Le BHC dans l'incertitude
Article de l'Est Républicain (3 janvier 2003).
Après une première partie de championnat raté, Besançon qui sera emmené sur la glace par Alain Pivron entend montrer un tout autre visage.
BESANÇON. Le récent match amical de reprise à La Chaux-de-Fonds (défaite 9-5) n'a pas franchement rassuré. Auteur de deux buts et d'une passe décisive, Alain Pivron n'a pas été un des moins vaillants. Mais ce "jeune vétéran" attend désormais le même comportement de ses troupes : "Il y a quand même une ligne qui a encaissé... cinq buts. Je crois malheureusement que la mentalité n'a pas changé dans le groupe". A tel point que l'entraîneur-joueur du BHC envisage de durcir le ton dans les prochaines semaines : "C'est simple, tout retard où manquement à la discipline sera sanctionné financièrement".
L'absence d'un environnement autour de l'équipe, les nombreux problèmes d'hébergement n'arrangent pas les choses. L'état d'esprit d'un groupe est inévitablement tributaire de celui d'un club. Avant d'aborder les "play-down", rebaptisés pour l'occasion phase nationale, c'est donc l'incertitude qui règne. Alain Pivron se montre assez dubitatif : "C'est impossible de se mouiller, de formuler un pronostic. Si on est sérieux, on peut finir dans les trois premiers. Je sais également que si nous sommes capables de gagner tous les matches, on peut aussi tous les perdre...". Avant de ressasser une certaine amertume : "En valeur pure, je continue à penser que nous sommes supérieurs à la saison passée et que nous avions la possibilité de faire mieux que Dijon par exemple qui s'est qualifié pour la phase finale de la coupe Magnus".
Enfin au complet
Soucieux de marquer une rupture avec la première partie du championnat, Alain Pivron n'a pas hésité à donner quinze jours de break total à ses joueurs. Pour lui, ce ne fut pas vraiment des vacances : "Je n'ai pas bien dormi. C'est la première fois de ma carrière que je gagne seulement deux matches sur quatorze ! A cela s'ajoute l'incertitude. Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines ?".
Fort heureusement, on peut espérer que le BHC a mangé son pain noir. Même contre Tours, dernier match aller, il manquait encore quatre joueurs (Sübr, Ménard, Duda, Billard). Aujourd'hui, l'effectif est au complet. Avec son retour sur la glace, Alain Pivron peut compter sur trois blocs offensifs et cinq défenseurs : "C'est l'effectif minimum, mais c'est correct. Sans blessure on peut tenir le choc".
Après deux saisons carrément euphoriques, Besançon HC connaît une crise de croissance en même temps qu'il découvre l'Elite : "Il fallait s'y attendre. Nous devons nous accrocher car des jours meilleurs nous attendent. Il n'est pas impossible que nous ayons mangé notre pain noir. La malchance nous abandonnera bien un jour si nous serrons les coudes et que nous retrouvons le cœur qui animait la saison passée". A démontrer.
Frédéric Vial