Karl Dewolf y va seul, contourne la défense et tente sa chance en hauteur, pour constater que Burnet est solide, comme lorsque l'ancien international s'appuie sur Ghislain Folcke, cette fois pour une intervention de la crosse. Le brio de l'ancien Grenoblois ne saurait minimiser l'efficacité d'un système défensif efficace, en témoigne une certaine impuissance des Nordistes, contraints de lancer de la bleue, tel Dewolf, ou même de la zone neutre, comme Péan. Bordeaux se montre plus offensif en fin de tiers, encore par Yann Vannienwenhove, sur la droite, relayé par Lafrancesca devant la cage, pour autant de parades de Julien Peyre. Sur l'action suivante, Tartari fixe la défense pour mieux servir l'ancien Vésigondin, bien placé devant la cage (0-2, 17'57").

Dunkerque paraît incapable de réagir, d'autant que le pressing haut des Boxers rend la relance difficile et les longues passes imprécises se succèdent. Le grand Alexandre Delmotte use toutefois de son physique pour bousculer l'arrière-garde girondine, contrainte à la faute par Cauly (25'21"). L'occasion est belle pour les Corsaires, et Folcke passe tout près de dévier le lancer de Dewolf, avant que Louf n'aille buter à son tour sur Burnet, auteur d'une parade en deux temps devant Karl Dewolf. De nouveau au complet, les visiteurs pensent creuser l'écart sur le centre de Nicolas Mariage, repris par Guillaume Herraiz, mais Peyre sauve les siens de la crosse. Il en est de même quand Gautier Lafrancesca se présente seul, et tente en vain de le feinter sur sa gauche. Mais Julien Peyre ne fait que retarder l'échéance : à son tour en avantage numérique Bordeaux parvient à ses fins, Stéphan Tartari demandant la rondelle à François Gauthier pour mieux la propulser au fond de la cage (0-3, 30'13"). La réaction de Dunkerque se heurte encore à la muraille Burnet, décisif du gant puis de la botte sur les tirs lointains de Dewolf.

Toujours aussi sereins derrière, les Girondins portent rapidement le coup de grâce, avec toujours une initiative de Tartari, au départ d'une action rondement menée sur la droite par Jean-François Savage, dont la passe devant le but est reprise instantanément par Lesur (0-4, 43'13"). Les Corsaires ont beau demander un temps mort, rien ne s'arrange, et Grégory Dubois est même exclu suite à un jeu de puissance non exploité. Car les Bordelais se montrent assez efficaces sur les unités spéciales : après avoir courbé l'échine en infériorité, tel Lecompère venant contrer Karl Dewolf ou Savage au pressing incessant sur le porteur du palet, ils démontrent que leur jeu de puissance est rôdé. Avec Tartari et Majercak à la manúuvre, le danger est constant pour Peyre, inquiété par Larrieu ou par le défenseur slovaque. Toutefois Bordeaux commet autant de fautes que son adversaire, et le blanchissage de Burnet s'en trouve fragilisé... Comme au premier tiers, Karl Dewolf, une première fois contrarié par le gardien sur un tir de loin, s'appuie sur Folcke pour tenter de le tromper de plus près, cette fois avec succès (1-4, 55'00"). La pression de fin de match ne permet toutefois pas aux locaux de se rapprocher un peu plus des Boxers, dont le dernier rempart a le dernier mot.

Bien organisé devant un Burnet décisif, efficace en supériorité numérique et sur les mises au jeu, Bordeaux se rapproche un peu plus du maintien, au contraire des Corsaires, de nouveau sous la menace.

Compte-rendu signé Mathieu Hernaz

 

Commentaires d'après-match :

Stéphan Tartari (Bordeaux) : "Il est important de ne pas lâcher de points. Déjà que nous étions déçus après être passés si près de la qualification en play-offs... Nous étions en danger au début de la poule de maintien, comme tout le monde. On s'attendait à un gros match. Nous avons bien maîtrisé notre sujet, en étant efficaces en supériorité numérique, et en appliquant les consignes. Nous nous sommes préparés cette semaine à évoluer sur une petite glace, avec un défi physique. On savait qu'à Dunkerque il y a un joueur, Karl Dewolf, à museler, mais notre gardien est très solide depuis plusieurs matchs. Il aurait mérité un jeu blanc car il a laissé peu de rebonds, et surtout nous avons travaillé pour que les lancers de Dunkerque, plus nombreux que les nôtres, soient moins incisifs. On se doit de viser les premières places, même si nous jouerons à l'extérieur et 'accueillerons' notre bête noire, Avignon, à Toulouse. Un match compliqué nous attend à Limoges, mais nous voulons encore empocher des victoires comme celle de ce soir."

 

Dunkerque - Bordeaux 1-4 (0-2, 0-1, 1-1)

Samedi 3 mars 2007 à 18h45 à la patinoire Michel-Raffoux. 450 spectateurs.

Arbitrage de Stéphane Rousselin assisté de Nicolas Dessaint et Yann Furet.

Pénalités : Dunkerque 60' (10', 8'+10', 12'+20'), Bordeaux 54' (10'+10', 14', 20').

Évolution du score :

0-1 à 04'43" : Tartari assisté de Gauthier et Larrieu (sup. num.)

0-2 à 17'57" : Vannienwenhove assisté de Tartari (double sup. num.)

0-3 à 30'10" : Tartari assisté de Gauthier et Majercak (sup. num.)

0-4 à 43'13" : Lesur assisté de Tartari et Savage

1-4 à 55'00" : Dewolf assisté de N'Guyen et Folcke (double sup. num.)

 

Dunkerque

Gardien : Julien Peyre.

Défenseurs : Grégory Dubois (C) - Karl Dewolf ; Benjamin Louf - Clément Derepper ; Alexis Thomas (sorti sur blessure à l'épaule).

Attaquants : Clément Thomas - Benjamin N'Guyen (A) - Ghislain Folcke ; Loïc Destoop - Arnaud Péan - Charles-Hubert Minnebois ; Pierre Deruddre ou Simon Descheyer - Christophe Eichenolc (A) - Alexandre Delmotte.

Remplaçant : Bram Debacker (G). Absent : Sébastien Maison (dos).

Bordeaux

Gardien : Christophe Burnet.

Défenseurs : François Gauthier - Christophe Perez ; Jan Majercak - Yann Lecompère (C) ; Guillaume Arnould - Sébastien Lesur.

Attaquants : Vincent Cadren - Yann Vannienwenhove - Gautier Lafrancesca ; Jean-François Savage - Stéphan Tartari - Raphaël Larrieu (A) ; Nicolas Mariage - Jill Cauly - Guillaume Herraiz (A).

Remplaçant : Keven Telmosse (G). Absent : Igor Szabados (blessé).

 

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