Besançon la tête haute
Article de L'Est Républicain (8 décembre 2002).
Malgré leur volonté et un engagement physique de tous les instants, les Bisontins n'ont pu empêcher Tours, supérieur, de l'emporter.
Besançon - ASG Tours 2-4 (0-1 ; 2-2 ; 0-1)
250 spectateurs
Buts pour Tours : 08'23 : Gleize (Fayault et Vandecandelaere) ; 25'31 : Ilavsky (Simak) ; 28'27 : Fayault (Bohunicky, Supuka) ; 43'23 : Pulscak (Ilavsky, Eizenman).
Buts pour Besançon : 20'37 : Drzik (Tremblay) ; 29'34 : Favreau (Vorel, Sibon)
Si les Bisontins avaient pour principal objectif de soigner le spectacle hier soir, il en allait autrement de Tours. La pression se lisait sur les visages de Tourangeaux contraints de l'emporter à Besançon, mais également tributaires du résultat du match Dijon-Angers pour arracher leur qualification.
Auteurs d'un début de match ordinaire, même si Godefroy devaient intervenir à plusieurs reprises, les Tourangeaux trouvaient le chemin du but après huit minutes de jeu par Gleize. Un avantage pas franchement immérité d'autant que Godefroy, peu après, sortait victorieux d'un tête à tête avec Ilavsky. Les Bisontins avaient beau montrer beaucoup de générosité, Tours faisait bonne garde dans ce premier acte équilibré mais sans grande saveur.
Les choses s'animaient lorsque Drzik, profitant d'une supériorité numérique, surprenait Hiadlovsky après seulement 37 secondes dans le deuxième tiers-temps. La réaction visiteuse fusait. Ilavsky, décalé puis Fayault, sur un contre rondement mené, donnaient de l'air à Tours qui ne parvenait pas, malgré ses efforts et la richesse de son effectif, à mettre Besançon à distance respectable.
Les Séquanes s'accrochent
Il est vrai que les Séquanes, combatifs à souhait, manifestaient de réelles qualités mentales. En multipliant les accrochages, ils empêchaient les visiteurs de développer leur jeu et de tirer profit d'un banc supérieur numériquement. Tandis que les Tourangeaux continuaient à tirer dans toutes les positions, Favreau (29e) permettait à Besançon de rester dans le coup.
Rien n'était joué d'autant que défensivement, Tours avait quelques absences qui aurait pu lui coûter plus cher. Juste avant la fin du deuxième tiers-temps, un service en or de Pivron n'était malheureusement pas exploité au mieux.
Ce que craignait l'entraîneur bisontin, à savoir une baisse de régime physique inhérente à un effectif insuffisant, se produisait dans le dernier acte.
Un nouveau but signé Pulscak ruinait quasiment les espoirs bisontins de revenir au score. La suite était plus heurtée, houleuse même, Sibon quittant ses camarades prématurément. Les pénalités étaient de plus en plus nombreuses chez les Séquanes qui manifestaient d'évidents signes d'énervement. Dumenil puis Aubry écopaient même chacun de... dix minutes de pénalité en fin de partie.
Millette : mission accomplie
L'ASGT avait rempli son contrat de manière très professionnelle, avec une énorme motivation. Dommage que Dijon ait battu Angers. Même s'il s'efforçait de faire bon cœur contre mauvaise fortune, Robert Millette trouvait la conclusion de cette première phase amère : "Que Dijon l'emporte à Angers (9-5) après avoir mené... 7-0, avouez qu'il y a quand même de quoi se poser des questions ! C'est le moins que l'on puisse dire", avant d'enchaîner sur le comportement exemplaire de ses hommes : "Dans un contexte difficile et malgré la pression, nous nous sommes bien battus pour arracher cette dernière victoire à Besançon. Nous abandonnons la Coupe Magnus en ayant quand même accompli notre mission en Franche-Comté."
Malgré tout, Robert Millette nourrissait quelques regrets : "Nous étions bien partis pour atteindre la phase finale, ce qui aurait constitué une première pour nous. Depuis un an et demi, nous avons fait un bon boulot et principalement cette saison. Je rappellerai au passage que nous avons quand même battu Brest et Angers à deux reprises, ce qui n'est pas permis à tout le monde. Nous avons réalisé de belles choses. Cela laisse inévitablement des regrets même s'il n'est pas question de cracher sur la coupe Nationale qui s'annonce. Nous devons désormais travailler et soigner notre développement".