A.S.G.A.: Viry n'a pas fait le poids

 

Article d'Angers Journal (23 octobre 2000).

Comme annoncé, les Ducs ont facilement pris le pas sur de fébriles adversaires, bien à la peine cette saison. Un match à sens unique sur lequel il ne faut pas se reposer. Un échauffement, surtout, pour la confrontation à venir avec Amiens.

On pourra toujours dire que Viry ne lâche rien, chercher quelques minces motifs de satisfaction dans la prestation exemplaire du portier Stéphane Ménard, l'équipe parisienne n'en demeure pas moins largement en deçà.

Débordés, assaillis de toutes parts par des Angevins entreprenants, les hommes de Dusan Ilic ne sont jamais parvenus à inquiéter véritablement Sylvain Rodrigue. Leurs quatre essais ne sont que le fruit de légères périodes de flottement dans le camp angevin. Samedi soir, les Ducs se sont fait plaisir. << Nous avons essayé d'en profiter >>, explique Sylvain Rodrigue. Il fallait bien s'accorder soixante minutes de détente avant de recevoir les Nordistes.

Le portier angevin a d'ailleurs pu se reposer un peu. Consciencieux comme pas deux, il a cependant mis un point d'honneur à guetter du coin de l'il les offensives adverses. << On ne sait jamais, explique-t-il, nous nous étions fixés en référence le match de Coupe de France de la saison passée au cours duquel Viry nous avait débordé au premier tiers-temps en menant 3-0 >>. Le zèle, toujours le zèle...

En face, son homologue Stéphane Ménard n'avait pas besoin d'être averti. A chaque rencontre, le portier parisien entre sur la glace les genoux tremblants, conscient qu'il va encore devoir bouffer quelques grammes de palet.

<< C'est comme cela à chaque match, pour lui, explique Sylvain Rodrigue, je le connais bien, c'est un ami, nous avons souvent joué l'un contre l'autre au Québec, en junior. Nous avons fait quelques stages ensemble. Je n'ai pas eu le temps de lui parler après le match, c'est dommage >>. Sans doute le vaillant rempart de Viry n'avait-il pas l'intention de s'attarder au Haras. Soixante minutes de bonheur, cela suffit.

Le petit capitaine angevin, Alain Vogin, n'avait pas, pour sa part franchement envie de s'échapper des vestiaires. Le fidèle Duc a inscrit ses deux premiers buts de la saison. Il a étrenné son compteur et s'est fait plaisir, à l'image de toute la formation angevine.

Il en va autrement des officiels. Ces derniers n'avaient pas franchement envie de rigoler. Dix pénalités pour Angers, sept pour Viry, pas question de jouer au malin. Peut-être les Angevins sont-ils aussi parfois tombés dans la facilité, assénant un bon vieil accrochage lorsque leurs adversaires se faisaient trop entreprenants. << Peut-être n'avons nous pas été concentrés durant tout le match, explique Sylvain Rodrigue, il est difficile de ne pas tomber dans ce piège et de rester à 100% durant toute la partie lors de telles confrontations >>.

Une chose est certaine, les mitaines de Sylvain Rodrigue flirteront davantage avec le palet face à Amiens. Espérons que les Ducs ont convenablement aiguisé leurs crosses sur le dos des joueurs de Viry car l'affrontement à venir s'annonce plus que difficile. Après l'épreuve du poids plume, les Angevins vont devoir affronter un des puncheurs de la division Elite. Il va falloir remettre rapidement le protège-dents.

 

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