L'inoxydable Raphaël Marciano
Article de la Liberté de l'Est (19 octobre 2000).
Propulsé au poste d'entraîneur, par la force des choses, Féfé Marciano réussit un début de saison honorable avec ses joueurs. De surcroît, le doyen de la formation spinalienne continue d'apporter sa contribution aux bons résultats de l'équipe.
EPINAL -On dit souvent que l'on ne peut pas entraîner et jouer en même temps. Mais depuis un bon mois, Raphaël Marciano est en passe de démontrer le contraire.
En effet, suite au retrait de l'entraîneur Jan Reindl, le club spinalien se retrouvait dans l'impasse. Et c'est tout naturellement que président Claude Maurice se tournait vers l'emblèmatique capitaîne des Dauphins. Une promotion à laquelle ne s'attendait pas vraiment l'intéressé. D'autant qu'il comptait mettre à profit cet exercice 2000-2001 pour prendre un peu plus de recul : << Je ne m'étais pas préparé à tenir ce rôle, mais plusieurs signes m'ont fait penser pendant la préparation que Jan ne reviendrait pas. Dans ma tête, je voulais continuer à m'occuper du hockey mineur tout en restant joueur pour seulement ensuite prendre la responsabilité d'une équipe seniors. C'est pourquoi j'avais passé mon brevet d'Etat. >>
En étroite collaboration avec Nicolas Martin
Partant du principe que l'on ne change pas une équipe qui gagne, le nouvel entraîneur des Dauphins a choisi de conserver le système de jeu qu'avait mis en place son prédécesseur. Un style d'évolution basé sur une défense solide qui pemet aux attaquants de profiter des espaces. D'ailleurs pour l'instant, les résultats semblent prouver qu'il ne s'est pas trompé sur la tactique à suivre : << Je n'avais pas le temps de tout chambouler et ce système avait bien fonctionné l'an passé, alors je l'ai conservé. A l'exception du match de Dijon où j'avais demandé aux joueurs d'évoluer plus haut, nous avons toujours essayé d'imposer notre jeu. Je demande aussi à mon équipe de beaucoup travailler dans toutes les zones de la patinoire. Nous venons d'aligner trois succès mais il ne faut pas croire que c'est fini, car la route pour arriver en play-off est encore longue. >>
S'engageant dans une voie encore inconnue pour lui, le coach des Dauphins avoue que les débuts ont été un peu difficile : << Ce n'était pas évident de se concentrer sur le jeu et le coaching. Maintenant, je commence à trouver mes marques. Je dois aussi dire que si nous avons des résultats, c'est grâce aux joueurs. Il faut également souligner la précieuse aide que m'apporte Nicolas Martin. Même si nous n'avons pas d'expérience à ce niveau de la compétition, nous connaissons bien le hockey et nous sommes sur la même longueur d'onde. J'aimerais aussi rester sur le banc quand cela sera possible, mais, pour le moment, je ne peux pas le faire. >>
Et comment, puisqu'il vient d'inscrire 6 points en cinq rencontres, avec notamment un but décisif en fin de rencontre face à Strasbourg. Assurément, la formation spinalienne ne peut se passer d'un tel capital.
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