Trop forts, les Slovaques
Article des Dernières Nouvelles d'Alsace (27 janvier 2003).
Le leader s'est imposé normalement à Colmar, pourtant solidement armé. Mais dépassé par le rythme héraultais.
Colmar 5 Montpellier 8
Les tiers temps : 1-2, 2-3, 2-3. Une centaine de spectateurs. Arbitres, MM Forget (Épinal) et Roulet (Dijon). Les buts, pour le CSG Colmar : Cler (13'48 et 57'37), Herbrecht (24'21), Popescou (24'55), Fortin (59'09) ; pour les Mustangs de Montpellier : Kaikl (0'53, 3'54, 39'48, 40'49 et 59'49'), Stefanech (29'10 et 46'08), Michalovic (34'58). 26' de pénalité à Colmar, dont une à 10 pour David, 20' à Montpellier.
"La différence a été faite sur les pénalités et la valeur individuelle des Slovaques de Montpellier." Bien vu, Fred Herpin, capitaine suspendu pour deux matches des Titans colmariens. Trop forts, les Igor Kaikl, Victor Stefanech et Marek Michalovic, trois parmi les étrangers recrutés par les Héraultais du tandem Ryser-Koren.
Quand de surcroît tout le monde ne joue pas sur sa valeur, que le président Fuchs avoue à la fin d'un match de qualité, "il y a bien deux équipes chez nous : celle qui mouille le maillot et les autres", le résultat final ne fait plus de doute. Et pourtant...
Après une entrée en matière tonitruante du leader, concrétisée par un 0-2 rapide, œuvre, déjà, du duo Kaikl, assisté de Michalovic, deux hockeyeurs technique, patinant très vite, Colmar se rebiffa. Gaël Cler, petit gabarit, tonique, rectifia à 1-2, sur un service de Kerstenne.
Quelques minutes d'espoir
Puis, en une minute, au début de la 2e période, les Titans, en supériorité numérique, prirent même l'avantage, face à une défense statique en dépit des prouesses du gardien Laures. Tir en force du grand Franck Herbrecht. Reprise percutante du Roumain Aurelian Popescou. C'était presque le KO. Le temps pour Stefanech, le 3e larron venu de l'Est, de profiter d'une des rares erreurs du gardien Laurent Goetz pour égaliser Montpellier alors, remis en place par son coach helvétique, accéléra, reprit l'avantage juste avant la fin du 2e tiers-temps, et se détacha définitivement en début de l'ultime période. A 3-7, ce fut la passe à dix, le palet circulant face à des Haut-Rhinois dépassés physiquement. Jusqu'au sursaut d'orgueil final, favorisé par une certaine nonchalance adverse.
L'ancien, Cyrille David, teigneux, sonna la révolte, avant de sortir, victime de son tempérament. On vit alors Xavier Rénier, toujours Cler. Normand Roy tenta le tout pour le tout à 5-7 en se privant de gardien. Et Kaikl intercepta pour clore la marque. C'est mal parti dans ces play-off. Désormais, il faudra aligner les exploits !
jpm