Caen - Reims

 

Article de Ouest France (18 octobre 2000).

Trois jours après une visite et une défaite chez le champion de France, Caen a de nouveau reçu une leçon de réalisme en s'inclinant logiquement. Reims apparaît déjà fringant tandis que les Caennais doivent travailler leurs automatismes.

Pris à la gorge dans le premier tiers, asphyxiés en cinq minutes dans le deuxième, les Léopards de Caen n'ont pu réagir à temps dans le troisième. Soudés par une organisation homogène, les Normands envisageaient la réception du champion avec susceptibilité. Normal, la claque reçue samedi à Reims avait laissé des traces sur les joues vexées des Léopards. Faisant tourner le palet avec assurance, les Caennais semblaient pouvoir conduire le match à leur guise. Reims était contraint à opérer par contre mais n'allait pas tarder à s'infiltrer dans la défense du HCC. Une erreur de Vandecandelaere profitait à Loïc Sadoun qui pouvait piéger Caillou (6'20").

Pour le coup, les Caennais n'avaient plus d'autre alternative qu'une prise de risque maximale. Une première supériorité ne leur permettait pas de revenir à hauteur de Champenois qui rataient peu l'occasion de se détacher sur un essai de Pousset (11'13").

Caen ne trouvait pas de percussion tandis que les hommes de Laksola allaient creuser l'écart grâce à un tir appuyé de Zwikel (15'27"). Le patron n'avait pas tardé à mettre les pendules à l'heure mais Caen ne lâchait pas les crosses pour autant. Une deuxième supériorité numérique réussissait aux Léopards qui réduisaient ainsi l'écart par Wikström (18'31"). Une justice après deux précédentes mises en situation.

Une défense vulnérable

Changement de décor au retour sur la glace. Avec le culot qui aura été leur atout majeur la saison dernière, Caen jouait crânement et égalisait sur un palet fougueux de Lahtinen (22'20"). Reims ne s'affolait pas, restant fidèle à une manúuvre qui avait souri dans le premier tiers. Et exploitait les faiblesses locales avec un caractère intraitable et dépourvu de pitié. Archambault pouvait ainsi redonner l'avantage aux Champenois au moment où Caen pensait s'être installé dans la partie (29'21"). En moins d'une minute, Reims allait ajouter deux buts dans les filets de Caillou, deux banderilles signées Y. Sadoun et Mortas pour conforter leur domination.

Effrayés par une possible hémorragie, les Caennais faisaient le dos rond en entrant dans le troisième tiers, handicapés par une infériorité. En gérant affable de son succès, Reims guettait les moindres errements de sa proie. Et Aimonetto n'allait pas se gêner pour enfoncer davantage des Caennais encore fragiles face aux grosses cylindrées (6-2). Cette fois, c'était plié...

 

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