Le favori et le révolté
Article des Dernières Nouvelles d'Alsace (6 novembre 1999).
Autant le derby entre Strasbourg et Mulhouse avait longtemps des airs de confrontation équilibrée, autant celui d'aujourd'hui place les Haut-Rhinois en position de net favori. Mais gare à l'honneur d'un CSG dont on attend la révolte.
<< La situation est claire et nette. Nous nous sommes bien préparés pour le derby contre Mulhouse dont nous connaissons les forces : les contres, la qualité de leurs lancers et la valeur réelle de chacun de ses attaquants qui sont du niveau Élite. Ce qui n'est pas le cas de sa défense où il y a des failles qu'il nous faudra exploiter. >> Daniel Bourdages, entraîneur de Strasbourg (7e), est optimiste à la veille de recevoir le leader (invaincu) Mulhouse qui possède la meilleure attaque et la meilleure défense et qui a déjà un pied dans le play-off. << Avec l'apparition de Freddy Dufour, réel buteur et véritable petit poison devant le but, on aura une idée de ce que sera notre équipe, poursuit-il. Notre classement actuel est sévère mais il reflète peut-être notre valeur réelle. Atteindre le play-off suppose gagner tous les matches et le calendrier ne nous donne aucune chance à ce niveau. >>
Schuchewytsch de retour
<< Le retour de Maxime Schuchewytsch va faire du bien au moral, conclut Daniel Bourdages. Nous serons au complet et nous ne pouvons pas ne pas être prêts. Oublions le classement, il faut jouer pour l'honneur. J'ai hâte de revoir le niveau qui était le nôtre l'an prochain. >> Dans le camp adverse, Mulhouse fourbit ses armes et annonce la couleur par Pascal Ryser, son entraîneur : << Évidemment, les conditions dans lesquelles nous allons nous rencontrer ne sont plus du tout les mêmes qu'au début du championnat. Nous sommes quasiment assurés d'une qualification en play-off alors que, pour Strasbourg, c'est fini. Eux joueront les play-down. Le match n'aura donc pas vraiment d'enjeu.
<< Ramener les deux points >>
Néanmoins, nous nous déplaçons dans le but de gagner, afin de poursuivre notre objectif de qualification pour la Coupe de France, poursuit-il. Reste que nous ne sommes pas moins ou pas plus motivés qu'avant. Il s'agit d'une rencontre comme une autre et nous voulons ramener les deux points. Il n'y a pas de notion de revanche ni de derby. Notre philosophie à Mulhouse a toujours été claire : nous ne nous occupons que de nos affaires. Le reste, c'est de la littérature. Si, il y a trois ans, le pôle fort du hockey était à Strasbourg, aujourd'hui, il est à Mulhouse. La preuve que rien n'est jamais acquis... pas même pour nous. Quant à l'équipe des Scorpions, elle n'est pas plus sous pression que pour un autre match. La seule pression, c'est de savoir gagner par rapport à la marche que nous avons décidé de suivre cette saison. >>
Christophe Schnepp et Serge Bastide