Les Brûleurs de Loups entament un nouveau cycle de reconquête
Reconstruire après une saison contrastée et… blanche
La fin de saison 2025/2026 a laissé un profond goût d’amertume chez les joueurs et supporters grenoblois. Les Brûleurs de Loups se sont inclinés en finale de la Ligue Magnus face à Bordeaux (4 matchs à 1) quelques semaines après avoir sombré en finale de la Coupe de France à Bercy contre Rouen (1-6). Deux finales perdues, zéro titre : même si beaucoup se contenteraient de ce parcours somme toute honorable, ce n’est pas ce qu’on appelle une saison réussie du côté des Brûleurs de Loups compte tenu des objectifs et des moyens du club.
Et pourtant tout n’est pas à jeter dans cette saison 2025/26 grenobloise qui restera l’une des plus mouvementée de ces dernières années ! Tout avait commencé de la meilleure des manières avec un parcours européen enfin réussi : en CHL, les Brûleurs de Loups se sont montré à la hauteur, réussissant leur pari de se qualifier pour le tableau final après des succès retentissants contre Bremerhaven (8-5), les Eisbären Berlin (5-4 aux tirs au but) et surtout Lausanne (7-4) dans un match qui fait vibrer Pôle Sud comme jamais ces dernières saisons. Une victoire qui ouvrait aux hommes de Per Hånberg les portes des huitièmes de finale face au géant Frölunda qui avait martyrisé les Brûleurs de Loups lors de leur dernière campagne de CHL. Et cette fois l’exploit n’était pas loin : battus 1-3 à l’aller, les Grenoblois s’imposent 2-1 chez le futur champion de la compétition.
Une performance XXL qui a paradoxalement été synonyme de début du déclin pour les Isérois. Alors que ce parcours remarquable laissait augurer d’une saison étincelante sur le plan national, il n’en fut rien. Touchés physiquement et mentalement par une compétition européenne très exigeante, les Brûleurs de Loups n’ont plus jamais retrouvé leur niveau de la CHL. Les départs successifs de Petter Birkheim (touché par une commotion et de retour en Norvège) et surtout d’Alexis Binner (parti au TPS Turku en décembre) ont déstabilisé la défense, même si Nolan Zajac et Andrius Kulbis-Marino sont venus les remplacer numériquement. Les suspensions à répétition de Pierre Crinon n’ont pas aidé et c’est une équipe de plus en plus irrégulière qui s’est inclinée lourdement à Bercy contre Rouen. Une fessée synonyme de couperet pour Per Hånberg, écarté par le président Jacques Reboh alors qu’il avait mis Grenoble sur la carte européenne quelques semaines plus tôt. Avec Edo Terglav seul derrière le banc, les Brûleurs de Loups se sont tout de même hissés jusqu’en finale des play-offs, mais minés par les blessures et sans ressort psychologique, ils se sont logiquement inclinés face à Bordeaux. Pour retrouver la joie de brandir un trophée, une reconstruction en profondeur s’impose donc en vue d’une saison 2026-27 où Grenoble n’aura, pour la première fois depuis longtemps, que les compétitions nationales à jouer.
Un nouveau coach et de nombreux départs
Les Brûleurs de Loups entament leur deuxième saison avec le trio Alexandre Duyck (directeur général), Jérôme Perez (manager sportif) et Edo Terglav (directeur sportif) aux manettes. Julien Baylacq, qui avait donné un coup de main comme assistant coach de Terglav en fin de saison, débute sa deuxième saison comme directeur du centre de formation tout en ajoutant un rôle d’assistant manager sportif auprès de Jérôme Perez. C’est donc Edo Terglav qui est chargé de piloter la politique sportive du club professionnel, qui englobe le centre de formation (U20 et meilleurs U18) et l’équipe de Ligue Magnus.


Jacques Reboh (à gauche), Edo Terglav et Juho Juujärvi
Première étape : trouver un remplaçant de Per Hånberg puisqu’il était établi en fin de saison qu’Edo Terglav retrouverait son rôle d’entraîneur-adjoint après un énième interim en head coach (rappelons qu’il reste sélectionneur de la Slovénie en parallèle). Après une longue recherche, Terglav et Perez ont jeté leur dévolu sur un nouvel entraîneur venu du nord. Après le Finlandais Jyrki Aho et le Suédois Per Hånberg, retour vers la Finlande avec Juha Juujärvi. Son profil de formateur - il a conduit Tappara au titre de champion de Finlande junior 2004 avec deux futurs médaillés mondiaux dans ses rangs (Salmela et Kontiola) et un certain Ilpo Salmivirta comme MVP des play-offs - a plu aux dirigeants grenoblois qui mettent en avant sa capacité à développer les jeunes joueurs au quotidien et son exigence de travail liée à ses nombreuses années d’encadrement en Finlande où il a entraîné à divers niveaux depuis 25 ans. Il a été entraîneur-chef en Mestis, le second échelon finlandais, et assistant-coach en Liiga à Ilves, JYP et surtout Tappara, le champion de Finlande 2024 et 2026 où il vient de passer ses trois dernières saisons. Son souhait de redevenir coach principal l’amène pour la première fois à quitter son pays. Une aventure à l’étranger à Grenoble où il arrive seul à 51 ans pour travailler avec un encadrement déjà en place. Parviendra-t-il à égaler ses prédécesseurs qui ont mis la barre très haut en étant champions dès leur première saison ? Et surtout parviendra-t-il à s’inscrire dans la durée alors que Aho et Hånberg ont connu une fin brutale à Grenoble, respectivement au cours de leur troisième et deuxième saison grenobloise seulement ? Pour réussir son pari, il lui faudra non seulement s’adapter à un nouveau pays et une nouvelle culture hockey mais aussi prendre en mains un effectif qu’il n’a, pour l’essentiel, pas choisi puisque le recrutement s’est fait avant son arrivée par Terglav et Perez.
Si les décideurs grenoblois ont pris leur temps pour choisir le nouveau coach principal, ils n’ont en effet pas traîné pour reconstruire un effectif qui a connu un sérieux lifting. Le premier départ annoncé fut celui du gardien tchèque Jakub Štěpánek, au club depuis cinq saisons. L’arrivée de Matija Pintarič en début de saison 2024-25 avait fragilisé sa position mais le duo avait plutôt bien fonctionné et avait contribué au titre 2025, Štěpánek remplaçant notamment au pied levé Pintarič lors du match 5 de la finale contre Angers. Mais Štěpánek a vu son statut évoluer au cours de la saison 2025-26. Toujours solide en début de saison, il est devenu moins décisif lors de ses titularisations. Après un match compliqué en fin de saison régulière contre Gap (4-5), il n’a plus été titularisé… jusqu’au match 6 de la demi-finale contre Angers où il a dû pallier l’absence imprévue de Pintarič. Un match difficile, perdu 4-7, qui constitue donc sa dernière apparition devant la cage grenobloise à près de 40 ans. Le club a souhaité se rajeunir à cette position.
D’une manière plus générale, le secteur défensif n’a pas toujours donné satisfaction, surtout après les départs de Birkheim et Binner. Plus fébrile, la défense grenobloise a parfois connu des "trous d’air" comme lors de la finale de la coupe de France. Il n’est donc guère surprenant de voir partir les quatre arrières étrangers de la seconde partie de saison, même si, pris individuellement, aucun n’est vraiment à pointer du doigt. Pontus Englund par exemple, a souvent contribué offensivement en marquant des buts importants mais il a souffert du départ de Binner avec lequel il formait une paire redoutable en CHL. Il retourne finalement d’où il vient, à Katowice à l’issue d’une expérience grenobloise plus mitigée. Juho Rautanen a souvent été considéré comme l’élément le plus fiable de la défense grenobloise. Touché par une blessure en fin de saison régulière qui lui a fait manquer une bonne partie des play-offs, il est revenu pour le match 5 de la demi-finale contre Angers, contribuant à la qualification sans pour autant peser sur la finale. Il a souhaité tenter sa chance en EIHL à Glasgow. Arrivé fin décembre en remplacement de Birkheim, Andrius Kulbis-Marino a d’abord semblé être une très bonne pioche avec une contribution offensive qu’on n’attendait pas forcément puisqu’il a marqué au moins un point à ses sept premiers matchs. Cantonné à un rôle plus défensif par la suite, il a connu un gros temps de jeu lors des play-offs, aligné aux côtés de l’autre "joker" grenoblois, Nolan Zajac. Ce dernier a remplacé Alexis Binner après son départ surprise début janvier et a tout de suite eu un impact, autant défensivement qu’offensivement. Devenu un élément indispensable du power-play, il a réalisé d’excellents play-offs, au point d’être le troisième pointeur grenoblois derrière le duo Boivin-Beauchemin. Mais il a souhaité retourner au Canada pour des raisons familiales après huit saisons passées en Europe plutôt que de s’inscrire dans la durée avec les Brûleurs de Loups. Kulbis-Marino ira rebondir, lui, à Anglet où il aura sans doute un rôle important.


Déçus et partis : Juho Rautanen (à gauche) et Adel Koudri (à droite)
En attaque, les départs sont moins nombreux mais certains sont marquants. Là encore le contingent étranger a été (partiellement) renouvelé avec le départ des deux attaquants suédois. Arrivé comme joker en septembre dernier, Martin Karlsson est retourné dans son club de Leksand après cette unique expérience hors de Suède. Attaquant défensif, il a séduit par son intensité sur la glace et son rôle essentiel en infériorité numérique. Blessé en fin de saison régulière, il a manqué l’essentiel des play-offs avant de revenir dans un contexte difficile au cours de la finale contre Bordeaux. Fredric Weigel est lui aussi reparti après une seule saison passée en Isère. Recruté notamment pour son efficacité sur les mises au jeu, il a été très précieux dans ce domaine même si sa contribution offensive a été moins importante qu’espérée. Ses play-offs avaient bien commencé mais ils se sont arrêtés brutalement avec une blessure importante lors du match 5 contre Angers. Autre départ marquant : celui d’Alexandre Mallet, membre indispensable du trio "Air Canada". Après avoir prolongé l’aventure en Ligue Magnus avec deux saisons à Grenoble, il retourne au Canada où il devait déjà retourner après ses deux saisons rouennaises mais la tentation de rejouer avec Boivin et Beauchemin avait été plus forte. Marquant par son intensité physique et son placement devant la cage pour exploiter les rebonds, sa complicité avec Boivin et Beauchemin a été un facteur du succès de l’attaque grenobloise. Décisif en CHL (5 points en 6 matchs dont 4 buts et un triplé mémorable contre Bremerhaven), il a aussi été freiné par des blessures à répétition qui lui ont fait rater une grande partie des play-offs dont la finale contre Bordeaux.
Du côté des joueurs français, le départ le plus marquant est sans doute celui d’Adel Koudri qui quitte le club grenoblois après sept saisons passées en équipe première. C’est le départ d’un attaquant fidèle, devenu emblématique, qui s’était fait une place de choix dans le vestiaire après avoir intégré l’équipe pro dans le sillage d’Aurélien Dair et de Dylan Fabre. Mais sa meilleure saison (2022-23) commence à dater et depuis il semble connaître une forme de stagnation, voire de régression notamment lors des derniers play-offs où il fut quasiment invisible offensivement, se contenant de tâches défensives sans réellement peser malgré les absences. Le moment est donc probablement bien choisi pour se relancer à Marseille où il aura un rôle plus important. Théo Gueurif est lui aussi sur le départ après une saison très vite écourtée par une commotion qui l’aura limité à 15 matchs en Ligue Magnus et 8 en CHL. Malgré quelques bonnes prestations, il n’aura pas complètement répondu aux attentes placées en lui lors de son recrutement à Cergy il y a deux saisons. Un nouveau défi l’attend en ECHL. Pour le remplacer avant les play-offs, le staff grenoblois avait fait un autre pari en recrutant Rudy Matima, en rupture avec son club d’Amiens. Après 22 matchs où il n’a récolté que 3 assistances, il tentera de relancer sa carrière du côté de Lyon en D1.
En fin de saison, minés par les blessures en attaque notamment, les Brûleurs de Loups avaient dû faire appel aux jeunes U20 qui avaient joué l’essentiel de la saison à Chambéry mais aussi à Hugo Nogaretto, qui avait été prêté toute la saison à Nice. Le retour de ce dernier est passé relativement inaperçu en play-offs avec 0 point en 10 matchs disputés et il retourne logiquement et définitivement à Nice. Quant aux autres U20 qui avaient notamment apporté une énergie bienvenue lors du difficile quart de finale contre Briançon, ils ont tous trouvé un point de chute en Ligue Magnus afin de poursuivre leur développement : Hugo Raveaud à Gap, Sacha De Smitt à Briançon et Maxime Toukmatchev à Nice (en prêt pour ce dernier).
Une défense reconstruite et plus robuste
S’il y a bien un secteur qui a été ciblé lors de la construction de cette équipe 2026-27, c’est la défense. L’objectif est clair : "muscler" la défense, la rendre plus solide, plus physique et moins perméable. Les profils visés correspondent à des joueurs d’expérience, au profil plus défensif, capables de mettre plus d’impact physique sur les attaquants adverses et de mieux protéger la cage. Ce qui n’exclut pas de devoir remplacer la production offensive de Zajac ou Englund, partis sous d’autres cieux. La première recrue défensive est française, un secteur où les bons JFL se font pourtant rares. Dans ces conditions, recruter un international est tout bonnement exceptionnel et c’est ce que Grenoble a réussi à faire en rapatriant Yohann Auvitu à 37 ans, soit près de 18 ans après son départ de France. Voilà assurément LE gros coup du recrutement grenoblois lors de cette intersaison. Avec 58 matchs en NHL et un carrière internationale riche de huit saisons en Liiga et trois saisons en Extraliga tchèque dernièrement, Auvitu a longtemps été considéré comme le meilleur défenseur de l’équipe de France. Son expérience, sa capacité de relance, son influence sur le jeu des deux côtés de la patinoire vont en faire un joueur cadre de la défense grenobloise. Son âge "avancé" peut être vu comme une limite mais, s’il reste en santé, il peut avoir encore deux ou trois belles saisons de hockey devant lui avec l’envie de gagner au moins un titre avec Grenoble.


Yohann Auvitu et Filip Windlert
Autre belle prise sur le plan défensif, le défenseur québécois David Noël, 27 ans, ancien choix de cinquième tour des Blues de St. Louis lors de la draft 2017. Sa carrière européenne ne fait que commencer après une demi-saison au HPK en Liiga et une saison complète à Nottingham en EIHL. Défenseur physique (1,85m), capable de mises en échec retentissantes, il est également connu pour son lancer dévastateur (15 buts inscrits la saison dernière). À ses côtés, un défenseur suédois expérimenté (33 ans), Filip Windlert, qui a presque toujours évolué en Suède, essentiellement en Allsvenskan. Sa seule expérience hors de son pays était au TPS Turku en Liiga. Défenseur au profil plus défensif, il correspond à cette volonté de sécuriser la défense avec des joueurs qui ont du leadership (il a été capitaine de son club de l’AIK pendant deux saisons) et qui sont capables de protéger efficacement l’accès à la cage.
Le défenseur canadien Cody Donaghey, 30 ans, s’est fait remarquer à Angers la saison dernière après avoir parcouru l’Europe (Danemark, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie et Royaume-Uni). Défenseur complet et droitier, doté comme Noël d’un très bon lancer, il devait faire du bien à la supériorité numérique grenobloise. À Angers, il a joué un rôle important lors des derniers play-offs (10 points en 13 matchs). Mais il s’est malheureusement blessé au genou lors de l’intersaison et risque de manquer une bonne partie de la saison à venir. Pour le remplacer dans l’effectif, le staff grenoblois a fait appel à un défenseur finlandais Aleksi Laakso, 36 ans, qui a 15 saisons et plus de 700 matchs de Liiga à son actif. Il jouait la saison dernière à Kiekko-Espoo, le club entraîné par un certain Jyrki Aho, ex-entraîneur grenoblois. Comme Windlert, il s’agit d’un profil plus défensif mais mobile et capable de bien jouer dans les deux sens de la patinoire.
Les trois seuls défenseurs reconduits dans l’effectif grenoblois sont les trois JFL présents la saison dernière. Antoine Fertin est sans doute celui qui a donné le plus de satisfactions. À l’origine prévu comme septième défenseur, il a réussi au gré des circonstances à s’imposer comme titulaire en disputant l’intégralité des rencontres. Un gros pas avant pour ce jeune défenseur (23 ans) formé au club dès sa première saison complète avec les Brûleurs de Loups. Avec un profil défensif, il a su s’imposer physiquement au fil de la saison, n’hésitant pas à se faire respecter dans les duels tout en rivalisant en patinage. Des performances qui lui ont valu d’être convoqué à un rassemblement avec l’équipe de France. Une belle saison à confirmer.
Axel Prissaint continue également l’aventure après une première saison grenobloise contrastée. Si les débuts ont été prometteurs, la suite a été plus délicate, à l’image du reste de l’équipe, avec des play-offs où il a perdu de son influence. Néanmoins sa contribution offensive a été plus importante que lors de ses saisons bordelaises (22 pts en saison régulière) et son +/- a été le meilleur de la Ligue Magnus chez les défenseurs avec le défenseur rouennais Dylan Yeo (+33). Son impact physique est utile même si certaines erreurs de relance peuvent être coûteuses. À 28 ans, il a encore une marge de progression mais il ne doit pas perdre de temps s’il veut arriver à retrouver la sélection nationale qui s’est éloignée de lui la saison dernière.


Pierre Crinon et Antoine Fertin
Enfin, Pierre Crinon sera toujours grenoblois après une saison particulièrement mouvementée et malgré une porte ouverte pour un départ à l’étranger pendant l’intersaison. Connu pour son impact physique et certains gestes parfois limites, sa saison a connu un tournant lors du match contre Angers en novembre au cours duquel il a frappé le gardien angevin Matt O’Connor au cours d’un échauffourée. Une suspension de 7 matches a suivi. Mais la bagarre avec l’équipe de France aux JO contre le Canadien Tom Wilson et deux autres suspensions dans la seconde moitié de la saison ont fait encore beaucoup parler de lui. Un balayage lors du match 2 du quart de finale contre Briançon sur Yonis Penet lui a valu une suspension de 8 parties. De retour lors du match 6 de la demi-finale contre Angers, il a été de nouveau suspendu pour une faute similaire sur Baptiste Bruche lors du match 4 de la finale contre Bordeaux. Il ne pourra donc pas commencer la saison régulière puisqu’il lui reste 8 matchs de suspension sur 9 à purger (ce qui a d’ailleurs refroidi les clubs étrangers pour un éventuel transfert cet été). Défenseur international, il reste une valeur sûre à condition qu’il arrive à maîtriser ses nerfs et à se discipliner. Tel sera l’enjeu de sa saison, sachant qu’il sera dans le collimateur des instances fédérales et des arbitres et qu’il a été recadré en interne pour mieux se conformer aux valeurs du club.
Le jeune défenseur Niklas Terglav, 22 ans et fils d'Edo, sera intégré dans l’effectif grenoblois avec des possibilités de prêt du côté de Gap. Défenseur au profil essentiellement défensif, il a bien paru lors des ses premières prestations en Ligue Magnus la saison dernière après deux saisons pleines à Chambéry (31 matchs), ce qui demande confirmation sur une saison complète. Utilisé comme huitième défenseur à Grenoble et septième à Gap, il aura pour but de grapiller du temps de jeu.
Devant la cage, les Brûleurs de Loups pourront compter de nouveau sur Matija Pintarič qui à 37 ans ne donne toujours pas de signe de déclin. Avec une moyenne à 93,3% d’arrêts, "Pinta" aborde sa troisième saison à Grenoble, toujours aussi déterminé à aller chercher les titres qui ont échappé aux Brûleurs de Loups cette saison. En 2024-25, il a mis de côté l’équipe nationale slovène et a découvert les joies de la paternité… en pleine série de demi-finale contre Angers, manquant ainsi le match 6. Plus que jamais gardien numéro 1, il a perdu son suppléant habituel Štěpánek avec lequel il formait un binôme qui fonctionnait bien. Le nouveau "back-up" grenoblois est Jordan Kooy, un Canadien de 26 ans qui a évolué ces dernières années dans le championnat universitaire canadien après avoir joué en OHL et qui vient tenter sa chance en Europe. Pour ensuite prendre le relais de Pintarič ? Tout dépendra évidemment de ses performances et de son acclimatation à son nouvel environnement professionnel. En troisième gardien, les Brûleurs de Loups pourront compter sur le jeune Cebald Debiak, bientôt 21 ans, qui a très bien paru lorsqu’il a dû remplacer Pintarič au pied levé et qui sort d’une saison pleine en D1 à Chambéry, où il a souhaité rester comme gardien titulaire pour poursuive sa progression avec un maximum de temps de jeu.
Un recrutement ciblé en attaque
En attaque, le départ d’Alexandre Mallet est sans aucun doute celui qui laisse le plus grand vide. Les Brûleurs de Loups n’ont pas lésiné puisqu’ils ont réussi à attirer dans leurs filets un CV XXL, l’attaquant québécois Alexandre Grenier. Drafté par Vancouver en troisième ronde, il a joué neuf matchs de NHL, tous avec les Canucks. Mais il a surtout évolué en AHL (417 parties) et en DEL (235 parties) sans oublier une saison à Langnau en Suisse où il a tourné à un point par match. À presque 35 ans, sa carrière est désormais derrière lui mais il vient relever un dernier défi à Grenoble avec qui il était en contact depuis quelques années et où il aura un rôle important à jouer tout en rejoignant des connaissances comme François Beauchemin et Nicolas Deschamps. Capable de jouer ailier ou centre, c’est un attaquant puissant au grand gabarit (1,95m), capable de faire des différences et de marquer régulièrement. Son influence devrait être importante sur le power-play notamment mais sa présence peut aussi permettre d’équilibrer les lignes offensives grenobloises, parfois trop dépendantes de la première ligne "Air Canada". Malgré tout, l’associer à Boivin et Beauchemin sera très tentant pour le nouveau coach. Avec Grenier, les Brûleurs de Loups héritent d’un attaquant de haut niveau, expérimenté et encore très performant.


Alexandre Grenier et Jānis Švanenbergs
Le départ de Fredric Weigel est compensé par l’arrivée du centre letton Jānis Švanenbergs qui évoluait depuis deux saisons et demie à Amiens. Dans un rôle de centre, on attend de lui qu’il soit également capable de gagner les engagements comme Weigel mais aussi d’imposer sa présence physique (1,90m) dans les duels et d’évoluer en infériorité numérique. Auteur d’une dernière saison quelque peu décevante en Picardie, il va devoir rebondir dans un environnement encore plus compétitif. À 25 ans, cet ancien espoir du hockey letton, passé par la KHL (65 matchs), doit apporter de la fraîcheur et de l’intensité à l’attaque grenobloise. Son potentiel ne s’est pas encore totalement révélé sur le plan statistique.
La perte d’un JFL d’importance comme Adel Koudri aurait pu s’avérer problématique mais les Brûleurs de Loups ont réussi à mettre la main sur l’attaquant angevin Téo Sarliève pour le remplacer, certes dans un registre différent puisque ce dernier est ailier. Après six saisons avec les Ducs, le Clermontois d’origine, passé par Gap, vient relever un nouveau défi à Grenoble à 27 ans. L’occasion pour lui de se rapprocher de l’équipe de France où il est régulièrement appelé, et pour les Brûleurs de Loups de compter sur un joueur complet et énergique, doté d’un bon tir qui a souvent réglé la mire au cours de deux dernières saisons (17 buts à chaque fois).
Enfin, pour remplacer Karlsson et Gueurif qui évoluaient dans un registre plus défensif, le staff grenoblois s’est tourné vers Gap en ciblant des joueurs au profil spécifique, capables de tenir un rôle sur une ligne plus défensive. Dimitri Thillet est un centre expérimenté qui a déjà remporté deux fois la Ligue Magnus (avec Rouen et Gap) et vient tenter d’en obtenir une troisième. Recruté pour son expérience, son leadership et sa capacité à jouer dans les deux sens de la patinoire, Thillet peut s’offrir à 33 ans une dernière partie de carrière intéressante alors que Grenoble veut pouvoir compter sur des joueurs de caractère comme lui pour éviter les défaillances psychologiques connues la saison dernière. Il vient de Gap avec Paul Siraudin, bien connu à Pôle Sud puisqu’il a terminé sa formation chez les Brûleurs de Loups aux côtés de Matias Bachelet, Antoine Fertin et Valentin Grossetête. Il les retrouve avec l’équipe professionnelle après s’être aguerri en Ligue Magnus à Marseille pendant deux ans puis à Gap la saison dernière. Si ses statistiques offensives n’ont pas vraiment décollé, il a développé son jeu défensif et sa vitesse de patinage sera certainement utile aux Brûleurs de Loups qui veulent développer un jeu offensif plus rapide.


Dimitri Thillet et Sacha Treille
Pour le reste, la plupart des cadres de l’équipe 2025-2026 restent présents, à commencer par le capitaine Sacha Treille qui entame sa huitième saison consécutive avec les Brûleurs de Loups. À 38 ans, il reste encore très compétitif puisqu’il sort d’une belle saison de 36 points en saison régulière (dont 22 buts) et 11 points en play-offs (dont 8 buts), plus une très belle campagne de CHL (7 pts en 8 matchs). Sacha Treille reste un élément essentiel de l’attaque grenobloise, en plus de son rôle dans le vestiaire. Après les JO 2026 à Milan qui constituaient l’aboutissement de sa carrière internationale (avec un joli but contre le Canada au passage !), il a annoncé sa retraite internationale. Mais de retraite en club, il n’en est pas - encore - question pour le moment et il pourra se consacrer pleinement à la reconquête du titre. Autre international fidèle au poste, Guillaume Leclerc. Après une première saison en deçà des attentes, il a retrouvé son meilleur niveau la saison dernière. Son retour au premier plan a fait le plus grand bien à l’attaque grenobloise et il devrait en être de nouveau un élément majeur s’il poursuit sur la lancée. Seule déception pour lui : ne pas avoir été retenu pour les JO mais il a retrouvé l’équipe de France pour les championnats du monde de D1.
Une des meilleures nouvelles de l’intersaison est aussi que les Brûleurs de Loups pourront de nouveau compter sur leur duo magique, Christophe Boivin et François Beauchemin, désormais orphelins d’Alexandre Mallet. Mais sans lui, ils ont déjà réalisé des play-offs d’exception, survolant les compteurs : 29 pts (11 buts) en 17 matchs pour Beauchemin et 24 pts (9 buts) en 17 matchs pour Boivin. Des statistiques qui à elles seules montrent la dépendance de l’attaque grenobloise vis-à-vis de ces deux joueurs. Si la production offensive devra être plus diversifiée, les Brûleurs de Loups ont besoin de compter sur leur duo d’attaquants de premier plan qui a montré aussi sa valeur en CHL (8 pts chacun) et a parfois inversé les rôles. Le buteur Boivin s’en effet mué en passeur ce qui lui a permis d’augmenter son total de points déjà élevé de la saison précédente (62 contre 57) et de remporter le Trophée Charles Ramsay du meilleur compteur de saison régulière et le Trophée Philippe Bozon du meilleur attaquant de la Ligue Magnus. Quant à Beauchemin, il s’est distingué comme buteur en marquant 40 buts sur l’ensemble de la saison toutes compétitions confondues, dont 5 en CHL.
Autre cadre de l’attaque grenobloise mais qui a connu une saison plus difficile : Nicolas Deschamps qui va entamer sa sixième saison chez les Brûleurs de Loups. Sa production en saison régulière a baissé significativement, passant de 53 points en 2023-24 à 41 points en 2024-25 et à 30 pts en 2025-26, certes en seulement 34 matchs sur 44 à cause d’une blessure en début de saison. Sa production a chuté également en play-offs (7 pts contre 12 la saison précédente). À 36 ans, ses meilleures années sont sans doute derrière lui mais les Brûleurs de Loups ont besoin de lui pour diversifier l’attaque grenobloise qui ne doit pas compter que sur une grosse ligne. Un rebond est donc espéré. L’international français Aurélien Dair, qui a disputé cette saison les JO et les championnats du monde de D1, fait aussi partie des attaquants dont on attendra plus après une saison moins productive que la précédente (29 pts contre 35 en saison régulière et surtout des play-offs avec seulement 1 but contre 7 en 2024-25). Très précieux en supériorité numérique avec son puissant lancer mais aussi très habile techniquement dans les situations de un contre un, Dair a eu du mal à trouver le fond des filets en fin de saison dernière. S’il retrouve l’efficacité devant la cage, il pourrait redevenir une des armes offensives principales.


Aurélien Dair et Stepan Nemtyryov
En pleine ascension à 23 ans, le jeune international grenoblois Matias Bachelet a reçu le Trophée Jean-Pierre Graff de meilleur espoir. Il a confirmé son excellente saison 2024-25 (32 pts dans les deux cas) tout en brillant en CHL (6 pts en 7 matchs). Mais une opération à l’épaule a mis un terme prématuré à sa saison et à ses perspectives d’évoluer à l’étranger dès la saison prochaine. Encore convalescent en début de saison, il espère réaliser une saison pleine pour franchir le cap international avec la perspective de disputer ses premiers championnats du monde. Son absence en play-offs a été préjudiciable aux Brûleurs de Loups et son retour est attendu avec impatience pour dynamiser l’attaque grenobloise. Autre jeune international qui a franchi un cap, Valentin Grossetête, 22 ans, a bien paru en CHL (2 buts) et en play-offs (3 buts, 8 pts en 16 matchs). Joueur physique qui excelle dans les tâches défensives et qui est capable de jouer à haute intensité en mettant la pression sur le porteur du palet, il a montré qu’il pouvait aussi marquer. Son excellente saison lui a valu d’être sélectionné pour les championnats du monde D1. Il lui reste à canaliser une certaine fougue qui l’a privé du match 5 de la finale après une expulsion au match 4 pour une charge irrégulière sur Julien Guillaume. Suspendu pour 5 matchs, il lui en reste encore 4 à purger en début de saison.
On notera également l’intégration dans l’équipe des Brûleurs de Loups de l’attaquant russe Stepan Nemtyrev, présent en France depuis 2022, d’abord à Angers puis dans le giron grenoblois où il a franchi les divers paliers mentant au groupe pro : à Vaujany (2023-24 et 2024-25) puis à Chambéry la saison dernière où il a excellé pour sa première saison en D1. A 21 ans, il est prêt à faire le grand saut d’autant que son statut de JFL ne le mettra pas en concurrence avec les autres attaquants étrangers. Ses ex-coéquipiers à Chambéry, Stepan Kolonin et Nathan Riu, seront également appelés en cas de besoin.
De l’expérience pour ramener un trophée
Pour autant, si les Brûleurs de Loups veulent avoir une chance de retrouver l’Europe, il faudra gagner au moins une des deux compétitions nationales. Un objectif qui pourrait être atteint grâce à l’apport de joueurs expérimentés, qui ont déjà été confrontés à de grands championnats comme Yohann Auvitu et Alexandre Grenier. Mais avec Filip Windlert, Aleksi Laakso ou le Français Dimitri Thillet, les Brûleurs de Loups pourront compter sur des joueurs sans doute moins spectaculaires mais tout aussi importants dans leurs apports en termes de leadership et de gestion mentale des matchs et en particulier des finales qui ont été mal négociées la saison dernière. Mais Grenoble ne mise pas que sur des joueurs trentenaires car avec David Noël, Téo Sarliève, Jānis Švanenbergs et Paul Siraudin, les Brûleurs de Loups préparent aussi l’avenir avec des joueurs encore jeunes qui ont encore de belles années de hockey devant eux.
Bien sûr la clé du succès cette saison sera la capacité de Juha Juujärvi à s’adapter à son nouvel environnement et à cette équipe qu’il n’a pas choisie puisqu’il est arrivé en toute fin de recrutement. Juujärvi a suffisamment d’expérience pour relever le défi mais il découvre un nouveau championnat pour la première fois, et ce en tant que head coach. Son profil à la fois expérimenté et formateur est cependant rassurant, et s’il arrive à faire adhérer l’équipe à son système de jeu, son apport pourrait être très bénéfique. Avec 14 attaquants, 9 défenseurs (dont Donaghey blessé sans doute pour la saison) et 3 gardiens, il aura à sa disposition un effectif pléthorique dans lequel il pourra mettre en concurrence les jeunes et les plus anciens. Même si plusieurs jeunes U20 sont partis en fin de saison, l’intégration de Debiak, Nemtyrev et Terglav montre que la profondeur de banc sera là et que les plus jeunes pousseront pour gagner leur place. Avoir une défense plus hermétique, facilitée par l’apport de défenseurs plus présents physiquement et un système de jeu moins exposé, ainsi qu’une attaque plus homogène feront partie de ses objectifs.
Une chose est sûre : compte tenu des moyens et des attentes mis dans cette équipe, l’objectif de ramener au moins un titre semble être un minimum car une deuxième saison blanche serait très mal vécue du côté de Pôle Sud. Juha Juujärvi a un gros challenge à relever avec une grosse équipe à sa disposition mais aussi une grosse exigence de résultat.
Christophe Laparra


Téo Sarliève et Paul Siraudin
Effectif :
Gardiens
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2025/26 MJ Min Moy. %
30 KOOY Jordan 30/04/2000 189 87 (Canadien) Saskatchewan CAN-U 13 713 2,86 90,2%
69 PINTARIČ Matija 11/08/1989 181 84 (Slovène) Grenoble FRA-1 46 2709 2,04 93,3%
72 DEBIAK Cebald 14/10/2005 185 84 Angers Grenoble FRA-1 3 59 2,03 93,9%
Chambéry FRA-2 27 1563 2,87 91,8%
Défenseurs
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2025/26 MJ B A Pts +/- Pén
21 WINDLERT Filip 24/01/1993 183 91 (Suédois) Södertälje SUE-2 59 3 10 13 -2 18'
27 FERTIN Antoine 10/04/2003 185 82 Grenoble Grenoble FRA-1 61 1 7 8 +22 20'
28 NOËL David 10/04/1999 185 88 (Canadien) Nottingham GBR-1 55 15 25 40 +8 23'
34 LAAKSO Aleksi 16/03/1990 182 85 (Finlandais) Espoo FIN-1 61 1 6 7 +5 24'
44 DONAGHEY Cody 10/05/1996 185 86 (Canadien) Angers FRA-1 50 14 23 37 +21 45'
57 PRISSAINT Axel 06/05/1998 186 82 Amiens Grenoble FRA-1 61 6 20 26 +35 47'
72 CRINON Pierre 02/08/1995 194 98 Reims Grenoble FRA-1 44 3 9 12 +9 101'
81 AUVITU Yohann (A) 27/07/1989 182 89 Viry Vitkovice TCH-1 29 0 1 1 +1 8'
Linz AUT-1 23 1 13 14 0 4'
89 TERGLAV Niklas 12/07/2004 180 78 Briançon Grenoble FRA-1 13 1 4 5 +8 7'
Gap FRA-1 6 0 0 0 -2 6'
Chambéry FRA-2 31 1 4 5 +12 26'
Attaquants
N° NOM Prénom Naissance cm kg Club formateur Club & Chpt 2025/26 MJ B A Pts +/- Pén 3 DAIR Aurélien 10/09/1999 186 74 Chambéry Grenoble FRA-1 59 16 20 36 +17 30' 5 GROSSETÊTE Valentin 10/02/2004 182 82 Clermont-Ferrand Grenoble FRA-1 53 9 15 24 +21 46' 10 SVANENBERGS Janis 17/07/2001 190 86 (Letton) Amiens FRA-1 42 7 13 20 -7 18' 17 DESCHAMPS Nicolas (A) 06/01/1990 185 93 (Canadien) Grenoble FRA-1 50 10 27 37 +12 18' 22 LECLERC Guillaume 20/02/1996 173 82 Dijon Grenoble FRA-1 59 22 28 50 +33 18' 24 SARLIÈVE Téo 16/06/1999 177 78 Clermont Angers FRA-1 52 17 11 28 +2 22' 26 BACHELET Matias 18/09/2003 181 80 Grenoble Grenoble FRA-1 35 13 19 32 +29 30' 47 THILLET Dimitri 28/07/1993 186 90 Briançon Gap FRA-1 29 3 6 9 -6 0' 49 BEAUCHEMIN François 25/01/1996 185 86 (Canadien) Grenoble FRA-1 56 30 50 80 +31 33' 77 TREILLE Sacha (C) 06/11/1987 195 96 Grenoble Grenoble FRA-1 56 30 17 47 +16 30' 82 GRENIER Alexandre 05/09/1991 195 91 (Canadien) Augsbourg ALL-1 45 13 27 40 0 22' 86 NEMTYRYOV Stepan 13/01/2005 184 72 JFL (Russe) Chambéry FRA-2 32 16 19 35 +2 55' 91 SIRAUDIN Paul 17/02/2003 180 80 Annecy Gap FRA-1 50 5 4 9 -15 14' 94 BOIVIN Christophe 13/02/1996 170 75 (Canadien) Grenoble FRA-1 61 31 55 86 +30 34'
Entraîneur : Juha Juujärvi (FIN, 51 ans), assisté d'Edo Terglav (SLO, 46 ans)
Partis : Per Hånberg (entraîneur), Jakub Štěpánek (G, 15 MJ à 90,5%), Pontus Englund (D, 8+21, Katowice, POL), Nolan Zajac (D, 5+24), Juho Rautanen (D, 4+19, Glasgow Clan, GBR), Andrius Kulbis-Marino (D, 3+13, Anglet), Alexandre Mallet (A, 14+28), Adel Koudri (A, 12+16, Marseille), Fredric Weigel (A, 10+17), Martin Karlsson (A, 5+8, Leksand, SUE-2), Théo Gueurif (A, 5+2, Trois-Rivières, ECHL), Rudy Matima (A, 0+3, Lyon, FRA-2), Hugo Raveaud (A, 1+0, Gap), Sasha De Smitt (A, 0+2, Briançon), Maxime Toukmatchev (A, 0+2, Nice, prêt).
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