Briançon, l'art du contre-pied

 

Briançon a pratiqué l'art du contre-pied ces dernières années. La relégation du club en 2016, deux ans seulement après le titre de champion de France, avait été un choc pour le monde du hockey français, et plus encore dans les Hautes-Alpes. Dans les saisons suivantes, les Diables Rouges gardait un certain statut et une renommée en division 1, mais deux éliminations consécutives en quart de finale face à des adversaires moins bien classés ont écorné ce prestige. Tout le monde commençait à s'habituer à voir les Diables Rouges végéter en D1.

C'est au moment où l'on n'y croyait plus que les Diables Rouges, seulement douzièmes à mi-championnat, ont enfin connu la réussite en play-offs : sans l'avantage de la glace, mais avec une équipe sans blessés et où tout le monde était en forme au bon moment, ils se sont d'abord qualifiés au bout du suspense, aux tirs au but du cinquième et dernier match contre Marseille, renversant ainsi exactement le scénario de l'année précédente face à Neuilly-sur-Marne. Dès lors, l'objectif extérieur officiel - atteindre les demi-finales - était atteint. L'équipe était débarrassée de la pression et pouvait se consacrer à l'objectif interne qu'elle convoitait secrètement : la victoire et la remontée au plus haut niveau.

Dans ce fil ténu entre réussite et échec, qui peut tenir à un pénalty, ces play-offs ont bien évidemment changé les choses du tout au tout pour l'entraîneur Claude Devèze (photo), qui avait "survécu" aux déconvenues des deux premières saisons de division 1. Lui qui disait s'inscrire dans un cycle de trois ans voyait s'ouvrir un nouveau défi à un autre niveau. Il a re-signé pour deux saisons fermes. Il est toujours doté de prérogatives totales sur le recrutement, et il bénéficiera aussi d'un adjoint, Daniel Sedlak, qui est le directeur du hockey mineur briançonnais. Il a commenté ainsi la nomination de l'ancien joueur slovaque sur Alpes 1 : "J'ai toujours aimé travailler avec des gens qui sont différents. Quand tu es différent, tu peux être complémentaire."

En augmentant ainsi son staff, Briançon se met ainsi au diapason de ce qui est aujourd'hui la norme de la Ligue Magnus. C'est qu'il a bien changé, le plus haut niveau français, depuis que les Diabnles Rouges l'ont quitté il y a trois ans : les 44 matches de saison régulière sont encore une terra incognita pour les Briançonnais. D'aucuns pensaient d'ailleurs que le club, relégué lors de la dernière saison à quatorze équipes, n'était plus vraiment armé pour de telles exigences. Le président Guillaume Lebigot a très tôt annoncé la couleur en annonçant une croissance du budget de 20%, suivi par 95% des sponsors privés qui ont augmenté leur dotation d'autant.

Cette mobilisation indéniable des forces vives du "petit marché" briançonnais, des élus aux partenaires, ne masquait toutefois pas une réalité : pendant ses trois années en D1, la SASP est loin d'avoir résorbé ses dettes qui datent de l'époque du titre 2014. Le passage à la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion faisait l'effet d'une douche froide. Briançon était validé, certes, mais avec un contrôle des mutations et une masse salariale joueurs limitée à 404 000 euros. Pas non plus un corset qui empêche totalement de respirer : Chamonix a atteint les play-offs avec un plafond à 341 000 euros l'an passé. Mais les Diables Rouges ne roulent pas sur des roses et le moindre euro compte.

Dans ce contexte, Isabelle Chakiachvili, impliquée au club comme bénévole depuis que son fils - l'international Florian Chakiachvili - est à l'école de glace, a lancé une nouvelle campagne de financement participatif. Elle l'avait fait en 2016 au moment de la descente, au printemps, et recueilli 10 000 euros. Elle l'annonce cette fois à la fin de l'été, avec l'accord de la direction, et a fixé la barre à 8000 euros (ce qui signifie que les donateurs seront remboursés si le cap n'est pas atteint). Comme à l'époque, l'argent récolté sera versé au budget logistique de l'équipe, pour financer le matériel et les déplacements.

Blazek, un défi et une petite revanche personnelle

Le pari collectif de tout le club de Briançon, qui veut prouver qu'il a toujours sa place en Ligue Magnus, se conjugue exactement avec le pari individuel du gardien Jiri Blazek (photo). On se souvient qu'après avoir fait monter Mulhouse en Ligue Magnus en 2017, il était persuadé d'accompagner le club alsacien dans cette aventure avant d'être renvoyé par Christer Eriksson au beau milieu du camp d'entraînement. Cette "gifle", le Tchèque l'a forcément encore en travers de la gorge. Artisan d'une montée pour la troisième fois de sa carrière (il avait fait monter La Roche de D2 en D1), il est désormais dans un club qui lui fait confiance et aura une petite arrière-pensée lors des retrouvailles avec les Scorpions.

Si Blazek n'a pas manqué une seule minute lors de la saison passée, il est nécessaire d'avoir un second gardien susceptible de jouer dans une saison plus longue de Ligue Magnus. Raphaël Sanyas arrive ainsi d'un concurrent de D1, Mont-Blanc, où ses stats ont été notablement en dessous de celles de son collègue Victor Goy. Quant au gardien junior formé au club Mathis Condevaux, l'objectif du club est de le prêter par le mécanisme de licence bleue afin qu'il continue à se développer.

Si les Diables Rouges ont gardé leurs gardiens, ils ont en revanche perdu leurs lignes arrières. Derek Brown n'a pas été conservé, Jason Seed a choisi de partir, Patrick Piacentini - remplaçant en milieu de saison régulière d'Elias Ghantous - et Patrik Piacentini ont mis un terme à leurs carrières de hockeyeur professionnel. Charles Schmitt - qui était prêté - est logiquement retourné à Gap, redevenu concurrent de la même division. Bruno Baldris était déjà retourné en Espagne à l'automne. Le club aurait voulu conserver Thibault Farina, mais celui-ci n'appréciait guère son coach Claude Devèze et a décliné la proposition de reconduction de son contrat. Le compte est donc vite fait : il ne reste plus qu'un seul défenseur, le petit gabarit Loïc Chapelier, qui reste d'ailleurs sur une solide saison.

Si les hommes changent, la filière de structuration de la défense demeure, autour - du moins dans un premier temps - d'un quatuor défensif canadien. Briançon s'inspire ainsi de la stratégie de... son rival départemental Gap, du moins sur les dernières années avec Luciano Basile à sa tête : Claude Devèze, lui aussi, recrute dans l'ouest canadien (où le jeu est plus physique), essentiellement à la sortie d'université. Pour ne pas compter que sur des novices sur grande glace, un joueur ayant déjà traversé l'Atlantique depuis un an a tout de même été engagé : Sean Robertson était le partenaire de Bureau-Blais, désigné meilleur défenseur D1 par les entraîneurs, et si ses statistiques offensives ont bénéficié de cet appariement, il a justement été engagé par les Diables Rouges parce qu'il était capable de bien couvrir les arrières par son placement, et aussi de bien relancer.

Pour l'aspect offensif et les supériorités numériques, les Diables Rouges comptent plutôt sur Ryan Black, un petit gabarit très mobile. Il arrive directement de NCAA, dans une université de bon niveau (Northern Michigan), après avoir été élu deuxième meilleur défenseur d'AJHL (ligue junior A de l'Alberta, en rappelant que le junior majeur qui brasse un peu l'argent est bloquant pour une carrière NCAA). Joey Raats est quant à lui un patineur fluide avec un bon contrôle du palet. Né à Las Vegas de parents canadiens (ce qui lui donne la double nationalité), il doit être immunisé contre tous les contrastes thermiques puisqu'il a été formé dans la chaleur de l'Arizona puis dans le froid de l'Alberta. Il est retourné dans le désert au moment où l'université d'Arizona State intégrait la NCAA division I, avant une première saison pro complète dans l'Utah, en ECHL.

La seule recrue qui n'aaiat pas réussi à prendre pied en NCAA, finalement, c'était Tyler Mayea... et c'est d'ailleurs ce qui l'avait sauvé quand il avait été poursuivi pour agression sexuelle en 2015 alors qu'il était à l'université de Mass-Lowell. La victime avait accusé un hockeyeur ivre, sans pouvoir donner son nom ou sa description avant de pointer son doigt sur lui sur une photo d'équipe. Elle avait déclaré savoir qu'il s'agissait d'un hockeyeur parce qu'elle se souvenait avoir vu son visage sur l'écran géant de la patinoire. La défense avait argué que Mayea n'était jamais titulaire à domicile et que son visage n'était jamais apparu sur l'écran, et il avait été innocenté après trois jours de procès. Ce grand gabarit, au niveau un peu juste, n'a finalement pas réussi non plus à se faire une place avec les Diables Rouges : il a été remerciété à la fin du camp d'entraînement. Peu avant, Lubomir Dinda avait été chassé de Nice. Un défenseur ayant déjà fait ses preuves dans le championnat, c'était tentant pour des clubs confrontés à l'incertitude du recrutement outre-Atlantique. Briançon a devancé son nouveau concurrent direct Mulhouse pour s'adjuger les services de l'ex-Lyonnais. Et tant pis pour l'ex-quatuor canadien, qui accueille un Slovaque en son sein.

Deux défenseurs français ont aussi été recrutés. Kevin Igier a peut-être connu le sommet de sa carrière à Briançon où il a connu la CHL... mais il y a aussi vécu le pire avec la relégation un an plus tard. Autant de vécu qui en fait un homme de métier, et pour le coup, cela fait une grande différence avec les constructions défensives basilo-gapençaises qui n'employaient que des jeunes (moins chers). Un jeune, il y en aura un avec Colin Morillon, qui a quitté Strasbourg après la relégation du club alsacien pour se retrouver chez le promu. Cela fait un troisième droitier (avec Robertson et Raats) dans une défense équilibrée de ce point de vue. Le problème pour les jeunes Morillon ou Chapelier, c'est que, si l'équipe joue à quatre lignes, il n'y aura plus de place pour sept défenseurs avec la nouvelle limitation à 18 joueurs de champ. Ils pourraient se retrouver en concurrence directe pour être titulaire.

Nouveau capitaine, nouveau premier centre

Avant même l'issue du championnat, Alexandre Demers avait annoncé qu'il retournerait chez lui, à Laurier-Station au Québec, avec sa femme et ses deux filles. Un emploi de commercial dans l'entreprise de construction d'un ami l'y attend, et il ne jouera plus qu'en semi-pro, à Saint-Georges de Beauce avec son coéquipier briançonnais Gabriel O'Connor. Meneur sur la glace et dans le vestiaire, d'une efficacité insolente aux mises au jeu, le capitaine Demers termine en apothéose sur le premier titre de sa carrière, mais il laisse un grand vide. De la ligne qui a dominé la D1 (Drolet-Demers-André), il ne reste que l'ailier droit, Mathieu André, le natif de Briançon qui assume l'héritage du capitanat.

Il fallait donc remplacer le centre numéro 1. Les Diables Rouges semblent y être parvenus en engageant Evan Richardson, au vu de ses statistiques prometteuses à Manchester dans l'EIHL britannique. Ce joueur de petite taille (1m73) se déplace rapidement mais a aussi de très belles qualités techniques et une capacité à créer le jeu.

Briançon ne part pas de zéro puisqu'une autre ligne potentielle a été conservée intégralement : l'autre arme offensive Kyle Campbell, auteur de huit buts lors des play-offs, et un duo français ayant déjà éprouvé sa complémentarité, Fabien Métais et Lucas Bonnardel (photo).

Un nouveau duo arrive, québécois celui-là. Alors qu'il occupait a priori un rôle de l'ombre sur la quatrième ligne d'Amiens entre Kévin Da Costa et Thomas Suire, Félix Plouffe a été un des joueurs les plus appréciés du public du Coliseum. Il sait harceler le porteur du palet, ce qui en fait un maillon essentiel pour mener une boîte agressive en infériorité numérique. Son énergie communicative est précieuse pour un collectif, et il aura les moyens de plus se mettre en valeur offensivement qu'à Amiens. Félix Chamberland ne partage pas qu'un prénom et une culture avec son homologue. Il est capable de la même intensité dans les deux sens de la glace. Meilleur marqueur de sa ligue junior A, il a ensuite connu la NCAA, où il s'est illustré en étant le 18e joueur de l'histoire de la ligue à marquer trois buts en jeu de puissance dans un même match. Un homme y était déjà parvenu dans la même université que lui (Canisius) : Carl Hudson, bien connu de la Ligue Magnus par son excellent passage à Morzine puis celui moins concluant chez l'éphémère "Chamorzine".

Pour compléter les recrues canadiennes, Justin Valentino, arrivé de l'université canadienne de Lethbridge, est un joueur qui comprend bien le hockey et qui est donc capable de s'adapter à un rythme élevé et à toutes les situations de jeu, y compris les unités spéciales. Il a déjà été utilisé en match pour affronter et neutraliser les meilleures lignes adverses, mais il peut aussi prendre des missions offensives par sa qualité de passe et sa capacité à trouver les ouvertures.

Le règlement limitant les joueurs sur la feuille de match oblige Briançon à aligner un étranger de moins que l'an passé en D1. Il a donc fallu chercher des "JFL", et plus particulièrement des joueurs français qui pourraient également trouver leur intérêt à rejoindre le promu. En quatre saisons, Quentin Fauchon a ainsi rejoint à chaque fois un club de calibre a priori inférieur (dans l'ordre Amiens, Épinal, Chamonix puis Briançon) pour mettre toujours un peu plus en évidence ses qualités physiques mais aussi techniques. Il a connu une explosion statistique chez les Pionniers avec 9 buts et 16 points. Si Gauthier Gibert n'avait plus sa place dans les nouvelles ambitions angevines, ses prestations en prêt à Cholet l'ont convaincu de chercher un club qui pourrait plus utiliser sa générosité dans l'effort. Enfin, Hugo Sarlin, qui a connu les affres de la relégation avec Strasbourg, connaît les lieux puisqu'il évoluait chez les jeunes à Briançon il y a quatre ans quand il frappait à la porte des équipes de France de jeunes. Depuis, l'international junior a connu le meilleur (la montée en élite avec les U18) et le pire (la relégation en D1B avec les U20)

Après avoir centré la troisième ligne l'an passé en D1, Nicolas Ruel pourrait faire de même sur la quatrième ligne. Le treizième attaquant est Julien Romand, le petit frère de Jérémie. De bonne taille (la génétique ne ment pas), ce joueur de 20 ans vient de passer six saisons en Suisse avec des stats flatteuses en junior A (le plus bas niveau) mais plus modestes en junior Top (niveau en dessous de l'élite). Les "surnuméraires" ne resteront pas à se morfondre en tribunes car Briançon se dote d'une toute nouvelle équipe-réserve.

La proposition d'association des équipes de jeunes (de U15 à U20) a en effet été refusée par Gap, qui a des effectifs plus fournis dans le hockey mineur et a les moyens de faire cavalier seul. La situation est plus délicate à Briançon, qui part d'effectifs plus minces et qui est confronté à l'absence d'études secondaires sur place, qui rend la reconstitution d'un maillon U20 très hypothétique. Le BAPHC - le club amateur - s'est donc orienté vers une autre solution en s'associant avec les clubs loisirs locaux, à savoir le HC Serre Chevalier et les "Crocos du Villard" (Villard Saint Pancrace, équipe créée depuis trois ans) pour former une équipe de D3 qui permettra aux jeunes locaux qui n'avaient plus de débouché à la sortie des U17 de continuer la pratique du hockey. Chacun peut donc trouver du temps de jeu à sa convenance.

Les Briançonnais s'efforcent ainsi de prouver qu'avec les faiblesses dont ils ont conscience - leur bassin de population - mais aussi leurs atouts - l'attachement de la ville pour le hockey qui s'est encore manifesté par les travées pleines de la patinoire René-Froger dans les play-offs de D1, ils sont capables de faire perdurer la tradition des Diables Rouges et mettre tout en place pour que cette remontée en Ligue Magnus ouvre de nouveaux beaux chapitres dans l'histoire du club.

Marc Branchu (photos d'Emmanuel Sauvageot)

 

PS : Briançon s'est séparé de Julien Romand le 7 septembre pour engager Alexis Svitac, le fils d'André Svitac qui était rentré depuis quatre ans dans le pays de son père et a une première expérience intéressante dans le championnat polonais.

 

Effectif :

Gardiens

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur     Club & Chpt 2018/19  MJ  Min.   Moy.    %
29 CONDEVAUX Mathis      12/04/2000  185  75  Briançon           Briançon     FRA-2    0     0
30 BLAZEK Jiri           16/12/1990  187  84          (Tchèque)  Briançon     FRA-2   38  2330   2,75   90,2%
59 SANYAS Raphaël        18/04/1995  182  72  Megève             Mont-Blanc   FRA-2   14   826   4,21   87,0%

Défenseurs

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur     Club & Chpt 2018/19  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 2 RAATS Joey            15/09/1995  183  86 (Canado-Américain)  Utah         ECHL    38   2   6   8    0   10'
 6 BLACK Ryan            23/01/1995  175  78        (Américain)  N. Michigan  NCAA    38   1   8   9    0   25'
 8 IGIER Kevin           04/03/1987  181  85  Rouen              Angers       FRA-1   49   0   6   6   -5   46'
41 ROBERTSON Sean        28/02/1991  185  88         (Canadien)  Cergy        FRA-2   31   5  20  25   +13  32'
42 CHAPELIER Loïc        24/10/1996  171  71  Briançon           Briançon     FRA-2   34   1   4   5   +10  30'
82 MORILLON Colin        02/02/1997  181  73  Épinal             Strasbourg   FRA-1   50   4   8  12   -20  26'
94 DINDA Lubomir         30/06/1994  180  80         (Slovaque)  Lyon         FRA-1   48   7  18  25   +1   39'

Attaquants

N° NOM Prénom            Naissance    cm  kg  Club formateur     Club & Chpt 2018/19  MJ   B   A Pts   +/-  Pén
 4 BONNARDEL Lucas       27/04/1997  186  76  Briançon           Briançon     FRA-2   36   6  16  22   -2   20'
13 SARLIN Hugo           03/07/1999  190  90  Grenoble           Strasbourg   FRA-1   47   2   4   6   -17  12'
14 CHAMBERLAND Félix     15/01/1994  181  80         (Canadien)  Canisius     NCAA    22   5   5  10   -5    8'
                                                                 Toledo       ECHL     5   0   1   1   -1    2'
16 GIBERT Gauthier       11/05/1997  180  82  Compiègne          Angers       FRA-1   47   3   1   4   -13   6'
                                                                 Cholet       FRA-2   18   3   4   7   -3   44'
19 VALENTINO Justin      11/07/1993  177  82         (Canadien)  Lethbridge   CAN-U   30   9  18  27        14'
20 FAUCHON Quentin       28/05/1993  185  85  Viry               Chamonix     FRA-1   42   9   7  16   -2   18'
22 RUEL Nicolas          15/09/1996  185  86  Villard            Briançon     FRA-2   38   1   3   4   -2   22'
23 ROMAND Julien         07/03/1999  190  83  St-Gervais         Ajoie U20    SUIjr2  37   2   1   3        18'
24 ANDRÉ Mathieu         14/02/1990  173  71  Briançon           Briançon     FRA-2   38  16  32  48   +9   46'
64 MÉTAIS Fabien         01/03/1995  179  84  Meudon             Briançon     FRA-2   38   5   8  13   +8   44'
71 CAMPBELL Kyle         01/12/1993  180  77         (Canadien)  Briançon     FRA-2   38  21  16  37   +13  81'
93 PLOUFFE Félix         29/08/1993  186  81         (Canadien)  Amiens       FRA-1   55   7   6  13   +11  81'
   RICHARDSON Evan       30/05/1994  173  79         (Canadien)  Manchester   GBR-1   53  15  20  40   +4   27'
   SVITAC Alexis         13/11/1996  172  74  Toulouse-B.        Orlik Opole  POL-1   47  10   7  17        10'

Entraîneur : Claude Devèze (CAN, 49 ans), assisté de Daniel Sedlak (SVK, 48 ans).

Partis : Jason Seed (D, 8+19), Patrick Piacentini (D, 6+8, arrêt), Gabriel O'Connor (D, 3+7, St-Georges-de-Beauce, LNAH), Derek Brown (D, 0+9), Thibaut Farina (D, 1+6), Charles Schmitt (D, 0+2, Gap), Alexandre Demers (A, 23+33, St-Georges-de-Beauce, LNAH), Francis Drolet (A, 18+37, Newcastle, AUS), Hugo Casini (A, 3+3, arrêt), Jessyko Bernard (A, 10+13, Liège), Blake Young (A, 12+14, Pensacola, SPHL), Niko Suoraniemi (A, 1+3), Nicolas Siegfriedt (A, 0+0, Montpellier, FRA-2), Antoine Gsegner (A, 0+0), Thomas Raby (A, 0+0, Marseille, FRA-2).

 

Revoir la présentation 2018/19

 

 

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