Cergy-Pontoise, une nouvelle culture d'exigence pour les jeunes
La saison 2024/25 des Jokers de Cergy-Pontoise a été profondément marquée par le drame. Un dimanche pendant la trêve de février, l'entraîneur finlandais a été retrouvé mort à son domicile, alors qu'il était encore dans les locaux du club le matin pour un cours de français. Le deuil a bouleversé tout un club et les marques de solidarité et de recueillement se sont multipliées les semaines suivantes pendant que l'assistant-coach Kévin Da Costa devait reprendre le groupe dans ces circonstances terribles.
Mais les joueurs déboussolés n'avaient plus la tête au hockey. Ils ont perdu leurs quatre dernières rencontres de la saison régulière. Cergy a donc fini dixième à deux points seulement du huitième Nice, ruminant une égalisation refusée à tort (d'après la confirmation de la direction de l'arbitrage le lendemain) face à cet adversaire en décembre. La spirale de résultats négatifs, qui avait débuté avant le décès du coach, s'est poursuivie en poule de relégation avec quatre défaites de plus dont un terrible 9-0 à Anglet. Mais dans le match décisif contre Gap, les Jokers remportaient un succès pour le dernier rendez-vous à l'Aren'Ice. Ils assuraient ansi le maintien sportif en Ligue Magnus et pouvaient se projeter vers l'avenir.
Le point rassurant dans cette fin de saison cauchemardesque est le soutien manifesté par le public même vers la fin de la série de 11 défaites consécutives à domicile. 2000 spectateurs, c'est un résultat appréciable pour une poule de maintien. En saison régulière, l'affluence a encore un peu augmenté avec 2563 spectateurs de moyenne, soit 121 de plus. La partie "recettes" du budget a donc été tenue, avec une contribution marginale mais en hausse sensible du merchandising (120 000 euros, +66%). Ces augmentations étaient nécessaires car les Jokers ont dû augmenter leurs chiffre d'affaires en propre de 13% pour compenser la fin des subventions publiques exceptionnelles (250 000 euros) reçues la saison précédente.


Néanmoins, les dépenses ont de nouveau dérivé. La personne chargée du pilotage budgétaire n'a pas démontré sa compétence prétendue, et les comptes intermédiaires dans le vert ont viré au rouge, trop tard pour pouvoir redresser la barre. Une restructuration du capital, avec un apport d'une quinzaine de sponsors-actionnaires, a dû être opérée à l'intersaison pour respecter la règle des fonds propres égaux à au moins 50% du capital social. La gouvernance a été révisée avec la création d'un Conseil Administratif que souhaitait de longue date le manager général Christophe Cuzin. En plus de rappeler leur ancienne responsable administrative et financière (Myriam Henneveu) pour un an, les Jokers ont confié le pilotage financier à un cabinet spécialisé, Providers, qui est aussi un des partenaires du club et qui doit aider à maîtriser les coûts.
Certains coûts sont néanmoins incompressibles et la masse salariale croît chaque année par le seul effet des augmentations individuelles des joueurs. La réduction des charges de 4% dans le budget prévisionnel a donc surtout été permise par la renégociation menée par l'Agglomération de Cergy-Pontoise pour réduire la redevance payée à l'Aren'Ice. Dans le même temps, le chiffre d'affaires prévisionnel doit progresser de 7% pour tenir le résultat final positif, critère d'encadrement défini par la CNSCG.
Une difficulté supplémentaire s'est présentée avec l'arrêt de la chaîne de télévision BFM Paris en mars 2025. Les déclinaisons régionales de cette chaîne d'information en continu constituent des relais pour plusieurs clubs de Ligue Magnus en diffusant des reportages, des spots publicitaires et des rencontres. Mais l'information régionale intéresse bien moins en Île-de-France qu'ailleurs et BFM a donc supprimé cette antenne parisienne qui perdait plus de 2 millions d'euros par an. Si la diffusion télévisée constituait une caution médiatique, son audience restait limitée, ce qui explique d'ailleurs sa disparition. L'absence de ce relais n'a pas empêché 90% des partenaires de rester fidèles.
Sportivement, les Jokers doivent en revanche reconstruire pratiquement sans tous leurs renforts étrangers : les six meilleurs pointeurs sont partis ainsi que l'attaquant Chris Theodore, peu efficace offensivement mais très combatif et travailleur (il a été recruté en DEL2 au bénéfice d'un passeport allemand). Le seul étranger conservé est donc Patrick Coulombe, qui rempile pour une saison et est maintenant le doyen de la ligue Magnus à 40 ans. Il restera l'évident capitaine même si le "C" tournera pendant les rencontres de préparation pour que d'autres cadres prennent des responsabilités. Son métier est d'autant plus nécessaire au sein des lignes arrières que les deux Français les plus expérimentés Aurélien Dorey (Gap) et Raphaël Faure (retraite) ne sont plus là.


Le dernier départ - a priori simplement provisoire - était programmé. Étudiant à l'ESSEC depuis trois ans, Tomas Pardo a convenu dans le cadre de son double projet sportif et scolaire de décaler son année de césure pour sa quatrième année : il passera un semestre à la Stockholm School of Economics, avec l'objectif d'enchaîner avec un stage en entreprise sur place, et a trouvé un club suédois en HockeyEttan, la troisième division... d'où vient le nouveau coach.
Le manager général adjoint Erwan Agostini décrit les critères qui ont présidé à ce choix : "On a défini ce qu'on voulait. Pour la troisième saison, on sera l'équipe la plus jeune du championnat. on voulait un entraîneur plus jeune pour la cohésion du staff, et on voulait augmenter le niveau d'exigence." La perle rare se nomme Philippe Horsky, qui s'est vite remis dans le bain du français qui était sa première langue scolaire à Vienne mais qu'il n'a plus utilisé depuis 25 ans. Le fait qu'il soit francophone n'était pas un critère, mais constitue un plus, notamment auprès des jeunes Français au niveau d'anglais assez balbutiant.
Comme tous les entraîneurs autrichiens, Philippe Horsky a énormément de mal à être prophète dans son propre pays, où les clubs ne jurent que par les techniciens nord-américains. Il a donc fait sa carrière à l'étranger et surtout en Suède, dans un championnat à vocation formatrice. Il a refusé une offre d'entraîneur-chef en DEL2 pour signer à Cergy, ce qui peut surprendre au vu de la cote des ligues, mais Horsky voit les choses autrement : "La Ligue Magnus était un peu sous-estimée en Europe, mais le professionnalisme est aussi élevé ici qu'en DEL2 ou en ICE HL. La seule différence est que les joueurs et entraîneurs gagnent plus d'argent là-bas. Mais ça va changer, il y a plus de public maintenant, on le voit à Marseille et ici à Cergy. Je pense que l'avenir est en France."
L'avenir immédiat de Cergy, c'est une défense rajeunie. Il y faut un étranger de plus pour compenser le départ d'Aurélien Dorey. Avantage de la recomposition, il y a désormais autant de gauchers et de droitiers - un confort et un atout pour la vitesse des transitions - grâce à l'arrivée de deux étrangers tirant de la droite : le Tchèque Jakub Müller a démontré au cours de ses trois saisons à Chamonix sa solidité défensive ; l'Américain Tanner Palocsik, formé dans le programme de jeunes des Penguins de Pittsburgh, brillait offensivement en junior et en université, mais a été cantonné à un rôle défensif pour sa première saison pro en ECHL chez les Toledo Walleye. Y était-il mal utilisé, un peu à contre-emploi ? Les Jokers essaieront de le démontrer car il est appelé à être utilisé en avantage numérique.
Le troisième droitier est Nikita Shalei, dont la saison partie de manière prometteuse (fiche de +8) s'est arrêtée sur blessure en décembre dernier. Son développement doit reprendre. Vincent Melin a connu un contrecoup en 2024/25 après sa meilleure saison et n'a plus été appelé en équipe de France, mais à tout juste 27 ans il n'est pas non plus au bout de son potentiel.
La particularité de Cergy sera la présence d'un joueur de 17 ans dans le top-6 défensif. Ce qui est habituel en Suède ou en Finlande est moins courant dans le reste de l'Europe, fait-on remarquer à Horsky. "Oui, c'est un élément de la culture suédoise, et on veut mettre en avant cette culture. Cela envoie un signal aux autres joueurs dans le pays, qu'on n'a pas peur de développer des jeunes." Blessé l'an passé à l'épaule puis à la cuisse, Paulin Hostein a montré sa capacité sur ses premières apparitions en Ligue Magnus. Son nouvel entraîneur assume pleinement de l'aligner : "Si un jeune comme Paulin ne joue pas en Magnus, c'est qu'il y a une erreur quelque part. Il faut qu'il sache qu'il peut faire des fautes, c'est normal pour un jeune. Il n'y a pas beaucoup de joueurs en France comme Paulin. Il a accéléré son développement physique, il est fort. Il n'a pas la tête comme un jeune, il pense le jeu comme un adulte. Je crois beaucoup en lui, il aura un gros avenir pour l'équipe nationale."
Ce socle défensif bénéficiera du même tandem devant les filets. Sebastian Ylönen a bien digéré son éviction des Bleus, il a prouvé qu'il gardait sa régularité en club même dans des circonstances difficiles. Atteignant tout juste 29 ans et donc le faîte de la carrière d'un gardien, Olivier Richard a gagné en temps de jeu... mais obtenu moins de victoires (4 seulement contre 5 la saison précédente). Celui qui a un Master en finance et travaille à l'intersaison dans ce domaine est néanmoins toujours prêt à relever le défi contre les gros adversaires, comme en huitième de finale de coupe contre le futur vainqueur Angers (0-1).


Ces deux dernières années, Cergy avait conservé au moins deux attaquants étrangers. Le secteur offensif est cette fois totalement à reconstruire. Ben Sokay sera le centre numéro 1. Efficace dans les duels pour conquérir des palets, ce droitier peut aussi les bonifier par sa mobilité et ses qualités techniques. Il a montré ses capacités offensives avec une première saison européenne à un point par match avec Dundee en Grande-Bretagne en 2022/23. Ce descendant de grands-parents polonais émigrés après la Seconde Guerre Mondiale a ensuite rejoint Katowice, où il a été battu deux fois en finale du championnat de Pologne. Sa première finale s'est mal passée, puisqu'il s'est brisé la cheville contre la balustrade sur un freinage raté. Revenu au jeu pour sa seconde saison, il a connu une autre blessure au genou en octobre dernier mais est resté le deuxième marqueur étranger de son équipe.
L'ailier américain Jarrett Lee est originaire de Hibbing, bastion traditionnel du hockey sur glace au nord du Minnesota. Cette petite ville conservatrice a vu grandir Bob Dylan, et si Lee tient de l'unique auteur-compositeur Prix Nobel de littérature, ce serait plus de la période chrétienne ayant suivi la conversion du chanteur que de l'idole de la contre-culture des sixties. Le jeune père de famille ne réinvente pas les codes mais il construit du jeu par la précision et la vitesse d'exécution de ses passes, servies par un rythme de patinage soutenu.
Un joueur de complément possible est l'ailier droit Dylan Lugris. Ce natif de Tampa, ayant emménagé à Buffalo à l'adolescence, était capitaine en junior mais n'a été recruté par une université (Penn State) qu'en cours de saison, fait rare en NCAA. Très vite adopté comme un élément positif du vestiaire, il s'est fait remarquer par ses bons résultats académiques, mais aussi par un trophée humanitaire reçu pour son organisation d'un évènement philanthropique ayant collecté 20 000 dollars par an pendant trois ans de suite pour le développement de l'équipe locale de para-hockey-sur-glace. Son intelligence de jeu et ses facultés d'adaptation seront utiles pour sa première expérience professionnelle - et européenne.
Les deux autres étrangers ont déjà passé le cap professionnel. Jake Stella est un attaquant défensif à la double nationalité suédo-américaine, un joueur au service du collectif qui devrait faire figure de deuxième centre. L'ailier gauche Matthew Philip est un joueur rapide et travailleur qui a également quelques qualités de finisseur. Sont-ils pour autant des cadres sur lequel Horsky pourra se reposer en se concentrant sur le développement des joueurs locaux ? Il pondère : "Les Nord-Américains aussi sont jeunes, c'est souvent leur première fois dans une ligue européenne, ils doivent patiner un peu plus, penser le jeu autrement.".


S'agissant des jeunes, on pense en premier lieu au pur produit du club Sayan Limtong. Horsky définit ainsi ses axes de progrès : "Il doit avoir plus faim, il doit montrer de la compétition, tous les jours à l'entraînement, pas seulement en match une ou deux fois par semaine. Mais avec sa vitesse et son jeu offensif, je suis convaincu qu'il peut jouer dans une ligue au-dessus de la Ligue Magnus." Quand on lui demande quel championnat pourrait être un objectif pour lui, Horsky répond l'Allsvenskan, la très forte deuxième division suédoise. Contrairement aux Norvégiens qui la connaissent bien et s'y installent souvent, les joueurs français - dernièrement Quentin Tomasino - ont plus de mal à s'y établir. Quelles seraient les clés pour y réussir ? Horsky répond "VO2, intensité du jeu et du patinage, culture de l'entraînement tous les jours."
L'autre talent est Philéas Perrenoud, une pépite par son aisance technique mais dont les stats ont stagné à sa seconde saison à Cergy. Horsky définit ainsi le chemin qu'il doit suivre : "Il a le sens du hockey, il doit progresser dans les derniers pourcentages de sérieux et de compétition. Il doit devenir plus fort, il n'a que 20 ans, il doit maintenant trouver son jeu, sa spécialité."
Alors qu'on a l'image d'un hockey suédois très tactique, Phil Horsky arrive avec une perception bien différente : "Ici en France, on parle beaucoup de systèmes, les coaches sont super-étudiés, mais quand de jeunes entraîneurs me demandent ce qu'ils doivent faire, je réponds compétition et intensité des entraînements. Il n'y a pas beaucoup de joueurs en France mais ce ne doit pas être une excuse, on doit trouver des solutions pour développer la compétition."
C'est un vrai leitmotiv pour l'entraîneur autrichien : "En France les jeunes étudient les tactiques très tôt, mais on n'en parle pas beaucoup en Suède. On parle plus de compétition. Il manque cette culture ici. Les joueurs français ont les bases, ils savent patiner, la préparation physique est sérieuse, mais le plus important est de développer les valeurs de compétition. On en parle tout le temps en Suède. La compétition, c'est y compris contre toi-même."
Ce discours vaut aussi pour les autres jeunes des Jokers. Il s'agit de Louis Petit, qui a achevé ses cours en ligne avec une école de commerce (EDHEC de Lille). Petit a montré sa polyvalence en jouant un peu sur toutes les lignes la saison passée, dépannant même en défense pour pallier une cascade de blessures. Il s'agit aussi de Paul Le Lem, jeune attaquant prêté par les Dragons de Rouen - comme il l'avait été à Amiens au Nouvel An - pour avoir plus de temps de jeu.
C'est valable tout autant pour le puissant ailier gauche Antoine Addamo et l'ailier droit au bon patinage Colin Delatour, cantonnés à une ligne à vocation défensive l'an passé. Le coach ne veut pas entendre parler de rôles prédéfinis et de Français spécialisés en infériorité numérique : "Les meilleurs joueront dans toutes les situations". Le message s'appliquera aussi à Arthur Hostein, blessé avec l'équipe de France U20 et que son coach a donc moins appris à connaître que son jumeau pour l'instant. Avec quatre lignes offensives, lui aussi devrait devenir titulaire.
Néanmoins, aucune place n'est acquise de manière prédéfinie, c'est le principe même de la compétition. L'équipe U20 s'est encore densifiée car Tarik Chipaux, nommé entraîneur des juniors depuis un an, y appelé des jeunes Alsaciens qu'il avait encadrés à Strasbourg et Colmar. Tous savent qu'il y a des places en équipe première, et d'autres en licence bleue à Neuilly-sur-Marne, qui sont potentiellement ouvertes à tous.
Après une saison de résilience pour l'ensemble du club, le nouveau départ de cette jeune équipe de Cergy-Pontoise est donc à suivre de près. Sans joueur dominant, la défense est assez équilibrée. L'attaque est encore plus jeune mais doit se présenter affamée. On attend de voir si le message du nouvel entraîneur autrichien Philippe Horsky peut permettre aux joueurs français d'exploiter tout leur potentiel. Limtong et Perrenoud, qui auront du temps de jeu y compris en avantage numérique, vont-ils se réveler pleinement et exploser cette saison ? L'équipe de France tiendra-t-elle le grand défenseur dont elle a tant besoin en Paulin Hostein ? Ce qui se passe à l'Aren'Ice pourrait intéresser tout le hockey français.
Marc Branchu (photos de Nini Calimoutou)
PS : Dylan Lugris a été retranché au profit d'Oscar Gustafsson, attaquant parfaitement connu de Philippe Horsky qui l'a entraîné deux ans à Vimmerby puis un an à Tranås.
Effectif :
Gardiens
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ Min. Moy. % 1 RICHARD Olivier 26/08/1996 188 80 Angers Cergy FRA-1 19 1012 4,03 88,9% 37 YLÖNEN Sebastian 03/07/1991 186 84 Rouen Cergy FRA-1 35 1986 3,11 91,4%
Défenseurs
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ B A Pts +/- Pén
5 COULOMBE Patrick 23/04/1985 175 79 (Canadien) Cergy FRA-1 44 3 19 22 -13 22'
7 MELIN Vincent 16/08/1998 182 82 Viry Cergy FRA-1 47 2 10 12 -13 45'
12 PALOCSIK Tanner 26/09/1999 180 86 (Américain) Toledo ECHL 50 1 2 3 -2 12'
24 SHALEI Nikita 24/06/2001 181 74 Anglet Cergy FRA-1 21 2 3 5 +8 15'
43 HOSTEIN Paulin 10/02/2008 186 73 Cergy Cergy FRA-1 11 0 3 3 -1 8'
Cergy U20 FRAjr 13 1 3 4 14'
94 MÜLLER Jakub 23/08/1999 188 91 (Tchèque) Chamonix FRA-1 44 4 17 21 -3 17'
JRIBI-CHAUVIÈRE Ewen 09/03/2007 180 82 La Roche Neuilly FRA-2 14 0 3 3 -3 33'
WENDLING Noah 16/09/2006 179 81 Colmar Strasbourg FRA-2 9 0 1 1 -1 7'
Strasbourg 2 FRA-4 13 4 11 15 30'
Attaquants
N° Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2024/25 MJ B A Pts +/- Pén
6 PETIT Louis 06/01/1998 177 77 Dijon Cergy FRA-1 47 10 6 16 -5 13'
15 PERRENOUD Philéas 01/10/2004 179 70 Strasbourg Cergy FRA-1 50 8 12 20 -15 30'
16 LE LEM Paul 24/06/2006 175 72 Nantes Rouen/Amiens FRA-1 24 0 2 2 +1 6'
Meudon FRA-2 3 0 0 0 0 0'
Rouen 2 FRA-3 12 6 8 14 13'
18 PHILIP Matthew 31/05/1999 183 84 (Canadien) Maine ECHL 50 8 5 13 -9 20'
19 ADDAMO Antoine 21/04/2004 187 80 Clermont Cergy FRA-1 43 2 6 8 -11 21'
Neuilly FRA-2 2 1 2 3 +2 0'
Cergy U20 FRAjr 4 5 4 9 27'
21 GIRRE Lucas 03/05/2007 184 71 Cergy Cergy U20 FRAjr 23 5 9 14 8'
28 STELLA Jake 14/11/1998 180 86 (Suédo-Américain) Tingsryd SUE-2 59 10 3 13 -14 30'
29 LEE Jarrett 04/06/1999 179 77 (Américain) Orlando/Indy ECHL 59 10 19 29 -12 28'
49 HOSTEIN Arthur 10/02/2008 185 76 Cergy Cergy FRA-1 17 0 1 1 -2 4'
Neuilly FRA-2 5 0 0 0 -1 0'
Cergy U20 FRAjr 23 11 10 21 39'
61 LUGRIS Dylan 23/06/2001 188 84 (Américain) Penn State NCAA 34 4 8 12 -8 6'
77 DELATOUR Colin 25/08/2003 173 70 Cergy Cergy FRA-1 50 7 4 11 -15 10'
Neuilly FRA-2 5 1 1 2 +1 2'
91 SOKAY Ben 24/01/1997 183 82 (Canadien) Katowice POL-1 51 13 18 31 4'
95 LIMTONG Sayam 10/07/2002 175 76 Deuil Cergy FRA-1 49 9 12 21 -4 4'
ABDELALI Nino 24/12/2005 185 87 Strasbourg Strasbourg FRA-2 21 1 0 1 -3 4'
Strasbourg 2 FRA-4 8 7 11 18 65'
GUSTAFSSON Oscar 05/03/1998 184 89 (Suédois) Nybro IF SUE-2 27 1 0 1 -5 4'
Tranås AIF SUE-3 2 1 1 2 +2 4'
Merano ALP/ITA 8 5 5 10 +5 4'
Entraîneur : Philippe Horsky (AUT, 47 ans), assisté de Kévin Da Costa (35 ans).
Partis : Daniels Gorsanovs (D, 6+14, Zemgale, LZT), Aurélien Dorey (D, 2+9, Gap), Raphaël Faure (D, 1+1, arrêt), Raphaël Brites (D, 1+0, Nantes, FRA-2), Kalle Myllymaa (A, 14+31, Marseille), Tyler Welsh (A, 15+26, Marseille), Aleksi Hämäläinen (A, 15+24, Amiens), Alex Barber (A, 12+26, Bayreuth, ALL-3), Danick Bouchard (A, 12+14, Dunkerque, FRA-2), Christopher Theodore (A, 8+8, Weißwasser, ALL-2), Tomas Pardo (A, 2+6, Sollentuna, SUE-3).
Revoir la présentation 2024/25