Les Ducs fourbissent leurs armes

 

Article de Ouest France (5 septembre 2002).

Adieu l'élite bancale, bonjour le super 16... À 15 ! Les Ducs d'Angers sont en pleine préparation pour entamer cette nouvelle formule de championnat de la meilleure des façons, avec pour objectif de se maintenir parmi les huit meilleures formations de l'Hexagone.

Les instances dirigeantes semblent avoir trouvé une formule plus satisfaisante que l'élite "élitiste" des dernières années, sous la dénomination certes un peu pompeuse de Super 16. Cette fois, une refonte complète, avec finalement quinze équipes après la mise en liquidation judiciaire de Reims, le détenteur de la Coupe Magnus, a été prônée. Sous le contrôle de la Commission Nationale d'Aide et de contrôle de Gestion (CNAG), les clubs de l'élite et de la division 1 qui ont présenté des garanties financières satisfaisantes ont été retenus... À l'exclusion de Nantes, qui pourrait d'ailleurs faire appel de cette décision. Pour limiter les temps de déplacements, les quinze ont été répartis dans une poule nord et une poule sud.

Une poule nord difficile

Contre toute attente, les Ducs auront fort à faire dans leur poule nord, qui regroupe Amiens, Angers, Rouen, Dunkerque, Tours, Besançon, Brest et Dijon. L'objectif de l'ASGA est clair dans ce contexte : terminer dans les quatre premiers de ce groupe pour avoir le droit de disputer la phase à huit pour la Coupe Magnus. Et pourquoi pas, accéder aux play-off pour l'attribution du titre. Le président Maurice-Paul Huteau reste toutefois les pieds sur terre : "Notre ambition est de rester dans les huit meilleures équipes de l'Hexagone. Ce championnat est plus valorisant, notamment grâce à des derbies avec Tours et Brest dans la première partie. Et si on se loupe, il y aura toujours moyen de se récupérer pour gagner le titre de National." Pour Derek Haas, le choix est plus radical : "On doit impérativement se qualifier pour la seconde phase, même si on sait que ça va être dur. On l'a vu pendant les matches amicaux, on est un peu en retrait des autres équipes dans notre préparation. On est plus lents."

Les jeunes poussent

Mais l'entraîneur angevin a confiance dans le recrutement effectué, avec un budget toujours réduit à 700 000 .

Cette fois, la valse des transferts aura été plus calme qu'à l'accoutumée, seulement sept départs, tous compensés par de nouveaux arrivants ou des revenants. En dehors des deux Canadiens Hennigar et George et de Vannienwenhove, c'est une vague de retours au bercail. En tête, le fidèle et infatigable Claude Devèze, 32 ans, le solide défenseur Finlandais Koivu, qui n'avait laissé que des bons souvenirs il y deux saisons, et trois jeunes issus du club, qui reviennent plus aguerris. Pierre Daniel, Rodolphe Bretault et Pierre-Yves Albert rejoignent ainsi Mathieu Jestin, qui avait très bien profité de blessures successives des titulaires pour s'imposer.

Les jeunes pousses poussent donc cette année à la porte des titulaires. Et comme tous s'accordent pour dire qu'un peu de concurrence ne peut que faire du bien, les Ducs y ont tout à gagner.

Il leur reste cependant à prouver beaucoup plus que ce qu'ils ont démontré lors des premières rencontres de préparation (trois défaites contre Rouen et Tours).

Conserver sa place parmi l'élite du hockey français n'ira pas en effet de soi : il faudra se faire une place parmi les favoris Rouen et Amiens et les nouveaux venus qui ont recruté en masse (Brest, Dijon, Besançon et Dunkerque). Angers y a tout à gagner, et rien à perdre.

 

Retour aux articles de septembre 2002