Quand les planètes s'alignent à Anglet

 

La saison sportive 2023/2024 de l'Hormadi a été difficile, avec en point d'orgue la démission de l'entraîneur Pierrick Rezard qui avouait honnêtement avoir perdu le vestiaire. L'assistant-coach Mathieu Cyr - qui le restera pour la nouvelle saison - a pris le relais jusqu'à la fin du championnat pour assurer le maintien sur la glace, mais on savait que l'enjeu était ailleurs. Cela faisait quelques mois que le président Cédric Cazenabe avait lancé un appel au peuple - et surtout aux riches investisseurs - pour qu'Anglet puisse poursuivre sa route. Une somme interprétée comme un signal d'alarme. Homme de bonne volonté, passionné, Cazenabe avait peu de connaissance du sport professionnel lors de son élection. Or, il n'avait vraiment pas le temps d'apprendre : il était arrivé aux commandes d'un club déjà en difficulté, et dont les sponsors issus de l'immobilier, liés à la précédente direction, avaient annulé leurs engagements. Une défection qui expliquait la moitié - mais pas la totalité - d'un trou cumulé qui ne cessait d'agrandir pour friser 470 000 euros en fin de saison dernière.

Aucune solution ne semblait enrayer cette spirale qui menait tout droit au défaut de paiement. L'annonce sortie du chapeau de l'arrivée de Jérôme Fernandez ne faisait que renforcer le sentiment de décalage et l'inquiétude du monde du hockey français. C'est un nom très connu, meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France de handball et commentateur de ce sport à la télévision. Il a noué des contacts avec le président angloy et donné une conférence aux partenaires du club, ravis de cet échange. Mais qu'apporterait-il ? Installé à Saint-Martin-de-Seignanx, à une quinzaine de kilomètres d'Anglet, mais non retenu par les deux principaux clubs régionaux de hand (Pau et Irun), Fernandez était d'abord intéressé par un emploi. Or, cela aurait représenté un salaire supplémentaire pour le club, alors que Xavier Daramy fait office de directeur sportif à temps partiel (il est employé de la mairie et directeur de la patinoire). La plus-value de Fernandez interrogeait parce qu'il n'avait ni connaissance sportive du hockey sur glace, ni l'expertise économique dont un club en difficulté financière avait besoin. Ce n'était vraiment pas le lieu ni le moment de se livrer aux expérimentations hasardeuses...

À ce moment de l'hiver, l'évocation de l'avenir de l'Hormadi suscitait les pronostics les plus désespérés. Néanmoins, si Cédric Cazenabe n'avait pas les clés pour trouver lui-même les solutions, il avait aussi fait savoir qu'il était prêt à passer la main et qu'il n'avait aucune intention de s'accrocher à son poste. C'était une différence majeure avec le psychodrame de la fin de l'ère Delage en 2022. Différence supplémentaire, il a accepté en mai de passer la main tout en restant partenaire financier du club. Plus tard, début juillet, Cazenabe est arrivé comme sponsor, avec Jérôme Fernandez dans ses bagages, au Côte Basque Handball (un club issu de la fusion de Bayonne et d'Anglet-Biarritz qui figure en troisième division féminine nationale). Mais tout cela ne concerne plus le hockey angloy...

L'homme du sérail et l'investisseur touche-à-tout en repreneurs

L'essentiel était la reprise de l'Hormadi. On ne pouvait pas trouver une figure plus issue du sérail angloy qu'Olivier Bouney, qui a été licencié au club toute sa vie et qui présidait l'Anglet Hormadi amateur depuis 14 ans. Son attachement au hockey basque ne fait aucun doute, et en plus il y allie un CV respectable pour présider une structure sportive professionnelle : diplômé de HEC, Bouney a développé la société familiale de bois d'œuvre fondée par son grand-père, qui est un des sponsors du club. Il faisait déjà partie du projet de reprise de 2022, qui avait été barré par l'ancienne direction. Mais cette fois-ci, les "vieux" actionnaires - éloignés au fil des ans des affaires du club - n'ont fait obstacle ni au changement de présidence, ni à l'augmentation de ce capital social rikiki - 37 000 euros - qui entravait le club. Ils ont été totalement dilués et ne représentent plus que 1% de l'actionnariat.

Les deux actionnaires majoritaires sont les deux hommes qui ont chacun investi la moitié des 300 000 euros d'augmentation du capital via une société baptisée "BG Sport", leurs deux initiales. Et celui qui préside cette structure de reprise, ce n'est pas Bouney mais son nouvel associé Benjamin Gufflet. Ancien président du Biarritz Olympique (rugby) pendant moins de deux mois, cet entrepreneur bordelais touche-à-tout a acquis l'an dernier l'US Dax (pro D2 de rugby), puis a racheté en janvier à des Saoudiens le club de football de la Berrichonne de Châteauroux, alors mal en point... mais maintenu sportivement puis financièrement - en appel - en National depuis son arrivée. Gufflet investit via sa société Stratton Oakmont Sports, un nom étonnant mais assumé par celui qui est aussi producteur de cinéma : en effet, Stratton Oakmont n'est autre que le nom de la société de courtage de Jordan Belfort, le véritable "Loup de Wall Street", condamné pour fraude boursière, et devenu célèbre en étant incarné à l'écran par Leonardo di Caprio dans le film de Martin Scorsese !

Faut-il avoir peur de cet étrange investisseur pris de fascination cinématographique pour un manipulateur financier à l'ascension aussi spectaculaire que sa chute ? Que cherche donc Gufflet, sachant que le hockey français n'a vraiment rien d'un secteur rentable susceptible d'attirer le moindre appétit d'un requin de la finance ? Le sport pro en général a plutôt la réputation d'être un gouffre économique... Pour comprendre le montage, il faut s'intéresser de plus près aux comptes d'un club sportif professionnel. C'est une évidence à chaque publication des bilans, les résultats financiers des équipes de Ligue Magnus n'ont rien de mirobolant. Le temps où les clubs sportifs professionnels vivaient d'argent public est révolu. Les recettes aux guichets plafonnent vite dans la petite patinoire de La Barre. Le nerf de la guerre, ce sont donc les partenariats privés. Pour maximiser la recherche de sponsors, il est tentant d'avoir recours à des spécialistes en la matière : ce sont les régies commerciales. À l'instar des régies publicitaires pour un organe de presse (qui prennent jusqu'à 50% de commission dans le secteur des médias), elles "vendent" un support de communication (le club), démarchent les entreprises, décrochent les contrats de sponsoring en échange d'une commission fixe, d'un pourcentage ou d'une garantie de recettes - par échelle croissante du niveau de risque délégué. Ces régies, qui se sont d'abord développées dans le football avant de s'intéresser aux sports plus confidentiels, détiennent donc potentiellement les cordons de la bourse...

Ces régies sont le sujet majeur de cette intersaison dans la stratégie des clubs de hockey sur glace. Il y a une telle interdépendance que cette dissociation entre la régie et le club professionnel fait forcément réfléchir sur les engagements, gains et risques de chacun. D'un côté, il y a le choix de Cergy de ré-internaliser la recherche de partenariat, sans régie. Et à l'extrême opposé, il y a la stratégie d'un club qui a posé comme condition à l'investisseur intéressé par la régie publicitaire... de carrément reprendre le club : c'est le fameux cas de Rouen et de l'accord passé par Thierry Chaix avec Gaétan Muller. Dans le cas de Stratton Oakmont Sports, c'est la régie publicitaire qui s'est donnée comme stratégie de développement d'investir dans la reprise de clubs pros pour se constituer un portefeuille

Des cadres étrangers enfin conservés

La régie garantit à l'Hormadi le budget nécessaire à son fonctionnement la première année. Soyons clair, le club basque ne roule pas plus sur l'or qu'hier, il doit encore dégager des recettes pendant deux ans pour remettre ses fonds propres à flot. Mais la différence est qu'il a un peu plus de visibilité. Sitôt la reprise du club actée en Assemblée Générale le 7 mai, les bonnes nouvelles sont arrivées assez vite avec les prolongations du précieux gardien titulaire Dylan St Cyr, du meilleur défenseur Sam Dunn et du meilleur marqueur Craig Puffer étaient annoncées. De quoi dépasser les espérances des supporters, qui s'étaient habitués au départ en masse des étrangers chaque année, et qui étaient persuadés qu'ils n'auraient plus l'occasion d'admirer les mouvements si vifs de St Cyr, en tout cas plus sous le maillot basque. Si l'on ajoute l'ailier droit Vincent Deslauriers, qui peut jouer centre en cas de besoin, cela fait quatre étrangers conservés, contre zéro l'été dernier, et un seul les deux années précédentes. Et cela change tout !

En fait, l'Hormadi a conservé tous ceux qu'il voulait garder dans son contingent nord-américain. La seule exception est le centre numéro 1 Keith Getson, qui a arrêté. Son remplacement par Brent Beaudoin témoigne du saut qualitatif du recrutement puisque l'Américain ne sort pas juste d'université - comme les joueurs arrivés l'an dernier - mais a déjà de l'expérience professionnelle, y compris une première saison européenne en Slovaquie et en Grande-Bretagne. Ses débuts pros, ils ont eu lieu au pire moment possible, le 10 mars 2020. Il a obtenu la première étoile et inscrit le but gagnant à son premier match, mais celui-ci est resté sans lendemain car la soudaine pandémie de Covid-19 a tout arrêté. Comme une grande majorité des jeunes Américains, il s'était endetté pour payer ses études, et devait donc travailler pour rembourser son prêt étudiant, sans vouloir s'engager auprès d'un employeur car il restait déterminé à devenir hockeyeur pro. Il a donc pris des petits boulots, tels que livreur à domicile, en espérant que l'ECHL reprenne, ce qu'il a attendu... un an et demi. Déjà testé dans sa résilience, Beaudoin est un bon patineur avec un sens du jeu affiné, qui peut donc produire de l'offensive.

Annoncé début juillet, Beaudoin a été la dernière brique d'un recrutement efficace, bouclé en moins de deux mois à partir de l'AG de reprise. Un retour s'était très tôt dessiné pour la plus grande joie des supporters : Aleksei Polodyan, qui avait étalé ses qualités de créateur de jeu pendant deux ans à La Barre avant de partir pour cause de mésentente avec le coach Pierrick Rézard. La métropole bordelaise n'a jamais fait oublier la côte basque à Polodyan et à sa compagne. Avoir fini les play-offs comme étranger surnuméraire (après avoir un peu peiné à se remettre d'une blessure au genou) n'avait pas arrangé les choses. Le Russe s'est donc précipité vers le nouveau projet de l'Hormadi dès lors qu'il savait qu'un nouvel entraîneur arriverait.

Sur le banc, on verra en effet une figure respectée du hockey français, Stéphane Barin. Il avait été déjà en contact avec l'Hormadi après son éviction d'Épinal (où il avait laissé de bons souvenirs surtout en comparaison avec le délitement survenu après son départ lors des derniers temps des Gamyo), mais s'était de nouveau éloigné du hockey professionnel en prenant les commandes d'Annecy. Il a mis fin à son CDI avec le club haut-savoyard de division 2 - dont l'ambition était limitée par le budget et l'infrastructure - pour rejoindre un projet qui lui correspond. Il y retrouve l'esprit famille autour de l'équipe qu'il avait connu à Villard-de-Lans. Les deux parties se sentent en phase. Xavier Daramy explique les raisons de ce choix : "J'attachais de l'importance au fait d'avoir un entraîneur français. Pierrick Rezard a beaucoup apporté sur le côté technique et tactique, mais il manquait de contact humain, c'est en tout cas l'avis des joueurs. Stéphane est justement quelqu'un de très humain."

Un environnement idéal pour des jeunes en développement

Si ce projet est si motivant pour Stéphane Barin, c'est aussi parce qu'il fait la part belle au développement des jeunes Français. L'équation n'était pas simple car Anglet s'inquiétait du moment inévitable où Decock, Arrossamena et Pons partiraient à la retraite. Il était certes logique et attendu qu'ils arrêtent maintenant, mais même les supporters qui leur reprochaient de ne pas ou plus être au niveau savaient qu'aucun nouveau jeune ne pouvait remplacer à l'équivalence leurs départs simultanés.

Ces retraites ont été bien compensées avec trois JFL à fort potentiel. L'arrivée la plus remarquable est celle d'Ivan Esipov, parce qu'il arrive d'un concurrent direct où il avait déjà beaucoup de temps de jeu (Nice) et parce qu'on le savait convoité par plusieurs clubs. Mais Esipov cherchait un endroit où il se sente à l'aise. La présence de deux autres joueurs russes (Polodyan et bien sûr Rychagov qui est son équipier depuis deux ans) a été décisive pour le convaincre que l'Hormadi avait l'atmosphère nécessaire à son développement, lui qui a encore une marge de progression dans le jeu défensif proprement dit et dans l'aspect physique.

Les deux autres recrues sont des Grenoblois qui s'étaient sentis déconsidérés au sein des Brûleurs de Loups, au point de perdre leur place dans l'équipe et de finir la saison en tribunes. Timothé Quattrone ne demande rien d'autre que de jouer, et à son véritable poste d'attaquant, lui avait dû dépanner en défense chez les BDL. C'est encore plus vrai de Julien Munoz, qui sort lui aussi d'une saison frustrante à un moment de sa carrière où il a passé l'âge d'attendre (26 ans), mais que Stéphane Barin a choisi de placer en première ligne : "Il le mérite. À travers un club comme nous il peut avoir ce rôle-là. Il amène de l'expérience malgré son jeune âge. À Grenoble, il a déjà gagné deux titres de champion et une Coupe de France avec du temps de jeu."

L'objectif est que ces joueurs français puissent autant s'épanouir à Anglet que ceux qui sont maintenant devenus les nouveaux cadres. Fabien Kazarine a affirmé depuis deux ans sur la côte basque son sens du but mais aussi son caractère positif très apprécié dans le vestiaire. L'intégration a également été réussie pour le défenseur Arnaud Faure : arrivé l'été dernier, il a été honoré d'un A sur son maillot au bout de quelques mois et est déjà nommé capitaine, prenant la suite du valeureux Decock qui a vraiment incarné ce rôle pendant de longues années.

Le quatrième JFL retraité à remplacer était le second gardien Guillaume Duquenne, et son successeur sort d'une saison blanche en matchs officiels joués. Après son opération de la hanche, Isaac Charpentier est revenu en fin de saison dans une équipe de Nice qui l'avait remplacé, et il a été ballotté avec moins de temps de glace à l'entraînement. Il est donc important qu'il rejoue, et ses solides prestations en pré-saison rassurent. Stéphane Barin est content d'avoir deux gardiens travailleurs et volontaires : "Charpentier vient clairement en numéro 2, mais le numéro 1 n'est pas intouchable, pas dans sa bulle de verre. St Cyr est dans l'échange, dans le partage. Il a beaucoup de connaissances sur ce poste, y compris via sa mère [NDLR : l'ex-gardienne Manon Rhéaume], et suit de jeunes gardiens nord-américains dans des camps." Cette capacité de St Cyr à se gérer et à encadrer son collègue est importante car l'Hormadi n'a pas les moyens de payer même ponctuellement un entraîneur de gardiens, même si des moments spécifiques sur glace sont organisés pour eux.

Deux autres jeunes joueurs sont arrivés dans le cadre du projet d'académie. Raphaël Cacheux, un natif de fin d'année à la croissance tardive, n'était de ce fait même pas aligné en cadet élite - mais seulement dans l'équipe B en excellence - lors de sa première année U17 chez les Dragons. Il est parti à Bordeaux... et a marqué son premier but en Ligue Magnus avant tous les autres attaquants nés en 2004 qui lui avaient été préférés au CHAR à l'époque (tant les Rouennais comme Johanès Avonde ou Fabian Riu que les recrues extérieures comme Matéo Bussat et Antoine Addamo). Néanmoins, il serait présomptueux de dire que Cacheux les a dépassés, car son expérience avec les adultes reste maigre. S'il espère trouver à Anglet le lieu idéal pour se développer, il sera en concurrence avec les juniors locaux pour une place en quatrième ligne.

Le tapis rouge n'a pas non plus été déroulé sous les patins de Jamie Eyre, même s'il n'y a plus que deux étrangers en défense (le solide Dunn et le nouveau petit défenseur offensif très mobile Connor Blake). Rentré de deux années aux États-Unis, le Franco-Britannique, meilleur arrière des derniers championnats du monde U20 de D1A, est pour l'instant septième arrière dans l'esprit de son coach, avec un petit temps de jeu.

Des doublettes défensives variables mais des trios offensifs homogènes

Les jeunes Théo Frémond et Baptiste Manciot ont pour l'instant la priorité pour continuer sur la lancée de sa dernière saison, où ils se sont bien aguerris. Ils font partie du top-6 de Stéphane Barin, mais sans partenaire prédéterminé : "J'ai une façon de fonctionner qui n'est pas commune. Je peux créer des doublettes et les séparer sans préjudice pour l'équipe. On a des profils offensifs ou défensifs, j'ai donc la capacité de changer les doublettes si j'estime qu'on a besoin d'un peu plus d'offensive sur un bloc, ou si je sens à certains moments une baisse de régime."

En revanche, Barin a très tôt fixé ses lignes offensives. Mais il n'y a que le premier trio (Puffer-Beaudoin-Munoz) qu'il a pu éprouver de manière durable en préparation. Le deuxième trio (Kazarine-Polodyan-Deslauriers) a été amputé après cinq minutes du premier match amical contre les Américains d'Utica College parce que le malheureux Aleksei Polodyan a pris un coup de crosse en plein visage au bout de cinq minutes de jeu, avec des dents cassés et une fracture de la mâchoire. Il est revenu à l'entraînement, mais juste pour reprendre le patinage, sans contact et sans vibration. L'équipe attend le feu vert des médecins en espérant qu'il puisse être aligné pour le début du championnat.

La troisième ligne a quant à elle été séparée pour une bonne cause : Andrei Rychagov a en effet fait un aller-retour en Russie parce qu'il est devenu papa. Il est revenu à Anglet le 4 septembre, sa femme l'y rejoindra plus tard quand elle pourra prendre l'avion sans risque avec sa petite fille. Comme avant son départ, Rychagov retrouve sur ses ailes Quattrone et Victor Ranger, qui progresse régulièrement mais reste un attaquant plutôt défensif. L'absence d'un passeur de la trempe du Russe dans le top-6 offensif peut surprendre, même si son patinage accuse son âge (41 ans). Stéphane Barin explique cette stratégie : "Rychagov a tellement d'expérience qu'on peut l'aligner sur différents blocs. Il est pour l'instant sur un rôle moins offensif qu'il n'espérait, un rôle de joueur d'expérience avec deux joueurs qui patinent vite et mettent un peu de pression. On peut aussi l'associer à Polodyan, mais j'ai choisi l'homogénéité entre les blocs plutôt que la performance offensive pure. J'ai plutôt réparti sur quatre blocs que concentré sur deux, car je compte sur l'effort collectif. Cela évoluera sûrement... ou pas !"

Une Akademia pour acter le rapprochement d'un club entier

Dans cette logique, la quatrième ligne bénéficie normalement des talents offensifs de Samuel Rousseau, mais lui aussi est absent en cette pré-saison en raison de soucis d'adducteurs. Il retrouvera à ses côtés Hugo Baron, un fidèle du club depuis ses débuts sur la glace à 15 ans (il a débuté par le roller-hockey), et un poste à pouvoir parmi les membres de la "Magnus Akademia". Cette structure désigne la passerelle qui a été créée entre le hockey mineur et l'équipe première. Quatre/cinq joueurs (Eyre, Cacheux, Émilien Lochu, Robin Bouney et Logan Giner... avant sa fracture de la clavicule) et un gardien (Max Kleiber) y ont été ciblés. Ils s'entraîneront en permanence avec le groupe de Ligue Magnus, et seront à tour de rôle alignés, selon leur performance, aux deux places de septième défenseur et de douzième attaquant. Ils pourront aussi évoluer dans l'équipe-réserve encadrée par les anciens et promue en D2.

Plus que le label créé ("Magnus Akademia"), cette collaboration démontre surtout qu'avec l'arrivée d'Olivier Bouney à la présidence, l'équipe professionnelle travaillera naturellement de concert avec l'Hormadi amateur, où Thomas Molia a succédé à Bouney. Cela n'a pas toujours été le cas par le passé. C'est notamment à ce rapprochement que fait allusion Xavier Daramy quand il se réjouit que "les planètes s'alignent enfin", son expression favorite de l'été. Le nouvel entraîneur Stéphane Barin se réjouit lui aussi de ce projet à l'échelle d'un club entier, avec un discours sain qui ne brûle pas les étapes.

Tous sont lucides. Même si l'Hormadi tire le meilleur de ses possibilités, Anglet reste une des cinq équipes du bas de tableau. Bien sûr, le coach Barin aimerait viser le plus haut possible : "l'Hormadi n'a jamais fait les play-offs depuis son passage en Ligue Magnus, à nous de casser ce petit plafond de verre-là."

Mais dans quelques années, Chamonix et Nice auront une nouvelle patinoire et d'autres moyens. Pour durer en Ligue Magnus, l'Hormadi aura besoin de déménager de la patinoire de La Barre, construite en 1969 et rénovée il y a douze ans. C'est le pari d'Olivier Bouney, qui a investi en espérant que soit édifiée à moyen terme, d'ici cinq à dix ans, le projet idéal, celui qui comporterait 4000 places en tribune et deux pistes de glace. Le sujet a été évoqué au conseil municipal de janvier mais il ne s'agit que de discussions très préliminaires.

Marc Branchu (photos Nini Calimoutou)

 

 

Effectif :

Gardiens

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2023/24  MJ   Min   Moy.     %
37 ST CYR Dylan         23/05/1999  170  74       (Américain)  Anglet       FRA-1   43  2517   3,27   89,9%
61 CHARPENTIER Isaac    18/03/1999  180  70  Épinal            Nice         FRA-1    0

Défenseurs

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2023/24  MJ   B   A Pts   +/-   Pén
 6 FAURE Arnaud         15/12/1995  183  90  Grenoble          Anglet       FRA-1   40   1   5   6   +2    34'
13 ESIPOV Ivan          14/06/2002  180  84  JFL      (Russe)  Nice         FRA-1   48   6  18  24   -26   14'
15 FRÉMOND Théo         15/05/2002  179  79  Anglet            Anglet       FRA-1   32   0   2   2   -9     6'
24 MANCIOT Baptiste     14/03/2003  184  72  Bordeaux          Anglet       FRA-1   36   1   5   6   +4    20'
44 BLAKE Connor         15/11/1998  171  74        (Canadien)  Mount Royal  CAN-U   32   5  27  32         12'
                                                               Id./Adirond.  ECHL   31   2   5   7   +2    10'
46 DUNN Samuel          11/03/1998  188  98        (Canadien)  Anglet       FRA-1   50   7  15  22   -4    43'
64 LOCHU Émilien        02/03/2004  182  78  Clermont          NY Apple Core EHL    49   7  14  21         70'
74 EYRE Jamie           13/11/2004  181  77  Morzine           Islanders HC USPHL2  44   7  24  31         36'

Attaquants

N°                      Naissance    cm  kg  Club formateur    Club & Chpt 2023/24  MJ   B   A Pts   +/-   Pén
12 MUNOZ Julien         06/01/1998  173  72  Grenoble          Grenoble     FRA-1   41   3   4   7   -1    10'
14 BARON Hugo           14/11/2001  174  74  Anglet            Anglet       FRA-1   50   1   9  10   -13   13'
18 RANGER Victor        05/05/1999  177  73  Nantes            Anglet       FRA-1   43   5   6  11   -13   16'
19 KAZARINE Fabien      21/07/1995  179  81  Compiègne         Anglet       FRA-1   50  20  16  36   -4    37'
20 ROUSSEAU Samuel      30/11/2000  175  71  Strasbourg        Anglet       FRA-1   49   6   9  15   -1    18'
21 DESLAURIERS Vincent  11/11/1996  178  86        (Canadien)  Anglet       FRA-1   50  15  23  38   -6     8'
22 BOUNEY Robin         06/11/2003  181  76  Anglet            Anglet       FRA-1    3   0   0   0    0     2'
                                                               Anglet 2     FRA-4    9   7   4  11          2'
28 RYCHAGOV Andrei      25/08/1982  181  92           (Russe)  Nice         FRA-1   49   8  31  39   -6    40'
29 BEAUDOIN Brent       29/02/1996  180  84       (Américain)  HK Poprad    SVK-1    7   0   1   1    -2    2'
                                                               Dundee Stars GBR-1   45   8  21  29    -5   14'
42 GINER Logan          22/05/2004  177  72  ACBB              Anglet       FRA-1    3   0   0   0    0     2'
                                                               Anglet 2     FRA-4    3   2   1   3          2'
71 PUFFER Craig         03/05/1995  175  77       (Américain)  Anglet       FRA-1   50  26  20  46   -14   18'
86 QUATTRONE Timothé    11/05/2001  180  89  Annecy            Grenoble     FRA-1   46   2   9  11    +6    8'
                                                               Chambéry     FRA-2    8   0   3   3    -3    8'
94 CACHEUX Raphaël      08/12/2004  180  67  Rouen             Bordeaux     FRA-1    4   1   0   1    -1    0'
                                                               Bordeaux 2   FRA-4   18  16  14  30         30'
98 POLODYAN Aleksei     30/07/1998  181  76           (Russe)  Bordeaux     FRA-1   31   7   7  14    -3   16'

Entraîneur : Stéphane Barin (53 ans) assisté de Mathieu Cyr (CAN, 39 ans).

Partis : Guillaume Duquenne (G, 9 MJ à 85,2%, arrêt), Cole Thiessen (D, 3+22), Trey Phillips (D, 2+8), Michael Young (D, 3+4), Mathieu Pons (D, 0+5, arrêt), Keith Getson (A, 12+31, arrêt), Maurin Bouvet (A, 9+20, Gap), Colin Doyle (A, 9+14, Miskolc, HON), Nicolas Arrossamena (A, 8+11, arrêt), Thomas Decock (A, 4+12, arrêt), Nick Jermain (A, 6+7).

 

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