Pier-Luc Meilleur découvre l'Europe
Article du Dauphiné Libéré (19 octobre 2002).
En provenance de Hull (belle cité francophone, séparée de la capitale Ottawa seulement par un pont jeté sur la rivière Outaouais), Pier-Luc Meilleur est arrivé en septembre, au cœur de la Vanoise. Une première pour ce jeune Québécois (il n'a pas encore 20 ans) pour qui c'était un premier voyage en avion et évidemment un premier bond au-dessus de l'Atlantique.
Il commence le hockey à 8 ans et joue pour son club de Hull (prononcez Heulle) dans la ligue de l'Outaouais (Ontario) jusqu'à l'âge de 18 ans (Midget AA) pour ensuite se consacrer à ses études en informatique et sciences humaines. C'est Jean-François Leboeuf (qui a joué en France et qui connaît le président Mounier) qui lui trouve un point de chute en France ; une aubaine pour un garçon qui rêve de découvrir le monde et qui peut ainsi effectuer un premier long voyage grâce au sport qu'il a choisi.
Installé à Pralognan, il dit : "C'est un paysage incroyable que j'ai tout de suite adoré. C'est la première fois que je quitte mes parents, que je vais en Europe, loin de chez moi et tout seul. Ce n'est pas facile au début, mais je vais m'adapter."
A Pralognan, il a été accueilli par des gens sympathiques et profite de son temps libre pour découvrir la montagne en attendant avec impatience que commence la saison de ski.
En ce qui concerne le hockey, l'ailier droit québécois précise encore que son petit gabarit (5 pieds 10 pouces et 155 livres) lui permet de mieux s'exprimer en France qu'au Canada.
Pier-Luc est un bon représentant de ces jeunes Canadiens qui prennent leur balluchon et qui découvrent l'Europe grâce au sport qu'ils ont choisi. Les voyages forment la jeunesse, c'est certain, et le hockey permet depuis des années de tisser des liens solides entre l'ancienne et la Nouvelle-France.
Raymond Brassoud