Viry - Reims (2 octobre 1999)

 

Match comptant pour la huitième journée du championnat de France Elite.

Le premier tiers-temps, très poussif, ne se joue que sur les pénalités. Une obstruction de Trabach offre une première supériorité numérique aux Rémois après cinq minutes de jeu. Pekka Laksola met le danger par son slap puissant, Briand a suivi le rebond, mais Ménard se relève à temps pour capter le tir du revers du joueur de Saint-Pierre et Miquelon. Ce n'est que partie remise puisque, cinq minutes plus tard, alors que les deux équipes sont à 4 contre 4, le slap du Finlandais rentre cette fois directement dans le but castelvirois. Les quinze secondes de supériorité numérique qui suivent de près l'ouverture du score seront suffisantes aux Rémois pour marquer le second but, de nouveau par Laksola, bien décalé par Mortas. Une pénalité contre Paradis pour faire trébucher à deux minutes de la fin de la période offre une occasion idéale d'égalisation à Viry : Fortin, Yven Sadoun et Roger doivent s'y mettre à trois devant le but rémois, et c'est ce dernier qui parvient finalement à conclure.

Le deuxième tiers-temps démarre heureusement sur un bien meilleur rythme : c'est d'abord Viry qui met la pression d'entrée, puis c'est au tour de Reims de faire le siège des buts castelvirois, Ménard s'interposant notamment face à un Ruokonen laissé étrangement seul. Viry finit par craquer, et Mortas marque le troisième but. La tension monte alors, d'abord entre Grossi et Couturier, puis entre Savoie et Tremblay. C'est alors que l'arbitrage de M. Colleoni cafouille : ce sont d'abord des joueurs qui se sont pris 2'+2' (à la suite d'une décision qui met trois minutes à tomber pour cause de discussion entre l'arbitre et la table de marque, ce qui fait perdre patience aux spectateurs) qui reviennent trente secondes plus tard sur la glace, la décision ayant été entre-temps annulée pour quelque motif improbable. Puis, alors qu'un Grossi très nerveux se chamaille avec Kivakka, c'est le Finlandais qui est seul pénalisé. Finalement, alors que Mortas s'énerve et s'en prend à Ménard, c'est Marquet qui est envoyé en prison. A la suite de ces décisions plutôt légères qui n'arriveraient sûrement pas dans un match international à haut enjeu, Reims se retrouve à 5 contre 3 pendant 1'30". Une double supériorité numérique qui sera d'ailleurs gâchée par les Flammes Bleues... Dans la dernière minute, Viry a largement l'opportunité de réduire le score : sur une action bien emmenée, Mô et Sadoun se retrouvent à 2 contre 1 mais pêchent dans la finition. Puis c'est un palet qui file devant la cage rémoise où Mô, absolument seul et idéalement placé, n'est pas assez prompt à déclencher son tir. S'ensuite une bagarre entre Ruokonen et Roujon, qui prendront 10' chacun. Il faut l'intervention de femmes du public (!) pour éviter que cela dégénère par la faute de Lepers qui s'approchait du banc de Viry afin de chercher des noises.

Viry a une nouvelle occasion de 2 contre 1 dans le dernier tiers : Mô a Kivakka seul à sa gauche, mais choisit de tirer et manque la cible. C'est de nouveau Laksola qui va débloquer la situation en trouvant la lucarne de Ménard, complétant ainsi un triplé personnel. Dans la foulée, Yven Sadoun réduit le score à 4-2. A dix minutes de la fin, Fortin, à l'issue d'une belle remontée de palet, trouve Sadoun, qui centre pour Roger : c'est le troisième but. A 4 contre 5, Kivakka, laissé seul par une erreur défensive rémoise, a une belle occasion d'égaliser, mais échoue sur Pietila. La pression castelviroise dans les dernières minutes et la sortie de Ménard resteront vaines, et Reims préserve son avantage.

Avec son nouvel entraîneur Robertson, et malgré un nouveau bon match de Ménard, Viry perd sur le score de 4-3 pour la deuxième fois consécutive, face à une équipe de Reims qui a su se reposer sur un avantage acquis assez tôt, et qui n'a pas eu à trop forcer pour assurer sa victoire, hormis dans les dernières minutes où les Rémois sont alors apparus plus fébriles. Cette victoire est donc un ballon d'oxygène pour les Rémois au classement, mais elle ne les rassure pas complètement sur leurs capacités.

 

Une autre équipe à s'être rassurée lors de cette journée est Lyon, qui a remporté une brillante victoire à Amiens (3-1). En tête du classement, le duel normand tourne cette fois à l'avantage de Caen, vainqueur de Chamonix 4-1, tandis que les Rouennais étaient tenus en échec à Angers (5-5).

Classement : 1 Caen 10 (+12), 2 Rouen 10 (+11), 3 Anglet 8 (+13), 4 Amiens 6 (+3), 5 Chamonix 6 (-8), 6 Lyon 6 (-10), 7 Reims 5 (-3), 8 Angers 5 (-5), 9 Viry 0 (-13).

 

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