Échec aux penalties

 

Article de Sud Ouest (19 mars 2003).

Cette finale entre deux équipes, qui s'étaient déjà rencontrées samedi en championnat de France et s'étaient quittées sur un score de parité (3-3), a trouvé son ton dès les premières minutes avec un Hormadi d'Anglet tentant de mettre la pression d'entrée et des Alpins, sûrs de leur gardien Pascal Favarin, jouant en contre. Ce match, complètement échevelé offrait une première occasion aux Basques quand, à la 5e minute, sur une faute de Gruse sur Daramy, Villard se retrouvait en infériorité numérique. Pris dans le rythme, au lieu de poser le jeu et de construire, Anglet continuait cette partition échevelée et ne parvenait pas à concrétiser cette supériorité. Quelques minutes plus tard, scénario inverse suite à l'expulsion de Larrieu qui voyait le gardien, Jean-Ian Filiatrault, effectuer trois arrêts déterminants. Tant et si bien qu'à l'issue du premier tiers temps les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité 0-0.

Deuxième tiers-temps. Dès la reprise l'Hormadi Anglet pesait de tout son poids dans la bataille en gagnant la plupart de ses engagements. L'entraîneur Bob Ouellet faisait tourner les lignes afin de désorienter les Ours de Villard étonnés par ces feux follets. Une nouvelle fois l'homme de la situation allait être Dostal qui venait d'entrer en jeu à la 31e mn. Partant de leur zone de défense Larrieu et Couraly faisaient un une-deux avant de donner à leur attaquant préféré et meilleur marqueur angloy qui, d'une pichenette, marquait dans la lucarne. Deux minutes plus tard sur une faute sur ce même Dostal, les Alpins se retrouvaient en infériorité numérique. Mais ils ne parvenaient pas à concrétiser. Toutefois, ils parvenaient à atteindre le deuxième tiers temps avec ce petit but d'avance. Villard-de-Lans venait de prendre un coup derrière la tête. Indiscutablement le troisième tiers-temps allait être celui qui menait à la coupe. A 850 kilomètres d'Annecy 500 personnes se mettaient à rêver à la salle Haitz Pean où le match était diffusé.

Troisième tiers-temps. Les Angloys semblaient déterminés pour le troisième tiers temps quand, sur une interception, Bourgey les prenait à la 47e mn en égalisant et ramenait les équipes à parité. Un tel enjeu énervait les belligérants, notamment les Ours de Villard qui prenaient 2 mn de pénalité. Trop brouillons les Angloys ne parvenaient pas à concrétiser cette supériorité, pire, ils s'énervaient et Stanislas Solaux, par une agression sur joueur adverse, prenait 2 mn+10 de pénalité. Retournement de situation quand, une nouvelle fois, Dostal ramenait les deux équipes à nouveau à parité à 2 partout. Toute la finale était à rejouer à quelque huit minutes de la fin.

À l'issue du troisième tiers temps, les deux équipes ne parvenaient pas à se partager et devaient pendant dix minutes disputer à quatre contre quatre au lieu de cinq contre cinq la phase de la mort subite.

Lors des prolongations à mort subite, Anglet parvenait à contenir la furia de Villard et voyait même l'arbitre refuser un but aux Alpins pour l'avoir marqué avec un patin. Malheureusement, ce n'était que partie remise et, lors des tirs de penalty, les Basques, se faisaient dépasser (2-1) et perdaient ainsi la coupe sur le fil. Le rêve est passé.

Félix Dufour

 

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