Juin 2002

 

01/06 NHL : 7 gagnant pour Detroit

Les Detroit Red Wings se sont qualifiés pour la finale de NHL en remportant le septième et dernier match sur le score de... 7-0 ! Le pauvre Patrick Roy a dû quitter le glace peu avant la mi-match alors que le palet avait déjà terminé à six reprises (en seulement seize tirs) au fond de ses filets. Son remplaçant David Aebischer ne connaîtra qu'une seule fois la même mésaventure. Une telle mésaventure n'est jamais arrivée au portier québécois en 240 matches de play-offs, et le "duel des gardiens", que beaucoup qualifiaient d'historique car il est rare que les deux meilleurs cerbères du monde s'affrontent en séries, a trouvé un net vainqueur : Dominík Hašek. Le gardien tchèque, qui a battu un record en signant son cinquième blanchissage en play-offs, n'a peut-être jamais été aussi proche de la Coupe Stanley. Detroit partira en effet grand favori de la finale compte tenu de l'inexpérience de ses adversaires, les Carolina Hurricanes, parfaits bleus à ce niveau.

Ils s'étaient en effet qualifiés mardi au sixième match grâce à un but en prolongation de Martin Gelinas. Revenu au jeu au cours de la série après avoir manqué douze matche sen raison d'une blessure au poignet, le capitaine suédois Mats Sundin croyait avoir fait le plus dur en égalisant à vingt-deux secondes de la sirène alors que Toronto avait créé le surnombre en sortant CuJo. Mais Carolina s'impose décidément comme un spécialiste du temps supplémentaire, et doit en grande partie sa qualification au gardien letton Arturs Irbe, au sommet de sa forme puisqu'il n'a connu aucun jour sans et n'a encaissé que six buts durant cette finale de Conférence, et jamais à cinq contre cinq.

02/06 Nouvelles de Tours, Mulhouse et Rouen

Après une période d'incertitude, Tours pousse un ouf de soulagement. Alors que certaines rumeurs l'envoyaient déjà en LNB suisse, Robert Millette a finalement resigné, et avec lui ses multiples relations et la plupart des joueurs qu'il avait recrutés. En cas de départ, les Diables Noirs auraient dû reconstruire une équipe, ce qui paraît difficile en quelques mois. De plus, Tours bénéficiera d'une aide municipale de 45 700 € et d'une subvention départementale de 44 000 €.

Mais le front des transferts est globalement très calme, et se concentre sur deux clubs uniquement : Mulhouse et Rouen. En plus de Michou, Lecompère et Bergamelli déjà évoqués fin avril, les Alsaciens ont recruté ces dernières semaines l'attaquant angevin Jean-Michel Larroque et le défenseur suédois Anders Strandberg, qui arrive de Rögle. Quant à Jimmy Provencher, il prend finalement la direction de Rouen. Le club normand a également trouvé un second gardien en la personne de Landry Macrez, révélation du dernier Mondial juniors, et qui n'était que le troisième portier d'Amiens. C'est sans doute une mauvaise affaire pour les Picards que de perdre ce joueur d'avenir, d'autant qu'ils vont peut-être devoir chercher un nouveau remplaçant à Mindjimba, puisque Rémi Caillou est pressenti à Epinal. Pour clore cette page transferts, notons qu'Alexis Billard (Rouen) a été engagé par Besançon.

02/06 Le championnat italien est sauvé

C'est un étonnant "happy end" que vient de connaître le hockey italien après une semaine de crise. Tout paraissait pourtant bien mal engagé. D'une part, quatre des dirigeants de la fédération ont préféré rendre leur tablier. D'autre part, Milan faisait de nouveau planer la menace d'un départ vers le championnat suisse. Entre les partisans de la libéralisation totale des étrangers et ceux d'une place plus grande laissée à la formation locale, on est passé peu à peu à la guerre ouverte. La plupart des médias ont pris leur parti et ont fini par se répondre les uns aux autres en s'invectivant et en oubliant les principaux intéressés, les clubs.

Prétexte à ce débat, ceux-ci ont finalement montré la voie de la sagesse. Réunis hier à Bolzano, ils ont tout simplement trouvé un compromis que l'on commençait à croire impossible. Le championnat élite à six clubs est conservé, même s'il prendra finalement le nom de "série A1" et se disputera en quadruple aller-retour, avec qualification des quatre premiers en demi-finales. Il commencera début octobre et sera précédé d'une Coupe d'Italie qui réunira les six clubs d'élite. Surtout, les clubs se sont mis d'accord sur le nombre d'étrangers autorisés : il y en aura finalement quatre.

03/06 DEL : Munich transféré à Hambourg

Le dénouement que tout le monde attendait a été officialisé aujourd'hui : les Munich Barons déménageront à Hambourg dès la saison prochaine. C'est le résultat d'un accord entre les deux superpuissances qui tentent de prendre le contrôle du hockey européen, l'Anschutz Entertainment Group du milliardaire américain Philip Anschutz et le Jokerit HC Group du richissime entrepreneur finlandais Harry Harkimo. Ce dernier prendra 30 % des parts de la franchise, avec pour objectif d'attirer 5000 spectateurs de moyenne dans la nouvelle Color Line Arena qui ouvrira ses portes en novembre. En attendant, le club de Hambourg devra jouer dans la patinoire de Farmsen (2450 places dont 460 assises).

Lorsque l'accord entre Anschutz et Harkimo avait été révélé mi-février, le démenti avait été rapide et les médias locaux avaient été priés de suivre la ligne officielle : cette histoire était complètement absurde et ne contenait pas une parcelle de vérité. Balayée d'un revers de la main, la rumeur a pourtant fini par revenir ces deux derniers mois. Chaque club européen doit envoyer un rapport annuel au siège du groupe Anschutz aux Etats-Unis. Tous ont été rapidement approuvés sauf un : celui de Munich. L'issue était alors évidente, et jouée d'avance depuis longtemps. Le directeur sportif Max Fedra ne se fatiguait plus à démentir et, désabusé, se contentait d'une boutade : "Si Anschutz veut que nous jouions à Wuppertal, nous devrons aller à Wuppertal."

Se justifiant devant la presse munichoise, Detlef Kornett, le délégué local d'Anschutz, a fait preuve d'humour noir (ou de mauvaise foi) : "Cette décision est en faveur des supporters." Il y a trois ans, lorsqu'Anschutz a racheté la licence de Landshut pour créer un club de hockey à Munich, certains des amateurs de hockey dans la capitale bavaroise étaient sceptiques. Déjà échaudés par la faillite des éphémères "Mad Dogs", eux aussi champions d'Allemagne au début des années 90, ils redoutaient que cette équipe artificielle ne reparte aussi vite qu'elle n'était arrivée. Leurs craintes ont finalement pris corps.

Pour que le déménagement soit définitif, il devra néanmoins être approuvé par les trois quarts des clubs de DEL lors de la prochaine assemblée générale en juin. Cela devrait être le cas puisque seuls Augsbourg, Schwenningen, voire Nuremberg, semblent disposés à voter contre.

En trois ans, Anschutz a englouti 15 millions d'euros en pure perte à Munich. Les résultats ont été excellents (un titre, une finale et une demi-finale), mais pas la rentabilité financière, seul critère important pour Anschutz. Le club n'a jamais trouvé un public suffisant (3000 personnes en moyenne) et a fini par se retrouver sans sponsor maillot. Les dirigeants d'Anschutz se sont plaint qu'il était impossible de faire face à la concurrence du football dans la ville, mais certain lui reprochent de ne pas avoir essayé assez sérieusement. Jason Herter, joueur du club depuis sa "création", qui vient de partir à la retraite, a ainsi déclaré : "il y a dans la région plein d'entreprises américaines et canadiennes qui ne savent même pas qu'il y a un club de hockey professionnel ici, je le sais par expérience personnelle."

Les observateurs allemands voient dans cet épilogue la fin des "Retorten-Clubs" (clubs artificiels), créés sur l'autel de l'ultra-libéralisme lors des années folles de la DEL. L'autre exemple mis en valeur à l'époque, Oberhausen, est également en grand danger. Ville de la Ruhr sans aucune tradition de hockey, elle avait récupéré le club de la petite ville de Ratingen mais n'avait jamais vraiment attiré de public pour l'installer dans une patinoire de 7000 places, qu'il n'a jamais pu remplir. Aujourd'hui, la direction de l'enceinte sportive a chassé le club qui ne lui rapporte pas assez, et les Oberhausen Revier Löwen cherchent désespérément un nouvel abri.

07/06 NHL : Detroit remet les choses au point

Detroit était tombé sur un os en ouverture de la finale NHL : les Red Wings s'étaient heurtés à une bonne équipe de Carolina, dont la trappe fonctionnait très bien en zone neutre, ce qui les poussa aux prolongations. Or, Carolina est devenue le spécialiste de cet exercice, Montréal et Toronto en savent quelque chose. Les Hurricanes ont gagné sept prolongations sur les huit qu'ils ont jouées pendant ces play-offs, et c'est cette fois Ron francis qui y marqua rapidement le but vainqueur.

Les Red Wings devaient donc remettre les pendules à l'heure hier soir, et ils n'y sont arrivés que dans la douleur. Après l'ouverture du score de Kirk Maltby, Rod Brind'Amour a en effet profité d'une erreur d'Olausson pour égaliser en infériorité numérique. Emmené par un excellent Fedorov, Detroit a en effet longtemps dominé en vain, au point que l'on s'apprêtait à revivre le cauchemar de la veille : la prolongation, dans laquelle Carolina ne craint plus personne maintenant qu'ils ont acquis une énorme confiance en eux. Les jeux de puissance des deux équipes, en particulier, étaient d'une dramatique inefficacité... jusqu'à cet avantage numérique à cinq minutes de la fin où Niklas Lidström débloqua la situation, imité treize secondes plus tard par Draper qui tua le match. Detroit a ainsi pu revenir à une manche partout, mais même si sa supériorité est incontestable sur la glace, la finale n'est pas encore jouée tant son adversaire joue bien le coup.

11/06 NHL : les "vieux" de Detroit près du titre

Samedi soir, Detroit a mis fin à l'incroyable série de prolongations gagnées par Carolina en allant s'imposer à Raleigh à l'issue d'un des matches les plus longs de l'histoire de la Coupe Stanley. C'est après un quart d'heure de jeu dans la troisième prolongation que le vétéran Igor Larionov a marqué le but décisif. Hier soir, Detroit a fait mieux que confirmer en réussissant son meilleur match de la série. Auteur d'un doublé samedi, Larionov, le joueur le plus vieux de la Ligue à 41 ans, a encore marqué, de même que Hull et Shanahan, pour une victoire 3-0. On disait d'eux qu'ils avaient dépassé la limite d'âge, mais les vétérans de Detroit sont au contraire meilleurs que jamais, et leur connaissance du jeu s'avère déterminante dans le succès tout proche des Red Wings.

12/06 Top 16 : dans l'expectative

On attend toujours que la mise au point du Top 16 soit achevée. La seule chose qui est sûre... est qu'il ne pourra pas garder ce nom, qui a en effet été déposé par la fédération française de rugby. Il devrait donc être rebaptisé Super 16. Quant à sa composition, Epinal, Strasbourg et Nantes ont jusqu'à dimanche pour confirmer leur retrait à titre définitif. Dans ce cas, le Mont-Blanc (Saint-Gervais + Megève), Dunkerque et Gap sont les trois remplaçants dans l'ordre du classement de l'an passé. La répartition des groupe serait alors la suivante :

Poule nord : Amiens, Angers, Besançon, Dijon, Dunkerque, Reims, Rouen, Tours.

Poule sud : Anglet, Briançon, Clermont-Ferrand, Gap, Grenoble, Mont-Blanc, Mulhouse, Villard-de-Lans.

La participation de Gap permettrait au club haut-alpin de rester au même niveau que son rival départemental Briançon et de ne pas prendre ombrage du voisin. Mais le club n'a pour autant pas l'intention de faire des folies avec son budget, quel que soit la division à laquelle il participera. Au cas où Gap choisirait de se désister, Brest, champion de division 2, serait alors en première ligne pour le remplacer. Pour équilibrer géographiquement les poules (tout en faisant toujours en sorte qu'il y ait quatre équipes de l'ex-élite dans l'une et trois dans l'autre), on passerait alors à une répartition est-ouest :

Poule ouest : Amiens, Angers, Anglet, Brest, Clermont-Ferrand, Dunkerque, Rouen, Tours.

Poule est : Besançon, Briançon, Dijon, Grenoble, Mont-Blanc, Mulhouse, Reims, Villard-de-Lans.

13/06 Suisse : licence refusée pour Coire

La Ligue Nationale Suisse a examiné, avec l'aide de l'administration des finances et du cabinet d'audit Pricewaterhouse Coopers, les comptes des différents clubs de LNB. Ambrì-Piotta et La Chaux-de-Fonds, deux équipes qui ont connu quelques tourmentes financières, ont passé le cap avec succès, de même que tous les clubs sauf deux. Pour Olten, le jugement a été repoussée à une date ultérieure dans l'attente de nouveaux éléments à apporter au dossier. Pour Coire en revanche, la décision a été prise et elle est défavorable. Le club grison, relégué sportivement de LNA, s'est vu retirer sa licence et ne pourra donc pas participer à la prochaine LNB. A moins d'un peu probable bouleversement, et dans la mesure où aucun appel n'est possible, Coire devrait être relégué en 1è ligue, voire au plus bas de l'échelle, à savoir en 4è ligue.

Cela laisse vingt-deux clubs en Ligue Nationale (12 en LNA et 10 en LNB). Le chiffre est d'importance car il conditionne une autre décision essentielle qui doit être prise ce week-end. Les clubs doivent en effet se prononcer à la majorité (donc onze voix et non douze, sauf si le vote a lieu avant que l'exclusion de Coire ne soit entérinée) sur la participation de Milan au championnat de LNB. Le club lombard a en effet fait acte de candidature devant l'éternelle incertitude planant sur le hockey italien, qui pourrait en cas de désertion fatale se retrouver avec un championnat à cinq.

14/06 NHL : Detroit champion

Detroit a remporté la cinquième manche 3-1 face à Carolina pour s'adjuger la Coupe Stanley. Brendan Shanahan, qui avait mis fin à une série d'une dizaine de matches sans but mardi, a signé un doublé hier soir, dont le dernier but dans la cage vide alors que les Hurricanes tentaient le tout pour le tout pour revenir. Le défenseur suédois Niklas Lidström est devenu le premier Européen à remporter le trophée Conn-Smythe de meilleur joueur des play-offs.

Detroit rejoint ainsi Toronto avec dix titres aux compteurs. Les deux dauphins sont toutefois très loin de Montréal et ses vingt-quatre Coupes Stanley.

15/06 Allemagne : pas si facile pour Hambourg ?

Le vote favorable à l'assemblée générale des clubs le 24 juin prochain ne sera peut-être pas une partie de plaisir pour Anschutz et Harkimo, qui ont besoin d'une majorité des trois quarts pour approuver le déménagement des Munich Barons à Hambourg. Après Augsbourg et Schwenningen, c'est au tour de Nuremberg, Krefeld et Iserlohn de manifester leur intention de voter contre. Il en suffirait de quatre pour que l'opération échoue.

Remarquons que les clubs invoquent des raisons différentes. Augsbourg regrette la disparition des derbys avec la capitale bavaroise. Schwenningen estime que cette valse des clubs nuit à l'image de la ligue et fait fuir les sponsors. De son côté, Krefeld fait remarquer qu'Anschutz avait promis de rétablir la santé financière de Landshut lorsqu'il avait racheté la licence de club pour la transférer à Munich. Ces engagements n'ont pas été tenus puisque Landshut est aujourd'hui en dépôt de bilan. Enfin, Iserlohn n'apprécie pas la manière avec laquelle les clubs sont mis devant le fait accompli et n'ont d'autre choix que d'obtempérer.

Anschutz a déjà fait savoir que ce serait Hambourg ou rien, et qu'il n'avait aucune intention de continuer à financer le hockey à Munich. Cet argument se veut persuasif car un vote négatif signifierait deux recettes en moins pour les clubs, dans un contexte financier déjà très difficile après la faillite du groupe Kirch qui a fait tomber à l'eau la manne télévisuelle et risque de mettre de nombreux clubs (encore plus) dans le rouge.

Par ailleurs, Hjallis Harkimo a annoncé qu'il renoncerait à l'appellation HSV (celle du club de football de la ville) afin que le nouveau club se construise une identité propre. Voilà de l'argent foutu de l'air pour l'investisseur finlandais du bâtiment, puisqu'il avait acheté les droits sur ce nom pour 370 000 euros.

15/06 Petite histoire du hockey hambourgeois

Les feux de l'actualité étant braqués sur Hambourg, voilà l'occasion de revenir sur l'histoire du hockey dans cette ville, riche en rebondissements, en faits étonnants et en premières historiques, même si aucun club n'a jamais fait partie de l'élite.

Comme en beaucoup de lieux, au départ étaient de joyeux amateurs, qui devaient s'aménager eux-mêmes un terrain de jeu et construire les bandes pour pratiquer leur sport favori dans le parc de loisirs "Planten und Blomen". C'est en 1968 que ce premier club, le HSC (Hamburger Schlittschuh-Club) se lie au HSV, le club de football de la ville, dont il devient la section hockey sur glace. En 1980, le HSV devient champion d'Oberliga (la troisième division) mais renonce à la montée pour des raisons administratives. C'est la saison suivante que le nom de Hambourg paraît pour la première fois dans les gazettes de hockey du monde entier, quand le HSV engage Alekseï Michin. L'attaquant du Torpedo Gorki est en effet le premier joueur soviétique à franchir le rideau de fer pour venir jouer à l'est.

Monté en deuxième division, Hambourg engagera également un autre Russe, Youri Lebedev, six fois champion du monde. Mais le club n'a pas les moyens de ses ambitions et quitte le championnat en 1984 à cause d'un gros trou dans la caisse. Très déçus de la gestion plus que douteuse du HSV, les supporters décident de créer un club concurrent, le 1. EHC Hambourg. Résultat : le HSV remonte certes en deuxième division, mais n'est plus suivi que par 300 personnes, alors que le club "des supporters" rassemble près de 2000 spectateurs au niveau inférieur. Devant cette désaffection, le HSV décide alors de se retirer du niveau national.

Mais le 1. EHC Hambourg a lui aussi fait faillite en 1990. Son successeur, le FTV Hambourg, a tenté de profiter de grands projets pour accéder à la DEL. C'était presque fait il y a deux ans, quand les Hambourg Crocodiles étaient prêts à racheter la licence de Rosenheim. Mais l'incertitude régnait toujours : le club aurait dû évoluer deux ans dans la petite patinoire de Farmsen sans réelle garantie sur les projets de nouvelle salle ultra-moderne. Du coup, les Crocodiles, qui évoluaient alors en deuxième division, ont choisi de se retirer petit à petit des différentes divisions, jusqu'à tomber dans les tréfonds de la hiérarchie, alors que l'investisseur finlandais Hjallis Harkimo promettait à la ville une accession directe en DEL à coups de millions, et ce grâce à l'enceinte de 15000 places qui sera achevée en novembre. Ainsi Hambourg, dans l'attente de ces projets mirifiques sans base sportive, a-t-il perdu le contact avec le hockey de haut niveau. Bien que n'évoluant au niveau régional, le toujours présent mais plus sage HSV était ainsi l'an passé le meilleur club de la ville.

15/06 Zwikel en Suède

Après Maurice et François Rozenthal, c'est au tour de Jonathan Zwikel de partir pour l'Allsvenskan suédoise. L'international rémois a signé pour un an à Sundsvall. En ouverture du championnat, il retrouvera justement le Björklöven des jumeaux Rozenthal.

17/06 Rouen recrute toujours

Plus la saison des transferts avance, et plus Rouen s'affirme comme l'ogre du prochain championnat. Ce sont maintenant les lignes arrières qui ont été renforcées en conséquence. Le défenseur international Nicolas Pousset quitte le champion de France, Reims, pour rejoindre l'équipe normande pour un an. Rouen a de plus recruté un défenseur canadien de vingt-cinq ans, David Bahl, qui arrive de la célèbre université McGill de Montréal, là même où ont été définis les règles du hockey sur glace à la fin du siècle dernier. Signalons par ailleurs que Bruno Maynard, ancien défenseur de Villard et Grenoble, arrive pour prendre en charge le hockey mineur. Il succèdera à Peter Almasy, qui avait annoncé aux dirigeants rouennais son désir de se "remettre en question et sortir du confort où [il] est" après avoir connu un succès foudroyant en cinq ans passés à la tête des jeunes Rouennais. L'ancien international aura l'occasion de le faire à Viry-Châtillon, un club au riche passé formateur et où il s'occupera des cadets et des juniors.

17/06 Suisse : bilan de l'assemblée de la ligue nationale

Les clubs suisses ont refusé la participation proprement dit de Milan à la LNB, mais ont accepté . Mais qu'il dispute le championnat comme "club invité" (sans possibilité de promotion). Les modalités exactes de cette participation devront être discutées entre toutes les parties impliquées, y compris la fédération internationale et la fédération italienne, concernée au premier chef par le désistement d'un de ses clubs.

Parmi les autres mesures prises à l'occasion de l'assemblée générale, un contrôle plus strict de l'équipement des gardiens, afin que celui-ci ne serve qu'à protéger le joueur et non à augmenter artificiellement l'envergure de celui-ci. Une suspension d'un match est prévue en cas de fraude. Enfin, une motion soutenue par Rapperswil a été adoptée : désormais, si un joueur met brutalement fin à un contrat sans donner de motif et sans préavis, le montant de transfert vers une autre équipe sera le quintuple de l'indemnité normale de changement de club, jusqu'à concurrence de 600 000 francs suisses.

18/06 Reims : quel avenir ?

Reims viendra-t-il s'ajouter à la trop longue liste des champions de France qui se sont brûlé les ailes ? Longtemps vantés pour leur gestion et pour leur plan de redressement sur dix ans, les Flammes Bleues connaissent en effet les problèmes financiers malheureusement classiques des clubs d'élite ces dernières années. La condamnation aux prud'hommes face à Grönstrand et Ruokonen a achevé de placer le club rémois dans le rouge. Une réunion de la dernière chance aura lieu demain pour sauver ce qui peut encore l'être.

D'ores et déjà, nombre de pièces maîtresses de l'équipe ont déjà plié bagages. Aux retraites prévues de Guennelon et Marcelle sont venus s'ajouter les départs de Zwikel, de Pousset, mais aussi de Markus Hätinen, qui a signé à Regensburg (club qui avait aussi engagé Marian Bazany - ex-Strasbourg) en Bundesliga 2. Le gardien finlandais avait déjà évolué à ce niveau à Ingolstadt, et est d'ailleurs depuis cette époque marié à une Allemande, ce qui pourrait lui permettre d'obtenir à terme la nationalité. Orsolini, Mortas et Aimonetto sont également annoncés sur le départ, alors que les dernières pièces maîtresses, les Bachet, Sadoun, Rousu, ainsi que les juniors, s'interrogent eux aussi sur leur avenir. L'avènement du Super 16 permettra-t-il à Reims de continuer tout de même son activité avec un effectif amenuisé et des ambitions revues à la baisse ? Cela dépendra sans doute de la volonté des partenaires du club, et en premier lieu de la municipalité.

19/06 Super 16 : les jeux sont presque faits

Il n'y a pas eu de surprise lundi lorsque l'heure a été venue de faire les comptes. Epinal, Strasbourg et a fortiori Nantes ne se sont pas portés candidats à la date butoir. Il y a donc à l'heure actuelle seize clubs dans le championnat (dont Gap qui a bien décidé de monter dans le wagon) plus un suppléant, Brest. Le club breton attend donc un désistement pour faire son entrée dans le championnat. On sait que la situation financière de certains clubs est précaire (on pense bien sûr en premier lieu au champion de France, Reims). La commission de contrôle de gestion sera chargée d'examiner les différents dossiers le 26 juin prochain.

Pour ce qui est du règlement, on aurait comme prévu deux poules géographiques (nord/sud pour l'heure, à moins qu'un désistement ne modifie la donne), puis une deuxième phase avec une poule finale pour les huit meilleures équipes et une poule de maintien pour les huit autres. Un accord entre les clubs limite le nombre d'étrangers à huit, avec pour objectif de passer à six la saison suivante. La masse salariale est limitée à 400 000 euros.

19/06 Le point sur les transferts

Pour ce qui est des transferts dans le nouveau Super 16, Dijon a engagé le deuxième gardien de Cergy, Grégory Bercovici et aurait des contacts avec Stephen Dugas (Amiens), Thomas Bussat (Rouen), Christophe Ribanelli (Epinal), et Jérôme Patard (Anglet). La rumeur envoie également deux jeunes joueurs prometteurs, Yannick Maillot (Amiens) et Yann Vannienwenhove (Saint-Gervais), à Angers, qui a engagé Claude Devèze (Nantes) et a fait resigner Burnet, Bordeleau, Pihant, Rousselin, Ferrari, Jestin et Bargman.

A Anglet, Eric Raymond, Dominique Ducharme, Miroslav Smidriak, Vesa Lahtinen et Pierre-Hervé Coulombeix (vers Strasbourg ?) quittent le club. On évoque en contrepartie l'arrivée de l'Amiénois Mathieu Mille. Si Amiens continue de perdre ses jeunes, il pourrait en revanche bénéficier des malheurs du vieux rival rémois en servant de bouée de secours à Mortas, Bachet et aux frères Sadoun. Rappelons que le club picard devra se passer l'an prochain de son duo suédois, puisque Christian Lechtaler a pris la direction de Hammarby et Mikael Burakovski de Rødovre, au Danemark.

Que ce soit pour le Super 16 ou la d1, Brest a déjà commencé son marché en recrutant Jérôme Veret (Angers) et Sylvain Giet (Annecy). Daniel Kysela devrait également revenir après une saison en Extraliga tchèque à Havirov.

Pour ce qui est de la division 1, à Epinal, on enregistre les départs de Vorel, Ilic, Kadlec, Chassard (qui devrait rejoindre comme prévu Mulhouse) et Labat, poussé vers la sortie par l'arrivée dans les buts de Rémi Caillou. Parmi les arrivées évoquées, la rumeur parle de Patrick Pommier, mais on s'oriente plutôt vers Tony Delage (Nantes) en défense et, en attaque, deux joueurs de Nantes et de Mulhouse, celui-ci pouvant être Vincent Bringuet. Une autre piste mène à Thomas Duménil, mais celui-ci est proche de Besançon, qui a déjà engagé un autre Mulhousien, Julien Aubry.

Le principal adversaire des Spinaliens dans cette division pourrait être Chamonix, qui va essayer de rassembler les joueurs locaux que les circonstances ont éparpillé. Pour Stéphane Balmat, il est sûr qu'il quittera Angers pour la Haute-Savoie, mais c'est en premier lieu pour aider l'entreprise de son frère et non pour le hockey, et son arrivée sous le maillot des Chamois ne doit donc pas être tenue pour certaine, puisqu'il pourrait raccrocher les patins. On évoque également le retour d'Alain Beaule (Megève).

19/06 Suède : nouveau départ pour l'AIK

On ne sait pas encore ce qu'il adviendra des projets de l'investisseur finlandais Hjallis Harkimo à Hambourg, mais son passage à la tête de l'AIK Stockholm s'est soldé par un cuisant échec.

Lorsque ce club suédois avait commencé à connaître des problèmes financiers à la fin des années 90, les nouveaux magnats du hockey que sont Anschutz et Harkimo s'étaient intéressés à lui, et à travers l'AIK au marché potentiel que représentait la capitale suédoise. C'est finalement Harkimo qui avait enlevé la mise en mars 2001 (Anschutz allant pour sa part investir dans Hammarby). Il avait alors procédé à un grand chambardement, avec un nombre record de départs et d'arrivées. Des joueurs qui étaient l'âme du club, comme Rikard Franzén et Stefan Gustavson, s'en allèrent ainsi vers d'autres cieux.

Des Finlandais furent engagés aux postes importants, dont Kari Jalonen comme entraîneur et Matti Virmanen comme directeur sportif. Mais l'effectif artificiellement assemblé ne trouva jamais de liant, et le sort du club empira semaine après semaine. L'AIK, qui comptait sur un des publics les plus fervents de Suède, vit les affluences chuter, et lorsqu'elles tombèrent sous la barre des 4000 courant janvier, cela sonna le glas de Jalonen, qui fut remplacé par Tommy Sandlin. Celui-ci ne put pas empêcher l'inenvisageable et pourtant inéluctable fin : le club sept fois champion de Suède fut relégué à l'issue de la saison.

Outre du crédit, Harkimo a perdu gros dans l'affaire, sans doute près d'un million d'euros. Les comptes du club présentaient un chiffre négatif de 900 000 euros après cette saison catastrophique, et Harkimo ne cachait plus qu'il serait prêt à retirer ses billes. Un groupe d'investisseurs suédois s'est ainsi constitué pour injecter 600 000 euros et permettre à l'AIK de repasser sous des capitaux nationaux. Parmi eux se trouverait selon la rumeur l'ancien joueur du club, Rikard Franzén, qui a joué cette saison à Berne.

Le nouveau patron du club est maintenant l'animateur de télévision Anders Parmström, qui a déclaré à son intronisation le 4 juin : "Je ne me sens pas dans la peau du sauveur, je suis un simple supporter de l'AIK. La dernière saison m'a été très pénible, et j'en ai été si blessé que je n'ai même pas assisté aux matches de promotion/relégation." Le club veut maintenant réussir le même pari que Leksand cette saison : la remontée immédiate en Elitserien. Cela ne sera pas facile, car la plupart des joueurs ont quitté le club et il ne reste de l'équipe d'origine que Jan Huokko et Anders Gozzi.

20/06 La fin pour Reims

Le HC Reims a déposé le bilan hier et ne participera donc pas à la prochaine élite, ce qui libère la dernière place vacante pour Brest. Les Rémois paient ainsi avec retard leur exil forcé et leurs matches à public limité au cours de leurs problèmes de patinoire, qui ont duré au total trois saisons. Tout ça parce que la municipalité avait laissé se détériorer les équipements sportifs et n'avait réagi que trop tard. Mais des erreurs de gestion ont également été commises, et la condamnation aux prud'hommes à cause d'irrégularités dans les procédures de licenciement de Grönstrand et Ruokonen ont achevé le club, incapable de verser les 800 000 francs (120 000 euros) réclamés. Il faut dire que le déficit datant 1991 n'a jamais été épuré malgré le plan de redressement promis par la mairie, et que le club ne passait les examens de la commission de contrôle de gestion ces dernières années que grâce à des subventions d'équilibrage des comptes de la municipalité, qui a décidé d'arrêter les frais cette année, car le club a dépassé ses engagements de déficit tolérable (dette cumulée de 1,2 millions d'euros).

On attend maintenant de savoir si le hockey mineur pourra sortir indemne de cette tourmente. Quant aux joueurs, beaucoup d'entre eux ont déjà pris depuis longtemps des contacts ailleurs. L'international Richard Aimonetto a ainsi signé à Mulhouse, et Anthony Mortas et Romain Carrara pourraient bientôt suivre le même chemin.

20/06 Mort du hockey à Saint-Nazaire

Saint-Nazaire vient s'ajouter à la trop longue liste des clubs disparus faute de glace. La patinoire a en effet fermé définitivement ses portes hier sur décision de la municipalité, qui considère que cet équipement est trop coûteux. Un groupe de soutien composé d'anciens membres du club tente d'infléchir la position du maire Joël Bateux, jusqu'ici en vain. La municipalité propose comme recours aux clubs sportifs le financement du transport vers les patinoires de Nantes et de Vannes, mais ce faux-fuyant ne doit pas masquer la réalité : le hockey sur glace français a encore perdu un autre de ses clubs. Il est plus que temps que la fédération fasse du problème des patinoires l'enjeu stratégique urgent des années à venir pour amener ce débat sur le terrain politique et coordonner un plan de développement décent de construction et d'entretien des patinoires françaises.

20/06 NHL : Théodore comme Hašek

José Théodore a réussi un exploit que seul Dominik Hašek avait réalisé auparavant : remporter à la fois le trophée Hart de meilleur joueur et le trophée Vezina de meilleur gardien. Cette double récompense s'est pourtant jouée à peu de choses. Notamment pour le Hart, où pour la première fois de l'histoire deux joueurs sont arrivés ex-æquo, le gardien de Montréal arrivant à 434 points tout comme le buteur de Calgary, Jarome Iginla pour le Hart. Dans ce cas, c'est le nombre de votants ayant placé le joueur en première place qui compte. Et ce petit jeu (26 contre 23) a joué en faveur de Théodore. Quant à Iginla, il a un beau lot de consolation, puisque, battu d'un souffle dans le vote des experts, il a en revanche été élu meilleur joueur par ses pairs.

Les autres votes n'ont pas donné lieu à des surprises : après avoir été élu meilleur joueur des play-offs, Nicklas Lidström (Detroit) a été élu meilleur défenseur, Dany Heatley (Atlanta) meilleur rookie, Michael Peca (New York Islanders) meilleur attaquant défensif. Quant à Saku Koivu, il a évidemment obtenu le trophée Masterton pour sa persévérance et son combat contre la maladie. Ron Francis, le vétéran qui a emmené Carolina à une incroyable finale de Coupe Stanley, a gagné pour la troisième fois le trophée Lady Byng pour son frair-play. Quant au trophée Adams de meilleur entraîneur, il est revenu à son homonyme, Bob Francis, le coach de Phoenix.

21/06 Décès de Lawrence Rucchin

L'ancien international italien Larry Rucchin s'est éteint des suites d'un cancer mort d'un cancer hier au Canada à l'âge de trente-cinq ans, après avoir pu voir avant de mourir sa fille à qui sa femme Susan venait de donner le jour. En phase de rémission malheureusement provisoire, cet Italo-Canadien avait pu disputer ses derniers championnats du monde en Allemagne en 2001. Son frère Steve, joueur de NHL, s'était retrouvé face à lui, sous le maillot canadien, au Mondial 1997.

21/06 Recrues à Anglet et Angers

Le transfert de Mathieu Mille (Amiens) à Anglet vient d'être officialisé. Le club basque a par ailleurs annoncé le renfort de deux joueurs canadiens. Le premier, le gardien Jean-Ian Filiatrault, devrait remplacer avantageusement Eric Raymond. Le second est un jeune défenseur (il n'a pas encore 24 ans) au jeu très physique, Jean-Benoît Deschamps.

Selon le journal Le Courrier de l'Ouest, Angers a engagé un Américain, Hennigar, et enregistre le retour d'Eerikki Koivu ainsi que l'arrivée d'un autre Finlandais, Teemu Kohvakka, buteur remarqué de Besançon l'an passé. Angers devrait ainsi aligner une première ligne d'attaque entièrement finlandaise l'an prochain avec Tuominen, Jokinen et Kohvakka. Par ailleurs, le transfert de Yann Vannienwenhove a été confirmé. Quant à la liste des départs, elle comprend Plumejeau, Balmat, Couturier, Veret, Baldris, Leroy, Peter et Larroque.

22/06 La Coupe Continentale reprend de l'allure

A défaut d'EHL, la fédération internationale a réussi à redonner de la valeur à la Coupe Continentale. Elle a en effet obtenu la participation du champion de Russie, le Lokomotiv Yaroslavl, du champion de Finlande, le Jokerit Helsinki, et du champion de Suisse, le HC Davos. Ces trois clubs sont qualifiés pour la phase finale qui aura lieu à Lugano et Milan du 9 au 12 janvier 2003 en deux poules de quatre. Puisque les deux clubs organisateurs seront également qualifiés, il restera trois places à attribuer pour des clubs qualifiés par les tours précédents.

L'IIHF se félicite du retour des Finlandais et des Russes, étape essentielle pour remonter une compétition européenne majeure. Malheureusement, Suédois et Tchèques sont toujours réfractaires. De plus, la Coupe Continentale devra se jouer sans son tenant du titre, Zurich ayant renoncé à y participer.

22/06 Première pour la Bosnie-Hezégovine

Une nouvelle nation participera aux compétitions de l'IIHF : la Bosnie-Herzégovine organisera en effet une des deux poules de division III des championnats du monde des moins de 18 ans, où elle accueillera la Turquie, l'Israël et l'Islande.

22/06 Jokiharju à Briançon !

Briançon semble intégrer le top 16 avec de nouvelles ambitions. Il semble que Thierry Chaix, qui a préparé sa succession avec Guy Fournier à Rouen, en devienne le président. En tout cas, le club haut-alpin a frappée fort avec une recrue de choix : Juha Jokiharju, l'attaquant finlandais, meilleur marqueur du championnat de France il y a deux ans, qui a fini la dernière saison en Norvège à Storhamar. Au rayon des départs, Guidoux va à Villard-de-Lans et Cal retourne à Gap.

23/06 Allemagne : disparition des Berlin Capitals

Après le désastre financier et le feuilleton de l'été dernier, les Berlin Capitals ne se sont jamais remis de leur ruine financière et se sont vus retirer leur licence de DEL. Mais comme ils ont terminé derniers, ils avaient semble-t-il profité de la relégation sportive pour reconstruire en Bundesliga 2. Des joueurs ont été achetés, des projets d'avenir ambitieux dévoilés... Malheureusement, tout cela n'était que du vent. Les Berlin Capitals n'avaient pas le financement nécessaire, et le verdit est tombé : pas de licence non plus pour la deuxième division. Ils en accusent l'administrateur judiciaire, qui aurait refusé que la société indépendante qui gère le club retourne sous la bannière de son club d'origine, afin de protéger les intérêts des créanciers.

24/06 Milan : infos dans tous les sens

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Milan est sous les feux de l'actualité. Et ça ne semble pas près de s'arrêter. La décision d'aller jouer en LNB suisse n'a en effet pas convaincu les supporters du club, fidèles à leur championnat italien malgré ses tourments, et les débats à ce sujet se sont multipliés sur Internet. Le direction du club a donc décidé d'organiser aujourd'hui une réunion avec ses supporters pour en discuter. Pendant ce temps, les clubs italiens tentent de trouver un remplaçant à Milan pour sauver leur championnat. Et voilà qu'ils décident de ressortir l'hypothèse Turin du chapeau... Mais quelle crédibilité faut-il accorder à cet espoir après un premier échec ?

De plus, les Cincinnati Cyclones, une franchise d'ECHL, a annoncé la création d'une "joint-venture" avec les Milano Vipers et les Vienna Capitals. Concrètement, ce terme recouvrirait un échange d'expérience en marketing et en publicité entre les trois clubs, ainsi qu'une collaboration dans le développement des jeunes. Cincinnati fera une tournée en Europe fin septembre - début octobre.

24/06 Premier bilan de la draft NHL 2002

Certains attendaient le défenseur canadien Jay Boouwmeester comme n°1, mais celui-ci n'est sorti qu'en troisième position de la draft après un de ces échanges dont seule la NHL a le secret. Columbus a en effet échangé le n°3 dont il était titulaire contre le n°1 qui appartenait à la Floride (lesquels récupéraient en même temps une option sur le choix de premier tour de Columbus l'an prochain). Les Columbus Blue Jackets ont alors choisi un autre Canadien, un attaquant plus technique, Rick Nash, qui est donc le leader d'une cuvée 2002 réputée globalement assez pauvre. En deuxième position, Atlanta a opté pour le prodige finlandais Kari Lehtonen, une place rarissime pour un gardien, mais l'incroyable saison de Lehtonen au Jokerit Helsinki a chamboulé les conventions. Du coup, les Florida Panthers, arrivée en troisième position, a choisi Bouwmeester, le joueur qu'ils auraient sans doute pris s'ils avaient choisi en n°1 (ils sont ainsi els grands gagnants de l'affaire). En fait, les Panthers ont "payé" Atlanta avec leurs choix de troisième et quatrième tour de draft pourqu'ils ne leur prennent pas Bouwmeetser. Vous avez suivi ?

Globalement, les Européens n'ont pas été très bien cotés dans cette draft. Le très complet défenseur finlandais Joni Pitkänen a été choisi en n°4, et c'est le Suédois Eric Nyström, qui arrive à la surprise générale comme troisième joueur du Vieux continent. Calgary l'a pris en n°10. Le fait qu'il soit le fils d'un ex-joueur de NHL, Bob Nyström, a certainement joué en sa faveur (Un autre "fils de" suédois, Alexander Steen, fils de Thomas Steen, ex-Winnipeg, a été choisi en vingt-quatrième position par Toronto. Quant au fils de Peter Stastny, Jan, il a été pris en n°259). Ensuite viennent Aleksandr Semin (Mechel Tcheliabinsk, Washington, n°13) et Jesse Niinimäki (Edmonton, n°15). Les clubs de l'Alberta font décidément des choix étonnants ! Niinimäki n'était classé que cinquantième Européen par les scouts... Alors, perle rare ou non ?

Le solide défenseur Denis Grebechkov, qui a un peu participé au titre de champion de Russie avec Yaroslavl est le n°18 (Los Angeles). Jakub Koreis est le premier Tchèque... à la 21è place. Jiri Hudler, le très talentueux centre de Vsetín qui a en fin de saison aidé Liberec à monter en Extraliga, s'est donc pris un vent. Il faut dire que son gabarit (1m78, 75 kg) fait détourner le regard de la plupart des managers de NHL avant même qu'ils daignent le voir jouer. C'est finalement Detroit qui a pris le risque, mais un petit risque : au deuxième tour... et en cinquante-huitième place seulement. A l'inverse, l'outsider européen à suivre est un... Hongrois ! C'est Dallas qui a déniché Janos Vas en n°32.

Si les Finlandais sont les stars de cette draft avec cinq joueurs au premier tour, la déception est de mise côté allemand (zéro sélectionné après la draft record de l'an passé !) alors que le bilan est mitigé côté suisse : si le gardien de Coire, Tobias Stephan, a été pris en début de deuxième tour en n°34, seuls quatre de ses compatriotes ont suivi en fond de classement (Peter, Manzato, P. Bärtschi et Nüssli). On attendait mieux du côté de la confédération, mais des talents comme Romano Lemm, Lukas Baumgartner ou Thibaut Monnet n'éveillent pas l'intérêt de la NHL. L'échec de certains stars helvétiques en Amérique du Nord en est sans doute la cause, la "vague" suisse est en train de décliner. De quoi peut-être les consoler : l'Autrichien Christoph Brandner, auteur d'une excellente saison en DEL avec Krefeld, a été choisi à presque vingt-sept ans (en n°237). Comme quoi il n'est jamais trop tard pour taper dans l'śil des recruteurs de NHL

Dans les transferts qui ont eu lieu en marge de la draft, quelques joueurs européens sont concernés en premier chef : les Russes Slava Kozlov, de Buffalo à Atlanta, et Ruslan Fedotenko, envoyé par Philadelphie à Tampa Bay avec un futur deuxième tour pour récupérer le n°4 de la draft (Pitkänen), l'Allemand Jochen Hecht, envoyé d'Edmonton à Buffalo, et surtout le centre tchèque Jiri Dopita. Le champion olympique 1998 et multiple champion du monde passe de Philadelphie à Edmonton contre des choix futurs.

Enfin, fait marquant, les deux seuls Polonais à évoluer en NHL ont tous deux changé de maillot au cours du week-end : le rugueux Krzysztof Oliwa passe de Pittsburgh aux Rangers, et Mariusz Czerkawski quitte les Islanders pour Montréal.

24/06 Drame évité pour Mikael Renberg

L'ailier suédois de Toronto, Mikael Renberg, a sans doute évite le pire. Alors qu'il se promenait en barque en mer Baltique, il s'est penché pour remonter l'ancre et son bras s'est pris dans l'hélice de l'embarcation. Vu la gravité que pourrait prendre un tel accident, son bilan de santé est en définitive plutôt rassurant : avec une fracture et une déchirure musculaire, il n'en a que pour deux mois de convalescence.

24/06 Coupe Continentale : calendrier et pronostics

A défaut du champion en titre, la France enverra deux représentants en Coupe Continentale : Rouen et Grenoble, qui rentreront tous deux au deuxième tour de la compétition. Fort de son passé qui fait que son nom est encore célèbre dans le hockey européen, Rouen a réussir à obtenir de jouer son tournoi à domicile. Pour que lui soit accordée cette organisation, il lui a fallu battre deux adversaires. Premièrement, Grenoble (également candidat à l'organisation dans son groupe) parce que deux clubs français ne pouvaient organiser en même temps, mais la fédération française a fait logiquement valoir la primauté du mieux classé dans le dernier championnat (Rouen 2è, Grenoble 3è). Deuxièmement, Storhamar, qui avait aussi déposé une candidature. Mais aucun représentant norvégien n'avait fait le déplacement, et c'est donc Rouen qui a été préféré. Comme quoi les dirigeants normands savent retenir les leçons du passé : l'an dernier, ils n'avaient pas fait le voyage et Rouen s'était du coup retrouvé au premier tour. Cette année, ils ont consenti les efforts nécessaires pour être présents à l'assemblée de Vienne, et pour assumer l'organisation d'une poule (et donc la prise en charge des trois équipes visiteuses pendant le week-end), ce que leurs supporters méritent. Les abonnés auront d'ailleurs leur place gratuite pour le tournoi.

Rouen recevra Ayr, Storhamar et un qualifié, peut-être Riga. Quant à Grenoble, il se déplacera chez l'équipe autrichienne qui monte, Linz, où il rencontrera également Katowice et un qualifié, sans doute Ust-Kamenogorsk. Retrouvez le calendrier complet avec les pronostics groupe par groupe.

26/06 Retraite de Hašek

Il avait déjà failli après les JO de Nagano, puis l'avait reportée d'un an, puis de deux... Cette fois, c'est la bonne, Dominik Hašek prend définitivement sa retraite. Il faut dire qu'il n'a désormais plus rien à gagner, ayant atteint l'ultime objectif d'une carrière fantastique : gagner la Coupe Stanley. C'était le dernier petit détail qui lui manquait pour entrer à jamais dans le panthéon des gardiens, dans lequel il occupait déjà de toute manière une place de choix. Le héros des Jeux Olympiques de Nagano, qui aura disputé au Japon un tournoi d'un niveau exceptionnel, a contribué à une plus grande reconnaissance des gardiens de but. Ceux-ci ont toujours été moins sujets aux honneurs que les grands buteurs en NHL, mais cette discrimination est de l'histoire ancienne depuis que Hašek a obtenu deux fois le titre de meilleur joueur. Il a ainsi ouvert la porte à d'autres, l'élection cette saison de José Théodore (qui ne serait jamais arrivé en tête d'un tel scrutin il y a quelques années en arrière) le prouve.

Le portier originaire de Pardubice va donc rentrer en République Tchèque. C'était déjà une évidence depuis quelques jours, puisque sa femme l'avait déjà affirmé, demandant à son mari de s'occuper maintenant de ses enfants et de sa famille. Après son titre avec Detroit, Dominik, à trente-sept ans, n'avait plus aucun argument à lui proposer.

26/06 Super 16 : Brest sème le trouble

Le président brestois Briec Bounoure avait déjà annoncé qu'il ne respecterait jamais un gentleman agreement, mais on pouvait penser que les évènements de ces dernières semaines aurait adouci son discours, surtout que Brest a recruté plusieurs joueurs français : Jérôme Veret, Sylvain Giet, Jérôme Plumejeau et Sébastien Oprandi. Il n'en est rien. L'effectif officiel annoncé par les Albatros compte en effet onze joueurs étrangers, soit trois de plus que les clubs ont convenu d'en aligner dans le Super 16.

Briec Bounoure, inflexible, a confirmé qu'il restait campé sur ses positions. Il place ainsi les clubs d'élite devant un choix cornélien : soit ils acceptent Brest sans condition, soit le club breton ne s'engagera qu'en division 1. Mais cette alternative n'est pas une, elle ressemble plutôt à un marché de dupes. Si la fédération se plie aux conditions de Briec Bounoure, les clubs admettent en leur sein une équipe qui ne respectera pas les mêmes règles d'eux - du fait d'une idéologie hostile à toute réglementation sportive - et renoncent alors à l'équité sportive. Si elle refuse le chantage, cela ne règle en rien le problème : Brest jouera avec onze étrangers en division 1, ce qui n'est pas moins ridicule et sèmera le chaos à ce niveau. Cela ne consisterait donc qu'à se débarrasser du problème pour le refiler au voisin du dessous. Et à moins que Brest reconnaisse qu'il soit parfois nécessaire de trouver un compromis pour l'intérêt général (ce que tous les autres clubs ont fait, en assumant souvent des conséquences pas toujours faciles), la réunion fédérale de vendredi promet un sérieux casse-tête.

27/06 La DEL avec Hambourg... et sans Oberhausen ?

Finalement, les clubs de DEL ont voté leur accord au déménagement des Munich Barons à Hambourg. Il fallait que onze des quatorze clubs ratifient l'accord, ils ont été onze à approuver, y compris Iserlohn, Nuremberg et Krefeld. Ont manqué les voix d'Augsbourg, dont le combat contre ce genre de pratiques s'est révélé vain, de Schwenningen... et d'Oberhausen ! Le vote de ces derniers, assez paradoxal puisque Oberhausen est justement le seul autre club artificiel de DEL (créé par le déménagement de Ratingen dans la Ruhr), s'explique par un calcul simple : si Munich/Hambourg s'était vu retirer sa licence, la DEL aurait eu tout intérêt à garder Oberhausen sous peine de se retrouver à treize.

Mais les clubs ont fait exactement le calcul inverse : ils ont considéré qu'Oberhausen, toujours dans l'incertitude et qui n'a pas de patinoire pour l'an prochain (seulement de vagues projets de construire sa propre "arena"), ne présentait pas les garanties nécessaires. Cela rendait presque obligatoire l'acceptation du projet d'Anschutz, puisque l'investisseur avait menacé de retirer complètement ses billes en cas de vote défavorable. Un nombre de clubs impair, plus le lourd handicap de deux recettes en moins, c'en était trop pour les budgets déjà très serrés des clubs.

Par contre, Oberhausen n'a finalement pas obtenu sa licence. Le championnat allemand devrait donc repartir à 14 (contre 16 l'an passé, un promu sportif - Ingolstadt - mais trois clubs disparus - Essen, les Berlin Capitals et sans doute Oberhausen), ce qui aura pour effet secondaire positif de résoudre un peu le problème du calendrier souvent jugé trop lourd.

27/06 France : le Super 16 menacé

La FFSG a annulé la réunion de demain. L'entêtement de Brest n'en est pas la cause principale. Certes, le problème Bounoure se pose et se posera encore. Mais le gentleman agreement n'est qu'une recommandation, et dans l'état actuel des choses, il semble qu'on ne fera pas de difficultés à Brest et ses onze étrangers. Le hockey français a d'autres choix à fouetter, et sans doute les clubs fermeront les yeux pour cette fois : si Brest ne joue pas le jeu, chacun en jugera en son âme et conscience, mais on fera avec (même si cela ne résout en rien à long terme le refus du président brestois à se plier à tout accord collectif). Brest a au moins le mérite de présenter un budget équilibré, et le moins que l'on puisse dire est que tous ne sont pas dans le même cas. Outre les Albatros, seul Villard-de-Lans, fidèle à sa gestion rigoureuse, a en effet eu l'obligeance de présenter des comptes équilibrés (ce n'était pas le cas de tous les clubs !) mais aussi dûment justifiés, car sinon cela reste sans grande valeur.

Si on peut penser que d'autres fourniront les documents manquants (huit dossiers sont incomplets mais pas forcément problématiques), il reste certains cas pathologiques (six au total quand même), dont deux assez inquiétants car récurrents. Dans le collimateur des rumeurs depuis quelques semaines, Grenoble est en effet montré du doigt. Et voilà qu'Anglet, qui avait pourtant déjà bénéficié d'un changement de statut pour "oublier" un passif, va aussi recevoir la visite de deux membres de la commission de gestion, accompagnés du directeur financier de la FFSG. Une plongée de fond dans les finances des clubs et un contrôle plus strict accompagné d'un éventail de sanctions - recrutement contrôlé - pour ne pas devoir agir uniquement au pied du mur (ou déjà dans le mur ?) apparaît plus que jamais nécessaire.

30/06 Arrivées à Amiens

Comme attendu, de nombreux anciens Rémois prendront la direction du club rival de la ligue du nord, Amiens. C'est le cas de deux internationaux, Anthony Mortas et Vincent Bachet, ainsi que de l'international junior Mickaël Brodin. Par ailleurs, le club picard enregistre le retour de François Rozenthal, qui n'a pas réussi à s'imposer à Björklöven aussi bien que son frère Maurice, et n'évoluait qu'en troisième ligne dans le club suédois. Pour la première fois depuis qu'ils ont commencé le hockey, les jumeaux Rozenthal vont donc être séparés.

30/06 NHL : le bal des débutants

Cette semaine, un nouveau bleu a été nommé à un poste d'entraîneur-chef en NHL : à Washington, Ron Wilson a été remplacé par Bruce Cassidy, trente-sept ans seulement (il est de deux ans l'aîné du benjamin de la ligue, Paul Maurice, un jeunot qui a emmené Carolina à la finale de la Coupe Stanley). Cassidy a été élu entraîneur de l'année en AHL, où il a obtenu le titre avec les Grand Rapids Griffins. Les changements de coach sont nombreux en cette intersaison, c'est le cas notamment à New Jersey, où le propriétaire George Steinbrenner s'est fait une réputation de gros consommateur d'entraîneurs dans le baseball avec les New York Yankees. Chez les Devils, il a ainsi fait virer Kevin Constantine, remplacé par Pat Burns (ex-Boston), qui sera donc le cinquième entraîneur en cinq ans de New Jersey.

Cinq entraîneurs en cinq ans également à Philadelphie, où c'est Ken Hitchcock (viré par Dallas en janvier) qui prendra le relais de Bill Barber. Mais la nouvelle tendance est de faire appel à des hommes sans expérience en NHL : outre Washington, c'est le cas aussi à Dallas, où Dave Tippett arrive après l'intérim de Rick Wilson. Mais Tippett compte au moins derrière lui une longue carrière de NHL et une expérience comme coach-adjoint à Los Angeles.

En effet, seuls deux entraîneurs actuels, Andy Murray chez les Kings et Bob Hartley à l'Avalanche, sont arrivés au poste d'entraîneur-chef sans avoir été adjoints auparavant. Comme leurs résultats plaident en leur faveur, la mode est lancée, et il y en aura de plus : Bruce Cassidy et... Mike Babcock. Ce parfait inconnu ne connaît en tout et pour tout de la NHL qu'un match amical disputé sous les couleurs de Vancouver. Il incarne pourtant le besoin plus qu'urgent de renouveau d'une équipe d'Anaheim en pleine déconfiture, qui a donc fait appel au coach de sa filiale d'AHL, qui a l'avantage non négligeable d'être bon marché et qui a tout de même amené le Canada à un titre de champion du monde juniors (un parmi d'autres, certes).

Le quatrième "bleu", la nomination la plus spectaculaire du mois est celle de Bryan Trottier aux New York Rangers. Il incarne en effet plus que quiconque le grand rival new-yorkais, les Islanders, qu'il a menés à quatre coupes Stanley comme joueur. Il en a aussi obtenu deux avec Pittsburgh. Trottier revient de très loin : ruiné après que ses affaires eurent fait faillite, l'idée de souscrire une assurance vie avant de jeter sa voiture contre un arbre lui était un instant passé par l'esprit pour assurer l'avenir de sa famille, mais celle-ci refusa. L'époque où il faisait payer ses autographes 12 dollars est révolue. Après quatre ans comme coach-adjoint à Colorado, où il avait la charge du jeu en supériorité et en infériorité, il a gagné la respectabilité de toute la NHL. Mais un énorme défi l'attend : réussir à faire quelque chose d'une équipe de stars surpayées qui n'a pas atteint les play-offs une seule fois ces cinq dernières années.

 

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