La finale s'est envolée

 

Article de l'Alsace (30 mars 2003).

Le HC Mulhouse ne disputera pas la finale du super 16. Hier soir, il s'est incliné pour la 3e fois de la semaine face à Amiens, après la séance de tirs au but. Reste maintenant à battre Grenoble pour monter sur le podium.

Abattus, les Mulhousiens pouvaient l'être hier soir à l'issue du 4e match de la demi-finale face à Amiens. Le coup est passé bien près. Après avoir arraché l'égalisation à 2 minutes de la sirène, les Scorpions ont échoué aux pénaltys. Un gros coup derrière la tête pour des Mulhousiens qui ont su retrouver leur vraie valeur, 24 heures après avoir livré une faible production. Pour ce match couperet, Mulhouse n'avait pas droit à l'erreur. La copie devait être parfaite, et ce dès le départ. Les hommes de Christer Eriksson s'attachaient donc à entrer dans le match de la façon la plus appliquée possible, en faisant tourner le palet et en limitant les espaces aux Amiénois. Logiquement, la première alerte est à mettre au crédit des Scorpions et à leur capitaine Ollila (2e). Quelques secondes plus tard, il est imité par Brincko, qui rate le cadre. Moins volontaire que la veille, les Picards pointent timidement le bout de leur nez en attaque par Dewolf, mais Lhenry veille. Le HCM a véritablement envie de bien faire, mais il est sévèrement puni à la 10e, alors qu'il se trouve en double infériorité. Seul face à Lhenry, Berqvist ajuste une merveille de lancer et ouvre le score. Un coup dur pour des Scorpions, qui parviennent néanmoins à retrouver les bons rails au retour de ses exclus. Quatre minutes après l'ouverture du score, ils sont récompensés par un but de Brincko, bien placé après un premier lancer de Croz. Méritée, l'égalisation soulage des Scorpions qui continuent à aller de l'avant. Privés de solution lors des deux derniers matches, les Mulhousiens parviennent à solliciter le slap puissant de Strandberg, ce qui donne du travail à Mindjimba.

De retour sur la glace pour le 2e tiers temps, Amiens donne plus de rythme à son jeu. Mortas et Rozenthal montrent l'exemple alors que Mulhouse, de son côté, accumule les pénalités. Mêmes maux, éternels effets, les Picards profitent du surnombre pour reprendre l'avantage grâce à Bachet (2-1). Côté mulhousien, on ne parvient pas à tirer les mêmes profits des situations de power-play et c'est bien là la différence. Le HCM n'a plus que vingt minutes pour se sauver d'affaire et continuer de rêver à une 5e et ultime confrontation. Mais Amiens ne veut rien lâcher et maintient la cadence. Les hommes d'Antoine Richer inscrivent même un 4e but signé Rozenthal, finalement refusé par l'arbitre. Une grosse frayeur pour des Scorpions, forcés de se découvrir de plus en plus au fil des minutes. Les Amiénois ont un patin en finale, le public n'attend plus que la sirène pour bondir, quand, à la 57e, Bilbao profite d'une mêlée devant les buts pour arracher l'égalisation et les prolongations.

Au cours des cinq minutes de jeu supplémentaires, Amiens accule les Scorpions en défense mais se heurtent à un Lhenry impérial. Comme lors de la première confrontation, la séance de tirs aux buts fait office de juge de paix. Cette fois, le verdict est inversé et cruel pour le HCM. Aucun mulhousien ne parvient à tromper Mindjimba et le Coliseum est en liesse.

De notre envoyé spécial Pierre Chatelus

 

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