Luc Chauvel, figure de proue d'Amiens

 

Article du Bien Public de Dijon (31 janvier 2003).

Capitaine des 'Gothiques' amiénois depuis septembre dernier, Luc Chauvel, adversaire du CPHD demain soir, dresse un état des lieux du hockey français et dévoile ses ambitions pour la fin de saison. Rencontre.

- Comment s'est déroulé le passage de flambeau du capitanat entre Denis Perez et vous ?

"C'est un choix de l'entraîneur, Antoine Richer. Depuis une dizaine de mois maintenant, Denis avait choisi de prendre du recul sur le plan sportif tout en augmentant considérablement ses activités au sein du club. Il a donc souhaité se décharger de cette responsabilité".

- Concernant le jeu, on a l'impression que votre équipe est toujours en rodage. Quelle analyse faites-vous de ce parcours ?

"Il est vrai que notre place de leader lors de la première phase est un trompe l'il car on sait tous que c'est Rouen qui aurait dû occuper ce fauteuil. En ce qui concerne les résultats, c'est autre chose. Tout le monde veut battre Amiens et ce depuis des années. Contre nous, les adversaires sont deux fois plus motivés, ce qui fait qu'on a souvent dû puiser dans nos réserves pour l'emporter."

On a trouvé notre identité

- Ce facteur suffit-il à expliquer ce goût d'inachevé ?

"Non, bien évidemment. En fait, on a régulièrement souffert d'une baisse de régime durant un match, un trouble de concentration qui nous a mis sérieusement en difficulté. Il a fallu à chaque fois un moment d'euphorie pour passer outre."

- Ce constat est-il inquiétant pour la suite de la compétition ?

"Non, pas du tout car depuis quatre rencontres, on a redressé la barre. On s'est regardé en face, on a mis les points sur les i et aujourd'hui, on est plus solide physiquement et psychologiquement. On a trouvé notre identité. D'ailleurs, samedi dernier, les Rouennais n'étaient pas mécontents de repartir avec la victoire (4-3) car on les a largement dominés, particulièrement dans le troisième tiers. C'était notre meilleur match de l'année en intensité notamment mais la réussite offensive qu'on a eue au début de la saison nous fuit actuellement."

- Votre équipe est presque exclusivement composée de joueurs français exception faite de Kulmala et Bergqvist. Vous sentez-vous défenseur d'un label made in 'hockey français' ?

"Quelque part, il est évident que nous représentons (avec Grenoble) le hockey français puisque six de nos joueurs sont titulaires en équipe de France. Il est aussi indéniable que cet élément représente pour nous une motivation supplémentaire. On se doit de réussir quelque chose face à ces armadas étrangères, histoire de prouver à ces présidents qu'un hockeyeur français est aussi bon voire meilleur."

- Demain, vous affrontez Dijon qui vous précède d'un petit point au classement, que vous inspire cette partie ?

"On n'a pas le choix, on doit gagner. On sait que ce ne sera pas simple mais, on aborde ce match de manière la plus confiante possible."

Propos recueillis par Jérôme Roblot

 

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