Gap - Tours
Article de La Nouvelle République (18 février 2002).
Il fut un temps où la simple évocation des Rapaces de Gap ne faisait pas trembler les pensionnaires de la N1. Aujourd'hui, ce temps est révolu et les nouvelles "terreurs de la glace" font des victimes. Et si, jusqu'ici, les Rapaces s'attaquaient à des proies de milieu de tableau, ils ont fait tomber, samedi soir, sur leur patinoire le n°3 du championnat, rien que ça ! Et de belle manière...
Tout a commencé très vite dans cette rencontre où vigilance et précision étaient les maîtres mots. Tours a ouvert les hostilités dès les premières minutes en prenant Gap à froid. Une ouverture du score nette et sans bavure suite à une interception du palet en zone défensive gapençaise par Stastny. Si les Rapaces résistent bien à l'armada étrangère des visiteurs, les pénalités pleuvent, les échappées telles que celle de Gilbert Lefrançois qui bute sur Radek Lukes aussi, on se "fritte" un peu devant les cages tourangelles et il n'y a pas que des tapes dans le dos amicales...
A l'approche des 15' de jeu, le pressing collectif des Rapaces s'intensifie, mais, dans un premier temps, ni Moussier, Turcotte ou Roussin-Bouchard pas plus que les frères Ravoire ne trouvent l'ouverture... Mais ce travail de sape finit par payer avec l'égalisation de Franck Lallemand épaulé par Roussin-Bouchard et Moussier, en supériorité numérique (1-1). Gap ne se contente pas de ce but et poursuit de plus belle, surtout qu'une vilaine charge sur Moussier donne une nouvelle supériorité numérique aux locaux. Gap pilonne le but de Hiadlovsky. Moussier, Vidal, Roussin-Bouchard tentent le coup... Le portier de Tours aura-t-il le dernier mot ? Non, puisque Moussier à quatre secondes de la fin de la pénalité pour Tours et à une seconde de la pause, trompe Hiadlovsky (2-1).
Au deuxième tiers, les esprits s'échauffent quelque peu mais Gap ne se démobilise pas. On assiste alors à quelques exploits personnels : Simak ouvre le bal en se présentant seul devant Lukes, une nouvelle fois encore très solide, puis c'est au tour de Stéphane Ravoire d'intercepter le palet, échouant devant le portier tourangeau d'un patin. Une partie et un deuxième tiers qui tournent à l'avantage des Rapaces, suite à un double power-play gapençais, durant lequel Moussier servi par Vidal et Lallemand, trompe la vigilance du portier adverse.
Au troisième tiers, les Rapaces se relâchent un peu et Lukes, sur un mauvais contrôle, offre une occasion de but transformée par Scott Goldman qui permet à Tours de revenir à une longueur (3-2). La fin de partie est houleuse et, si les Gapençais jouent plus défensifs qu'auparavant, ils inscrivent néanmoins le dernier but de la partie à moins de 3' de la fin par Turcotte aidé du capitaine Moussier.
Gap crée la surprise et l'entraîneur Billy Combe n'est pas peu fier de ses hommes. "Je n'ai vu que des points positifs au cours du match. On s'aperçoit maintenant qu'on peut rivaliser avec le haut du tableau. On n'est plus considéré comme le Petit Poucet. On a marqué beaucoup de points ces derniers matchs et, si on peut augmenter ce capital, ça pourrait nous servir pour une bonne surprise mais on a surtout montré qu'on était une équipe unie avec du panache".