Encore trop gros !

 

Article de l'Est Républicain (29 septembre 2002).

Les Bisontins ont fait de la résistance hier devant Amiens après un mauvais départ. Mais ils ont irrémédiablement cédé prise dans le deuxième tiers-temps.

BESANÇON. Amiens bat Besançon HC 7-3.

Il ne faudrait pas que ça devienne une - mauvaise - habitude ! En se retrouvant mené dès la 3e minute de jeu, sur un palet mal dégagé devant le but de Ménard et que Luc Chauvel exploitait sans pitié, le BHC a renoué avec une fâcheuse situation déjà connue une semaine plus tôt sur la glace de Lafayette.

Mais si devant Brest, les hommes de Pivron étaient demeurés atones, cette fois ils se montraient tout de même dans des dispositions plus intéressantes. Et si la pression amiénoise était particulièrement forte en ce début de rencontre, mettant une fois de plus le talent de Stéphane Ménard à contribution, on sentait que les sermons reçus tout au long de la semaine avaient tout de même produit un certain effet sur les joueurs.

La défense bisontine se multipliait donc alors que tout de même, en quelques occasions, les Séquanes montraient qu'ils pouvaient revenir dans la rencontre. Kohvakka (7e) et Kadlec (11e) avaient ainsi le palet d'égalisation au bout de la crosse sans pouvoir toutefois conclure devant Mindjimba.

Un but de déficit à la fin de la première période, le tarif semblait de toute façon assez conforme à la physionomie d'une partie où les Picards justifiaient souvent, en vitesse et en précision, leur remarquable pedigree. Le BHC pouvait même craindre de voir Amiens, très présent dans les défis physiques, accentuer encore sa pression.

Asphyxie

L'intensité montait en effet encore d'un cran et à ce jeu, c'est Besançon qui cédait le premier, Luc Chauvel doublant la mise juste à la mi-rencontre (30e). La réduction du score qui intervenait peu après, sur un lumineux service de Duda pour Billard qui, depuis la ligne de hors-jeu, menait parfaitement son un contre un face à Mindjimba (33e), n'était ensuite qu'un trompe-l'il. Car en deux minutes, tout s'écroulait pour les Séquanes.

Mis sur le reculoir, héroïques sur une double infériorité numérique, le BHC semblait ensuite victime d'asphyxie, au bord de la rupture. Rozenthal et Kulmala se chargeaient d'en apporter rapidement une cruelle démonstration. La fin du deuxième tiers-temps venait de livrer son verdict.

L'ultime acte, lui, n'arrangea pas les choses pour des Bisontins chez qui le cur n'y était plus tout à fait. Du coup, la défaite tournait de nouveau à la punition. Un tir de Mazzone puis un but de Brice Chauvel venaient alourdir l'addition. Heureusement, il restait de la fierté aux Séquanes et Kadlec réduisait le score sur une assistance de Trabichet bien venue, imité peu après par Kohvakka. Mais ce réveil tardif, comme l'ultime but amiénois de Gras, avaient-il encore vraiment de l'importance ?

François Ruffin

 

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