Décembre 2025 : anecdotes

 

La résurrection du loup de CuJo

Elaine Chuli a passé les deux premières saisons PWHL à Montréal mais elle a rejoint depuis cet été Toronto. Un retour aux sources puisque la gardienne de 31 ans est originaire de Waterford en Ontario, à 120 km au sud-ouest de Toronto. Elle a d'ailleurs déjà représenté par le passé Toronto dans les défuntes ligues CWHL et PHF. Sa passion pour le hockey a d'ailleurs pour origine les Toronto Maple Leafs, et plus particulièrement l'ancien gardien star Curtis Joseph qui a fait les beaux jours des Leafs le temps de cinq saisons, et à qui elle vouait une véritable adoration. Pour rendre hommage à son idole, Chuli a décidé de choisir un casque hommage avec le célèbre loup de CuJo. Et ce masque semble pour l'instant lui porter bonheur puisque Elaine Chuli a signé 3 victoires en 3 matchs, dont une le 27 décembre au Centre Bell contre son ancienne équipe devant 18 107 spectateurs.

Pas de médaille mais un prix pour les Danois

La fin d'année donne lieu à divers prix internationaux. La partie danoise de l'organisation du championnat du monde de hockey sur glace à Herning a remporté le prix de l’Événement le plus durable lors des "Host City Awards à Glasgow. Ce prix est décerné à l’événement sportif international le plus responsable de l’année.

Une autre candidature liée au hockey avait été sélectionnée pour le "prix Versailles" parrainé de l'Unesco : le SAP Garden de Munich. Dans la catégorie "sports", l'aréna bavaroise n'a finalement pas été retenue. Le prix est revenu à l'aréna de la Préfecture de Kagawa au Japon (avec un prix spécial pour le Colisée de Chartres). La France a reçu le prix dans la catégorie "gares" avec la (future) station de métro Villejuif - Gustave Roussy de la ligne 15.

Une tournée pour se faire pardonner

Le club tchèque de Zlín est en mauvaise posture puisqu'il occupe la lanterne rouge de 1. Liga (deuxième division), une place inhabituelle pour les Moraves qui ont atteint le barrage de promotion en 2023 puis la finale ces deux dernières années. La correction 5-1 contre la réserve de Pardubice à la mi-décembre n'a fait qu'affecter un peu plus des supporteurs déçus de cette saison noire. Le directeur général Jan Pravda a alors présenté ses excuses et annoncé une opération spéciale. Lors de la 31e journée contre Kolín, les mille premières bières ont été offertes ! Les enfants n'ont pas été oubliés puisque des Capri-Sun ont été distribués. Hélas, Zlín s'est incliné sur le score de 1-0, avant de se reprendre ensuite contre Vsetín.

 

 

Les citations du mois

"De nouveau un très petit nombre de gens ont pris une décision que les autres parties ne soutiennent quasiment pas."

Teemu Ramstedt, président du SJRY, le puissant syndicat des hockeyeurs finlandais, à propos des "petits" clubs de Liiga qui ont fait passer une formule avec une ligue A à 14 clubs et ligue B à 10 clubs, au lieu d'une ligue A à 12 pourtant souhaitée par la fédération, le SJRY, les gros clubs de Liiga et les clubs de Mestis. Ce compromis est néanmoins un moindre mal par rapport à la formule actuelle à bout de souffle de la Liiga à 16 clubs. La promotion/relégation directe, souhaitée notamment par les joueurs, sera également rétablie.

"Heureux de la promotion directe. J'espère que la réforme élèvera le niveau sportif de la Liiga. En Finlande, il doit y avoir suffisamment de joueurs pour une ligue à 14 équipes. Nous avons plus de joueurs qu’en Suisse. Il est important que nous prêtions attention à un bon développement de joueurs de qualité. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de perdre des joueurs potentiels en cours de route pour que le nombre de joueurs soit suffisant, du point de vue de la qualité élevée de la ligue et aussi du point de vue de l’équipe nationale."

La réaction d'Antti Pennanen, le sélectionneur national de la Finlande


"Il donne plusieurs versions depuis quelque temps suivant à qui il parle. Celle qu’il me donne à moi, c’est que je ne backchecke pas assez et que je n’ai pas l’ADN de l’équipe de France. [...] Et quand je lui énumère ce que j'ai réalisé, il admet que je suis l’un des meilleurs joueurs. Mais malgré ça, il ne me sélectionne pas. Là, on parle d’un soi-disant problème d’attitude. Et ça, je ne peux pas l’entendre. [...] Pourquoi m’avoir quasiment forcé à venir au Championnat du monde en Suède au printemps dernier alors que j’étais archi-blessé ? {...] Même à 60%, on me disait que j’étais l’un des meilleurs de l’équipe. [...] Finalement, le sélectionneur dit que je ne suis pas dans la sélection pour «préserver l’équilibre du groupe, la cohérence et l’alchimie construite ces derniers mois». C'est surprenant, car j’étais dans le groupe avant ces déclarations publiques de novembre ! Mais après son licenciement à Genève, j'ai soudainement disparu. Pour moi, c’est clair. Dans sa façon de me parler, dans son ton, j’ai ressenti beaucoup de haine. J’ai l’impression qu’il m’a fait payer quelque chose. [...] Juste après son départ, je fais mes deux meilleurs matches, c'est factuel. Je pense qu’il s’est senti trahi. Mais de mon côté, il n’y a jamais eu la moindre intention de jouer contre lui."

Tim Bozon réagit à l'annonce publique de sa non-sélection pour les Jeux olympiques dans le média suisse Blick.

"Il n'y a pas eu de haine. Il y a eu beaucoup d'explications pour essayer de lui faire comprendre pourquoi. Après, il a son interprétation et son auto-évaluation, ça lui appartient. Il a le droit d'exprimer son ressenti, et sa vérité, mais c'est la sienne. Il parle d'un conflit de haine, il est à sens unique. [...] Le choix a été très compliqué, mais après beaucoup de discussions en interne depuis le mois d'août, nous avons retenu des joueurs qui nourrissent le projet collectif à chaque instant et qui acceptent le rôle qui leur est attribué selon les valeurs de l'équipe de France. [...] Le fait d'avoir entraîné Tim Bozon en club et la sélection, ce sont deux choses totalement différentes. Au final, ce type de déclarations, c'est un manque de respect pour ses coéquipiers et le maillot de l'équipe de France. Comme si la sélection lui était due quoiqu'il arrive. "

Le sélectionneur des Bleus Yorick Treille réagit aux propos de Tim Bozon dans L'Équipe.


"Lors du match Grenoble-Angers, j’ai commis une succession de gestes que je regrette profondément.
J’ai franchi une limite qu’aucun joueur ne devrait franchir. Ces gestes sont inacceptables, ont blessé un adversaire, mis en danger un autre joueur, choqué beaucoup de personnes et porté atteinte à l’image de notre sport.
Je ne cherche ni à minimiser ni à justifier ce qui s’est passé. Ces derniers jours, j’ai été rappelé à mes responsabilités à la fois par mon club et par la Fédération Française de Hockey sur Glace. Le Président et le Directeur Technique National m’ont indiqué, avec fermeté, combien ce comportement est incompatible avec les exigences du haut niveau et l’honneur de représenter la France.
J’ai parfaitement intégré la portée de ce qui s’est passé et des conséquences qui en découlent. Je comprends pleinement la sanction de sept matchs prononcée en Ligue Magnus. Je mesure que, compte tenu des faits, elle aurait pu être plus lourde, et je l’accepte sans réserve.
Aujourd’hui, je veux aller plus loin que l’acceptation d’une sanction.
Dans les prochaines semaines, je m’engagerai auprès du fonds de dotation des Brûleurs de Loups pour participer à des actions pédagogiques sur la prévention de la violence dans le sport. Je m’impliquerai également dans l’arbitrage de catégories jeunes, afin de mieux comprendre les émotions du jeu, la responsabilité des gestes et l’importance du respect de l’adversaire. Cet épisode doit devenir un véritable point de bascule dans ma manière d’aborder mon métier et mes responsabilités.
Je présente mes sincères excuses à Matt O’Connor et à Robin Gaborit. Je tiens également à exprimer mes regrets à mon club, à l’équipe de France, aux supporters, l’ensemble de la communauté du hockey français mais aussi à ma famille."

Communiqué de Pierre Crinon (en photo ci-contre) après la polémique liées aux évènements du match Grenoble-Angers, qui ne l'a finalement pas empêché d'être sélectionné en équipe de France pour les prochains Jeux olympiques.


"Il est important de comprendre qu'une carrière est une période unique dans une vie, et que vos économies déterminent vos revenus. Mais voyez-vous, nous sommes tous passés par là, et aujourd'hui, les jeunes sont mieux informés sur les questions financières. Nous venions d'un pays en ruines. Nous ne savions même pas ce qu'était l'argent. Nous n'en avions jamais eu. Pour moi, 100 et 500 dollars, c'était la même chose. C'est pour ça que j'ai acheté tant de babioles. Maintenant, je comprends que 10 000 dollars, c'est une somme considérable, mais à l'époque, ça filait comme une flèche."

L'ancienne star NHL Darius Kasparaitis s'est repenti à sports.ru en alertant les jeunes joueurs sur la folie dépensière. Kasparaitis a d'ailleurs avoué que, à même pas 20 ans, il s'était offert une BMW 742 simplement pour répondre à la BMW 850 acquise par Vladimir Malakhov.


"Quand les Italiens avaient dit que cela allait être un désastre, nous avions commencé à travailler nuit et jour. Le premier jour du tournoi, la poussière du chantier et les résidus de ciment étaient encore balayés des couloirs le matin. De magnifiques écrans nous couvraient et le public a eu une belle impression. [...] Quand nous avions regardé comment faire entrer une surfaceuse sur la glace, il s'est avéré qu'elle ne passait même pas. Les tribunes avaient été construites de façon trop serrée. Il a fallu en enlever une partie."

Jukka-Pekka Vuorinen se rappelle dans Ilta Sanomat le chantier des Jeux olympiques de Turin 2006, dont il était directeur du hockey sur glace au sein de l'organisation. Alors que le retard du chantier de la patinoire principale de Milan est aujourd'hui très commentées, les difficultés des organisateurs italiens aux JO ne datent pas d'hier. Faut-il apprendre à relativiser... ou déplorer la récurrence de ces problèmes ?

 

 

La photo du mois

L'équipe junior majeur des Flint Firebirds (OHL) a rendu hommage aux arbitres avec un maillot spécial lors de leur match du 13 décembre. Mais si on leur "emprunte" leur tenue, comment les zèbres s'habillent-ils ? Réponse à droite (photos des réseaux sociaux des Firebirds) : en blanc cassé !

 

 

La vidéo du mois

Jérémy Roy (CSKA Moscou) revient défendre en tendant la crosse, mais cela ne gêne Maksim Shalunov : l'attaquant du Lokomotiv Yaroslavl (champion KHL) a écarté la menace d'un simple coup de pied !

 

 

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