Le CPHD fait grise mine

 

Article du Bien Public de Dijon (10 mars 2003).

Plus ça va, moins ça va telle pourrait être la devise actuelle des Ducs. Pourtant, après le remarquable nul ramené d'Anglet (4-4), l'espoir était revenus. Mais fatigués, indisciplinés, et démissionnaires par instant, "on n'est pas assez agressif" pestait Daniel Maric, les Dijonnais ont livré une inquiétante partition samedi soir, pour s'incliner 3-5. Ainsi, après une entame correcte, deux monumentales erreurs dont une en supériorité numérique sont venus annihiler leurs efforts. Le coach dijonnais enrage : "Certains joueurs confondent tout. La technique sert à activer le palet et non à le contrôler pendant des heures."

C'est alors le début d'une bérézina collective : "Bercovici a certes laissé traîner pas mal de palets mais jamais personne ne lui a filé un coup de main. On a gagné des matches qu'on devait perdre, si on en est là c'est que toute l'équipe fut à plus de 100 % et, ce soir, pendant 20 minutes on ne s'est pas défoncé." regrette Maric.

Trois buts encaissés en quatre minutes, le constat est implacable. Jérôme Mô parle de démission générale voire d'excès d'individualisme : "Chacun à fait sa petite sauce. Si on ne travaille pas les cinq ensemble, ici à Dijon, c'est mort." Comme si cela ne suffisait pas, les Ducs sont naïvement tombés dans le panneau de la provocation tendu par Brest. L'attaquant dijonnais accuse le coup : "On a fait n'importe quoi, on a répondu aux coups, comme des bleus."

Ensuite, les Ducs ont tout donné avec les moyens du bord actuels (Tekel, Drewniak absents, Bouché malade) en vain. La faute à un gardien breton en veine (par deux fois, la rondelle a heurté son dos avant de ressortir) ainsi qu'à une incroyable maladresse : Barica à deux reprises puis, Albano étant incapable de pousser le palet dans la cage désertée. "Contrairement à la première phase ou à chaque fois qu'on shootait, cela rentrait, aujourd'hui, il nous faut cinq, six, huit tirs pour marquer. A ce niveau-là cela ne pardonne pas", conclut Mô. Le vent a tourné, néanmoins, une réaction d'orgueil est ardemment souhaitée afin que cette fin de saison chaotique ne vienne tout gâcher.

Jérôme Roblot

Feuilleton. - La décision du CNOSF entérinée par la Fédération Française des Sports de Glace énonçant l'annulation du résultat du match Grenoble-Dijon (5-6 après prolongation) lors de la deuxième journée de cette coupe Magnus a soulevé un légitime tollé parmi les dirigeants dijonnais. Claude Brigand, président du CPHD Hockey Club : "La Commission n'a pas été réunie, c'est Millon, aidé d'un collègue, qui en a décidé ainsi. En aucun cas, celle-ci fut prise à l'unanimité des membres comme le prévoit le règlement. Pour nous, cette sentence n'a aucune valeur. De toute manière, nous n'irons pas rejouer à Grenoble, ce serait cautionner une décision qui ouvre la porte à tous les abus."

 

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