Les Scorpions freinés
Article de l'Alsace (27 mars 2003).
Fatigués, les hockeyeurs mulhousiens n'ont rien pu faire, hier soir, lors de leur deuxième confrontation à domicile face à Amiens. Ils se sont inclinés 3-1 et sont désormais dans l'obligation d'aller chercher un succès en Picardie.
Ils étaient passés bien près vingt-quatre heures plus tôt. Hier, les Mulhousiens sont, cette fois, tombés dans le piège amiénois et ont concédé une première défaite dans cette demi-finale. Un revers logique pour des Scorpions tant ils ont éprouvé des difficultés à développer du jeu et à se procurer des occasions de buts. Pour conserver des chances de participer à la finale, les hommes de Christer Eriksson devront impérativement gagner l'une des deux confrontations en Picardie demain soir ou samedi. Son début de rencontre, le HCM avait décidé de l'attaquer avec du mordant et une envie d'aller de l'avant. Une option qui ne tardait pas à rendre la partie plus rythmée et plus vivante que la veille mais qui comportait également quelques risques. Après cinq minutes de jeu et une première alerte devant les buts de Lhenry, les Mulhousiens se faisaient piéger sur un contre rondement mené par Laurent Gras (0-1). Une ouverture du score rapide qui assommait quelque peu une défense étrangement maladroite durant les minutes qui suivirent. Le rideau défensif des Scorpions retrouvait heureusement assez vite ses bons repères pour ne pas céder en infériorité numérique (13e et 16e). Pour cela, Mulhouse pouvait déjà tirer un coup de chapeau à son gardien, impeccable sur des tentatives de Mortas et Chauvel, et remercier les poteaux d'avoir repoussé un lancer de Rozenthal dans les toutes dernières secondes de la période.
Chauvel corse l'addition
A l'entame du second tiers-temps, c'était au tour des Amiénois de souffrir. Accumulant les infériorités, les Picards se voyaient dans la ferme obligation de resserrer les rangs en défense. Ils s'en sortaient plutôt bien puisque les Scorpions, sans imagination dans les derniers mètres, n'offraient pas au public de quoi s'enflammer. A l'inverse, de retour au complet, ce sont les Gothiques qui reprenaient le contrôle des opérations. Tour à tour, Dewolf (26e), Rozenthal (27e) puis Marcos (29e) semaient la panique dans l'arrière-garde mulhousienne mais se heurtaient à Lhenry. A la 33e, le dernier rempart finissait pourtant par céder une seconde fois suite à un tir de Brice Chauvel (0-2). Un but logique étant donné la physionomie du match. Face à cette emprise amiénoise, Mulhouse tentait bien de se rebeller, à l'image de Richard Aimonetto (37e), mais les efforts consentis la veille se faisaient cruellement ressentir. La belle machine mulhousienne était grippée et les affaires étaient loin de s'arranger lorsque Eriksson, l'entraîneur du HCM, se vit prier de rejoindre les vestiaires plus tôt que prévu pour avoir contesté une décision arbitrale. Le troisième et dernier tiers-temps ne modifiait en rien le déroulement des opérations. Amiens continuait de dominer et d'arroser la cage mulhousienne. Perez (41e), Gras (44e) et Dewolf (46e) s'en donnaient à coeur-joie face à des Scorpions qui enchaînaient une nouvelle supériorité inexploitée. Lhenry, impeccable sur une face à face avec Rozenthal, sauvait Mulhouse du 3-0 et probablement du KO. Contre toute attente, le HCM ouvrait son compteur à six minutes de la sirène. Après un bon travail de Chassard, Faith se trouvait au point de chute et réduisait la marque (1-2 à l a 54e). Un espoir qui allait être de courte durée. Deux minutes plus tard, Marcos mettait Amiens définitivement à l'abri en inscrivant un troisième but.
Pierre Chatelus